A l'Est de l'Ukraine, un point de non retour ?

Un compromis est encore possible en Ukraine, qui éviterait la sortie du Donbass du territoire ukrainien. Par Marc Meillassoux, journaliste indépendant, @MarcMeillassoux

10 mn

(Crédits : DR)

Malgré une situation encore très fragile dans l'Est du pays, les « séparatistes » et derrière probablement la Russie sortent gagnants de la bataille du Donbass. Une grande partie des populations des zones occupées ne veulent plus entendre parler de l'Ukraine.
Quand on interroge les habitants du Donbass, où forces séparatistes et loyalistes s'affrontent encore en dépit d'un « cessez-le-feu » jamais respecté, ils citent généralement trois sentiments : la crainte, la colère et l'espoir. A Marioupol, la crainte : celle de voir le retour des combats après les événements tragiques du mois de mai, alors que les forces anti-gouvernementales sont toujours à quelques encablures de la ville.

A Donetsk, la colère : particulièrement dans les quartiers nord, pris en otage des combats entre forces loyalistes et gouvernementales et pilonnés par cette dernière - quartiers Kalininsky, Kirovsky et Kivski. A Slaviansk, l'espoir : celui d'un retour à la vie normale, après des semaines de blocus, de pénuries, d'exactions et de représailles des deux camps. La capitale régionale, Donetsk, est une ville fantôme : sur la grande avenue Artem, généralement connue pour ses embouteillages, quelques rares voitures, surtout de séparatistes déferlant à tombeau ouvert, feux clignotants allumés.

La moitié des habitants de Donetsk déplacés

 On estime généralement à 500 000, soit la moitié des habitants de Donetsk, le nombre de déplacés. Les locaux - pas toujours très mesurés sur la question - évoquent davantage 70, voire 80%. L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés dénombre 400 000 réfugiés déclarés du Donbass. A l'ambassade de France à Kiev on parle carrément de six à sept millions de personnes sur les huit millions de la région. Dans le nord de la ville, de nombreuses usines, comme l'usine de pain de Zasiadka, sa mine de charbon et les infrastructures de gaz ont été bombardées. Les immeubles résidentiels montrent des trous béants. Début septembre, le petit marché de la rue recevait une salve, où huit civils périssaient dans les projections d'éclats de métaux. Les murs criblés de trous de diamètre allant de la taille d'une bille à celle d'une balle de hand conservent les traces.

Des morts, surtout civils

On estime aujourd'hui à 2700 le nombre de morts dans le conflit. Principalement des civils, quasi-exclusivement du Donbass. Des chiffres proches de l'opération « Bordure protectrice » à Gaza, pour laquelle beaucoup se sont émus. Si comparaison n'est pas raison, on peut toutefois se demander pourquoi les Ukrainiens de l'Est ne mérite pas pareille empathie. Les formules laconiques des dirigeants occidentaux et les tournures alambiquées de nombreux commentateurs contrastent avec les indignations des évènements non moins tragiques du Maïdan, quand plus de 80 civils avaient perdu la vie en février. A part les rapports des quelques journalistes sur place, la plupart des commentaires ont grandement éludé la question des victimes de cette crise.


Une région légalement ukrainienne mais culturellement russe

Il y a une réalité qui s'impose quand on voyage dans le Donbass et particulièrement dans les territoires revendiqués par la République Populaire de Donetsk (RPD) : cette région légalement ukrainienne est culturellement russe. Pas seulement russophone ou russophile, mais profondément empreinte de culture russe. Cela ne justifierait en rien une annexion par le voisin russe mais appelle une lecture particulière des événements. Historiquement le Donbass, « Bassin du Don », est partagée entre l'Ukraine (« Oblast » ou région de Donetsk et Lougansk) et la Russie, (Oblast de Rostov).

L'unique langue parlée est le russe - peu connaissent l'ukrainien et personne ne l'utilise, la maîtrise de l'anglais tient de l'exception-, les croix et églises orthodoxes sont omniprésentes, tous revendiquent de la famille de l'autre côté de la frontière russe et une large partie se définit comme « russe ». De nombreux réfugiés ont d'ailleurs franchi la frontière à l'approche de la « bataille de Donetsk ».

