La société de prêt-à-porter Cacharel, fondée en 1958 par l'ancien maire de Nîmes, Jean Bousquet, est entrée dans la légende avec ses imprimés Liberty, qui lui assurent un succès planétaire.
L'entreprise, qui dans les années 1980 faisait tourner 4 usines dans la région et employait 1 200 salariés à Nîmes, subit de plein fouet la crise du textile.
En 1992, le groupe affiche un CA de 104 M€. En 1996, il s'écroule à 41 M€. Avec une partie de sa production délocalisée dans les années 90 en Italie, en Pologne et au Portugal, l'entreprise ferme en 1999 la dernière usine de l'hexagone à Nîmes.
Déficitaire sur son activité textile depuis au moins trois ans, le groupe, qui a essuyé 9 M€ de pertes en 2009 (malgré un chiffre d'affaires de 20 M€), avait lancé dès l'été 2010 un plan de restructuration, se séparant alors de nombreux actifs dont ses boutiques « outlet » et ses magasins de déstockage.
Cacharel, qui se restructure sur ses activités d'exploitation de licence, telles que les parfums avec L'Oréal ou les sous-vêtements avec Éminence, opère une dernière coupe sèche dans son histoire, avec la suppression ce mercredi 24 novembre 2010 de 102 postes, dont l'intégralité des 65 postes nîmois.
Jean Bousquet et sa famille restent actionnaires à 100 % de la société.