La PME a-t-elle sa place en France ?

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Jean-Michel Bérard est président du directoire d'Esker (*), éditeur de logiciels.

Comme lors de chaque élection présidentielle, les PME et ETI ont été au coeur des débats économiques. Une fois de plus tous les candidats se sont accordés à souligner l'importance des entreprises de taille moyenne pour le tissu industriel français, et le retard de notre pays dans ce domaine par rapport à nos voisins. Cependant, au-delà des invocations convenues lors de ces grands rendez-vous, force est de constater que peu de choses ont réellement changé pour les PME depuis trente ans. Il est malheureusement à craindre qu'il en soit de même pour les cinq années à venir.

Passé une certaine taille (50 employés), les PME françaises sont soumises, peu ou prou, aux mêmes contraintes et aux mêmes réglementations que les entreprises plus importantes. La gestion des ressources humaines chez France Télécom ou Renault déclenche-t-elle une malheureuse vague de suicides chez leurs salariés, et ce sont des milliers d'entreprises de taille moyenne qui doivent travailler sur un plan d'urgence de lutte contre le stress au travail. Des disparités de salaire entre hommes et femmes sont-elles constatées dans tel ou tel grand groupe, les directions de toutes les PME sont invitées à élaborer rapidement un plan d'égalité hommes/femmes. Un patron du CAC40 abuse de stock-options ou se verse une rémunération indécente et c'est une nouvelle avalanche de réglementations tatillonnes qui s'abat immédiatement sur des milliers de chefs d'entreprise dont les salaires dépassent rarement ceux des médecins spécialistes.

Face à la loi et aux contraintes administratives, les entreprises grandes ou moyennes sont traités de la même manière mais cette égalité de façade s'efface totalement lorsqu'il s'agit d'activités économiques.

De nombreuses petites « Grandes Ecoles » irriguent parcimonieusement le sommet de la pyramide des entreprises françaises avec leurs jeunes diplômés. Quelque 400 polytechniciens sont produits avec constance chaque année. Leur effectif n'a pas augmenté depuis 50 ans malgré le doublement de la population française. Dès leur sortie, ils sont immédiatement happés par la haute fonction publique ou les entreprises du CAC40 quand ils ne sont pas dévoyés par la finance internationale plus rémunératrice. Cette pénurie d'ingénieurs de haut niveau prive les entreprises de taille moyenne de nombreux talents. Elles sont contraintes de s'en passer ou de les trouver à l'étranger lorsque les lois françaises sur l'immigration ne leur interdisent pas de le faire.

La commande publique française n'est accessible aux PME qu'au prix de coûts commerciaux prohibitifs. Elle oblige nos équipes commerciales à travailler trois à cinq fois plus pour un appel d'offre public que pour une affaire commerciale privée, sans avoir jamais la certitude que le projet sera finalement réalisé. Les règles de transparence apparente empêchent également les entreprises moyennes de mettre en valeur leur savoir-faire et leur contribution à l'économie locale. Le diktat du moins disant financier favorise les grands groupes rompus aux arcanes de la commande publique et pouvant activer des réseaux conduisant très souvent à la fuite des emplois hors de France. Face à cette situation, l'idée d'un « Small Business Act » à la française est souvent évoquée... pour retomber régulièrement dans les oubliettes des programmes politiques.

De leur côté, les grandes entreprises françaises pourraient être un facteur formidable de développement des ETI, y compris à l'international où, comme chacun sait, se déroule la vraie compétition pour la création de valeur et la croissance. Les grands groupes allemands appliquent parfaitement ce principe, et appuient fortement leurs succès internationaux sur un tissu de partenaires impliquant directement de nombreuses ETI et PME qui font à la fois leur force et leur capacité d'innovation.

A l'opposé, les grands groupes français sont généralement hermétiques à l'offre des PME nationales et préfèrent travailler avec d'autres grands acteurs. Cela contraint les PME à ne vendre qu'à d'autres PME, les privant ainsi d'un flux d'activité et de références prestigieuses qui pourraient leur servir sur d'autres marchés. Cet ostracisme est-il un effet de l'extrême centralisation de notre pays ? De la concentration des élites dans un nombre restreint d'entreprises ou de corps administratifs? D'une aversion au risque caractéristique des sociétés sclérosées ? Je n'ai pas la réponse mais force est de constater que cela ne constitue pas un environnement favorable pour le développement des PME et qu'il ne contribue pas à l'émergence de nouvelles grandes entreprises en France.

