Tennis : Adiós Rafa, la fin d'une légende
Damien Burnier
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Rafael Nadal à l’entraînement, vendredi, au palais des sports de Málaga.
LTD/REUTERS/Jon Nazca
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Rafael Nadal à l’entraînement, vendredi, au palais des sports de Málaga.
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Cela s'appelle un final 8, mais ce sera d'abord son final à lui. Ces derniers mois, en réponse à un corps signifiant avoir fait son temps, Rafael Nadal a dû sacrément réfléchir à comment dire adiós. Et surtout où. Il a choisi la Coupe Davis, « à la casa », quand la France du tennis comptait sur un ultime coup de reins pour ourler le rideau de terre battue. Plutôt que vingt ans après son premier sacre à Roland-Garros (2005), l'Espagnol achèvera donc l'œuvre vingt ans après son premier saladier (Séville 2004), dans une épreuve depuis sujette à de grands coups de lift. Sa façon de « boucler la boucle », selon la formule employée dans sa sobre vidéo du 10 octobre, annonçant la nouvelle que chacun subodorait.
Plus jeune vainqueur de l'histoire de la Coupe Davis, Nadal peut désormais, à 38 ans, devenir le plus vieux à apporter le point du titre. Dans le palais des sports de Málaga, ils seront un paquet à rêver à pareille issue, avant de laisser les yeux s'embuer. Côté billetterie, razzia immédiate sur toutes les sessions susceptibles d'accueillir l'idole.
Pour espérer un sésame à la revente, compter un tarif à quatre, voire cinq chiffres. Par ici la bonne Coupe. En attendant le quart de finale mardi face aux Pays-Bas, le bal a été ouvert par la Billie Jean King Cup, au programme perturbé par des pluies torrentielles. Mais avec déjà, enserrant l'arène, un « Gracias Rafa » réparti sur 2 600 mètres carrés de toile.
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Tout le monde s'apprête donc à se lever pour Nadal, y compris quelques rivaux contemporains. Andy Murray et Novak Djokovic, désormais le dernier des monuments, lui qui a tant ferraillé avec l'intéressé (60 duels), ont laissé entendre qu'ils seraient présents. Mais le plus guetté sera Roger Federer. Outre les finales à Wimbledon - celle de 2008 postule au titre de match du siècle - ou la résurgence commune à l'Open d'Australie 2017, personne n'a oublié les larmes partagées à l'issue de la Laver Cup voilà deux ans.
Damien Burnier
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