Jouons au jeu des bonnes nouvelles, tant qu'il y en a !
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SARAH MEYSSONNIER
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Cette semaine a été un peu particulière. Poutine nous a fait un chantage à la bombe sale, préparant l'opinion, la sienne ou la nôtre, ou les deux, à des actions encore plus terribles contre l'Ukraine, tout en durcissant encore son discours anti-occidental. La guerre s'installe dans les esprits, on ne parle plus désormais d'opération spéciale. C'est une mauvaise nouvelle car on ne voit pas bien sur quels termes pourrait se nouer une négociation de paix. A moins que Poutine ne disparaisse ?
A une semaine des midterms, de l'autre côté de l'Atlantique, Donald Trump s'est réjoui ce vendredi que Twitter soit « désormais entre de bonnes mains ». Le réseau social, racheté par son ami Elon Musk, « ne sera plus dirigé par les fous de la gauche radicale qui détestent véritablement notre pays », a-t-il déclaré sur son nouveau réseau, Truth Social. Twitter ne sera plus coté en Bourse et on ne se demande plus si mais quand l'ancien président américain reviendra gazouiller avec son compte @realDonaldTrump et ses 88 millions d'abonnés.
Est-ce une bonne nouvelle ? Pour tous ceux qui se plaignent de l'ultra-domination des Gafam, oui, le krach de Meta, ex-Facebook, qui a perdu les deux tiers de sa valeur boursière, vient rappeler que même les géants de la tech américaine ne sont pas immortels. Les mésaventures de Facebook montrent aussi que le pivotement vers le metavers, qui a trompé nombre d'investisseurs, est un flop monumental en tout cas à date, malgré des milliards d'investissements. De façon générale, c'est tout le secteur de la tech qui traverse un trou d'air, après, il est vrai, avoir gonflé telle une bulle pendant la crise sanitaire qui a largement favorisé le numérique. Après le flux, le reflux, raconte Guillaume Renouard. Seul Microsoft s'en tire mieux que les autres.
Cherchons encore une bonne nouvelle avec Bruno Le Maire. Le ministre de l'Economie, des finances et de la souveraineté aurait, dit-on, la tentation de Washington : il se verrait bien à la tête du FMI et agit en ce sens : dans The Economist, il signe un article pour expliquer à ses pairs grands argentiers comment la France a fait mieux que les autres pays en matière d'inflation.
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