Les Jeux sont faits
Solen Cherrier et Stéphane Colineau
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Les anneaux olympiques sur la tour Eiffel, depuis l’esplanade du Trocadéro.
© LTD / J-F ROLLINGER / ONLYPARIS.NET
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Les anneaux olympiques sur la tour Eiffel, depuis l’esplanade du Trocadéro.
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Sur la terrasse surplombant la Seine de ce bel hôtel parisien, Tony Estanguet et Thomas Jolly devisent. La tranquillité apparente du patron du comité d'organisation (Cojop) et de son directeur artistique tranche avec le tournis à venir : dans une semaine, ils seront aux premières loges et en première ligne pour le spectacle du siècle. Seize étages plus bas, des ouvriers s'activent sur un élément du décor, une entrée de métro Art nouveau, semble-t-il. Plus loin, un pont avec des grillages et des embouteillages. Le suivant est surmonté de gradins payants pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, la première hors stade, le long de la Seine, avec 326 000 spectateurs. Le panorama qui s'offre à eux dit ceci : les JO sont là.
« C'est un peu vertigineux après avoir passé neuf ans dans ce projet, admet Tony Estanguet. Quand on a ouvert le village aux athlètes jeudi, on s'est dit qu'on y était. On ne peut plus se cacher et dire que ça va bien se passer : il faut que ça se passe bien. » Avec cette cérémonie et ces Jeux en ville, la France n'a pas choisi la facilité. Elle veut marquer les esprits, laisser une trace majestueuse. « On est prêts », martèle l'organisation.
Mais les défis restent quotidiens. Ce jour-là : une panne informatique mondiale. Des menaces de grèves planent toujours. Tout comme le Covid, vaguement de retour après avoir plombé les derniers JO, à Tokyo en 2020. Ou les cyberattaques russes. Certains fantômes ont aussi resurgi...
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