Au-delà de l'Allemagne

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Michel Santi,  directeur financier et directeur des marchés financiers chez Cristal Capital S.A. à Genève, vient de publier Misère et opulence.
Michel Santi, directeur financier et directeur des marchés financiers chez Cristal Capital S.A. à Genève, vient de publier "Misère et opulence". (Crédits : DR)
Regardons au-delà du moribond allemand car les enjeux véritables sont ailleurs : une guerre sans merci fait rage aujourd'hui au sein même de l'Europe entre groupes et castes économiques, et non entre nationalités européennes. Par Michel Santi, économiste*

Les excédents allemands sont le symptôme d'un mal profond! Il est donc vital d'identifier et de conscientiser cette maladie qui ronge l'ensemble de l'organisme européen. Résultante mathématique élémentaire d'une épargne qui surpasse très largement les investissements, ces excédents allemands suffisent à poser un diagnostic clair et sans appel sur l'état de santé d'un pays qui subit d'autant plus la stagnation séculaire que sa démographie est en pleine régression. En d'autres termes, l'Allemagne se meurt.

Une analyse basique de l'électro-cardiogramme de son activité économique dévoile en effet des arrêts cardiaques de récession réguliers et, ce, depuis 2002 avec une croissance moyenne d'environ 0,6% ces treize dernières années.

En état de mort cérébrale, ce grand corps à la renverse ne semble en bonne santé qu'en comparaison (apparente) avec ses voisins... Cette japanisation de l'Europe - maintes fois évoquée depuis quelques années -, tout comme cette déflation qui s'installe insidieusement au sein de l'économie de l'Union reflétée par les taux et par les rendements négatifs, nous proviennent en droite ligne de ce mal allemand qui infecte de proche en proche l'ensemble des économies européennes. C'est donc du cœur de l'Europe que nous vient cette déflation, et non de sa périphérie!

A cet égard, ne vous y trompez pas et soyez sans illusion - et sans espoir: la stagnation allemande n'est pas provisoire. Ce pays sombre effectivement depuis une petite quinzaine d'années et ne réagira hélas pas aux stimuli fraîchement prescrits par la Banque centrale européenne. Il ne répondra pas plus - et ne reprendra pas non plus des couleurs - suite à des réformes structurelles... pour la simple et unique raison que l'Allemagne les a déjà mises en place il y a plus de dix ans! Ce qui ne l'empêche pas aujourd'hui d'agoniser, non sans que son râle ne fasse encore illusion et passe - aux yeux de l'observateur non averti ou partial- pour le vrombissement d'un moteur en marche...

Voilà pourquoi il convient aujourd'hui de regarder au-delà du moribond allemand, comme il est impératif de dépasser cette querelle entre partisans d'une austérité et d'une rigueur budgétaires, d'une part -dont on voit qu'elle tue l'Allemagne à petit feu-, et, d'autre part, défenseurs de stimuli keynésiens.

En effet, pendant que le petit monde académique se déchire, et tandis que l'Allemagne parvient encore à imposer ses règles à la Grèce, à la France, à l'Italie et à bien d'autres nations européennes -toujours sous l'impression fallacieuse que ses excédents sont le reflet d'une bonne santé économique...-, les enjeux véritables sont ailleurs, car le conflit n'est pas entre Allemands et Espagnols, ni même entre Allemands et Grecs.

Il est entre le groupe ayant le plus bénéficié de la crise et celui qui doit aujourd'hui assumer à lui seul les coûts et le fardeau des indispensables réajustements et ré-équilibrages.

La vraie ligne de fracture  - la seule qui compte et qui doit être clairement identifiée afin d'être mieux combattue - est celle qui sépare et qui oppose le monde des affaires et l'élite de la finance (ayant largement profité avant, pendant et après la crise) à la masse des salariés et des travailleurs de la classe moyenne allemande, française, grecque et autres. C'est, en d'autres termes, une guerre sans merci qui fait rage aujourd'hui au sein même de l'Europe entre groupes et castes économiques, et non entre nationalités européennes. En prendre conscience, c'est déjà entrevoir des solutions et c'est barrer la route à l'extrême droite.