Ce sont les raisons pour lesquelles l'entreprise que j'ai créée et que je dirige s'est rapidement tournée vers l'international. Outre les opportunités de marché apportées par un développement à l'étranger, le « made in France » y semble paradoxalement plus apprécié qu'en France. En 27 années d'existence, nous avons accumulé quatre fois plus de grandes références publiques à l'international qu'en France (mairie de New York, Maison Blanche, sénat américain, police anglaise, armée allemande, ministère des Affaires étrangères de Singapour, pompiers d'Australie, ...).

Il en va de même pour les grandes entreprises privées. Nos solutions équipent des multinationales comme Samsung, Sony, Johnson& Johnson, Whirlpool, Hertz, Microsoft, Honeywell, ABB, GE, Abbot, Eli Lilly, BASF mais fort peu d'entreprises du CAC40 (5 au total). A titre de comparaison, notre taux de pénétration du Fortune 500 américain est proportionnellement deux fois supérieur à celui que nous avons avec le Cac 40.

Paradoxalement, une PME française vend plus facilement à des grands comptes lorsqu'elle travaille hors du territoire français. Ces grandes sociétés, souvent marquées par la culture économique anglosaxonne, ne semblent pas soumises aux mêmes préjugés que l'establishment étatique et industriel français. Seules comptent pour elles la qualité des produits et des services proposés, leur adéquation à des besoins avérés et la valeur apportée, éléments sur lesquels les PME françaises n'ont pas à rougir vis-à-vis de leurs concurrents internationaux. Ce dernier point sera aisément confirmé, pour ce qui concerne mon entreprise, par les grands groupes français visionnaires qui travaillent avec nous, parmi lesquels je citerais, Sanofi, Valéo ou France Télécom.

Bien entendu, il serait inexact de dire que les affaires se font facilement hors de France et que l'international est un paradis pour les PME françaises. La concurrence y est féroce, les clients sont exigeants et difficiles d'accès, les cycles de ventes y sont longs et complexes. Cependant, même si les contrats ne se signent pas facilement, le succès est possible et aucun plafond de verre ne vient vous rappeler votre taille et votre statut.

Il arrive que nos démarches commerciales nous amènent à approcher les filiales étrangères de grands groupes français. Ironiquement, leur comportement est proche des grandes entreprises étrangères et nous comptons désormais davantage de filiales de grands comptes français parmi nos clients à l'étranger qu'en France.

La bonne nouvelle c'est que ces filiales de grands groupes français à l'étranger nous permettent souvent d'entrer en contact avec le siège social parisien, autrefois inaccessible. C'est cependant un bien long chemin de passer par Sydney pour vendre à Paris et cela même si nul n'est jamais prophète en son pays!

