La France a tout intérêt à investir encore dans les éoliennes

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Le développement de l'éolien en Europe est une véritable opportunité pour l'industrie française, et pour l'emploi dans les territoires. Par Serge Galaup, Greenfluence

« L'intégration de plus en plus mondiale des supply chains pour des produits tels que les composants de l'industrie solaire et éolienne, par exemple, a contribué à réduire considérablement leurs coûts. » relève le nouveau rapport « Better growth, better climate : the new climate economy report » corédigé par Sir Nicholas Stern et paru à la veille du Sommet mondial sur le climat qui débute ce mardi 23 septembre à New-York.

 L'Europe, le deuxième marché mondial pour les infrastructures électriques: l'éolien en représentera une grosse part

Selon le « World Energy Investment Outlook 2014 » publié par l'Agence Internationale de l'Energie en juin dernier, l'Europe va constituer, après la Chine, le plus gros marché mondial en matière d'infrastructures électriques avec la mise en service annoncée de quelques 740 GW au cours des 20 prochaines années : les EnR devant se tailler, la part du lion avec 75% des investissements mobilisés au titre de ces nouvelles capacités de production d'ici 2035, dont la moitié pour le seul secteur éolien, avec 600 milliards de dollars (soit 470 milliards d'euros).
Face à ce défi, la France dispose d'atouts évidents, au premier rang desquels, outre pour mémoire le 2ème gisement de vent en Europe, la présence sur son territoire de tous les grands turbiniers du marché (d'abord onshore et désormais aussi offshore) et d'un réseau dense de sous-traitants industriels de qualité.

Une filière industrielle nationale engagée dans le défi du référencement européen

Dès lors, l'enjeu est de favoriser par tout moyen, dont le récent Plan industriel EnR, l'accès de l'industrie française de l'éolien au référencement européen pour contribuer ainsi depuis la France à l'édification de chaînes de valeur supranationales, via une supply chain désormais organisée à la maille continentale.
A charge à l'État de conforter les grands acteurs industriels actifs en Europe, sur la réalité de son engagement en faveur de l'éolien tant terrestre qu'en mer pour permettre le plein déploiement d'une filière déjà structurée. Sur ces bases, la filière éolienne offrira de réelles perspectives de réindustrialisation des territoires et de création d'emplois locaux notamment pour les jeunes, y compris en zone rurale.


Des emplois fixés au cœur des territoires toujours plus nombreux

Il importe aussi de rappeler qu'un emploi éolien sur trois relève d'activités hors industrie liées au développement, l'installation ou l'exploitation de parcs éoliens, toutes à fort contenu local. A titre d'exemple, les turbiniers sont à l'origine de plus d'un millier d'emplois locaux créés pour conforter progressivement leur maillage du territoire et réduire ainsi leurs coûts et délais en matière de maintenance, par le biais de plate formes logistiques d'intervention, situées au plus près des parcs éoliens en exploitation.

De même, après des années d'investissement a minima dans le réseau électrique français de distribution, la politique de travaux de renforcement et d'extension des réseaux impulsée pour accueillir les énergies renouvelables aura permis, grâce en particulier au financement soutenu des porteurs de projets éoliens, d'allier modernisation du réseau et création d'emplois locaux, tant auprès des bureaux d'études et entreprises de BTP que des gestionnaires de réseau eux-mêmes.


Pour un nouveau pacte, entre vision européenne partagée et volonté affirmée d'un Etat stratège

Ainsi à l'heure où le Conseil européen vient de choisir de s'engager, avec un nouveau cadre d'actions à 5 ans, en faveur d'une énergie « financièrement abordable, sûre et verte », la France a l'opportunité avec son projet de loi de programmation pour un nouveau modèle énergétique, de réinscrire l'éolien français dans sa trajectoire 2020, via 2 leviers complémentaires : démarrage de l'éolien en mer et relance de l'éolien terrestre.
Autant de sujets d'actualité qui seront débattus le 2 octobre prochain, lors du 5ème Colloque National Eolien 2014 de France Energie Eolienne intitulé « Solutions éoliennes », à la Grande Halle de la Villette à Paris. Puisque outre les deux conférences plénières en matinée consacrées à « l'éolien, moteur des évolutions du marché de l'énergie » et à « l'éolien au cœur des négociations climatiques », l'après-midi associera donneurs d'ordre et sous-traitants autour d'un atelier Comptoir de l'industrie (dédié aux installations offshore et aux marchés de l'O&M) et des désormais traditionnelles rencontres B2B « Eole Industrie ».

