Shirine Boukli, comment la judoka fait fructifier sa médaille olympique
Mickaël Caron
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Rencontre avec la judoka Shirine Boukli.
LTD/Laurent VU/SIPA/2410031204
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Rencontre avec la judoka Shirine Boukli.
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Shirine Boukli parle à cent à l'heure. Elle a beaucoup à partager quand il s'agit de raconter les mois qui ont suivi Paris 2024. Il faut dire que la première médaillée olympique de la délégation française - du bronze en moins de 48 kilos - a très vite versé dans l'irrationnel. À Zinédine Zidane et son épouse, venus la féliciter à la fin de sa compétition au Grand Palais éphémère, elle avait répondu, hébétée : « Vous étiez là ? Vous m'avez vue ? » Un échange « assez court » mais « très stylé », se remémore la Gardoise, qui a fêté ses 26 ans vendredi.
Aussitôt après le sacre par équipes contre le Japon, un pic d'émotions vécu au bord du tatami, Shirine Boukli s'est envolée pour douze jours de vacances à Bali. Seule. « Je ne me voyais pas traîner tout l'été et partir en novembre. Dans ma tête, il y avait déjà la possibilité d'une reprise à la maison, au Paris Grand Slam. » Où les renoncements conjugués de Teddy Riner, Clarisse Agbegnenou et Romane Dicko font d'elle la véritable tête d'affiche du tournoi, le week-end prochain. La star ? « C'est un grand mot, quand même », relativise--t‑elle.
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Pourtant, à dénombrer les invitations reçues et honorées depuis six mois, la championne rayonne bien au-delà de son sport, désormais. Ainsi a-t‑elle été conviée pour la première fois à la fashion week, assistant aux défilés de Stella McCartney et de Vêtements. « Avec une médaille olympique autour du cou, on suscite l'intérêt d'autres univers, constate la triple championne d'Europe. Sans cet événement unique organisé chez nous, qui, dans la rue, aurait été capable de citer le nom d'une championne de judo ? »
Mickaël Caron
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