(*) Esker

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a écrit le 28/10/2012 à 8:08 :
M. Berard,
Très intéressant, mais il y a des facteurs qu'aucune politique publique ne prend en compte dans le très faible développement des ETI et cela touche le coeur de votre activité : l'incapacité de nombres de PME Françaises à se doter de méthodes de management et de systèmes d'information performants par le manque de volonté de leurs dirigeants à se doter de compétences en management de projet, en RH, en méthodes et en SI. Ces outils complexes à intégrer sont indispensables pour agir sur la scene mondiale, les Allemands, les japonnais ont créé un langage des affaires international avec SAP, les méthodes de management des SI agiles, la gestion par processus en flux tendus. Les PME françaises placent les questions de RH/management, celles des SI, du contrôle qualité, des méthodes de production et de logistique, bien après les fonctions reines que sont le commercial et la finance. Le système pyramidal, centralisateur et patrimonial français qui dépasse largement la sphère publique est un frein majeur dans le monde mondialisé. Cet écueil est très peu mis en avant pour expliquer la faiblesse du nombre d'ETI en France. Vos arguments sont bons mais le principal pour moi vient de cette carence du système de management des PME, j'y placerai ensuite notre carence patente en matière de langues et cultures étrangères, la concentration patrimoniale faute de structures de capital risque dignes de se nom,et c'est vrai, mais seulement après, la question des règlementations trop lourdes.
Pour pallier cette carence, il conviendrait de favoriser la mise en place de plateformes de services multi-métiers (RH, achats, SI, méthode de prodution...) qui permettrait aux PME qui se développent de piocher leur justes besoins dans une palette de services. Quand elle croit la PME ne peut pas la fois investir dans un DRH, un DSI, un acheteur, une directeur ayant une culture internationale en production. Les interventions ponctuelles de consultants ne règlent rien, les experts-comptables quant à eux ne s'intéressent que très peu à ces sujets et au métier de leurs clients. Une offre intégrée de services de haut niveau sur ces axes à temps partagé et des interventions régulières pourraient aider les PME à franchir des caps de compétences et de jalonner les recrutements stratégiques à réaliser pour devenir des ETI.
Bien à vous et merci pour cet article intéressant
a écrit le 27/10/2012 à 17:48 :
Je suis totalement d'accord avec Jean-Michel Bérard à ceci près : la IT détruit énorméméent d'emplois : 10 pour un créé directement et 5 autres indirectement. par exemple l'on voit que ce qui se prépare avec la comptabilité en ligne, codifiée, fera tomber des milliers de postes, des bureaux serotn laissés vacants, etc. Le calcul est simple : Si l'on considère par exemple que l'engagement IT global représente arbitrairement 1% du chiffre des entreprises, celui-ci augmente de 2% alors que la IT demande une progression minimum de 5%. Résultat : Des entreprises de IT disparaissent,des métiers non IT sont incorporés à la IT comme donc la comptabilité et il est nécessaire à chacun des acteurs d'aller chercher des contrats à l'extérieur de son territoire. Mais... tout le monde fait la même chose et même des acteurs bureautique non IT comme le japonais Ricoh s'engagent dans ces métiers. Nous voyons que l'on ne peut aboutir qu'à un écroulement autour de la IT et sur le chiffre même de la IT. J'ai pris l'exemple d'IBM qui depuis 76 a multiplié son chiffre par 4 alors que les sociétés performantes majoritairement le faisaient par 10. Que l'état cherche un rôle de modérateur dans ce tableau semble peut être "retardataire" mais ô combien salutaire pour éviter au pays de plonger. Pour le reste ma prévision qui peut paraître "stupéfiante" annonce que l'économie française ne comptera pas plus de 132 entreprises à l'horizon de 20 ans. Demain.
a écrit le 27/10/2012 à 15:21 :
Paulo ,je lis régulièrement des témoignages qui confirment vos propos .Le Figaro à fait un article sur un jeune ingénieut d'origine africaine qui a mis au point un appareil d'aide pour les chirurgiens qu'il a commencé par vendre à l'étranger avant de pouvoir le faire en France alors que sa technologie vient d'etre récompensée au niveau mondial !!!!!!!!!!
a écrit le 27/10/2012 à 14:23 :
il y a en France 200 école d'ingénieurs dont les formations divers et variées correspondent aux besoins des entreprises.Pourquoi vouloir un X à tout prix alors un ingé des Arts et métiers de l'INSA , de l'UTC ou d'ailleurs donnera satisfaction ( voir essilor, schneider ...)