Serge Galaup
Greenfluence
Cabinet de conseil Energies & Environnement
Economie verte, Entreprises &Territoires

Autant de sujets d'actualité qui seront débattus le 2 octobre prochain, lors du 5ème Colloque National Eolien 2014 de France Energie Eolienne intitulé « Solutions éoliennes », à la Grande Halle de la Villette à Paris

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Commentaires
a écrit le 25/09/2014 à 15:32 :
Etant élu local, je peux vous dire que l'implantation de parcs éoliens est un pur déni de démocratie. Les projets sont menés en douce, à l'insu des populations - tout le monde est impacté a des kms à la ronde et personne ne peut protester contre le rouleau-compresseur politico-administratif et financier. Ca engraisse des promoteurs et des propriétaires, et la vie des habitants des alentours est gâchée, leur prix de leurs biens immobiliers, très dévalué (-20% environ) ... Mais ça, comme d'habitude, personne pour s'en émouvoir. Que pèse l'humain, que pèse l'individu face à des grands lobbys financiers ...
a écrit le 24/09/2014 à 14:35 :
L' éolien une catastrophe écologique pour la nature, les paysages, les yeux et les oreilles....avec un rendement dérisoire....
le lobby éolien nous vend que du vent....
Réponse de le 24/09/2014 à 21:51 :
L’éolien une catastrophe écologique ?
Les centrales au charbon, les centrales au fioul, centrales thermique au gaz, centrales nucléaire pour la nature, les paysages, les yeux et les oreilles sont nettement mieux ?
prix du mégawattheure (MWh) :
PR à Hinkley Point, en Angleterre : environ 112 euros
Éolien terrestre : environ 100 euros
Éolien en mer : environ 120 euros
Ferme photovoltaïque : environ 130 euros
la production d'électricité éolienne : 15,9 TWh, soit 2,9 % de la production électrique française en 2013.
De quel lobby êtes-vous ?
a écrit le 24/09/2014 à 13:45 :
Serge Galaup, co-directeur des trois sites français de Juwi EnR.Promoteur éolien, donc, a été un peu imprécis dans la rédaction du titre de son article.
"J'ai tout intérêt à investir dans les éoliennes" eût été plus correct.
Réponse de le 24/09/2014 à 14:11 :
Petite rectification, Serge Galaup n'est plus co-direteur de juwi EnR depuis 2012.
Soyez précis surtout lorsque vous demandez aux autres de l'être
a écrit le 24/09/2014 à 13:05 :
Rappel de quelques faits :
- de par decret les eoliennes sont remunerees 8,2 c€ / kWh pendant 10 ans puis entre 2.8 et 8.2 c€ en fonction de leur productivite pendant 5 ans, puis plus rien. Ce prix integre obligatoirement la provision pour demantelement (cf arrete ministeriel eolien sur le JO).
- EDF se fait payer son nucleaire ancien 4.2 c€ / kWh et en demande 5 c€ alors que la CdC estime le vrai cout a 5.6 c€ / kWh. Ce dernier prix n'integre pas le cout du creusement du CIGEO, ni la mise en norme des centrales, ni leur provision pour demantelement.
- le cout de revient du kWh EPR est soigneusement cache par EDF. On peut supposer qu'il sera plus eleve que celui obtenu pour les 2 EPR de Hinkley Point.
Réponse de le 24/09/2014 à 21:55 :
Prix du mégawattheure (MWh) :
PR à Hinkley Point, en Angleterre : environ 112 euros
Éolien terrestre : environ 100 euros
Éolien en mer : environ 120 euros
Le prix du démantèlement des centrales nucléaires n’est jamais précisé mais pourrait faire monter le prix du mégawattheure (MWh) a plus 200 euros
a écrit le 24/09/2014 à 12:57 :
Le seul "hic" le soit-disant manque de compétitivité de la France qui pousse "l’État stratège" a ne pas devoir s'engager pour ne pas enrichir nos voisins à nos dépends! Par contre la mise en place d'une TVA sociale intégrale en mettant a profit la Finance internationale pourrai faire de notre territoire un "trou noir" attirant à elle, tout ce qui gravite autour!
a écrit le 24/09/2014 à 9:39 :