 Économiquement tournée vers la Russie

Économiquement, le Donbass est également tourné vers la Russie, notamment son industrie lourde et minière (charbon), maillon de la chaîne de production soviétique de l'époque et russe d'aujourd'hui, et l'industrie plus haute gamme apparue depuis les années 2000, comme le laminage de précision. Cette région de l'Ukraine partage également des normes de production spécifiques, différentes des normes européennes. Les six régions de l'Est (sur 24 au total) représentent 54% des exportations du pays, contre seulement 26% des importations.

Ces exportations étant à 80% dirigées vers la Communauté des Etats Indépendants (CEI, (1)). L'Oblast de Donetsk est également la plus riche région d'Ukraine - hormis la seule ville de Kiev - avec un salaire moyen de 3500 à 3900 UAH, contre un salaire moyen compris entre 2300 et 2900 pour les neuf régions de l'Ouest du pays (2), (3). Ces données macro-économiques ont leur importance, car dans la population, la ponction fiscale par Kiev des richesses produites par la région est un des motifs fréquemment cités pour soutenir les séparatistes ou du moins une plus grande autonomie de la région. Il est toutefois hasardeux d'établir que le solde impôts-subventions est véritablement désavantageux pour la région, les habitants du Donbass percevant également d'importantes aides sociales de Kiev.


A Donetsk, l'arbitraire règne mais les populations suivent

La légitimité des séparatistes et l'adhésion d'une grande partie de la population à leur bannière est une question complexe. Si certains séparatistes sont d'honnêtes gens prêts à sacrifier leur vie pour une cause qu'ils croient sincèrement juste, d'autres sont des demi-bandits, qui terrorisent les populations soupçonnées de trahison et abusent sans vergogne de l'autorité de leurs Kalachnikovs. Personne ne peut nier le sentiment d'arbitraire qui règne dans la capitale du Donbass. Pour autant, les séparatistes bénéficient d'un soutien palpable de la base, que les conditions rocambolesques du vote sur l'indépendance des régions de Donetsk et Lougansk n'ont pas permis de quantifier de manière objective.

L'interdiction du russe dans les régions ukrainiennes, vécue comme une négation de leur culture

Les raisons de cette adhésion sont de plusieurs ordres. La loi qui visait à interdire le russe dans l'ensemble des Oblasts (régions ukrainiennes) a évidemment été vécue comme une négation autoritaire de leur culture. L'épisode de la Maison des Syndicats d'Odessa (au moins quarante pro-russes avaient péri dans les flammes du bâtiment après de violents incidents avec des pro-ukrainiens, notamment les extrémistes de Pravyi Sektor) a également créer un marqueur dans la tête des populations russophiles.


« Notre gouvernement nous bombarde »

Il y a sûrement du fantasme chez les nombreux habitants qui qualifient de « fascistes » ou de « bandera » (en référence au nationaliste ukrainien Stepan Bandera) l'exécutif ukrainien. On reste toutefois effaré à la vue du « Wolfsengel » (symbole nazi) qu'arborent certaines milices loyalistes comme le bataillon Azov à Marioupol, auxiliaires de l'armée régulière. Les bombardements massifs, au mépris des populations civiles ont également eu raison de nombreux sceptiques, voire de pro-Maïdan. Aujourd'hui, beaucoup d'Ukrainiens de l'Est répètent en substance ceci : « nous ne nous reconnaissons plus dans cet Etat ukrainien qui nous bombarde, nous avons atteint le point de non-retour ». Vouloir réduire la volonté d'auto-détermination de certaines de ces populations à un simple « lavage de cerveau » de la propagande russe -comme on l'entend régulièrement - revient à éluder des réalités plus complexes.