a écrit le 27/10/2012 à 14:19 :
Excellent article. J'ai vécu aussi cela, et heureusement que je n'étais pas en France car jamais nous n'aurions pu accéder au plus haut niveau de grandes banques (surtout anglo-saxonnes). Pour avoir travaillé longtemps (+/- 20 ans) avec des américains, je dirai que le mal francais est le postulat que 1) les dirigeants sont très occupés et leur secrétariat se prend pour le boss en filtrant des opportunités (cela est impossible chez les anglo-saxons), 2) un anglo-saxon (en particulier un américain) va évaluer vos compétences apparentes (ce que vous avez fait, et pas forcément vos diplomes), votre expérience (donc vos chances à réussir) et surtout votre envie de le faire, et 3) quand vous avez obtenu la confiance alors un anglo-saxon vous soutiens (sauf faute grave) et en particulier dans les phases difficiles. En France, on fait tout l'inverse. Quand cela ne va pas alors il faut un coupable et ensuite on commence à réfléchir et certains ont le besoin de prendre des décisions fortes pour donner l'impression qu'ils sont de grands patrons, alors que le travail/décisions collectif/ves sont l'apanach des anglo-saxons. Egalement, en France, seuls les diplomes et la filière comptent. Vous pouvez avoir été directeur général dans une grande entreprise, si vous n'avez pas fait les 3 ou 4 grandes filières francaises alors votre candidature ne sera considérée qu'à défaut de trouver mieux, quite à prendre un débutant dans une fillière. Voila en quoi la France entretient une forme de consanguinité de ses élites qui aujourd'hui tue notre économie. Pour conclure, j'ai eu le plaisir de rencontrer certains PDG de grands groupes, mais à l'étranger en étant invité par de hauts dignitaires qui savaient apprécier mes qualités au même titre que celles de ces PDG, qui jusqu'au jour où je les ai rencontré ne daignaient pas me voir ou leur assistante n'avait pas envie que je les vois. Moralité, pour relancer la France il ne faut pas qu'un choc de compétitivité mais aussi un choc de la mentalité franco-francaise ...
Réponse de le 28/10/2012 à 11:24 :
que de clichés et d'idées toutes faites!
J'ai été travailler au Canada je me suis fait virer comme une m... après avoir travaillé 5ans dans l'entreprise le coupable idéal c'était moi justement.Il faut arrêter un moment de croire que c'est mieux dans les pays anglo-saxons s'il vous plait
a écrit le 27/10/2012 à 14:18 :
Il y a en France environ 200 écoles d'ingénieurs avec des spécialités divers et variées .Je pense que les chefs d'entreprises y trouvent les candidats recherchés .poURQUOI VOULOIR UN x
a écrit le 27/10/2012 à 14:08 :
NON, NON et NON. Pour les PME existantes, les charges administratives et fiscales sont trop importantes et mobilisent trop l'activité des chefs d'entreprises. Pour les créations de PME, l'attirance de la fonction publique est trop importante pour attirer beaucoup de jeunes talents! Le poids de la fonction publique est trop important en France! Trop, trop et trop!
a écrit le 27/10/2012 à 11:45 :
En ce qui concerne les relations entre grandes entreprises et PME ETi il y a quelques initiatives intéressantes. Je lisais dernièrement qu' Airbus avait pris l'initiative d'inciter ses sous traitants à se regrouper pour leurs achats de matières premières ce qui leur permet des économies allant jusqu'à 40% .
a écrit le 27/10/2012 à 9:59 :
Pour ce qui est du nombre d'admis à Polytechnique, ce qui est dit dans cet article est faux, depuis 1950 le nombre d'admis a doublé. Voir : http://histoire-education.revues.org/827
a écrit le 27/10/2012 à 9:51 :
L'auteur met en avant 3 faiblesses de la France: les polytechniciens ne vont pas dans les PME, les commandes publiques sont inaccessibles aux PME et les groupes du CA40 n'aident pas les PME. Même si ces points me semblent exacts, (et qui en fait n'en font qu'un, c'est à dire le poids des grandes écoles et de l'administration dans la société française), il me semble qu'il manque un certain nombre de points faibles, comme la frilosité des banques, le droit du travail ou le manque d'esprit d'entreprise. Mais ce monsieur voit-il probablement d'abord ce qui freine son entreprise à lui.
a écrit le 27/10/2012 à 8:37 :