- - -
Michel Santi est directeur financier et directeur des marchés financiers chez Cristal Capital S.A. à Genève. Il a conseillé plusieurs banques centrales, après avoir été trader sur les marchés financiers. Il est l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience" et "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique".

Vient de publier "Misère et opulence", préface rédigée par Romaric Godin.

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Commentaires
a écrit le 24/02/2015 à 22:57 :
Entre Godin qui nous explique pourquoi la Grèce est en position de force (sic), Passet qui nous dit que si la Grèce ne rembourse pas la France, le contribuable n'y perdra rien, et Santi qui nous annonce que l'Allemagne est moribonde, quel est le plus nul ?
Réponse de le 25/02/2015 à 10:45 :
dure compétition.
a écrit le 24/02/2015 à 20:12 :
L allemagne est en tresbonne santé actuellement mais à moyen terme elle pourrait devenir vulnérable si elle ne prepare pas l avenir aujourd' hui. Et puis si les etrangers cessent d acheter allemand du jour au lendemain , que se passera t il?
a écrit le 24/02/2015 à 14:34 :
Mais où dégottez-vous ces gugus?
a écrit le 24/02/2015 à 12:38 :
J'ai rarement lu un article aussi derisoirement fanfaron et pretentieux.
Relancer la natalite est aisé et un trou d'air, meme de 15 ans, ne presage pas d'une catastrophe.
Pour l'auteur par contre dans notre France qui s'amuse, se soigne, se nourrit a credit, tout va bien, juste enorme !!!
Réponse de le 24/02/2015 à 14:27 :
Au contraire, une baisse de la natalité pendant 20 ans a des répercussions sur plusieurs génération. La vérité est simple. Avec son taux de natalité actuel l'Allemagne va voir sa population fortement baisser. Et comme l'Afrique est en pleine explosion démographique et que la nature a horreur du vide, devinez ce qu'il va se passer...
Réponse de le 24/02/2015 à 16:39 :
"devinez ce qu'il va se passer...":ils vont choisir qui rentre chez eux?
a écrit le 24/02/2015 à 12:20 :
Il est vrai que les chiffres sont trompeurs. Que la situation économique de l'Allemagne soit bonne ne fait aucun doute. On aimerait bien pouvoir aligner les memes résultats. Mais qui en profite? Les financiers et une petite couche de la société. En Allemagne, la précarité et la pauvreté progressent. Est-ce l'objectif a atteindre? Je penses que non mais ceux qui s'enrichissent pensent que oui. L'avenir nous dira qui a raison.
Le vrai problème de l'Allemagne c'est la démographie. Bientot ils ne seront pas plus nombreux que nous et devront recourir à une forte immigration. Pas sur que les allemands soient pret à accepter cela.
a écrit le 24/02/2015 à 12:02 :
Mr Santi ne doit pas avoir accès à l'AFP :

"L'Allemagne a enregistré en 2014 une nette embellie de ses finances publiques ainsi qu'une croissance robuste, selon des chiffres définitifs publiés mardi, ce qui était jugé de bon augure pour 2015 par les analystes.

L'an passé, les comptes publics allemands (Etat fédéral, Etats régionaux, communes et caisses de sécurité sociale) ont engrangé un excédent de 18 milliards d'euros, contre 100 millions en 2013, a annoncé l'Office fédéral des statistiques Destatis.

Cet excédent, de l'ordre de 0,6% du produit intérieur brut (PIB) du pays, a ainsi été revu à la hausse après une première estimation mi-janvier à 0,4%.

Au total, les recettes publiques ont atteint 1.294 milliards d'euros en 2014, pour quelque 1.276 milliards de dépenses.

"Pour la première fois depuis la Réunification, tous les comptes publics ont enregistré un excédent", note Destatis.

Les comptes de l'Etat fédéral ont dégagé un excédent de 11,4 milliards d'euros l'an passé, contre un déficit de 4,5 milliards en 2013.

Les Etats régionaux ont engrangé quant à eux un surplus de 1,9 milliard, après un déficit de 2,8 milliards un an plus tôt. Les finances des communes et des caisses de sécurité sociales sont également ressorties excédentaires, de 1,3 milliard et 3,4 milliards respectivement.