La logique infernale de la guerre

La logique infernale de la guerre, où chaque camp justifie ses horreurs par celles des autres, a fait le reste. Il faudra arriver un jour à établir clairement les responsabilités de chacun dans l'escalade. Si Poutine en a certainement sa part, notamment dans l'envoi très probable de matériel et de troupes dans l'Est ukrainien (4), l'exécutif ukrainien et les diplomaties occidentales n'en sont pas exonérés pour autant. La démarche d'association de l'UE avec l'Ukraine sans concertation avec la Russie, la rhétorique souvent manichéenne et parfois belliqueuse des chancelleries occidentales et les sanctions discutables à l'égard de la Russie obligent à s'interroger. La stratégie du nouveau pouvoir en place de vouloir répondre par les armes à un soulèvement populaire, fut-il non-représentatif et soutenu par une puissance étrangère, pose également question.


Manichéisme à l'Ouest

La reprise en boucle du discours dominant par certains commentateurs - exonération faite des journalistes sur place - a également créé une polarisation extrême empêchant tout débat d'idées serein. (5)

La différence de perception d'une Ioulia Timochenko, ancienne premier ministre et figure de la révolution orange, entre l'Ukraine et la France (ou l'Allemagne) est à ce titre édifiant. Considérée comme « traître » par une grande partie des Ukrainiens (particulièrement du Maïdan) pour son deal passé avec Poutine à l'approche des élections de 2009 (le doublement du prix du gaz (6)), beaucoup la tiennent ici pour une des responsables de la crise. On est loin des portraits exaltés de certains titres français et allemands. Plus généralement, la perception du public occidental sur de nombreux aspects de cette crise tranche avec l'opinion ukrainienne, qu'elle soit pro-russe ou pro-Maïdan.

Une hostilité à l'égard de Poutine

Aujourd'hui, la réalité du terrain est complexe: il existe en Ukraine une hostilité - parfois une haine - à l'encontre de Vladimir Poutine et du système oligarchique corrompu hérité de l'URSS, auquel lui et la Russie sont désormais associés. Réduire cet élan partagé par une large partie du pays à un mouvement « fasciste », comme le fait le camp russe, est malhonnête. Les aspirations d'une autre partie du peuple ukrainien - de plus d'autonomie voire d'indépendance à l'Est - posent de vraies questions aux Etats-Nations, notamment occidentaux.

La panique provoquée par le référendum écossais en témoigne. Les balayer d'un revers de la main en taxant de « terroristes » les séparatistes et en accusant Poutine de vouloir rééditer un « Anschluss » est pourtant simpliste. Leurs revendications auraient peut-être dû être prises avec autant de sérieux que celles du Maïdan et une plus grande autonomie accordée à ces régions aurait sûrement pu éviter cette guerre. A l'approche de l'hiver et des premières vagues de froid, les séparatistes -appuyés par Moscou et son arme gazière - semblent en passe de gagner la partie.

Un compromis est encore possible

Reste aujourd'hui à trouver une sortie par le haut. Elle passera obligatoirement par une lecture apaisée du conflit, dans sa complexité. Le renoncement de l'Ukraine à l'OTAN est un premier message fort à destination de la Russie, qui se sent menacée à sa frontière dans une période de regain de tension avec les Etats-Unis (épisodes irakiens, géorgiens, libyens et syrien). Elle va dans le sens de la promesse - non respectée -, de Reagan à Gorbatchev à la chute de l'URSS, de ne pas intégrer les anciens pays satellites à l'Alliance atlantique (7). Le jusqu'au-boutisme des différentes parties a mené à une impasse politique qui a déjà coûté la vie de 2700 personnes.

La première priorité serait d'en finir avec un discours simpliste qui voudrait faire croire à l'invasion prochaine des Pays baltes et de la Pologne par Vladimir Poutine. Une solution intermédiaire, évitant la sortie du Donbass du territoire ukrainien, est encore envisageable. Elle passera par un compromis subtil, la définition d'une diplomatie occidentale ferme mais raisonnée et l'arrêt effectif des hostilités, dont les premières victimes sont, encore une fois, les populations locales.

