Crise : la patate chaude du désendettement public

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Présenté comme une solution miracle au désendettement, le renforcement de l'intégration européenne ne veut voir que les aspects purement régionaux d'une crise qui secoue en profondeur le système financier mondial. « La dette est trop grosse pour être digérée... »

Les chemins du désendettement sont sinueux et ce n'est pas le récent sommet européen qui, une fois encore, le démentira. La bonne méthode pour résorber la dette n'est toujours pas trouvée, que ce soit en Europe ou aux États-Unis, où la question va vite rejaillir. En dépit de désaccords désormais publics, les dirigeants allemands et français partagent la même stratégie de désendettement et ne divergent que sur son rythme et ses moyens, bien qu'elle continue de briller par son absence de résultats. Ce qui ne les empêche pas de la poursuivre en tentant de l'étayer. Elle bute sur deux obstacles : la récession qui en résulte et diminue les recettes fiscales, ainsi qu'une relance problématique qui ne les accroît pas. Dans les deux cas, le désendettement public en ressort compromis, sans compter son poids social qui s'alourdit, au fur et à mesure que de nouveaux efforts sont sans cesse exigés.

On ne cherche qu'à gagner du temps pour éviter l'explosion de l'eurozone

Expression de leur embarras devant cette impasse, les chefs d'État et de gouvernement se sont défaussés sur l'Eurogroupe, à charge pour celui-ci de boucler au plus vite les dossiers de la Grèce et de l'Espagne et de se préparer à rouvrir celui du Portugal. Dans ces trois pays, une grève générale se prépare symboliquement pour le même jour, le 14 novembre prochain. Une première.
De nouvelles barrières ont entre-temps été levées afin de stabiliser une situation qui dérapait et éviter un défaut sur la dette publique. Un nouveau fonds de stabilité - le MES - est finalement opérationnel, mais il est faiblement doté si l'on considère les besoins espagnols et italiens potentiels ; un programme de la BCE vise à baisser les taux obligataires, mais sa mise en ?uvre n'est pas encore effective et ses résultats sont à concrétiser. Tout cela devrait permettre de gagner du temps et d'éviter l'explosion de la zone euro, mais ne réglera toujours rien.
Du côté du désendettement privé, ce n'est pas plus brillant. Les banques veulent repousser le calendrier du renforcement de leurs fonds propres et assouplir les normes de liquidité (en application de Bâle III) ; les plus concernées bataillent ferme contre les conclusions du rapport Liikanen de séparation des activités bancaires. En dépit des prêts massifs qui leur ont été accordés par la BCE, elles sont loin d'avoir toutes retrouvé leur équilibre. Le désaccord sur le périmètre de la future surveillance des banques par cette dernière et le compromis à venir sur sa savante articulation avec les régulateurs nationaux montrent par ailleurs les limites de l'exercice vu de Londres ou de Berlin.
En toile de fond de la création de l'union bancaire - avec pour vocation de stabiliser cette fois-ci le désendettement du secteur financier privé - c'est toujours la même question qui fait débat : qui va payer? Les modalités de financement et de fonctionnement du fonds dit d'assurance des banques sont loin d'être adoptées - les banques n'y suffiront d'ailleurs pas, au vu du montant des cotisations évoqué - et le renflouement direct des banques par le MES est accepté sur son principe, mais refusé quand il s'agit d'en faire bénéficier des banques espagnoles ou irlandaises aux prises avec l'éclatement de bulles immobilières gigantesques.
Présenté comme une solution miracle, le renforcement de l'intégration européenne - qui privilégie la discipline budgétaire et la correction des déséquilibres internes de compétitivité - ne veut voir que les aspects purement régionaux d'une crise qui continue de secouer en profondeur l'ensemble du système financier mondial. Erreur de diagnostic et de traitement. La dette est trop grosse pour être digérée, la patate chaude n'a pas fini de passer de mains en mains.

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François Leclerc est un ancien conseiller au développement de l'Agence France-Presse. Il tient la chronique de « L'actualité de la crise » sur le blog de Paul Jorion. Il est l'auteur de Fukushima, la fatalité nucléaire (éditions Osez la République Sociale !, octobre 2012, 11 euros).

