Grèce, euro, dollar : un regard oblique sur la crise

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Par Jaques Barraux, journaliste.

Naguère, quand le franc était la monnaie des Français et le deutsche mark la monnaie des Allemands, critiquer la monnaie de son pays était considéré comme un délit. En France, cela s'apparentait à un crime contre l'État, à un acte de trahison. Le ton a bien changé dans les dix-sept pays de l'Union qui ont choisi de vivre sous le régime de la monnaie unique. Pour un Européen de l'Euroland, l'euro est aussi neutre que le dollar pour les habitants d'un pays de "zone dollar" hors États-Unis. La plaie ouverte par la coupure du lien entre la nation et la monnaie n'est pas refermée.

L'attaque contre l'euro - "mal en point","bientôt mort", "déjà mort" - reste le fonds de commerce d'une génération de chroniqueurs et d'économistes vivant de leur colère contre la "pensée unique". Leurs charges font écho aux canonnades quotidiennes du Financial Times et du Wall Street Journal, prophètes de la dislocation de l'euro depuis le jour de sa naissance et instigateurs de la mobilisation hystérique autour de la crise grecque. "Mal en point", "bientôt mort", "déjà mort"... comment, dans un tel climat, l'euro a-t-il pu devenir la deuxième monnaie de référence de la planète ?

Le destin d'une monnaie ne...

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