(1) Azerbaïdjan, Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizistan, Moldavie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Mongolie (État observateur)
(2) State Statistic Service of Ukraine FY 2013
(3) 17 UAH ~= 1 euro,
(4) Les éléments qui accréditent l'intervention de soldats russes en Ukraine par Benoît Vitkine LE MONDE, 28 août 2014
(5) Médias français en campagne ukrainienne, LE MONDE DIPLOMATIQUE par Mathias Reymond, août 2014
(6) Exactly what is a fair price for Ukraine to pay for Russian gas? Par Ben Aris Business New Europe, 16 juin 2014
(7) Hongrie, Pologne, République tchèque (1999), Estonie, Lettonie, Lituanie, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie (2004).

10 mn

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Commentaires 59
à écrit le 29/09/2014 à 22:39
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Il faut parler de l'agression russe en Ukraine et la ménace de l'idéologie du monde russe pour l'Europe.

le 08/10/2014 à 14:47
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vous avez le monde, libération, le nouvel obs et toute la soi-disant presse de "gauche" qui fait du Poutine-bashing à longueur d'articles pour ça

à écrit le 28/09/2014 à 18:51
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les pais Baltes ont eu aussi l`heritage sovietique. si tu veux trouver le coupable regarde dans le miroire.

à écrit le 27/09/2014 à 16:47
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Excellent article. En dehors d'Hubert Védrine, ancien Ministre des Affaires Etrangères, dont les prises de position sont justes et mesurés, faisant appel à une solide culture du monde slave, pour le reste des médias français ou occidentaux, zéro poi...

à écrit le 27/09/2014 à 15:33
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Déjà méritoire.. Mais on reste quand même sur sa faim (quand on a suivi de près les développements de la crise depuis novembre 2013). Notamment sur la question, toujours aussi mal documentée, de la présence (avérée ou fantasmée ?) de soldats-combatta...

le 28/09/2014 à 11:20
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Je me permets de vous répondre sur les certains aspects que je connais. Il y a des volontaires russes nombreux, de l’ordre de quelques milliers (russes, cela veut dire les citoyens de la Russie, ethniquement il y a des russes et des ukrainiens des de...

à écrit le 27/09/2014 à 0:41
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Globalement l’article est correct et honnête, et je remercie l’auteur. Il est intéressant pourquoi si peu de journalistes ont essayés d’entrer dans les détails du conflit comme Mr. Meillassoux l’a fait. Quelques petites critiques ou remarques : 1. 2....

à écrit le 26/09/2014 à 18:11
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Très bon article, mais je ne retiendrai que les faits liés à la complexité de la réalité du terrain :culture Russe au delà de la "Russophonie", exactions commises non seulement par les séparatistes mais aussi par le gouvernement de Kiev... Mainten...

le 26/09/2014 à 23:40
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@Plussss : Désolé, mais 1. Concernant la Tchétchénie, ce que vous dites, c’est tout simplement faux. La deuxième guerre en Tchétchénie, qui a eu lieu sous le règne de Poutine, a été moins sanglante par rapport à la première. 2. Le grand nombre des vi...

le 27/09/2014 à 9:20
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Tchétchénie c'est bien moins que l'Irak...quand à l'avion vous avez des preuves ? Jusqu'à présent même les hollandais ont des doutes ....et pensent plus à la culpabilité ukrainienne ....vous êtes bien gentil avec les néonazis je trouve...

à écrit le 26/09/2014 à 13:51
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En pratique la langue russe est maintenant interdite en Ukraine de l'Ouest. Les chaines de télévision et le journaux en langue russe ne sont plus diffusés. L'ukrainien est devenue la seule langue obligatoire dans les écoles même pour ceux qui ne parl...

à écrit le 26/09/2014 à 13:06
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bravo enfin un article avisé

à écrit le 26/09/2014 à 12:27
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Enfin un article pertinent, détaillé, argumenté et qui présente parfaitement la situation dans l'est de l'Ukraine!

