L'électricité doit obéir au calcul économique

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Par Alain Madelin, ancien ministre.

Coup sur coup, l'Allemagne et l'Italie viennent de renoncer au nucléaire. La raison avancée - le risque sécuritaire - ne trompe personne. A strictement comparer les risques, nous aurions dû depuis longtemps renoncer au charbon, compte tenu des dangers bien plus considérables des coups de grisou et de la silicose. Démanteler même nos barrages hydroélectriques, dont on connaît les risques de rupture à travers le monde et à travers l'histoire. Sans parler, bien sûr, des millions de morts des accidents de la route qui auraient dû depuis longtemps nous faire abandonner l'industrie automobile.

Pourtant, la question de la sortie du nucléaire n'a rien d'illégitime. A condition, toutefois, de pouvoir répondre aux autres questions qui s'invitent aussitôt. Comment sortir ? Par quoi remplacer le nucléaire ? A quel prix ? A quel coût écologique ? Or les réponses à ces questions ressortent du calcul économique et non du calcul politique. Elles dépendent des progrès technologiques et non de visions étatiques.

Certes, l'électricité n'est pas un marché tout à fait comme les autres et l'Etat n'y est pas venu par hasard. Quand nous dépendons de l'étranger pour nos sources d'énergie, l'État s'est...

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