Tennis de table : pourquoi Félix Lebrun tient sa raquette à l’envers
Mickaël Caron
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Au championnat de France Pro A, à Montpellier, le 2 février.
© MARTIN ALEX/PRESSE SPORTS
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« C'est qui le petit blond à lunettes avec une prise porte-plume ? » Une question fréquemment entendue lors des premiers mois de Félix Lebrun sur le circuit international. Aujourd'hui, la singularité du meilleur pongiste français et 6e mondial ne surprend plus grand monde. Il tient le manche de sa raquette vers le haut, entre le pouce et l'index, le majeur en appui. Pour ceux qui n'ont jamais approché d'une table, son entraîneur Nathanaël Molin a une image toute prête : « Quand on attrape un stylo avec trois doigts, on a plus de précision. Mais si l'on serre un marteau de la même façon, on a moins de puissance. » Comprendre que la prise ne fait pas le pongiste.
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D'ailleurs, chez les jeunes pratiquants, le choix ne se fait pas sur des critères techniques. Le cadet des Lebrun a eu le déclic à 4 ans, en observant Chen Jian, un Chinois installé dans le sud de la France. « C'était cool et ça m'a donné envie de faire comme lui », a-t-il raconté. Le vice-champion de France trouve que la liberté du poignet permet « plus de variété dans le jeu ». Son frère Alexis, 20 ans et 22e mondial, a essayé, avant d'adopter une prise orthodoxe. L'origine de cette prise à l'envers, revendiquée par des Asiatiques et des Britanniques, est mal connue. En revanche, ses avantages et ses inconvénients sont répertoriés. La remise de service est simplifiée, le smash sur balle haute compliqué.
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