à écrit le 26/09/2014 à 12:12
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la majorité silencieuse a fuit trop facile pour poutine ^^

à écrit le 26/09/2014 à 11:46
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Légalement Ukrénien et Culturellement Russe a-t-il dit? Et quand et comment les limites ont été tracées de cette façon à créer la confusion, je pense qu'il faut revenir à l'origine

le 26/09/2014 à 23:45
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Pour revenir à l'origine il faut laisser à l'Ukraine à peu près 10% de son territoire et la séparer en deux. C'est une blague, mais basé sur la vérité historique. 90% du territoire de l'Ukraine actuelle, ce sont des cadeaux des rois russes ou des bol...

à écrit le 26/09/2014 à 11:43
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Après avoir lu pour une fois un article sur l'Ukraine à la fois objectif et équilibré, il est usant de parcourir les commentaires russophobes. Nombreux sont les lessivés du cerveau par la propagande atlantiste.

le 26/09/2014 à 20:26
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Exact, malheureusement...

à écrit le 26/09/2014 à 10:20
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Il n'y a jamais eu de loi "La loi qui visait à interdire le russe dans l'ensemble des Oblasts"!! Il y a eu la loi loi déclarant l'ukrainien langue officielle!! C'est -à-dire, on remplit les papiers officiels en ukrainien mais on a le droit de parler ...

le 26/09/2014 à 13:38
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Au moins l'article est pertinent!

le 26/09/2014 à 23:50
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@Lili: Il y a eu un projet de la loi sur l'abolissement des langues régionales, dont le russe, qui est en réalité la langue principale de 75% de l'Ukraine (et 95% à l'Est de l'Ukraine). Avec telle proportion ne pas avoir un statut officiel pour la la...

à écrit le 26/09/2014 à 1:53
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Poutine a réduit les dépenses de santé et d'éducation en Russie, par contre il utilise le budget pour aider ses amis milliardaires dont Rotenberg à qui des villas en Italie ont été saisies.

le 29/09/2014 à 17:49
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Les 4 “Priorités Nationales” qui ont été définies par V. Poutine sont : Santé, Éducation, Logement et intégration agro-industrielle. La reprise d'une natalité positive en 2013 permet de l'attester. C'est donc assez contradictoire avec ce que vous aff...

à écrit le 25/09/2014 à 23:48
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Il a pris faits et causes pour une minorité de la population du Donbass qui est pro Russes , l'autre partie de la population pour l'Ukraine a fui . On ne peut pas dire que l'avis de ce journaliste reflète ce que pense la population originaire de cett...

le 26/09/2014 à 23:55
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Faux. La plupart de la population a fuit en Russie (pas uniquement évidemment). La majorité a voté contre l'Ukraine lors des référendums (vous pouvez les appeler bidons, mais les locaux-loyalistes ne disaient qu'ils étaient minoritaires. La raison es...

à écrit le 25/09/2014 à 23:41
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Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de Moscou pour une marche en faveur de la paix en Ukraine et pour protester contre le rôle imputé au Kremlin dans la guerre qui secoue l'est du pays. Une colonne de manifestants comprenant ...

le 27/09/2014 à 0:00
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Oui, 5.000 personnes selon la police, plutôt 8.000-10.000, si on prend les chiffres des participants honnêtes, dans une agglomération de 25-30 mln. habitants, dont plusieurs centaines milliers des ukrainiens.

à écrit le 25/09/2014 à 23:40
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L'invasion de Poutine a seulement fait une pause en Ukraine, il n'en restera pas là et nous le verrons prochainement. Scénario classique des invasions russes.

à écrit le 25/09/2014 à 19:32
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Merci monsieur. Je suis étonné de lire un article qui ne soit pas débordant de haines à l'égard de la Russie et ses représentants ou sa politique. Un peu d'objectivité auparavant dans l'énoncé des faits aurait surement permis de réduire le nombre de ...

à écrit le 25/09/2014 à 18:47
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Enfin un vrai journaliste , il ne doit pas être de gauche mais vraiment indépendant . Bravo et ne perdez pas votre âme , vous savez dans ce monde ce n'est pas facile.