Le gouvernement allemand a devancé ses objectifs d'assainissement des finances publiques, un projet cher au ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

M. Schäuble avait initialement promis le "zéro pile" pour 2015, et veut que l'équilibre devienne la norme pour les comptes de l'Etat. Très populaire auprès de l'électorat allemand, l'orthodoxie budgétaire était une promesse de campagne des conservateurs de Mme Merkel et de son grand argentier aux législatives de 2013. Ils y voient un devoir envers les générations futures, dans un pays vieillissant.

Cette politique permet également à l'Allemagne de faire office de bon élève au regard des traités européens, qui fixent en principe à 3% du PIB la limite maximum de déficit public pour chaque pays.

La première économie européenne est cependant toujours endettée au-delà du plafond de 60% fixé par les règles de l'UE. Fin 2013, la dette, de 2.150 milliards d'euros, représentait 78% du PIB, un taux que M. Schäuble veut ramener à moins de 60% d'ici 2024.

La croissance du PIB allemand a, quant à elle, atteint comme prévu 0,7% au quatrième trimestre et 1,6% pour l'ensemble de l'année 2014, selon un chiffre définitif également publié mardi par l'Office de statistiques.

"Le pétrole bon marché et la politique beaucoup plus expansive de la Banque centrale européenne ont aidé à surmonter le facteur Poutine, qui avait interrompu la reprise en Allemagne" au milieu de l'été, estime Christian Schulz, économiste chez Berenberg.

