Football : Comment repenser la Ligue 1 ?
Solen Cherrier (avec Stéphane Colineau et Mickaël Caron)
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Réussir à vendre la Ligue 1 n'est pas une mince affaire.
LTD/Johnny Fidelin/Icon Sport
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Réussir à vendre la Ligue 1 n'est pas une mince affaire.
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Il n'y a pas de chiffres officiels, mais le rythme des promotions indique que DAZN reste loin du compte. La dernière en date, 69 euros pour le « pass mi-saison », adoucit même l'abonnement à moins de 10 euros par mois quand il valait 30 euros l'été dernier. Cet après-midi, la plateforme anglaise remet aussi le multiplex au goût du jour. Avec enfin l'effet escompté, alors qu'elle doit atteindre 1,5 million d'abonnés d'ici à décembre, après avoir acquis huit matchs sur neuf de Ligue 1 pour 400 millions d'euros annuels jusqu'en 2029? Rien de garanti, car cette entrée en matière exorbitante a produit un double effet.
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Beaucoup de fans ont découvert l'IPTV - selon la Ligue (LFP), la L1 est la compétition la plus piratée et 27 % de ceux qui la regardent illégalement ont commencé cette saison. D'autres ont détourné le regard et se sont rendu compte qu'ils pouvaient très bien s'en passer. Ils continuent à suivre les résultats ou l'actualité de leur club, moins le feuilleton dans sa globalité. Candidat éphémère à la reprise de l'OM en 2020, Mourad Boudjellal est un de ceux-là. Avant, il regardait les matchs. Désormais, il se contente des scores, « parfois d'un résumé ». « J'avais dit que le rugby pourrait dépasser la L1 en matière d'attractivité, rappelle l'ancien président du RC Toulon puis du FC Hyères. Je ne pensais pas avoir raison si tôt. »
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