à écrit le 25/09/2014 à 18:43
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Merci pour cette analyse que je juge objective et que je désespérais lire dans un journal français!...MEDIAPART excepté. Pourquoi ne veut on pas comprendre que l'OTAN, qui n'a plus de raison d’être , s’évertue a provoquer la Russie justement pour e...

le 25/09/2014 à 23:37
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L'OTAN a toutes les raisons d'être, c'est bien Poutine dictateur en place depuis plus de 15 ans qui a envahi la Géorgie, la Crimée, l'Ukraine. Et qui collabore avec le Vénézuela, Cuba etc. La Pologne commande des avions de chasse en fonctions de crit...

à écrit le 25/09/2014 à 16:53
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L'invasion va se faire en plusieurs étapes, là ce n'est qu'une pause. Marc Meillassoux devrait se référer à la stratégie de Poutine en Géorgie notamment ou lors d'autres invasions des russes. On fait un pas, on tente de se faire oublier, on refait un...

à écrit le 25/09/2014 à 16:39
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Cette lecture de ce qui se passe en Ukraine montre plutôt un journaliste honnête homme, faisant une analyse aussi naïve que sincère. C'est bien d'entendre la vérité culturelle russe sur le Donbas et son refus de Poutine. L'agression russe de toutes s...

le 25/09/2014 à 16:47
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Bien dit en effet.

le 26/09/2014 à 13:49
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titi tu es dans une confusion totale as tu déjà vécu dans les pays du tiers monde? Tu penses que ton pays et ton gouvernement, ne font pas la même chose que Poutine? C'est plutôt toi qui fait preuve de naïveté.

le 29/09/2014 à 17:54
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Pure propagande. Si vous reconnaissez à l'Ukraine le droit de choisir ses alliances, pourquoi déniez-vous à La Novorussie son droit à l'indépendance ? Si 20 % de la population Ukrainienne ne veut pas rallier l'UE, pourquoi la forcer ? Est-ce cela la...

à écrit le 25/09/2014 à 16:21
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Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de Moscou pour une marche en faveur de la paix en Ukraine et pour protester contre le rôle imputé au Kremlin dans la guerre qui secoue l'est du pays. Une colonne de manifestants comprenant ...

le 25/09/2014 à 16:34
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ils étaient en vérité, menés par un agitateur Boris Nemtsov connu anti Poutine et très ami des oligarches que le président russe a viré de Russie pour activité mafieuse. Cela rappelle les ridicules troubles organisés à Moscou par Kasparov, un autre...

le 25/09/2014 à 16:45
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5000 c'est le chiffre de la police russe pro-Poutine donc plus de 10.000, moyenne entre les chiffres des organisateurs et la police doit être plus réaliste. Dans les vidéos çà fait beaucoup de monde et n'a rien de ridicule. Normal d'ailleurs que ce s...

le 25/09/2014 à 16:47
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5000 c'est le chiffre de la police russe pro-Poutine donc plus de 10.000, moyenne entre les chiffres des organisateurs et la police doit être plus réaliste. Dans les vidéos çà fait beaucoup de monde. Normal d'ailleurs que ce soit limité vue l'apparte...

à écrit le 25/09/2014 à 16:10
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Si Poutine n'avait pas envahit la Crimée, après la Géorgie, ni envoyé ses milices et militaires en Ukraine, il n'aurait pas mis le feu à l'Est de l'Ukraine avec un tel bilan de morts. Une solution diplomatique globale était bien plus durable mais ce ...

le 25/09/2014 à 16:30
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Ce n'est pas Mr Poutine qui a commis un coup d’état à Kiev ni envoyé l'armée néo nazi de Maidan tuer 3000 russophones et déplacer 700000 vers la Russie. Il est clair aujourd’hui que les oligarches comme Khodorkovski que Mr Poutine a viré de Russie, ...

le 25/09/2014 à 16:42
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Faux c'est l'invasion de Poutine en Crimée et l'envoi de milices et militaires à l'Est de l'Ukraine sous la houlette des russes Strelkov et Borodaï qui ont déclenché ces insurrections donc l'intervention de l'armée ukrainienne, ne renversez pas la ré...

