Tadej Pogacar compte les années avant la retraite. Ses concurrents, qu'il prive si souvent de victoire et d'espoir, attendent son retrait avec la même impatience. Alors, ceux qui vont prendre le départ du Tour d'Espagne, sans le Slovène mais avec Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), ne boudent pas leur plaisir. « C'est très sympa qu'il ne soit pas là, la course sera plus ouverte », dit ainsi Felix Gall, leader de l'équipe savoyarde Decathlon-AG2R La Mondiale.
Sans coup d'éclat mais avec régularité, l'Autrichien de 27 ans a pris la 5e place du Tour de France, premier classé d'une formation tricolore. « J'ai grimpé doucement, apprécie-t-il. Les dix premiers jours de course ne collaient pas à mes qualités, mais l'équipe a eu une bonne approche, sans stress. » À l'arrivée à Paris, Félix Gall pointait à dix-sept minutes du vainqueur, soit une de plus qu'en 2023, où il s'était classé 8e. Une progression ? « L'écart avec les premiers était dingue. Pour moi, cette année, c'était le maximum. » Le top 5 lui ouvre pourtant des perspectives. « Passer du top 10 aux cinq premiers, c'est une étape importante. Je peux commencer à rêver d'un podium. »