Sacrées soirées. Pour son retour, la Ligue des champions nouvelle formule propose trois confrontations franco-anglaises : mardi, Liverpool reçoit Lille et Aston Villa se déplace à Monaco ; avant le choc très attendu du lendemain, au Parc des Princes, entre un PSG au bord de l'élimination et Manchester City, à peine mieux en point. Le spectacle sera sur les terrains comme au bord. Car dans les clubs de Premier League, les stars ne portent pas toutes des crampons.
Pour sa neuvième saison à la tête des Citizens, Pep Guardiola chasse un 19e trophée (qui ne sera a priori pas la Premier League). S'il a affirmé plus d'une fois devant les caméras de Prime Video (All or Nothing : Manchester City) ou de Netflix (Together - Le triplé historique de Manchester City) que, avec ou sans lui, ses joueurs pourraient avoir les mêmes résultats, c'était avant tout pour qu'ils prennent leurs responsabilités. La star de City, c'est bien lui. « Guardiola, comme Roberto Mancini [champion d'Angleterre en 2012] avant lui, a été le personnage central de la transformation du club », rappelle Ric Turner, éditeur du fanzine en ligne Blue Moon.
Par ses résultats, sa philosophie et son aura, Guardiola a dépassé en popularité la plupart de ceux qui ont joué pour lui, Kevin De Bruyne et Erling Haaland exceptés. Tout comme Jürgen Klopp, manager de Liverpool de 2015 à l'été dernier. Démonstratifs au bord de la pelouse et savoureux dans leur communication, l'Espagnol et l'Allemand ont régalé les fans. Ils ont aussi écrit des pages d'histoire de leur club : le premier sacre en Ligue des champions pour le premier (2023) ; une Premier League remportée après trente ans de disette pour l'autre (2020).