Très bonne réflexion de "terrain". Cà change de lire des articles écrits par des hommes et femmes qui connaissent leur sujet car il le vive au quotidien. Ceci mis à part je me trouve dans la même situation que vous Monsieur Bérard avec ma modeste PMI qui exporte des produits étudiés, développés et made in France dans tous les coins de la planète (l'export représente 98% de ne CA). Notre premier marché a été l'Allemagne dés le début même si çà faisait sourire pas mal de monde ici qui pensaient que c'était stupide de notre part de vendre en Allemagne alors que nous n'avions pas de clients en France. La vérité était tout autre. Aucune entreprise Française ne voulait acheter nos produits afin d'équiper leurs usines. Et quand nous décrochions un rendez-vous à 10h00 du matin dans un atelier, il y avait 2 personnes sur 5 présentes et encore, avec au moins 30 minutes de retard.... Par contre j'ai pû me rendre compte qu'une fois référencé dans des grands groupes Allemands nous êtions systématiquement accompagnés dans leurs implantations à l'étranger (Chine, USA...). Ce qui n'a jamais été le cas avec mes quelques rares clients Français qui ont systématiquement préféré reconsulter au moins disant. D'ailleurs ouvrent-ils tant de filiales à l'étranger? Nul n'est en effet prophète en son pays.
Réponse de le 11/07/2014 à 11:09 :
Comme d'habitude, la plupart des commentaires vont soutenir Amazon... Quelle pensée domestiquée et asservie ! Posez vous une simple question ! Combien de livres le propriétaire d'Amazon lit il par an ? Et lesquels ? Avec la réponse, vous verrez le type de société induite par ce mode de distribution. Mais le lectorat de la Tribune, qui a changé depuis l'abandon du papier, ne doit pas avoir lu William Morris et ses analyses toujours pertinentes sur le rapport entre la production matérielle, les rapports sociaux qu'elle implique ( comme discuter avec un vrai libraire) et les influences de celles ci sur la beauté ou la laideur de notre vie...
a écrit le 27/10/2012 à 8:14 :
Excellent article qui decrit avec realisme quelques uns des problemes d'une societe bloquee aujourd'hui en rapide declin (economique, culturel, scientifique...)
La chute ne date pas d'hier mais l'acceleration est vertigineuse! La reference anecdotique aux X (completement inconnus a l'etranger voyez Shangai Svp...) est amusante mais puerile car triplerait on les effectifs de cette instution franco francaise que cela ne changerait rien a l'affaire. Le pays a plus besoin d'hommes et de femmes de terrain pragmatiques et entreprenants assumant certains risques et faisant preuve de creativite que de cracks en resolution d'equations differentielles! Ces grandes ecoles sont aujourd'hui un vrai probleme car elles empechent l'emergence des profils dont le pays a reellement besoin.de veritables institution franco francaise que l'on ne ferait
Réponse de le 28/10/2012 à 11:26 :
Mais oui la chute est vertigineuse on va revenir à l'âge de pierre et se nourrir d'élevage ,aller chasser et pêcher...la France aura le même niveau de richesses que la Somalie ou le Bangladesh
a écrit le 26/10/2012 à 23:54 :
Ayant travaillé pour de nombreuses PME françaises innovantes, et créé une PME sur Lyon, je ne puis qu'appuyer les dire de JM.Bérard !
Seul bémol, les polytechniciens ..! Nous en avons eu 1 au sein de l'une des PME pour lesquelles je suis intervenue. Cette PME a été obligée de s'en séparer. Le 'raisonnement' était de bon niveau, mais ... ce polytechnicien a voulu intervenir (interférer) dans la 'politique d'entreprise' d'un client ..!
Il est vrai que la majorité de nos (PME) réponses aux appels d'offres publics ou au sein des Grands Comptes servent souvent de faire-valoir pour 'négocier' (enchères inversées, amendements aux contrats de services) les renouvellements de contrats de leurs pairs !
a écrit le 26/10/2012 à 22:27 :
Oui bonne réflexion mais dire "Quelque 400 polytechniciens sont produits avec constance chaque année. Leur effectif n'a pas augmenté depuis 50 ans malgré le doublement de la population française" est tout aussi inexact, cher monsieur. Renseignez-vous avant de mettre des chiffres. Un polytechnicien entrepreneur et en PME.
Réponse de le 27/10/2012 à 5:40 :
Sans vouloir être plus désagréable que nécessaire, le plus simple et le plus courtois eut été de mentionner les chiffres exacts puisque vous semblez les connaître. Quant au "est tout aussi inexact" il indique soit que vous ne pensez pas un mot de l'approbation initiale, ce que j'ai tendance à croire, soit que vous maîtrisez mal le français...
a écrit le 26/10/2012 à 20:40 :
Voila une réflexion intelligente qui ne se limite pas aux sousous

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