L'éthique libérale et le pape François

Le pape François se veut clairement anti-libéral, au nom du respect de la personne humaine. Il a tort, voici pourquoi. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l’ESSEC

7 mn

(Crédits : DR)

 

A l'occasion de la première année de pontificat du Pape François, une des questions qui ont le plus agité les observateurs est celle des convictions économiques de ce Pape, semblant aux antipodes de celles de ses prédécesseurs. Ses positions sont clairement antilibérales, et pour être tranquillement antilibéral le Pape a annoncé qu'il n'était pas marxiste, annonce qu'on peut traduire par:  « je ne suis pas marxiste alors laissez moi être anti-libéral tranquillement ».

 Dans son schéma anti libéral, le Pape oppose de façon manichéenne d'un côté un monde « libéral », qu'il décrit comme le règne de la compétition sans autre règle que la loi du plus fort, et d'un autre côté, un monde où le gouvernement, axé sur le bien public et conscient du primat de l'humain sur la richesse, interviendrait pour corriger les inégalités et s'assurer de l'accès de chacun aux biens de première nécessité.

 L'économie de marché ne réduirait pas la pauvreté?

Pour enfoncer le clou, le Pape prétend qu'il n'a jamais vu de débordement positif du développement économique, tiré par le développement des marchés, profiter aux plus pauvres. Si son diagnostic s'appuie sur l'observation des favelas en Argentine ou au Brésil, on pourrait lui donner raison. Est-ce pour autant une preuve que l'économie de marché ne contribue pas à la réduction de la pauvreté ?

Bien au contraire. Etant donné les conditions nécessaires pour obtenir un système libéral, et le fait que ces conditions sont absentes dans la plupart des pays d'Amérique Latine, le résultat obtenu est exactement ce qui arrive en l'absence de libéralisme à savoir, pauvreté, corruption, absence d'infrastructure publique et une Eglise qui déploie des efforts colossaux pour contrebalancer, dans la limite de ses moyens, les conséquences usuelles d'un gouvernement interventionniste dans une économie non libérale.

 Les oublis du pape

A regarder de plus près, hormis dans leurs discours pour les foules, les gouvernements ont rarement les qualités que leur prête naïvement le Pape en termes de soucis des plus pauvres. Le Pape, d'ailleurs, ne cite aucun de ces fameux gouvernements centralisés qui auraient allégé effectivement la misère et il serait bien en peine vu qu'il n'y en a pas.

 Sa compréhension de la crise de 2008, supposée causée par l'idéologie de déréglementation, prête également à sourire quand on songe que les marchés financiers sont l'une des activités les plus régulées au monde. Le Pape semble oublier qu'une des causes importantes de la crise est le développement de prêts immobiliers de faible qualité en réponse à la décision du gouvernement américain de stimuler l'accès à la propriété des ménages défavorisés. La mauvaise régulation Européenne a poussé les banques à gaver leur bilan de titres de type AAA sans un contrôle strict de leur contenu, a conduit a une surexposition aux prêts immobiliers américains et a précipité l'Europe dans une crise qui a duré plus de cinq ans.

 L'économie de marché protège la liberté d'action

L'opposition du Pape au libéralisme, qu'il conçoit comme un monde sans règles, et sa position en faveur d'un interventionnisme actif de gouvernements bienveillants et compétents (vraisemblablement en lutte contre les spéculateurs, multinationales et autres accapareurs de légende) semble liée au primat de l'argent et à la négation de l'humain qui existerait dans la première société et non dans la seconde.

 Il est vrai que l'économie de marché n'affiche pas ostensiblement le primat de l'humain ; elle semble n'avoir pour objectifs que le maintien de marchés concurrentiels pour l'ensemble des biens marchands, le maintien d'une structure de concurrence à l'intérieur du pays, la mise en place du libre échange avec les pays extérieurs et l'organisation de marchés du travail et du capital flexibles.

Mais elle est particulièrement humaine, car elle protège le bien le plus important de la personne humaine qui est la liberté d'action, y compris d'action économique. En revanche, un gouvernement interventionniste et omniprésent du style Peron, Kirchner, Chavez et autres leader maximo ne sera jamais en reste d'affichages populistes variés, le bonheur du peuple et la fraternité étant souvent mis en avant. Mais au bout du chemin, on retrouve toujours les mêmes résultats : corruption, favoritisme, effondrement économique, pauvreté, et suppression des libertés dans des tentatives désespérées de garder le contrôle sur des populations révoltées.

 L'économie libérale: une vraie vision du bien commun

Contrairement à ce que semble croire le Pape, l'économie libérale requiert un Etat fort et repose sur une vision du bien commun qui est au rebours de ce qu'il croit y voir.

