Frank Schmidt (Heidenheim), le coah aux 17 ans de longévité
Mickaël Caron
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Frank Schmidt, le 28 septembre lors de la victoire de Heidenheim à Mayence.
LTD/Florian Wiegand/Eibner-Pressefoto/Icon Sport
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Frank Schmidt, le 28 septembre lors de la victoire de Heidenheim à Mayence.
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Frank Schmidt est à son aise dans les petits espaces mais cela ne veut pas dire que Heidenheim, promu en 2023 en Bundesliga, pratique un tikitaka à l'allemande. « La première conversation que j'ai eue avec notre directeur général a eu lieu dans une pièce de 6 ou 7 mètres carrés encombrée de dossiers où l'on pouvait à peine bouger », se souvient l'entraîneur de 50 ans, qui possède en outre une mémoire précise puisque cet échange date de dix sept ans, au moment de sa prise de fonctions en cinquième division. Adjoint nommé pour quinze jours, le temps que ses dirigeants trouvent une solution pérenne, Schmidt est toujours là. Il détient désormais le record de longévité pour un entraîneur en Allemagne, et son contrat n'expire qu'en 2027.
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Le directeur sportif du Bayern, Max Eberl, lui a glissé en riant qu'il prendrait sa retraite à Heidenheim. C'est bien possible. D'abord parce que Schmidt jure n'avoir été sollicité par aucun club depuis des années. Surtout parce que sa vie entière le relie à cette paisible cité de 50 000 habitants, située à mi-chemin entre Stuttgart et Munich. Fasciné par la Südkurve du stade olympique bavarois, découvert à 9 ans avec sa mère, Schmidt est l'enfant d'une seule ville : il est né à Heidenheim, a joué une centaine de matchs pour l'ancien club de la ville, y a pris sa retraite de milieu défensif. Ses deux filles sont infirmières à l'hôpital local et lui-même a versé une part des droits d'auteur perçus pour son livre sorti l'an dernier, Unkaputtbar [« indestructible »], à l'établissement de santé où son père a fini ses jours.
Mickaël Caron
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