à écrit le 25/09/2014 à 15:50
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Moscou - L'ancienne championne olympique de gymnastique rythmique et député Alina Kabaeva, 31 ans, maîtresse de Vladimir Poutine, va diriger un important groupe médiatique propouvoir, a annoncé mardi le holding. "Alina a accepté de prendre le poste d...

le 27/09/2014 à 13:16
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Bof on est loin de Sarko et son fils à l' EPAD...

à écrit le 25/09/2014 à 15:46
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Dans Appels sur l’actualité, notre correspondante explique comment la propagande russe a géré les révélations à l’opinion publique - à la fois par leurs proches et par la télévision - de la présence de soldats russes en Ukraine … Selon la présidente ...

le 29/09/2014 à 18:06
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Les associations de mères de soldats sont financées par la CIA. Il n'y a donc rien de sérieux à attendre de ces associations. Les photos de soi-disant soldats russes enterrés sont des photos détournées. Il s'agit de soldats de la seconde guerre mond...

à écrit le 25/09/2014 à 15:37
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En 1848, Fiodor Tiouttchev, célèbre poète russe, écrit un article intitulé « La Russie et la Révolution ». Il y affirme que la Russie reste la seule puissance en Europe capable d'arrêter l'élan révolutionnaire et particulièrement celui de la France. ...

à écrit le 25/09/2014 à 15:36
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Mikhaïl Khodorkovski a lancé un nouveau mouvement, Russie Ouverte, qui ambitionne de fonctionner en réseau, sans véritable centre névralgique, pour regrouper dans toute la Russie les partisans d'une voie de développement européenne. Cette voie suppos...

le 26/09/2014 à 12:38
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Comment Khodorkovski peut-il être crédible alors qu'il est un de ceux qui a le plus volé le peuple russe! Comment pensez-vous qu'il s'est autant enrichi en si peu de temps????

le 26/09/2014 à 23:19
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@ Bonne initiative… : Mr. Khodorkovsky fait partie des oligarques qui ont pillé la Russie dans les années 90. Son soutien ouvert à un candidat jouera un rôle négatif. Les gens en Russie se rappellent encore qui est M. Khodorkovsky.

à écrit le 25/09/2014 à 15:23
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Un compromis est encore possible en Ukraine…ou comment se réconcilier avec son bourreau ? Comment une décision aussi insensée a t elle pu être prise de la part d’un président démocrate: bombarder son peuple ! Imaginez un seul instant Cameron lançan...

à écrit le 25/09/2014 à 14:49
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Bon article. Par contre comment en vouloir aux polonais et autres pays balte d avoir integre l OTAN ? Vu leur histoire, ils avaient tout a craindre de la russie et etaient demandeur d une assurance vie qu eseul les USA pouvait leur accorder. Et l ex ...

le 25/09/2014 à 15:00
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C est sur, mais s ils rentrent dans l EU d ici 6 ans avec le PSDC et si Poutine est toujours aux commandes cela va vite devenir Rock and Roll pour nous

à écrit le 25/09/2014 à 14:47
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Bel article. Où étiez-vous quand il n'était pas trop tard pour que l'ignorance ou la mauvaise foi ne fasse basculer l'opinion publique occidentale sur une lecture simpliste de cette crise ? Le rôle de la presse est d'informer, son premier devoir ...

à écrit le 25/09/2014 à 14:26
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Pour une fois un article sur l'UKraine réaliste loin de la propagande américano polonaise ou germano baltique! Les choses ne sont pas si simples en Ukraine n'en déplaise aux eurobéats anglo saxons.

à écrit le 25/09/2014 à 14:14
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Tiens un journaliste qui donne des sources et qui détail les faits a la façon du vrai journalisme professionnel du 20 siècle, je pensais pas que ça existait encore au 21e.

le 29/09/2014 à 18:07
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Tout n'est pas perdu. Il faut garder espoir.

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