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a écrit le 05/11/2012 à 10:14 :
L'Allemagne fait des excédents et de la croissance, nous faisons des dettes et de la récession... Dans l'histoire, la dette ça conduit à une spoliation de la population. Les dépenses à 58% du Pib et un trou abyssal, celui des déficits et même la sécu...
a écrit le 05/11/2012 à 10:02 :
C'est une faute la dette et l'argent est mal utilisé, au lieu d créer de l'activité, l'argent sert à payer des fêtes ou bien des études sur les libellules à Paris. Toujours 6 millions de chômeurs dont la moitié sont planqués. On nous parle compétitivité, mais pourquoi maintenant? Que les salaires ne sont pas accordés à la production c'est une évidence. Le niveau va nécessairement plonger: un déficit de 56 milliards en Juin, toujours l'incapacité des institutions à créer de la croissance, et la compétitivité à financer... Reste aussi la sécu, on préfère dérembourser que mettre un terme aux gabegies, on parle de 15 milliards pour l'hôpital. On a une recherche que l'on dit insuffisante. En gros on a bien l'impression d'un déni de réalité. Et puis certains en emplois à vie et d'autres en chômage à vie et ce malgré des études... La question avec les prélèvements tous azimuts devient: qui veut la peau du peuple français?
a écrit le 04/11/2012 à 18:19 :
Le plus gros danger est aujourd'hui le niveau de la dette des USA : ils vont dépasser le plafond de la dette en décembre... Le plafond est de 16 350 milliards, et ils sont environ à 16 100 milliards... Le relèvement de cette dette va à nouveau arriver sous les feux des projecteurs, d'autant plus que les mesures promises lors du relèvement précédent du plafond n'ont toujours pas été prises... ce qui devrait survenir en janvier. ALors arrétons de parler de ladette européenne et parlons du vrai danger, qui va devenir explosif dans les 2 mois à venir. Je vous aurai prévenu; souvenez vous en et ne dites pas après que personne n'a vu venir le problème (comme les subprimes).
Réponse de le 05/11/2012 à 10:16 :
Oui c'est aussi un problème, l'argent utilisé est-il productif et l'apauvrissement en cours est-il un bienfait?
Réponse de le 05/11/2012 à 13:44 :
l'appauvrissement est-il un bien fait ? En voilà une super question ?
Je propose de la poser aux millions d'américains et d'européens qui s'enfoncent toujours plus dans la misère.
L'argent qui appauvrit les masses ne sert qu'à une oligarchie financière représentant une infime proportion de la population.
Réponse de le 08/11/2012 à 23:05 :
Bon eh bien voilà, à peine 4 jours après mon message les marchés ont fortement chuté à cause de ce problème... Que les marchés sont mauvais, focalisés sur des problèmes mineurs, "à la mode" de la journée sans penser le moins du mon de aux gros problèmes principaux sous pretexte qu'il ne sont pas à la une de l'actualité.
a écrit le 04/11/2012 à 17:49 :
Sur 1 Mds 700 Millions de dettes publiques il y a 1Mds 400 millions d'intérêts.
Intérêts que l'on doit au prêteurs privés puisque les états européens n'ont pas le droit d'emprunter auprès de leur banque centrale respective (marqué noir sur blanc dans les traités européens).
Les dettes de ce niveau ne sont pas recouvrables.
La seule solution est de se sortir de cet enfer qu'est l'UE. Je vous rappelle que ce sont les mêmes qui ont financé Hitler et Mussolini qui ont poussé la construction européenne. Je veux parler des gros financiers planétaires de Wall Street. Il y a beaucoup de documents top secret déclassifiés ainsi que de la littérature (très peu médiatisée) expliquant tout cela.
Vous pouvez toujours vous rendre sur le site de l'UPR, sans à priori, et en apprendre d'avantage.
Vive la France Vive Asselineau
Réponse de le 05/11/2012 à 14:24 :
Autant tu as juste sur l'analyse, autant la réponse que Asselineau l'isoliationniste donne n'est pas la bonne. C'est l'union qui fait la force. L'intégration européenne est maintenant trop avancée pour pouvoir faire marche arrière.En étant isolé, nous tomberions encore plus bas que nous ne le sommes déjà. Les dettes européennes vont être restructurées à terme, comme celle de la Grêce. Celle des USA en sera de même voir pire...
a écrit le 04/11/2012 à 11:01 :
Chaude ou pas, la patate a augmenté de 80% !
Réponse de le 04/11/2012 à 18:21 :
Merci aux banquiers, que l'on a sauvé à tout prix, et merci à ceux qui ont créé la crise qui a couté si cher en plans de relance, c'est à dire merci aux... banquiers... Quels génies, quels bienfaiteurs de l'humanité, ces banquiers, heureusement qu'ils existent, et heureusement qu'on les paie si cher pour qu'ils ne changent pas de métier, ils sont si utiles à la société !!!