Quand il dit 'France", il pense à son compte en banque. Il n'y a qu'à regarder son sourire pour s'en convaincre.
Réponse de le 24/09/2014 à 11:54 :
la grande classe ce commentaire, en surtout très intéressant
a écrit le 24/09/2014 à 9:31 :
Le lobby des éoliennes brasse du vent .....le bilan écologique des éoliennes est catastrophique.....
Réponse de le 24/09/2014 à 12:50 :
Et on attendra longtemps de quoi etayer votre argumentaire.
'Denigrez, denigrez, il en restera toujours quelque chose' comme disait Staline.
Réponse de le 24/09/2014 à 21:58 :
« le bilan écologique des éoliennes est catastrophique » ?
Ah oui, des chiffres SVP !
Les centrales au charbon, les centrales au fioul, centrales thermiques au gaz, centrales nucléaires font nettement mieux.
Expliquez ! @françois
a écrit le 24/09/2014 à 5:24 :
Brasser de l'air rapporterait maintenant...En tout cas, le gouvernement s'exerce depuis des années et ça n'a pas l'air probant.
a écrit le 24/09/2014 à 1:01 :
evitez de se foutre du monde
l'éolien est pourri avec 150 tonnes d'acier par éolienne et 70 % du temps à l'arrêt l'éolien est une escroquerie
Réponse de le 24/09/2014 à 22:05 :
Ah bon ?
Et les autres centrales sont faites en carton recyclé !?
a écrit le 23/09/2014 à 20:12 :
Les éoliennes, c'est pas les députés ? On paie pas assez pour eux :-)
a écrit le 23/09/2014 à 19:34 :
Et pourquoi l'exemplaire Allemagne et l'enviable Danemark ont l'électricité la plus chère d'Europe et sont devenus les principaux émetteurs de CO2 en quelques années ?
On parle bien du climat ou on se met à genoux devant la sainte icône de 'léolienne ?
Réponse de le 23/09/2014 à 22:53 :
D'abord parce que l'Allemagne est un pays encore industrialisé et ayant toujours un important secteur secondaire. Ce n'est pas au Royaume Uni qu'on va avoir besoin d'énergie, demain. Les banques peuvent s'éclairer à la LED.
Réponse de le 24/09/2014 à 10:09 :
C'est vrai que tout ça est sans rapport avec la construction de nouvelles centrales au charbon en Allemagne alors que celles existantes produisent déjà 1/3 de l'électricité de nos voisins...
Réponse de le 24/09/2014 à 12:56 :
L'Allemagne et de Danemark ont TOUJOURS eu une forte quantite de CO2 d'abord parce qu'ils sont industrialises, ensuite du fait de leur circulation. Le developpement des EnR y est pour tres peu. D'autant que en ce moment et le proche avenir, les solution de stockage (LiFePO4, LiMP, Li-S) se developpent agrande vitesse et grande echelle (cf Schneider Electric, SolarBattery, Leclanché...).
Quant a la France, si son electricite est moins chere c'est parce que son prix est fixe sans logique par le politique (Cf Segolene) et que les couts caches du nuke sont encore non integres dans le vrais prix de l'elctricite. Le jours ou faudra payer pour le CIGEO et le demantelement des centrales, ca fera tres mal car tout arrivera en meme temps.
Réponse de le 24/09/2014 à 22:30 :
Vous avez déjà oublié que 80 % de la production de l’électricité en France sont produits par le nucléaire ?
Et que l’Allemagne produit est électricité par des centrales terriblement polluantes
166,3 Mt (89,7 %) pour la production d'électricité par le lignite et charbon.
Vous revenez du foret amazonien ? Vous êtes resté depuis 40 ans ?
Renseignez –vous ! @ lancieux
a écrit le 23/09/2014 à 19:32 :
@incredule 50
Par définition, l'éolien industriel multiplie les lignes HT et THT. C'est le "foisonnement", rendu obligatoire par les aléas et l'intermittence et l'obligation de priorité à cette électricité chère et de mauvaise qualité.
quant au stockage, c'est une plaisanterie qui dure depuis Benjamin Franklin...
Réponse de le 23/09/2014 à 22:55 :
C'est faux, le stockage est une réalité quotidienne avec les STEPS. Nos barrages et les barrages des Alpes auraient bien moins d'intérêt sans ces sources d'énergie renouvelable.
