Comme Erling Haaland, le Suédois du Sporting Portugal Viktor Gyökeres empile les buts. Ça va secouer dans la défense lilloise mardi, en ouverture de la Ligue des champions.Que son club depuis 2023, le Sporting Portugal, ait refusé toutes les approches venues de Premier League pendant le dernier mercato a seulement différé l'inévitable comparaison. Comme Erling Haaland, le serial buteur norvégien de Manchester City, Viktor Gyökeres (photo) est un avant-centre redoutable venu d'un pays scandinave, la Suède. Un autre cyborg (1,89 mètre, 94 kilos) dont la faculté de déplacement torture les défenses et dont l'adresse devant le but enchante les scouts qui supervisent ses matchs. Tout en sachant qu'il est déjà inaccessible pour la plupart des prétendants.
En ce début de saison, seul Haaland a marqué plus régulièrement que Gyökeres, qui tourne à 1,75 but par match en moyenne. La trêve internationale n'a pas nui à ses statistiques : ses trois buts marqués contre l'Azerbaïdjan (3-1) et l'Estonie (3-0) en Ligue des nations ont porté à dix son total de buts en sélection, où il fait la paire avec Alexander Isak. « Viktor est un très bon joueur, fiable, et un passeur fantastique », a salué l'attaquant de Newcastle, qui l'a laissé tirer un penalty en remerciement de deux caviars offerts au préalable.
Gyökeres, 26 ans, est apparu sur la carte des meilleurs attaquants européens il y a seulement un an. Le Sporting a versé 20 millions d'euros à Coventry, club de deuxième division anglaise qu'il a failli ramener en Premier League. Double buteur et joueur du match dès ses débuts à Lisbonne, le Suédois est vite devenu « O Monstro ». Avec 43 buts marqués toutes compétitions confondues, ce fan de Zlatan Ibrahimovic a été le sixième joueur ayant eu le plus d'impact en Europe, d'après le Centre international d'étude du sport (Cies), et le premier en dehors des clubs du top 5. Il aurait grimpé dans le classement si son entraîneur ne l'avait pas préservé quelques fois. « Vous avez vu son regard quand il a été remplacé ? s'est amusé Rúben Amorim après un match de Ligue Europa à Berne où il avait seulement réussi un penalty. Il n'est jamais fatigué et a très faim de buts. »