Réponse de le 05/11/2012 à 10:18 :
Banques qui ont été sauvées sur la réserve de dette que l'on prévoyait pour les retraités, mais pour les actifs, rien...
Réponse de le 05/11/2012 à 11:16 :
Hou hou les méchants banquiers, tout est de leur faute!!!
Merci de me faire rire de bon c?ur par cette journée d'automne.
Aviez vous remarqué que ce pays n'a plus un budget en équilibre depuis 1973?
Aviez vous remarqué que les banquiers centraux, sous le contrôle de l'état on encouragé la bulle immobilière en maintenant les taux ridiculement bas, spoliant au passage les épargnants?
Aviez vous remarqué que les régulateurs, également sous le contrôle de l'état, ont laissé faire?
Aviez vous remarqué que les agences de notation ont noté parfois rapidement certains deals?
Aviez vous vu comment, aux USA, de nombreux particuliers ont acheté 3/4/5 maisons afin de spéculer?
Au moins dans votre monde, vous êtes tranquille, les coupables sont les banquiers, point barre. Vous avez bien appris la leçon du gouvernement, et m'avez bien fait rire ce matin...
a écrit le 04/11/2012 à 9:59 :
De toute façon,je vois mal notre descendance régler nos dettes astronomiques, vu qu'elle aura bien du mal à trouver du travail et rembourser les siennes! Eh bien,que nos brillants décideurs annulent toutes ces dettes (comme cela a été fait pour certains pays d'Afrique) et on repart de zéro .........pour 100 ans!
Réponse de le 04/11/2012 à 12:09 :
Si on refuse de payer notre dette alors il faut être sur que l'on n'aura plus besoin de recourir à des emprunts car qui voudrait prêter à un tel pays ? Pour ne plus avoir besoin d'emprunter il faudrait que les impôts couvrent toutes les c'est à dire augmenter les impôts au niveau des dépenses et, ou, licencier les fonctionnaires jusqu'à atteindre le niveau des impôts : vu les principaux postes de dépenses cela signifie réduire drastiquement le nombre de militaires et leur équipement et d'enseignants notamment. Est-on prêts ?
Réponse de le 04/11/2012 à 18:22 :
Si on erfuse de payer les dettes : les assurances vie, remplies de dettes, se retrouveront à zéro, perdues les économies... Idem pour les livrets A, remplies de dettes HLM... Bref toutes les économies vont d'évaporer, et les banques, premières préteuses aux états, feront aussi faillite. Belle solution, bravo.
a écrit le 04/11/2012 à 8:49 :
A votre avis, l'argent que nous avons emprunté d'où vient il? Du travail ou du virtuel? Non, simplement d'un droit que s'autorise certaine personne de vous louer quelque chose qui n'existe pas ou pas encore!
Réponse de le 04/11/2012 à 11:58 :
À quoi pensez vous ?
Réponse de le 04/11/2012 à 13:21 :
Il pense simplement a ces milliard qui ne sont issue que de ligne d'écriture informatique et non pas a une richesse produite et, non donc pas d'existence réelle et ne sont pas vraiment du avec intérêt!
Réponse de le 05/11/2012 à 10:21 :
L'argent c'est de la production, ça ne s'invente pas. Ainsi le système américain qu'on dit en reprise va replonger par la mécanique des impôts... c'est reculer pour mieux sauter.
a écrit le 03/11/2012 à 21:58 :
Té, d'ailleurs, en écrivant "peut-être", je me rends compte de l'existence de l'être... C'est combien, le montant total de la dette mondiale créée par des financiers riches et qui ne repose sur rien..??
Réponse de le 03/11/2012 à 22:50 :
Il existe des pays peu endettés qui n'ont pas à subir la ''méchante finance internationale''. Cela fait maintenant bientôt 40 ans que nous vivons à crédit, voilà le problème. Une personne qui vit avec ce qu'elle gagne n'a rien à craindre de l'huissier cher ami.
Réponse de le 04/11/2012 à 9:11 :
vous devriez lire les études sur les dettes souveraines ds le passé et vous comprendriez que "vivre à crédit" n'est pas le problème, le crédit est inhérent à la croissance, donc à ts les systèmes de vie en société; quant à vivre "avec ce qu'on gagne"nos parents qui affirmaient ce truisme ne connaissaient guère leur environnement économique (non enseigné d'ailleurs jusque vers 1970 en France).
Réponse de le 04/11/2012 à 9:24 :
