Rugby : Toulon veut prendre son pied
Par Stéphane Colineau
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Dimanche 16 avril, Toulon et Toulouse se disputent le quart de finale de la Champions Cup (16h).
LTD/Johnny Fidelin/Icon Sport
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Dimanche 16 avril, Toulon et Toulouse se disputent le quart de finale de la Champions Cup (16h).
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Appliquer moins de 70 % de son plan de jeu au pied, c'est ouvrir grand la porte à une défaite ont établi les statisticiens du rugby de haut niveau. Ce chiffre, les artilleurs toulonnais l'auront dans un coin de la tête, au moment de s'avancer sur la pelouse du stade Mayol, l'après-midi du dimanche 13 avril 2025, en quart de finale de la Champions Cup contre le Stade toulousain (16 heures), sextuple vainqueur de la compétition.
Chandelle, jeu long, coups de pied rasants, pénaltouches ? La palette que seront priés d'utiliser Melvyn Jaminet, Baptiste Serin ou Paolo Garbisi contre la meilleure équipe française restera secrète jusqu'au Pilou-Pilou et au coup d'envoi. Maxime Petitjean, entraîneur du jeu au pied varois, y a veillé. Il est le grand ordonnateur de ces stratégies évolutives qu'il concocte chaque semaine.
Une fois validées ou amendées par le directeur du rugby, Pierre Mignoni, l'entraîneur des trois-quarts, Andrea Masi, et celui de la touche, Sergio Parisse, il se charge de les infuser aux joueurs. Pour y parvenir, il dispose de quinze à vingt minutes à la fin de chaque entraînement. Et d'une heure hebdomadaire supplémentaire, où chacun participe aux mêmes exercices tout en cultivant sa touche personnelle : position du ballon, zone de frappe...
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La réussite des buteurs devra tourner entre 85 et 90 % pour se protéger des mauvaises surprises. Facile à mesurer pour le public. Celle d'autres coups de pied, une bonne vingtaine par match et par équipe en moyenne, n'est pas toujours aussi lisible, en dépit de certains raccourcis : en 2024, le coach néo-zélandais du pays de Galles, Warren Gatland, avait marqué les esprits en assurant que l'équipe qui cumulait le plus de mètres gagnés au pied dans un match jouissait d'un taux de victoire d'environ 80 %.
Par Stéphane Colineau