"Dans la mesure où les fondamentaux sont bons et que les incertitudes semblent s'affaiblir, nous pensons que la reprise des investissements est susceptible d'accélérer en 2015", anticipe Johannes Gareis, analyste chez Natixis."
a écrit le 24/02/2015 à 11:58 :
"l'Allemagne se meurt"? Que dire de la France alors, avec une croissance 3 fois moindre. Et des boites étatiques à brûler du cash (ex : Areva et ses 5 milliards de pertes). Il faut être sérieux là quand même. Car à ne pas vouloir ouvrir les yeux, on va dans le mur. Si la zone Euro est exportatrice nette, c'est en grande partie grâce à l'Allemagne. Un modèle à suivre plus qu'à critiquer.
a écrit le 24/02/2015 à 10:34 :
Mr Santi hélas à bien raison .Les syndicats ont abandonnés la lutte des classes , reprise tout de même par la finance . A ceux qui font semblant de ne pas s en apercevoir qu ils soient certains qu ils seront à leur tour impacter dans le temps avenir . Sans redistribution la manne va se tarir et finira en totalité dans les poches grandes ouvertes des financiers . On est là loin de la valeur travail que tous réclament et peut être même ceux qui dénigrent Mr. Santi .
a écrit le 24/02/2015 à 10:18 :
Vous en mettez bien du temps à décortiquer mon commentaire Mr le modérateur !!!!!........
a écrit le 24/02/2015 à 8:42 :
Tout a fait d accord sur le fait que la nationalité compte peu mais les financiers ont pris le pouvoir en installant des gens à eux ou en corrompant les politiques...et nous allons nous retrouvé reduit à une forme d esclavage moderne...la democratie n est qu un habillage à gogo...Pour l allemagne je fais confiance à leur pragmatisme...
a écrit le 24/02/2015 à 8:40 :
Quel est encore ce pseudo journaliste qui déclame des inepties sur l'Allemagne qui gagne, alors que la France est au fond du gouffre. Je vous invite à relire quelques chiffres sur ce pays mauribond, et à ne plus écrire "de stupidités" directement soufflées par le pouvoir en place. Nous souhaiterions trouver plus de pays malades de cette envergure en Europe....peut-être que le meilleur élève pour vous est.....la Grèce ?
Voilà qelqes dnnes lus rébls que vos déclarations fantaisistes :
Croissance stable de 1,6 à 2 % /an, 42,8 millions d’emplois, taux de chômage de 4,7 %, excédents jumeaux : balance commerciale : 217 Mds, soit 7,4 % PIB, excédents budgétaire : 0,2 % PIB, dette publique réduite de 82 à 75 % PIB
L’Allemagne montre une étonnante capacité au changement : les exportations sont réorientées de la zone euro vers les émergents, la demande intérieure a été stimulée par hausse salaires de 2,6%, par instauration salaire minimal horaire de 8,50 €, programme d’investissements de 10 Mds porté à 18 mds avec plan Juncker.
Le pays vieillissant s’est transformé en terre d’immigration pou accueillir jeunes diplômés d’Europe du Sud avec solde positif de 430.000 personnes en 2013 ;
Tour en observant une immense réserve face à l’usage de la force militaire, l’Allemagne a engagé modernisation son armée et dispose budget de défense supérieur à la France : 33 Mds c/ 31,4 Mds.
Les 7 millions de travailleurs pauvres bénéficient hausse des salaires, la restructuration banques régionales se poursuit.etc...etc......
Pouvez vous SVP nous rappeler les fabuleux scores de la France sur ces mêmes bases.
Merci d'avance
Réponse de le 24/02/2015 à 9:15 :
Titou2015,quand on ne veut rien entendre, rien voir, rien comprendre, c'est qu'on est comme l'Allemagne, agonisant.
a écrit le 24/02/2015 à 8:24 :
Ah que c'est bien de commencer la journée en se marrant un peu.
Il faudrait que la Tribune nous offre un article de ce type tous les jours.
Cordialement
a écrit le 24/02/2015 à 1:37 :
Les conséquences électorales de ce que dit Mr Santi sont déjà dans les tuyaux et ça va gicler...
a écrit le 24/02/2015 à 1:01 :
Arrêtez le rhum le ricard et le whisky ca ne vous réussit pas. Lol !!!
a écrit le 24/02/2015 à 0:34 :
On rigole les américains moribonds à 2,2% de croissance, 6% de chômage et un pib par habitant bien plus élevé que l’Europe ! L’Allemagne moribonde ? Sa croissance pâtit de la conjoncture russe, est à moins de 5% de chômage, à l’équilibre et fait de la croissance. Les moribonds ne sont-ils pas les sous-compétitifs sud européens qui excluent la jeunesse de la vie active ? En France l’Etat brime le consommateur, dans le pib la consommation des ménages est de seulement 55%... n'oublions pas le hors bilan des comptes de retraite...
a écrit le 23/02/2015 à 22:49 :
hilard, cet article. Je rapelle simplement que l'économie allemande est la plus saine d'Europe, les entreprises dégageant les exédents justement en raison de leur dynamisme. Le tissu industriel allemand est exceptionnel et basé sur des PME généralement leaders sur leur marché (mondial). Et, et, et... Je me demande, pourquoi on lit de plus en plus d'articles et de commentaires négatifs, voire haineux et franchement anti-allemands dans ce journal ou par des commentateurs qui semblent jamais avoir mis leurs pieds dans notre pays voisin mais par contre savent "tout". La frustration aurait-elle prise le pas sur la raison?
Réponse de le 24/02/2015 à 9:22 :
Tard-dans la nuit,allez faire un tour en Allemagne et vous verrez l'état des infrastructures. Le système de santé pour les handicapés et je ne parle pas des vieux, même leurs morts ils vont les faire enterrer ou incinérer en Tchéquie. Ce pays est un leurre qui permet à nos "élites" de nous faire croire que le reste de la terre n'est qu'un tas de fainéants.
Réponse de le 25/02/2015 à 0:03 :
@bon voyage: vous ne pouviez pas le savoir, mon bon ami, mais je passe pour des raisons professionelles environ 6 mois sur 12 en Allemagne et certains pays scandinaves. C'est une des raisons pourquoi je m'émeus à la lécture des articles signés Godin ou - nouvellement - Santi. Je puis vous assurer que le pays en question n'est pas un "leurre" comme vous dites. Et les investissement en infrastructure sont connus et budgetés. Ceci posé, je suis d'accord avec vous pour constater que nos "élites" sont peut-être un peu trôp fixés sur la soi disante exemplarité allemande. Mais que faut-il attendre de nos "élites" ?
a écrit le 23/02/2015 à 22:15 :
Très bon article. l'Allemagne est effectivement sur la mauvaise pente. La déflation est là pour le démontrer. Les pays réellement dynamiques ne connaissent en effet que l'inflation.
a écrit le 23/02/2015 à 21:29 :
Desesperant de lire un tel article, si l'Allemagne est moribonde dans quel état est la France?

