« La pollution par les médicaments est mal détectée »
La Tribune
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La filière pharmaceutique est très présente en région. Le Languedoc-Roussillon est-il plus exposé à ce risque de pollution ?
Fanny Rolet : C'est en fait tout le Sud qui l'est, car le problème concerne l'eau en priorité. On en manque, donc on la pompe partout, n'importe comment. Les médicaments sont à l'état de traces dans les eaux, avec des impacts sur la flore et la faune, comme la féminisation des poissons. Or, il n'existe pas de loi interdisant ces rejets. Ils sont donc mal détectés, et mal contrôlés.
Qui se saisit de ces questions, localement ?
Fanny Rolet : Beaucoup de scientifiques travaillent dessus, comme ceux du laboratoire d'hydrosciences à la faculté de pharmacie (UMI), de l'Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier, ou de l'Ifremer à Sète. Côté entreprises, Bio-Rad planche sur des alternatives de diagnostics et de traitement pour éviter d'utiliser trop de médicaments.
Quel est l'objectif du congrès que vous organisez du 1r au 3 février 2011 ?
Fanny Rolet : Réunir des industriels et des pôles de compétitivité régionaux, dont Eurobiomed et Qualimed, afin de nous aider à alerter les populations et les élus. La ville de Montpellier a commencé à se saisir du dossier, et demande des études d'impact pour certaines molécules.
Propos recueillis par Anthony Rey
Le congrès se déroule du mardi 1er au jeudi 3 février 2011 à l'Université des Sciences de Montpellier.
Légende : Fanny Rolet, présidente de Biotrace
Crédit photo : Biotrace
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