Réponse de le 24/09/2014 à 10:07 :
C'est sûr, les STEP se multiplient comme des petits pains (Cf. les projets abandonnés en Allemagne) et avant les éoliennes on ne savait que faire de l'électricité issue de nos barrages.
a écrit le 23/09/2014 à 19:28 :
Pour remplacer deux réacteurs de Fessenheim, il suffirait de planter une éolienne tous les 350 mètres entre Brest et Sarreguemines.
C'est ça, la productivité !
Réponse de le 23/09/2014 à 22:56 :
Rapporté à un champ d'éoliennes offshore, ce n'est pas beaucoup.
Réponse de le 24/09/2014 à 22:40 :
Grenelle de l'environnement (23 % d'énergie renouvelable en 2020 et 25 000 MW de puissance éolienne installée à cette date, dont au moins 6 000 MW offshore avant 2020)
Pour la Centrale nucléaire de Fessenheim 2 x 900 MW
Ou est le problème ? @ lancieux
a écrit le 23/09/2014 à 19:05 :
La durée de vie des éoliennes est largement surestimées ! Ca change totalement le prix de l'électricité...
Réponse de le 23/09/2014 à 22:56 :
Comment le savez-vous ? Vous lisez dans le marc de café ou bien vous avez une étude précise à rapporter ?
Réponse de le 24/09/2014 à 22:46 :
les éoliennes vieillissent bien: celles construites dans les années 1990 fournissent toujours 19 ans après leur mise en service 75% de leur production, ce qui dément leur obsolescence supposée.
a écrit le 23/09/2014 à 18:48 :
L'éolien terrestre est intermittent et donc non rentable par nature. Les seules technologies qui sont écologiques et à terme rentables sont éoliennes en mer, les hydroliennes et les usines à vagues.
Réponse de le 23/09/2014 à 22:59 :
Il n'y a pas de relation logique entre le fait que ce soit intermittent et le fait que ce ne soit pas rentable. Une usine marémotrice est intermittente. Une ferme solaire est intermittente. Une centrale nucléaire est intermittente (surtout si elle est belge ou japonaise). Cela ne les empêche pas de dégager des profits.
Réponse de le 24/09/2014 à 10:10 :
C'est sûr qu'avec de l'électricité rachetée à prix d'or garanti sur 20 ans, les éoliennes sont rentables pour les investisseurs et ruineuses pour les consommateurs.
a écrit le 23/09/2014 à 18:45 :
Le KWH éolien coûte combien? Qui sont les fabricants exactement? Le CO2 est-il responsable du changement climatique ( pas selon de nombreux scientifiques qui éditent dans la revue Nature ). Bref, les déclarations tonitruantes du GIEC servent à qui exactement? Tout cela sent le lobby industriel à plein nez. Qu'on nous prouve le contraire !!!!
a écrit le 23/09/2014 à 18:26 :
la france n'a aucun interet a investir dedans vu que le consommateur ne veut pas payer; les atermoiements permanents concernant le prix de l'electricite n'est qu'une pantalonnade de plus... sinon il reste ' les investissements pas rentables et finances par personne via eurobonds', je sais
Réponse de le 23/09/2014 à 23:00 :
Je vous parie que le consommateur continuera à payer même quand son électricité lui coûtera deux fois plus cher. Il a déjà commencé avec les carburants.
a écrit le 23/09/2014 à 17:29 :
je croyais que l'eolien était une blague qui ne marchait qu'à coup de subventions pour des rendements minables . Mr galaup est-il impartial ?
Réponse de le 23/09/2014 à 17:45 :
L'éolien se développe dans plus de 169 pays au monde, remporte des appels d'offres face aux énergies les moins chères en Amérique latine notamment et n'est pas subventionné dans de nombreux pays (Turquie etc). Le taux de croissance est encore attendu de +7% / an en moyenne au cours des seules 10 prochaines années selon une compilation de plusieurs rapports. Le rendement est variable selon les sites mais peut être supérieur au nucléaire (qui est très exothermique) dans les sites venteux qui sont nombreux. Donc pas une blague mais une réalité.
Réponse de le 23/09/2014 à 17:49 :