Que des affirmations péremptoires ! " ce pays sombre depuis une quinzaine d'années"," "une analyse basique de son électro-cardiogramme de son activité économique dévoile en effet des arrêts cardiaques....", comparativement dans quel etat est la France ?
Dans un coma profond? Avec sa cohorte de chômeurs, ses pauvres, sa désindustrialisation, sa dette qui explose, la migration des cerveaux et des capitaux, un pays sclérosé,une classe politique digne du tiers monde.

Allons Monsieur SANTI ne faites pas comme notre classe politique, ne cherchez pas chez les autres les raisons de nos échecs. Si nous avions une balance commerciale excédentaire, nous aurions probablement moins de chômeurs, moins de dettes, etc.
a écrit le 23/02/2015 à 21:19 :
toujours sous amphètes M. Santi, ça ne s'arrange pas on dirait.
a écrit le 23/02/2015 à 20:19 :
LES ALLEMANDS VEULENT NOUS DONNER DES ORDRES ET NOUS INONDER DE LEURS VOITURES ET PRODUITS ! il est temps de dire stop !
Réponse de le 24/02/2015 à 0:13 :
Vous êtes dans la non réalité qui découle de la mauvaise qualité de vos médias. L'allemage ne réagit qu'en fonction de ses élus qui forme une union nationale Droite-gauche. De plus, Elle a derrière elle, tous les pays du nord La France depuis 1982 n'a pas d'union nationale avec un système républicain qui est dépensier et n'est pas capable de maitriser un budget sans faire de dettes.
a écrit le 23/02/2015 à 20:16 :
Par curiosité j'ai voulu lire cette opinion jusqu'au bout. Elle s'arrête juste au moment où il ne manque plus que la démonstration des affirmations péremptoires et des qualificatifs désobligeants. Seuls les naïfs peuvent être convaincus.
Depuis les années 1970, au demeurant, il y a toujours eu des Français pour prédire la déconfiture de l'Allemagne et notre victoire économique sur elle, grâce à la supériorité de notre "modèle" (haha !). Chaque fois, les faits n'ont démontré qu'une chose : la prédiction n'était qu'illusion franchouillarde ou encore alibi pour ne rien changer en chez nous. Nous en voyons les résultats. Ce qui me paraît consternant, autant que l'opinion elle-même, c'est que la majorité des commentaires sont approbateurs. Il faudra peut-être une génération à la France pour remettre les pieds sur terre.
a écrit le 23/02/2015 à 19:53 :
C'est pas faux. J'irai au dela: il faut sortir du dogme de la croissance car cela nous oblige a creer des artifices financiers qui ne font que nourrir la speculation.
Bref il faut reinventer un type de fonctionnement economique, plus respectueux de l'environnement par exemple et surtout soutenable (pour ne pas dire durable).
a écrit le 23/02/2015 à 19:53 :
l'économiste allemand Marcel Fratzscher, qui à publié un ouvrage intitulé Die Deutschland illusion (Allemagne, l'illusion) dans lequel il n'hésite pas à parler de pays en «déclin» qui «vit sur ses acquis». Selon lui, la compétitivité retrouvée du pays, la chute du nombre de chômeurs et l'amélioration des comptes publics ne doivent pas occulter ses «faiblesses fondamentales», à savoir «le manque d'investissements» ou encore l'effondrement démographique. «L'Allemagne est en voie de redevenir l'homme malade de l'Europe. L'Allemagne se proclame modèle du monde mais l'orgueil précède la chute», ose-t-il. «L'économie de ce pays est en échec. Sa croissance depuis l'an 2000 est plus faible que la moyenne européenne. Les salaires y ont progressé moins vite, et la pauvreté, en hausse, touche un enfant sur cinq», poursuit-il encore.
a écrit le 23/02/2015 à 19:24 :
Pauvre de vous Mr SANTI, il ne faudrait pas prendre vos désirs pour des réalités.
Parce que si l'Allemagne meurt , ce sera en bonne santé alors, car avec 217 milliards d'euros d'excédent commercial contre un déficit français 2014 de 53,8 milliards d'euros (essentiellement diminué grâce à la baisse du pétrole en comparaison de 2013) à votre avis qui meurt en premier?
