• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsHomo Numericus

Villes "high-tech", villes "low-tech"

Photo de Ivan Best

Philippe Boyer

Publié le 25 novembre 2016 à 13:28 - Mis à jour le 25 novembre 2016 à 15:05

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 5

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La ville connectée promet un nouveau vivre ensemble. Cet idéal, assis sur une vision hypertechnologique, est réducteur de ce que seront les villes de demain. Par Philippe Boyer, directeur de l'innovation, Foncière des Régions.

C'est sans doute une tendance de fond et il faut s'en réjouir : parmi les innombrables définitions de la ville intelligente, la dimension numérique n'est plus systématiquement mise en avant comme condition indispensable à l'apparition de cette nouvelle Babylone 3.0. Dit autrement, et en faisant un détour par des slogans publicitaires connus, le regard sur ce que devrait être ville intelligente est ainsi passé de « l'avance par la technologie » au « progrès ne vaut que s'il est partagé par tous ». S'il ne fait aucun doute que nos villes doivent devenir plus « intelligentes », c'est-à-dire tout simplement plus vivables, cet idéal ne deviendra réalité qu'en composant entre les dispositifs numériques qui facilitent la vie en ville (« high-tech ») et la participation directe et renouvelée des habitants pour faire émerger de nouvelles initiatives (« low-tech »). C'est la combinaison de ces deux dimensions qui permettra d'apporter une réponse à la question centrale de toutes les réflexions sur la smart city : comment souhaitons nous vivre dans nos villes aux-côtés de ces nouvelles technologies ?

Loin des clichés de quelques villes nouvelles hyper-connectées - Songdo en Corée, Masdar aux Emirats Arabes Unis.... - dans lesquelles c'est le numérique qui commande l'urbanisme, la dimension intelligente de nos villes ne peut pas se résumer pas à une simple question de capteurs ou de data. Certes, l'interconnexion des réseaux, l'appropriation massive d'internet et l'émergence d'une culture de la mobilité, ouvrent au numérique dans nos villes un champ d'exploration inédit mais considérer cette seule dimension technologique comme un aboutissement conduit à une impasse. Partout où l'on voit des exemples réussis de « villes intelligentes », c'est que la technologie a réussi à proposer aux citoyens une « nouvelle expérience client » qui repose sur des usages pratiques.

C'est à cette seule condition que le numérique, devenu presque invisible tellement il se banalise et que le service fourni apporte un réel bénéfice à ses utilisateurs, est constitutif de cette ville « high-tech ». Que l'on parle de services connectés qui procurent des informations fiables sur la mobilité urbaine (transports en commun, stationnement...), la gestion de l'énergie à l'échelle d'un quartier (smart grid ou comment établir un système d'échange d'énergie au sein d'un îlot de bâtiments), la gestion des données, l'éducation en ligne, la solidarité intergénérationnelle ou le dialogue direct entre élus et citoyens .... autant de caractéristiques des villes dites « intelligentes » qui s'appuient sur le numérique (sites internet, applications, plateformes collaboratives, réseaux sociaux...) pour fluidifier et améliorer la vie de leurs habitants.

Citoyens et consomm'acteurs

Cette ville numérique dans laquelle la technologie est accessible à tous passe par des initiatives caractéristiques d'une démocratie « 2.0 » dans laquelle les citoyens interagissent pour devenir acteurs des décisions de leur quotidien. C'est le sens d'un des objectifs du programme de développement durable des Nations Unis[1] qui rappelle que pour que les villes soient « résilientes et durables », cela passe notamment par le fait d'associer les citoyens à la décision. Le numérique étant ici un vecteur utile permettant de réduire le fossé qui s'est creusé entre l'action (aux mains des politiques) et le détachement des citoyens pour la chose publique.