Le principe de l'économie de marché est de briser la puissance du grand capital en imposant une certaine dispersion des firmes et en leur imposant une pression qui les contraint à se mettre au service des consommateurs. C'est là tout le principe de la concurrence et de son fer de lance juridique et opérationnel, l' « Antitrust ».

Lorsque le capital est fragmenté,  lorsqu'il est reparti entre plusieurs entreprises, une concurrence vive renverse le rapport de force entre le capital et les consommateurs, quel que soit leur revenu. La réalisation de profits positifs est conditionnée, non plus à l'exploitation d'une rente de monopole par des corporations, mais à l'innovation et à l'efficacité. Le plus grand nombre d'individus a ainsi accès au plus grand nombre de biens, au meilleur prix possible et profite en permanence des améliorations que la recherche et l'innovation peuvent apporter. Le système se passe donc de la bonne volonté des patrons. Ils sont « domptés » et leur énergie, leur appétit de pouvoir et de puissance sont mis au service du plus grand nombre.

 La magie du système libéral

Le fonctionnement de l'économie libérale échappe donc complètement au Pape puisque celui-ci pense que les pauvres ne profiteront jamais du système car les riches ne voudront jamais partager. La magie du système libéral est qu'il profite à tous, sans avoir besoin de la bonne volonté des puissants. C'est un système qui est vertueux par lui-même et qui ne nécessite pas que ses membres aient la vertu du partage. Bien évidemment s'ils l'ont, l'ensemble fonctionne tout aussi bien.

De plus, ce système est en conformité avec la doctrine sociale de l'Eglise en ce qu'il repose sur la responsabilité individuelle et la liberté d'entreprendre. Jean Paul II, dans son encyclique, Centesimus Annus, avait bien rendu cette justice à ce système en soulignant que « il semble que, à l'intérieur de chaque pays comme dans les rapports internationaux, le marché libre soit l'instrument le plus approprié pour répartir les ressources et répondre de façon appropriée aux besoins ».

 L'accord de Doha, qui ouvre un peu les frontières, va doper la production mondiale de 700 milliards de dollars

Concernant la méfiance radicale du Pape vis-à-vis de ce qu'il appelle la théorie du ruissellement, il n'est que de rappeler l'impact que devrait avoir la signature début 2014 du Doha Round de simplification des échanges internationaux. C'est en réalité un petit pas puisqu'il ne concerne ni l'agriculture, ni les services financiers ni les droits de propriété intellectuelle. En revanche, la simple facilitation des échanges devrait dynamiser la production mondiale de 700 milliards de dollars. Cette simple évocation de ce que peut faire un accord de facilitation de la mondialisation et ses effets bénéfiques sur la pauvreté et le chômage constitue une réponse simple au pessimisme radical exprimé par le Pape à propos de l'impact de l'extension de la mondialisation et de l'ouverture des marchés. Le monde entier, à commencer par les travailleurs des pays émergents, vont en profiter.

7 mn

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Commentaires 44
à écrit le 11/07/2015 à 21:55
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Extraits d’un ouvrage qui porte en première page une lettre de Saint Jean-Paul II, signée le 9 décembre 1991 au Vatican, qui adresse « des remerciements cordiaux pour l’envoi en hommage filial de [son] livre intitulé ‘la dérive totalitaire du libéral...

à écrit le 11/07/2015 à 10:43
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Bonjour, Voilà l'apologie la plus poussée du libéralisme. C'est un tissu de contre- vérités.

à écrit le 09/02/2015 à 18:50
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Par contre ce que l'Eglise devrait prôner et c'est tout à fait dans la lignée du Christianisme c'est de lutter contre la corruption et toutes les pratiques dans le public ou le privé qui vont à l'encontre de l'éthique et de la justice sociale.

à écrit le 09/02/2015 à 18:48
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Le problème, lorsque l'on parle de l'intervention de l'Eta,t c'est que l'on suppose que ce dernier est un agent bienveillant, omniscient et omnipotent or ceci n'est pas vrai du moins pour la grande majorité des pays developpés et pour tous les pays ...

à écrit le 13/04/2014 à 14:04
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Il est pathétique de se voir servir la logorrhée néo-libérale en réponse à une vision humaniste du monde. Allez lire Boltanski et Chiapello pour avoir une vision plus réaliste du capitalisme, même si elle est critique !

à écrit le 12/04/2014 à 19:38
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Pourtant même à l'ESSEC les chiffres sont une réalité : comme le précise le Pape François, le développement des marchés a surtout contribué à accentuer le fossé entre les plus riches qui savent tirer bon parti de ces échanges et la majorité des gens ...

