Il faut bien un stade doté d'un système de ventilation et de brumisation pour échapper à de grosses gouttes après dix secondes de course. Côté temps, ces Mondiaux seront chauds. Côté show, le temps est déjà fort : double parade de dragsters dimanche 14 septembre, à sept minutes d'intervalle - les dames du 100 mètres d'abord (finale à 15h13 en France). Une nouveauté. Commencer plein pot pour mieux s'affranchir d'une saison post-olympique ronronnante, ou alors ravigotée pour de mauvaises raisons - le four du Grand Slam Track, la poussée de fièvre Lyles-Bednarek, les tests de féminité.
Heureusement, il y avait encore Armand Duplantis, pompe à records, qui ne s'est pas appesanti, hier, pour se hisser en finale de la perche. Deux sauts et un « wow » enamouré descendu des tribunes à chaque valise enregistrée. Moins de marge, évidemment, pour Renaud Lavillenie, Thibaut Collet et Ethan Cormont, mais ticket validé aussi à 5,75 mètres, un an après le zéro pointé de Paris 2024. En attendant de voir si le Suédois s'attaquera à une barre à 6,30 mètres demain, quelque 67. 000 regards - la billetterie du Japan National Stadium a bien tourné - vont donc être braqués sur la ligne droite.
Dans l'air humide, une vraie indécision. Et au vu des séries, dépourvues de la moindre présence française, des conditions propices à de jolis chronos. Meilleur temps en guise de surprise : le Sud-Africain Gift Leotlela (9''87) a collé sept centièmes à son record. Mais il faudra plutôt s'attendre à une nouvelle explication américano-jamaïcaine. Avec une revanche à prendre pour Kishane Thompson, passé l'été dernier à cinq millièmes de l'or olympique, tombé dans les mains de Noah Lyles.