L'éolien se développe dans plus de 169 pays au monde, remporte des appels d'offres face aux énergies les moins chères en Amérique latine notamment et n'est pas subventionné dans de nombreux pays (Turquie etc). Le taux de croissance est encore attendu de +7% / an en moyenne au cours des seules 10 prochaines années selon une compilation de plusieurs rapports. Le rendement est variable selon les sites mais peut être supérieur au nucléaire (qui est très exothermique) dans les sites venteux qui sont nombreux.
Réponse de le 24/09/2014 à 1:16 :
C'est pas difficile de se dire plus rentable que le nucléaire vu qu'on ne connait pas le coût du nucléaire (Démantèlement ? Stockage ? Flicage des installations ?)
a écrit le 23/09/2014 à 16:57 :
Technologie complémentaire aux énergies intermittentes : La Batterie Metal Liquide = bon marché, modulaire, fiable, facile à opérer, avec une excellent durée de vie (objectif de 98% de capacité après 10,000 cycles complets de charge/décharge) et une maintenance légère. Par exemple Ambri (partenaire de Total) est en mesure d’annoncer son premier prototype commercial pour 2015. Production à plein régime de la première usine fin 2016, avec 130 MWh par an.
Réponse de le 23/09/2014 à 17:07 :
Quel est le rapport avec les éoliennes ???
Réponse de le 23/09/2014 à 17:25 :
Cà permet le stockage et la régulation à bas prix des énergies dont le solaire et l'éolien intermittents, quand il y en a trop ou pas assez. Donc çà résoud l'intermittence et répond à de nombreux problèmes.
Réponse de le 23/09/2014 à 17:27 :
Cà permet le stockage et la régulation à bas prix des énergies dont le solaire et l'éolien intermittents, quand il y en a trop ou pas assez. Donc çà résoud l'intermittence et répond à de nombreux problèmes.
Réponse de le 24/09/2014 à 11:58 :
qui dit énergie intermittente, dit stockage pour assurer une stabilité au système et une rentabilité meilleure, merci de le rappeler
a écrit le 23/09/2014 à 16:49 :
A noter projet européen intéressant : SUPRAPOWER = un générateur supraconducteur contribue à réaliser d'importantes économies d'énergie et de matières premières, ainsi qu'à prolonger la durée de vie de la turbine. Le remplacement des éoliennes classiques par celles à base de supraconducteurs permettra d'abaisser jusqu'à trois fois leur taille et leur poids. Cela impactera également toute la structure de support et entraînera in fine une baisse des coûts. Les coûts de construction de telles éoliennes devraient ainsi être réduits de 30%. Les chercheurs se concentrent actuellement sur le développement d'un cryostat rotatif (instrument permettant d'obtenir des températures cryogéniques par l'utilisation de l'inertie thermique d'un liquide très froid), afin de refroidir les supraconducteur jusqu'à des températures inférieures à 253 °C. Il s'agit en effet de la limite de température sous laquelle on n'observe plus l'effet de résistance des supraconducteurs et où l'électricité peut donc être produite sans pertes.
a écrit le 23/09/2014 à 16:40 :
Tout à fait d'accord avec vous M. Galaup sauf sur un détail. Ce n'est pas la France (c'est à dire nos impôts) qui doit financer les industriels privés sur 20 ans. Ce sont eux qui doivent investir s'ils pensent que ce marché est prometteur, que les éoliennes sont capables de produire de l'électricité à bas coût ou que des innovations (lesquelles?) pourraient faire baisser le coût actuel.
Réponse de le 23/09/2014 à 17:00 :
L'éolien terrestre a un prix de rachat plus bas qu'un EPR... et pendant 10 ans, ensuite le tarif de rachat peut baisser en dessous de nos vieilles centrales nucléaire.
Réponse de le 23/09/2014 à 19:08 :