à écrit le 12/04/2014 à 13:54
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Ce que ces collègues écrivent, confirme avec éclat qu’entre certains économistes patentés (auxquels les médias s’ouvrent avec complaisance) et les professionnels du bonneteau, il y a peut-être un lien de parenté. Puisqu’en manipulant les uns les chif...

à écrit le 12/04/2014 à 11:03
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On dirait qu'il m'a lu... Table des matières sur 3 Mesures qui changent tout Liste des textes remis au Pape François par Marcel Yombo 20 Août 2013 01- Broglin  2011 : Présentation : 1 modèle d' Economie à changer. 02- Rôle ...

à écrit le 12/04/2014 à 10:21
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Deux obscurs, pour exister prennent le contre-pied des positions papales... pourquoi pas, je suis d'ailleurs personnellement anticlérical jusqu'au bout des ongles et n'attend qu'une seule chose l'interdiction de tous les opiums du peuple ... Tout...

à écrit le 10/04/2014 à 1:53
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Si ces gens d'une aussi absolue mauvaise foi sont professeurs, tout le monde peut devenir professeur : par exemple, ils prétendent que le marché bancaire était régulé en 2008... Mais ils n'arrivent pas à expliquer pourquoi un marché aussi régulé a pu...

à écrit le 04/04/2014 à 13:40
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Vous critiquez le Pape François dans cette apologie du libéralisme, mais votre doctrine ressemble fort à un catéchisme !!

à écrit le 03/04/2014 à 17:34
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Je pense que cet article ne cherchait pas à décrire une réalité. Il cherchait plutôt à donner bonne conscience à ceux qui se nourrissent du système grâce à leur diplôme de l'ESSEC ou d'HEC. J'espère que mes coreligionnaires vont enfin arrêter de mêle...

à écrit le 03/04/2014 à 16:33
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Je suis "scotché" par la qualité des commentaires ci-dessous. Je trouve leur niveau de réflexion supérieur à celui des auteurs de l'article... Bravo

le 04/04/2014 à 15:24
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c'est de l'ironie, évidement...

le 14/04/2014 à 11:48
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Ce qui est ironique, c'est de voir qu'en 2014, des personnes ultra-qualifiées, travaillant dans une grande école française puissent aligner autant de propos simplistes et idéologiques, dont on connaît depuis longtemps les erreurs intrinsèques. Bref, ...

à écrit le 03/04/2014 à 15:33
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Je ne pense pas que le Pape ait l'intention d'obtenir le Nobel d'économie. L'article des ces deux éminents profs de l'Essec (filiale de l'institut catholique de Paris?) est aussi utopique que le passage au communisme, imaginé par Marx et Lénine. En...

à écrit le 03/04/2014 à 8:36
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A lire l'article et les commentaires, il faut être soit libéral, soit catholique. Encore une guerre de religions. Y a-t-il des théoriciens agnostiques (ni catholiques, ni marxistes, ni libéraux, ni musulmans, etc.) de l'économie ? Si oui, il serait b...

à écrit le 02/04/2014 à 19:49
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Et dire que c’est la Catho ( l’Institut Catholique de Paris) qui a créé l’ESSEC au début du XXeme siècle pour ne pas laisser l’administration des entreprises dans les seules mains « impies » des écoles consulaires. A lire comment ces doctes profess...

à écrit le 02/04/2014 à 18:22
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L' éthique du Pape François – Réponse à l'article de Guyot et Radu Vrancéanu : Tribune 2 / 4 /14 L' Économie de marché est particulièrement humaine ? 1ère nouvelle ! Le renard libre dans un poulailler libre ! Pour le Pape, ce n'est pas la liberté...

le 07/04/2014 à 14:47
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Cela m'amuse ces gens qui répondent par suite de slogans. Surtout pour tenter de démonter une argumentation pas trop mal ficelée.

le 12/04/2014 à 10:59
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Enlevez les points d'exclamation et tout rentrera dans l'ordre ! Merci, quand même !

à écrit le 02/04/2014 à 17:58
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A l'heure où l'ESSEC crée une chaire Edgar Morin, il faut bien que l'orthodoxie la plus simpliste s'exprime par un texte prétentieux et aveuglé par l'idéologie. Il s'agit de dialogie.

à écrit le 02/04/2014 à 16:17
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"Mais elle est particulièrement humaine, car elle protège le bien le plus important de la personne humaine qui est la liberté d'action, y compris d'action économique." Le bien le plus précieux de tout humain est le fait de pouvoir (sur-)vivre. Les l...

à écrit le 02/04/2014 à 15:42
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Les auteurs tentent subrepticement l'amalgame entre la théorie et la réalité économique ( ce qu'a due condamné le Pape). Le passage le plus drôle reste lorsqu'ils défendent mordicus que le libéralisme permet la fragmentation du capital et l'antitrust...

à écrit le 02/04/2014 à 13:44
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Non seulement les propos du pape ont été déformés mais en plus les auteurs se permettent de l'insulter et prétendent même lui donner des leçons d’exégèse sur les textes ecclésiastiques alors qu'il en est le dernier auteur avec "Evangelii Gaudium" !!!...

le 02/04/2014 à 14:33
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Après l'effondrement du communisme, l'église (en grand danger d'effondrement elle aussi) se lance dans le clientélisme des miséreux et autres paresseux...

le 02/04/2014 à 16:37
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"se lance dans le clientélisme des miséreux et autres paresseux" Vous résumez bien pourquoi notre monde est invivable: des gens comme vous le rendent extrêmement dur et insoutenable. Je ne suis ni communiste, ni socialiste, ni catholique mais juste s...

à écrit le 02/04/2014 à 13:30
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Le niveau dialectique de l'ESSEC a bien baissé. Un gamin de 13 ans pourrait détruire votre argumentation en moins de 10 min de réflexion. Quand aux jugements insultants envers sa Sainteté présenté comme un imbécile qui ne comprendrait rien au fon...

à écrit le 02/04/2014 à 13:22
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Je pense que l'analyse des propos du Pape François a été mal analysée, et les arguments présentés, peu pertinents dans la mesure ou les propos du pape concerne l'observation des effets de la crise et que la défense du système ne s'applique qu'au p...

à écrit le 02/04/2014 à 12:33
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Franchement, j'espère que les étudiants de l'ESSEC reçoivent différents sons de cloche en matière d'économie et qu'ils savent prendre du recul par rapport à ce qu'on leur raconte. L'angélisme ne caractérise pas trop les nouvelles générations...

le 12/04/2014 à 10:24
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Malheureusement pour fréquenter ce type d'institution ils sont "picousés" à cette seule lecture ... Voila comment l'on forme nos élites ...

à écrit le 02/04/2014 à 12:26
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Le pape n'est pas anti-libéral, il veut montrer les limites de cette idéologie lorsqu'elle est appliquée radicalement : exclusion de certaines personnes, pillage des ressources, etc...

le 03/04/2014 à 17:43
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Le libéralisme repose sur le fait que les vices privés mènent aux vertus publiques. Cf la Fables des abeilles de Mandeville (qui est VRAIMENT une fable pour le coup). Au fait lisez Octegesima adveniens de Paul VI: §26: Aussi le chrétien qui veut v...

à écrit le 02/04/2014 à 11:58
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Incroyable comment on peut nier les faits...

à écrit le 02/04/2014 à 11:55
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Tout le monde il est beau et gentil dans ce tableau libéral et l'argent ce dieu de ruisseler sur nous tous! Sinon le bonheur par la compétitivité et vive les drogues pour tenir le rythme, les suicides au travail…que des faibles. Enfin le pillage des ...

à écrit le 02/04/2014 à 11:52
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Les auteurs de l'article semblent oublier que c'est la doctrine ultra-libérale de Hayek ou Friedmann qui est l'une des causes de la crise de 2008 et de ses conséquences. La non-intervention des Etats a été catastrophique. L'incitation aux subprimes p...

le 02/04/2014 à 17:59
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Stiglitz prix Nobel d'Economie, comme Hayek et Friedman.

à écrit le 02/04/2014 à 11:34
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C'est peut être de cela que le Pape s'inquiète et dont il n'est pas fait état dans cet article: Aujourd’hui, près de la moitié des richesses mondiales sont maintenant détenues par seulement 1% de la population. La richesse des 1% les plus riches s'...

à écrit le 02/04/2014 à 11:09
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Article intelligent qui pose une pierre dans le jardin de ceux qui croient que le Pape est parfait...

à écrit le 02/04/2014 à 11:06
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On enseigne l'utopie à l'ESSEC?

à écrit le 02/04/2014 à 10:42
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Il y a confusion entre un système économique et une philosophie. L’économie n’est pas une science mais une technique expérimentale. Explication : une science est une relation directe formelle, rigoureuse entre des éléments (exemple 1+1 ...

à écrit le 02/04/2014 à 10:31
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Le Pape comme Confucius nous demande de réfléchir aux conséquences plutôt qu' a l immédiateté . .

à écrit le 02/04/2014 à 9:43
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Vision partielle et très réductrice du pape actuel qui est d'une bien plus grande intelligence!!!

à écrit le 02/04/2014 à 9:33
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Belle rédaction... mais hors sujet. Le pape ne mène pas une croisade anti-libérale, il rappelle seulement, me semble-t-il, la place de l'humain dans une société dématérialisée qui a tendance à l'oublier. Il n'est probablement pas nécessaire d'être pr...

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