Dont acte. Les problèmes ne viendraient donc pas du surendettement. Comment expliquer alors la bonne santé des pays nordiques (peu endettés) et comment un état (comme le notre) peut il prospérer quand les interets de la dette deviennent le premier poste budgétaire ? On a beau ne pas être économiste de formation, comprendre que s'endetter (comme une entreprise) pour se moderniser et investir est bénéfique, n'est on pas aller trop loin (surtout quand on voit qu'il ne s'agit plus d'investissements d'infrastructures mais principalement de masse salariale d'état) ?
a écrit le 03/11/2012 à 20:12 :
Il est vrai que le fédéralisme vers lequel certains veulent nous pousser ne changera rien.
C'est le régime des Etats-Unis, et cela ne les empêche pas d'être au bord de la faillite.
Mais je partage le pessimisme (réalisme) de François Leclerc.
a écrit le 03/11/2012 à 20:04 :
La question n'est pas de payer ses dettes anciennes et intérêts, la BCE s'en charge. La véritable question est de cesser de faire des dettes publiques nouvelles.
Ce n'est pas en provoquant une récession qu'on peut y arriver. C'est en favorisant l'emploi responsable, autrement dit clui qui crée de la valeur marchande, et l'investissement. D'abord en France.
Ce n'est pas sorcier car le niveau d'éducation en France est élevé. Mais chacun veut, comme son voisin, un emploi protégé et soumis, type fonction publique. Aucun effort d'adaptation à fournir.
Vivement la génération suivante qui n'hésitera pas à couper des têtes pour le salut public de la France.
Réponse de le 04/11/2012 à 7:33 :
Merci les Syndicats....!
Réponse de le 04/11/2012 à 11:57 :
La dette provient d'une accumulation de déficits tous les ans, déficits acceptés par les gouvernements successifs qui voulant se faire réélire ne veulent ni augmenter suffisamment les impôts pour couvrir toutes les dépenses, ni limiter l'augmentation des dépenses : qui râle des qu'un politique courageux ferme un hôpital ou augmente le nombre d'élève par classe, ou refuse un second porte avions nucléaire...
a écrit le 03/11/2012 à 19:40 :
Pour se désendetter, la meilleure solution consiste à reprendre le contrôle de nos monnaies.
C'est ce que craignent le plus ces banques et ces fonds qui nous étranglent.
Pourtant, tous les etats qui ont opté pour cette solution de sont désendettés rapidement. Certes, cela demande des sacrifices, mais ils sont payants à terme
Réponse de le 03/11/2012 à 20:10 :
avez-vous déjà voyagé et perdu au change
avez-vous une entreprise qui exporte ?
non aux deux ???
Réponse de le 03/11/2012 à 22:17 :
En revenant à la monnaie locale, la dette resterait quand même payable aux créanciers en euros. Dans ce cas une dévaluation de la monnaie locale ne ferait que rendre plus difficile le remboursement de la dette. Il resterait toujours la possibilité de refuser de rembourser la dette. Quelques états ont ainsi fait défaut ; mais alors il faut être sur que l'on n'aura plus besoin de recourir à des emprunts car qui voudrait prêter à un tel pays ? Cela signifierait que cet État ne pourrait plus dépenser plus qu'il ne recueille d'impôts. C'est à dire augmenter les impôts au niveau des dépenses et, ou, licencier les fonctionnaires jusqu'à atteindre le niveau des impôts. C'est faisable mais il faut gérer alors le chaos qui s'en suit : plus assez de prof, de policiers, juges...(cf situation de l'Argentine qui avait fait défaut)
Réponse de le 03/11/2012 à 22:24 :
Quels sont ces pays ?
a écrit le 03/11/2012 à 19:25 :
Vive Asselineau!
Le plus blacklisté des politiques ne cesse de le dire et de l'expliquer très clairement, l'éclatement de l'Euro est inéluctable. Il n'est pas le seul, il suffit pour cela d'arrêter de regarder le 20h00 de TF1 (et tous les autres grands médias au main de la même oligarchie) et d'aller chercher l'info ailleurs.
Bon courage à tous pour ce que cela nous réserve.
Vive la France
a écrit le 03/11/2012 à 18:45 :
Tant que nous sommes persuadé d'avoir une dette, nous serons manipulable a souhait...Tout passe par la communication...!
Réponse de le 03/11/2012 à 22:07 :
Pouvez- vous être plus explicité ? Nous avons bien une dette financière auprès de créanciers, notamment institutionnels ou étrangers, qui savent nous le rappeler lors des remboursements aux échéances. Comment pensez vous que nous sommes manipulé
Réponse de le 04/11/2012 à 14:42 :
Le fait de recevoir de la fausse monnaie, nous oblige donc de reverser un argent blanchie!? Un argent virtuel nous oblige donc, a créer de la richesse réelle pour rembourser?
a écrit le 03/11/2012 à 16:16 :
En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats atteint des sommes inimaginables.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats est devenue hors de contrôle.

Plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

1- Médaille d'or : dette publique de la Grèce : 300,807 milliards d'euros, soit 150,3 % du PIB.

2- Médaille d'argent : dette publique de l'Italie : 1982,239 milliards d'euros, soit 126,1 % du PIB.

3- Médaille de bronze : dette publique du Portugal : 198,136 milliards d'euros, soit 117,5 % du PIB.

4- Dette publique de l'Irlande : 179,718 milliards d'euros, soit 111,5 % du PIB.

5- Dette publique de la Belgique : 382,922 milliards d'euros, soit 102,5 % du PIB.

6- Dette publique de la France : 1832,599 milliards d'euros, soit 91 % du PIB.

7- Dette publique de Chypre : 14,939 milliards d'euros, soit 83,3 % du PIB.

8- Dette publique de l'Allemagne : 2169,354 milliards d'euros, soit 82,8 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-24102012-AP/FR/2-24102012-AP-FR.PDF
Réponse de le 03/11/2012 à 17:49 :
vous oubliez,les collectivites locales, et la c'est le ponpon!!!!!
Réponse de le 03/11/2012 à 20:16 :
l'oubli fatal ils viennent de creer une autre DEXIA ils sont fort !!!!!
Réponse de le 04/11/2012 à 18:25 :
Dette des USA : plus de 110% du PIB./ Dette du Japon : plus de 200% du PIB. Pourquoi se focaliser sur l'Europe ? C'est ridicule.
Réponse de le 04/11/2012 à 20:54 :
Pas faux ! La dette du Japon est détenue principalement par les japonais eux mêmes. Ce sont eux qui achètent les obligations de l'état japonais. De ce fait les financiers étrangers n'ont rien à dire !
Par contre pour les États Unis, la moindre attaque des marchés financiers me semble plus surprenante. Peut être estiment ils que les États Uni? ont la faculté de faire fonctionner la planche à billet et qu'une inflation mondiale nuirait éventuellement aux financiers eux mêmes.
Réponse de le 05/11/2012 à 12:30 :
Vous avez les champions du monde de la dette: le Royaume-uni (jusqu'en 2014) avec 900% du PIB dette privée et publique confondues. Yeah baby yeah.
a écrit le 03/11/2012 à 15:12 :
Qui va payer ? Les jeunes :o)
Réponse de le 04/11/2012 à 18:27 :
Pour sauvegarder les intérêts des retraités. Pourquoi pensez vous qu'on bloque les salaires des fonctionnaires, mais pas les retraites, qui continuent à augmenter avec l'inflation ? Pourquoi pensez vous qu'on soutient artificiellement les prix de l'immobilier ? Pourquoi pensez vous qu'on fait monter les frais d'inscription universitaires dans tant de pays ? Pour éviter de faire payer les vieux, qui ont un si fort pouvoir électoral.
Réponse de le 05/11/2012 à 1:31 :
@Oui: on bloque les salaires des fonctionnaires parce qu'ils ne produisent absolument rien. Quant aux retraités, cotise déjà tes 42 ans et reviens nous parler.
a écrit le 03/11/2012 à 13:55 :
Ahhh... lire du François Leclerc sur la Tribune!
Bien qu'il ne cultive pas les formules chocs, il aurait pu cette fois-çi ètre un peu plus explicite ;
Comme on est ds un système de monnaie-dette, il faudra toujours créer plus de dette pour payer intérets et satisfaire aux exigences comptables de la mécanique, et donc prolonger encore un peu cette cavalerie..
Ca profite à une corporation toute puissante, donc les pouvoirs publics, otages avérés, suivront leurs désidératas .. mais jusqu'à quand?
Finalement, ça n'est plus qu'une question de planning..
a écrit le 03/11/2012 à 12:10 :
Le problème de la zone euro n'est pas prêt d'être réglé bien au contraire, l'union monétaire est appelée à éclater tôt ou tard car elle ne correspond en rien à une zone monétaire optimale (et ne le sera jamais au vu des différences entre pays). Alors, certes, les dirigeants ne font que gagner du temps comme vous dites, mais les peuples eux n'en peuvent plus d'en perdre en austérité qui ne leur apporte que paupérisation et désespoir. Le sursaut des peuples sera fatal à l'UE, fin de l'histoire.
a écrit le 03/11/2012 à 11:54 :
article que je trouve pessimiste, des efforts sont faits pour diminuer le gonflement de la dette publique européenne ... peut-être arrivera t-on à réduire la dette
on a trop pris l'habitude de vouloir relancer l'économie par une baisse des impôts sans baisse des dépenses publics.. on pensait que la relance ainsi créé allait dégager des recettes supplémentaires.. mais hélas la crise de 2008 a empêché la relance et on a continué à baisser les impôts sans diminuer les dépenses d'ou l'obligation aujourd'hui notamment en France de réduire l'accroissement du déficit public

mais je ne lis nulle part que lorsque les états unis voudront réduire leurs dettes nous auront une vrai crise de la dette ...car le billet vert est partout ...et les sommes enjeux sont considérables

en fin compte c'est la dette qui crée la relance aujourd'hui ...il faudra trouver un autre moyen de relancer l'économie ...
a écrit le 03/11/2012 à 11:18 :
Pas grave la France va dans le mur vitesse grand V !
a écrit le 03/11/2012 à 10:15 :
Depuis environs 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement des pays importateurs de biens allemands (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes (Konzerne) ont très souvent été réinvestis en dehors de la Zone Euro et non pas dans les pays ou ils avaient été réalisés, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires (dont la France) et un déficit budgétaire correspondant. La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, topographie, climat, ressources et richesse naturelles (matières premières), taille du pays, mais aussi natalité, en Allemagne 1,3% (un enfant coûte cher, un adulte immigré des anciens pays de l'Europe de l'Est ne coûte rien et est immédiatement productif, surtout s'il a une bonne qualification) etc, etc.) Il nous faut d'abord comprendre cela si nous voulons trouver une solution à la crise de l'Euro. Le fait que la Zone Euro n'ait pas un budget propre comme les États-Unis der ?Internal Revenue Service, qui dépend du ministre fédéral des finances?, le Canada, la Suisse, etc. qui sont aussi des fédérations, est aussi un problème qu'il faudra résoudre si l'Union Monétaire doit survivre. En fait l'UE est réduite à une sorte de réserve pour les exportation des grosses entreprises surtout allemandes. Ceci fait que les déséquilibres sont inévitables, quoi que nous fassions. Seule solution modifier les règles de facon à arriver à des échanges équilibrés entre les pays d'Union Monétaire. Le dumping social et le dumping des salaires, imposé surtout par l'Allemagne aux pays déficitaires, est illusoire, cela revient à une course compétitive vers le moyen age ou la loi du plus fort, mais cela ne résout pas le problème.

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