Parfait, vous confirmez ce que je dis. Puisque les éoliennes sont si concurentielles, plus besoin de tarifs de rachat garantis sur 20 ans financés sur le dos des consommateurs/contribuables. Au contraire, il faut taxer ces éoliennes, pour qu'elles nous rapportent 2 milliards par an comme EDF... A les dangers du double discours des promoteures de l'éolien, à la fois 'rentable" et pourtant désireux de continuer à faire des affaires bien tranquilles avec des bénéfices garantis.
Réponse de le 24/09/2014 à 13:00 :
Exact Albert, vous direz donc cela a EDF qui vient d'obtenir en R-U de se faire payer 9.5 c€/kWh son electricite pendant 35 ans, contre 8.2 c€ / kWh pendant 15 ans pour les eoliennes.
De meme vous irez demander que le kWh d'origine gaz/charbon/fioul integre une vrai taxe carbone ET que le kWh nuke integre le cout de demantelement des centrales et le creusement du CIGEO, plus personne ne pourra alors defendre que le nuke est bon marché.
A les dangers de l'intox des pro-nuke....
a écrit le 23/09/2014 à 16:12 :
pour défigurer la France, c'est certain
Réponse de le 23/09/2014 à 17:06 :
je trouve les éoliennes moins laides que les caténaires qui tiennent les lignes à très haute tension...
Question de goût...
Je trouve qu'on devrait demander aux français quelle énergie verte ils veulent subventionner, le choix ayant un impact direct sur la facture EDF : vous ne voulez pas d'éoliennes, vous payez la subvention pour les panneaux solaires. C'est plus cher mais c'est un choix...
Réponse de le 23/09/2014 à 17:38 :
@ Incrédule50 : attention au fait que l'énergie ne se trouve pas forcément où se trouvent les financements et choix des clients ! Voir article de la Tribune "L'Europe de l'énergie attendra encore" = Les éoliennes là où les subventions sont les plus élevées, et non là où le vent souffle. Les actions en ordre dispersé ont conduit à l'installation des éoliennes et des panneaux solaires où les subventions sont les plus élevées et non là où le vent souffle et le soleil brille le plus. L'Allemagne compte ainsi cinq fois plus de surface de panneaux solaires que l'Espagne ou la Grèce et la puissance éolienne installée en Espagne est plus de deux fois supérieure à celle du Royaume-Uni. Cette mauvaise localisation des installations rend l'atteinte de l'objectif commun des 20% en 2020 beaucoup plus coûteuses que si elle avait été guidée par la répartition de l'ensoleillement et des vents sur l'ensemble du territoire européen ! Si beaucoup de gens du Nord choisissent de payer la subvention pour le solaire et dans le sud l'éolien = problème d'efficacité ;o)
Réponse de le 23/09/2014 à 18:28 :
Perso selon l'endroit où elles sont positionnées, je ne trouve pas que ça enlaidit plus ou moins nos paysage qu'autre chose, genre pylone haute tension ou château d'eau par exemple. De toute façon c'est un choix, je préfère le décor d'éoliennes que d'une centrale nucléaire ou thermique (sans être contre le nucléaire personnellement, je précise)
Réponse de le 23/09/2014 à 22:50 :
Si elles gênent trop, il faut les enterrer, le paysage sera intact.
Il y a des endroits où c'est pas gênant, points hauts inhabités, rochers, ...
Parait qu'elles perturbent les radars de toute sorte, et que certains envisagent des modèles furtifs...
Réponse de le 23/09/2014 à 23:05 :
Un pays dont chaque entrée de ville comporte un Decathlon, un Macdo, un Carrefour, un Leclerc, un Flunch, un Buffalo Grill, un Leroy Merlin... et une pancarte de dix mètres sur douze tous les 150 mètres pour dire où ils sont et qui a peur d'être défiguré ?

La bonne blague...
Réponse de le 24/09/2014 à 12:01 :
moi je les trouve belles, esthétiques, c'est en effet une question de goût, le voir me rassure sur notre capacité à inventer un mix énergétique de demain
Réponse de le 24/09/2014 à 22:17 :
Parce que les centrales au charbon, les centrales au fioul, centrales thermiques au gaz, centrales nucléaires sont tellement plus belles ?

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