Cette idée de ville « high tech », connecté à l'ensemble de ses habitants se retrouve dans un rapport (2015) du Conseil National du Numérique[2] qui détaille des pistes de co-création de nouvelles politiques publiques qui reposent sur une nouvelle forme de gouvernance où le citoyen participe et devient plus actif, plus consomm'acteur». Il existe de nombreuses initiatives prises par des villes en faveur de l'écoute directe de leurs habitants : New York et San Francisco ont par exemple opté pour une refonte de leur organisation municipale en nommant un responsable de l'innovation numérique - Chief Innovation Officer - en charge de l'amélioration de la communication directe avec les citoyens. Au Canada, Montréal s'est dotée d'un Bureau de la Ville Intelligente et Numérique[3] ayant pour priorité l'écoute des citoyens via des «causeries citoyennes» permettant de faire participer les habitants aux principaux projets et les interroger sur leurs préoccupations dans des domaines aussi variés que le dialogue avec les élus, les transports, la sécurité ainsi que les conditions d'émergence de la ville connectée au service de tous. En France, dans la quasi-totalité des grandes villes, de nombreuses initiatives numériques ont été prises en tant que nouveaux vecteurs de citoyenneté : budget participatif, politiques d'open data au service des citoyens... autant de démarches d'une ville « high tech » dans laquelle les habitants sont en capacité d'interagir avec leur cité.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Ville « low tech »

Face aux illusions technologistes de la ville, émerge des visions alternatives qui prônent une forme de frugalité numérique. Plutôt que de se focaliser sur une approche strictement technologique de la ville, des initiatives citoyennes utilisent la technologie pour rassembler et rendre disponible à tous les connaissances et les expériences des autres citoyens d'un quartier ou d'une ville. Ce cercle vertueux « d'open source citoyenne » permettant d'initier une mobilisation des habitants pour qu'ils s'investissent dans des projets collectifs dans lesquels le numérique n'est qu'un outil et non une fin.

Ce modèle de ville « low tech » existe à Madrid et à Barcelone, via les initiatives de Ateneus de Fabricació[4] et Laboratorios ciudadanos[5]. Ces nouveaux lieux physiques d'innovation et de participation citoyenne œuvrent dans des domaines aussi variés que l'économie collaborative, l'apprentissage du numérique ou l'écologie. De tels espaces ayant émergé spontanément et sans la moindre planification préalable ; au gré de locaux vacants et de l'élan de citoyens ordinaires soucieux de faire participer les habitants à des projets concrets. A Madrid, on compte une vingtaine de ce genre de laboratoires ouverts depuis une dizaine d'années à l'initiative de collectifs d'architectes-urbanistes ayant eu la volonté de théoriser de nouvelles manières de penser la ville en mode « open source ». A Amsterdam, ce mode de participation citoyenne fait également partie de la palette des élus. Ces derniers, et à la façon du site participatif Wikipédia, faisant participer les habitants à chaque nouveau projet urbain structurant[6] afin que leur ville de demain soit le résultat d'un urbanisme partagé et non plus issu d'une vision « top-down ».

Alors, villes « high-tech » ou villes « low-tech » ? La réponse à ces formes d'organisation restant avant tout politique et citoyenne dès lors que les technologies déployées ont pour priorité d'améliorer le bien-être des habitants.

Pour en savoir plus sur les villes connectées, retrouvez mon ouvrage « Ville connectée = vies transformées- Notre prochaine utopie ? », Sept 2015 - éditions Kawa https://www.editions-kawa.com/home/128-ville-connectee-vies-transformees-notre-prochaine-utopie-.html

Lire mes chroniques parues sur le blog latribune.fr https://www.latribune.fr/blogs/homo-numericus/accueil.htm

Visitez mon blog https://philippeboyer.strikingly.com/#mes-articles-and-chroniques

Twitter https://twitter.com/Boyer_Ph

[1] https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/cities/

[2] https://cnnumerique.fr/wp-content/uploads/2015/04/2306_Rapport-CNNum-Ambition-numerique_sircom_print.pdf

[3] https://villeintelligente.montreal.ca/

[4] https://ateneusdefabricacio.barcelona.cat/

[5] https://ciudadania20.org/labsciudadanos/

À lire également

  • "Pour une smart city d'intérêt général" (Pierre-René Lemas)
  • Smart City made in USA

[6] https://www.lafabriquedelacite.com/fabrique-de-la-cite/site/fr/focus/pages/la_wikicity_partir_de_lintelligence_collective_et_des_usages_pour_repenser_la_ville.htm

Philippe Boyer

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »