Tiwal, le dériveur gonflé qui a de plus en plus d'adeptes

Pascale Paoli-Lebailly, à St-Malo

Pascale Paoli-Lebailly, à St-Malo
Les « voileux » purs et durs feront peut-être grise mine, mais Tiwal, le premier dériveur gonflable, séduit un nouveau marché de marins amateurs : ceux qui, de toute façon, n'auraient pas investi dans un bateau à voile classique, plus contraignant en termes de préparation ou d'entretien.
Avec le Tiwal, ce public friand de loisirs sportifs en famille dispose d'un dériveur à coque gonflable de 3,20 m pour une surface de voile de 5,20 m2 ou 7 m2. D'une charge utile de 180 kg maximum, soit un ou deux adultes et deux enfants, il est également léger (50 kg) et pliable : deux sacs de rangement suffisent pour le placer dans le coffre d'une voiture.
En 2013, cette entreprise de conception, de design et d'industrialisation de produits sportifs innovants et gonflables a honoré plus de 60 commandes, passées en direct via son site. Elle franchira la barre des 200 bateaux vendus avant l'été prochain. Ses premiers clients sont français, russes et américains. Vendu à partir de 5.490 euros, le dériveur, conçu par la designer Marion Excoffon, vise un public de niche mais plutôt haut de gamme.
Pour répondre à la demande, Tiwal, PME fondée en août 2012, passe aujourd'hui à une nouvelle étape de son développement. Elle met actuellement en place un réseau international de revendeurs, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Russie, en Chine et aux États-Unis.
Dans cette optique, la petite structure de deux personnes s'apprête à recruter un ingénieur pour renforcer sa R&D et intervenir sur l'amélioration des procédés de fabrication. Entre la conception du projet et le lancement de ce premier produit, breveté et alliant aluminium et plastique, Tiwal a accompli trois ans de tests et de prototypage.
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Pour financer son stock et son développement, Tiwal bouclera début mars une levée de fonds (montant non communiqué). D'ici à 2015, l'entreprise espère quadrupler sa production et s'ouvrir au marché professionnel : écoles de voile, loueurs, club de vacances...
Pascale Paoli-Lebailly, à St-Malo