Un nouveau service de radiothérapie à Val d'Aurelle
La Tribune
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Le Centre régional Val d'Aurelle Paul Lamarque vient d'ouvrir son nouveau service de radiothérapie oncologique, donné comme le plus important de France avec six accélérateurs de dernière génération.
« Avec un tel équipement, nous estimons pouvoir réaliser plus de deux cents traitements par jour contre 180 actuellement. Nous avons investi 25 M€ sur les fonds propres du centre, dans la rénovation des locaux et pour l'acquisition de trois nouvelles machines supplémentaires. Les patients viennent de toute la région pour se faire soigner et même de plus loin », affirme le Professeur Jacques Domergue, qui dirige Val d'Aurelle.
Le Centre régional de traitement du cancer doit faire face à une forte augmentation des cas détectés : 15 850 personnes touchées en 2010 en Languedoc-Roussillon, contre 11 740 dix ans plus tôt.
En 2011, 5 594 patients ont été reçus au centre dont plus de 1 000 nouveaux cas. 1 976 patients ont été traités.
Pour réduire les effets indésirables de l'irradiation, les équipes de Val d'Aurelle ont opté pour des appareils d'avant-garde, des accélérateurs Truebeam (dont un Novatis robotisé) qui attaquent la tumeur en épargnant les tissus sains.
« Ce type d'appareil pratique le tracking, explique le professeur Jean-Bernard Dubois, l'un des artisans de la modernisation du centre qu'il a dirigé jusqu'en 2011. Comme un guidage laser, il va chercher la tumeur. Il stoppe l'irradiation dès qu'elle est sortie du champ de son faisceau. Ces appareils pratiquent aussi le gating, pour traiter les tumeurs mobiles avec un système d'asservissement au mouvement. »
Mieux, après plus de dix ans de recherche, le professeur David Azria a mis au point un test qui permet de détecter les risques de séquelles de la radiothérapie chez certains patients.
« Il s'agit d'un prélèvement sanguin que l'on irradie pour étudier comment se comportent les lymphocytes, si elles vont mourir ou pas et dans quelle proportion. Au-dessus de 16 % de perte de lymphocyte, on peut estimer que le patient n'aura pas d'effets secondaires au traitement par radiothérapie. Dans le cas du cancer de la prostate, le test peut permettre au patient de choisir utilement entre la radiothérapie et l'acte chirurgicale », souligne le professeur David Azria, qui emploie « l'apoptose lymphocytaire » pratiquement au quotidien dans le service, après avoir fait l'objet d'un programme hospitalier de recherche financé par l'INCa, l'institut national du cancer.
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Ce test est en cours de développement au centre contre le cancer de Lorraine.
Christian Goutorbe
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