Il vaut mieux que vous restiez à Genève à compter vos francs suisses.
a écrit le 23/02/2015 à 19:18 :
Article court , très lucide, qui va à l'essentiel.
Le suicide est allemand, mais l'occupant est américain.Or cet occupant est en fâcheuse position tout en l'ignorant.
Ce qui va black-bouler la maladie de l'U-E se trouve en Ukraine, grâce à la future débâcle occidentale dont on ne connait que les prémisses.
a écrit le 23/02/2015 à 19:08 :
Il ne faut pas confondre le vice et vertu, bien entendu dans le monde des aveugles et le borgne est roi !
a écrit le 23/02/2015 à 19:04 :
La pauvreté a encore augmenté en Allemagne pour atteindre son plus haut niveau depuis la Réunification en 1990. 12,1 millions de personnes en 2012, 12,5 millions en 2013, pour une population totale de 80 millions d'habitants.
Réponse de le 23/02/2015 à 21:05 :
Vous avez eu ces chiffres dans quel livre ?
Réponse de le 23/02/2015 à 22:59 :
en Allemagne, la notion de "pauvre" est définie de facon statistique: celui qui a moins de 60% du médian de tous les salaires est défini "pauvre". En l'occurence, cela donne p.ex. 890 EUR par mois pour une personne vivant seule, 1.320 EUR par mois pour un couple avec 1 enfant et 1.600 EUR par mois pour un couple ayant deux enfants. Si vous considérez que la vie est beaucoup moins chère en Allemagne (loyer et alimentation notamment) qu'en France et que ces chiffres font abstraction des allocations (info dont je ne suis pas sûr, mais je pense que c'est ca), allocations par ailleurs en gros tout à fait comparables aux allocations en France quant aux montants, la chose se relativise rapidement. Ce qui n'empèche pas certains à voir en Allemagne un pays qui "exploite" une main d'oeuvre pauvre.
a écrit le 23/02/2015 à 18:49 :
L'Allemagne serait elle en voie de décomposition? Agirait elle comme un vampire pour survivre a l'ombre? Un pieu serait il suffisant? Attendons le bon moment!
a écrit le 23/02/2015 à 18:47 :
Je dois etre l'objet d'hallucinations.Je vois un pays paresseux sans gout de l'effort et qui gaspille l'argent public en s'endettant toujours plus.Je vois un autre pays qui bosse dur et qui se force a avoir un budget équilibré.Ces deux pays ont la meme monnaie!Je ne pense pas que cela puisse durer très longtemps!
a écrit le 23/02/2015 à 18:28 :
lol!!!!!!!!!! le comparse a romaric godin !!!! l'allemagne exangue au bord de la faillite, la grece triomphante par le dynamisme de son economie, et la france par son rayonnement a l'international!!!
votre atterrissage va etre douloureux! vu que vous conseillez des allemands et des suisses, discutez avec eux, vous verrez ou sont leurs problemes!!!
Réponse de le 23/02/2015 à 18:36 :
Apprenez à lire mon bon ami et vous aurez plus de chance de comprendre l'article...
Réponse de le 23/02/2015 à 18:42 :
c'est sur entre l'Allemagne et la Suisse germanique il y a beaucoup de similitudes; ils adorent exporter mais n'aiment pas trop les étrangers.
a écrit le 23/02/2015 à 18:20 :
En 2017 c'est Marine Le Pen qui a toute les chances de prendre le pouvoir, face aux échecs et mensonges de l'UMP et du PS, cette "technopoliticocratie" en déconfiture, fera t elle le poids face aux lobbys et intérêts du capitalisme financier mondialisé sous contrôle américano-anglais, car les allemands sont bien la 5éme roue du carrosse pas plus malgré leurs excédents commerciaux, du pour une bonne part à la ventre de leurs grosses bagnoles et à Airbus/EADS?
a écrit le 23/02/2015 à 18:17 :
Le "moribond" allemand? Pourtant Mme Merkel est perçue comme un des "hommes" les plus puissants du monde. Cet article est indigne. Vive l'Allemagne et vive les produits allemands les meilleurs du monde !!!!! ( et honte à la France hhhhh )
Réponse de le 23/02/2015 à 18:24 :
"vive les produits allemands les meilleurs du monde !!!!!" = vous vouliez dire les sous-produits allemands fabriqués dans les pays de l'est, de qualité médiocre et vendus une fortune sans doute...
a écrit le 23/02/2015 à 18:13 :
Vous parlez de la même Allemagne que celle qui est à coté de chez moi ?
J ai pas vraiment l impression qu'elle sombre , au contraire , je trouve qu elle creuse l écart
Réponse de le 23/02/2015 à 18:26 :
si elle sombre à petit feu comme le décrit le livre l'illusion allemande écrit Marcel Fratzscher, économiste allemand qui dit: «L'Allemagne se proclame modèle du monde mais l'orgueil précède la chute»
a écrit le 23/02/2015 à 18:13 :
Ce mépris de l'Allemagne est pathétique et caricatural. La démographie vient maintenant par les transferts d'emplois et d'employés européens. 500 000 européens viennent de s'installer dans ce pays. C'est la France qui perd tout car ses ingénieurs n'ont pas de carrière possible ici. Cette morgue français grotesque reflète son incapacité à se remettre en question. Son socialisme maladif la tue mais qui peut s'opposer à son système qui pourtant ne survit que par la BCE et sa garantie? La France est déjà un pays de troisième zone et deviendra un pays dérisoire avant 10 ans. Il n'y restera que l'arrogance et les vieilles pierres. Le socialisme mourra avec la France. C'est la bonne nouvelle.
Réponse de le 23/02/2015 à 18:39 :
oui sauf qu'une bonne majorité de ses immigrés européens ou non européens ne restent pas bien longtemps en Allemagne. La "Willkommenskultur" à l'allemande ne semble pas trop fonctionner.
a écrit le 23/02/2015 à 17:58 :
Le journaliste est très drôle! Je me suis rarement autant amusé. L espoir fait vivre ou comme on dit on allemand die Hoffnung stirbt zuletzt!
Réponse de le 23/02/2015 à 18:27 :
pourtant les allemands ne sont pas réputés pour avoir de l'humour...
Réponse de le 24/02/2015 à 18:22 :
les allemands ont surement plus d'humour que toi, c'est sur !
a écrit le 23/02/2015 à 17:48 :
S'il n'y avait qu'en Europe...
a écrit le 23/02/2015 à 17:47 :
La guerre que vous évoquez n'est pas propre à l'Europe, elle se développe aussi sur les autres continents, en particulier américain. Et c'est bien une guerre asymétrique où les moyens de renseignement, d'information et d'action sont concentrés pour les 0,1% tenants du pouvoir économique, et éparpillés pour les 99,9%. Ils sont très différents d'un pays à l'autre. L'enjeu des prochaines années est bien la prise de conscience du 99;9%, qui soutient souvent, à travers des députés incompétents ou corrompus les intérêts du 0,1%. Ce n'est pas une lutte droite gauche mais bien un problème de civilisation.
Réponse de le 23/02/2015 à 18:53 :
quelle désastre l'économie et l'homme dans tout ça,ces soit disant spécialistes nous font des constats qui sont peu repris par nos décideurs abs
a écrit le 23/02/2015 à 17:47 :
La guerre que vous évoquez n'est pas propre à l'Europe, elle se développe aussi sur les autres continents, en particulier américain. Et c'est bien une guerre asymétrique où les moyens de renseignement, d'information et d'action sont concentrés pour les 0,1% tenants du pouvoir économique, et éparpillés pour les 99,9%. Ils sont très différents d'un pays à l'autre. L'enjeu des prochaines années est bien la prise de conscience du 99;9%, qui soutient souvent, à travers des députés incompétents ou corrompus les intérêts du 0,1%. Ce n'est pas une lutte droite gauche mais bien un problème de civilisation.
a écrit le 23/02/2015 à 17:43 :
Monsieur Santi... vous venez de découvrir le Monde ou alors est-ce que vous étiez dans le Monde Enchanté des Biz-ounours ?
Réponse de le 23/02/2015 à 17:49 :
C'est une promotion pour l'extrême..??
Réponse de le 23/02/2015 à 18:48 :
Euh,c'est l'inverse!

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