De l'austérité en France ? De qui se moque-t-on ?

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Compte tenu de la très faible diminution du déficit, on ne peut parler d'austérité budgétaire, en France. Il faudrait baisser franchement la dépense publique. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu professeurs à l'ESSEC

Les révisions successives à la baisse des prévisions de croissances de la Zone Euro par le FMI, l'OCDE et la Commission Européenne enfoncent encore plus celle-ci dans le rôle de l'homme malade de la planète. En effet, les prévisions de croissance viennent d'être revues à 0,8% pour 2014 et +1,1% pour 2015. Au sein de la Zone Euro, même si des pays comme l'Irlande, l'Espagne et la Grèce sortent la tête de l'eau, deux pays du cœur de la zone, Italie et France, sont particulièrement touchés par la stagnation de la croissance. En France, cette croissance faible se conjugue avec un chômage élevé à 10,5% qui poursuit sa hausse, un déficit public que le Gouvernement ne réussi pas à réduire de 4.1% du PIB en 2013 et un endettement public à 95.1% du PIB au 2ème trimestre 2014 et qui s'approche du taux effrayant de 100%.

 Quelle rigueur?

Dans ce contexte, de nombreuses voix, en France et à l'étranger, remettent en cause le principe de rigueur budgétaire, qu'ils accusent d'être à l'origine de la panne de croissance actuelle, et réclament la mise en place d'un programme de relance de court terme de type keynésien, qui passerait notamment par le maintien ou l'accroissement des dépenses publiques et éventuellement la relance de la consommation des ménages via des baisses d'impôts notamment.

Le Gouvernement français mènerait-il effectivement une forte politique d'austérité de nature à équilibrer les comptes publics mais qui pénaliserait la croissance ? Une politique de rigueur budgétaire consiste pour l'Etat à réduire ses dépenses et à augmenter ses recettes via l'impôt de telle sorte d'arriver à un équilibre, à l'image de nos voisins Allemands.

Une hausses des impôts sur les ménages, mais des baisses de charges

Côté recettes, si on se base sur l'accroissement de la pression fiscale, notamment sur les ménages, depuis trois ans, il y a effectivement apparence d'une politique de rigueur budgétaire. Les recettes fiscales totales ont augmenté de 3.2% en 2013 après 3.5% en 2012. Cet accroissement de la pression fiscale sur les ménages est alimenté également par un alourdissement des taxes existantes, une apparition continue de nouvelles taxes et la suppression de beaucoup d'avantages fiscaux ou sociaux. Elle s'accompagne toutefois d'une politique de baisse des charges sur les bas salaires, ou de l'impôt sur le profit pour certaines entreprises en fonction de la masse salariale, et de la dispense d'impôts sur le revenu pour les ménages les plus pauvres.

Pas de réduction des dépenses

Côté dépenses, L'Etat n'a toujours pas commencé à réduire ses dépenses. Il s'est simplement décidé à réduire la vitesse à laquelle ses dépenses augmentent. Il est donc difficile de parler d'austérité lorsque l'Etat continue à dépenser de plus en plus chaque année. Cela est d'autant plus frappant que la France, de part la taille gigantesque de son secteur public comparé aux autres pays, est dans une situation de dépenses publiques anormalement élevées.

En effet, avec une dépense publique à 57% du PIB en 2013, la France est à un des niveaux les plus élevés en Europe, comparé à 47% du PIB en Allemagne. Selon les chiffres publiés par l'Insee, la situation s'aggrave puisqu'en 2013, pour une croissance anémique du PIB de 1,1% en valeur, la dépense publique a allégrement continué d'augmenter de 1.9% après une hausse de 2.9% en 2012. Cette dérive des dépenses se poursuit en 2014, avec une hausse de 0.8% de la consommation des administrations publiques au troisième trimestre. Enfin, la baisse des effectifs de la fonction publique d'Etat, qui est passée de 2,53 million à 2,44 million de fonctionnaires soit une baisse de 3.5% de 2009 à 2012, a été compensée par l'accroissement du nombre de fonctionnaires territoriaux qui est passé de 1,86 à 1,91 millions sur la même période, soit une hausse de 2.9%.

Un maintien du déficit à un niveau élevé

Une augmentation continue des dépenses publiques, financée par une hausse de la pression fiscale sur certaines catégories de français conduisant au maintien du déficit budgétaire à un niveau élevé et à un accroissement de l'endettement public peut difficilement passer pour une politique d'austérité. Pour 2014 en effet, le déficit public attendu est de 4.4% du PIB, et la Loi de Finances pour 2015, votée en première instance le 18 Novembre, prévoit un déficit de 4.3%.

Réduire les dépenses de fonction publique

Un programme cohérent et crédible d'ajustement budgétaire passerait par une réduction des dépenses de fonctionnement de l'Etat et la fin des cadeaux fiscaux et sociaux aux groupes représentant la base électorale du Gouvernement. Les Gouvernements de pays comme l'Allemagne ou l'Espagne, qui ont mis en place des programmes d'ajustement budgétaire de ce type avec un désengagement de l'Etat au profit de partenariat public-privé ou de délégation de service public et une réduction importante des emplois dans la fonction publique, ont réussi à baisser leurs dépenses publiques et à rééquilibrer leur finances publiques sans se mettre dans une situation macroéconomique pire que celle de la France.

S'endetter? Des taux d'intérêt réels pas si faibles

Dans le contexte budgétaire de la France, serait-il possible de financer un programme de relance de court terme en creusant encore le déficit et en alourdissant la dette? Ses partisans estiment que la dette peut augmenter car les investisseurs sont prêts à la porter, comme l'indique les taux d'intérêt à 10 ans historiquement bas autour de 1%. Cette acceptation, qui est très probablement due à l'engagement pris par la BCE de secourir sans limite tout Etat de la Zone Euro qui rencontrerait des problèmes d'illiquidité, risque toutefois de s'arrêter à tout moment, comme l'ont montré les tensions sur les taux d'intérêt de l'emprunt public grec au mois d'octobre. Avec une dette publique qui a dépassé les 2000 milliards d'euros, un point de pourcentage de plus sur le taux d'intérêt risquerait de la placer sur une trajectoire à fort risque, qui réclamerait des taux encore plus élevés et qui deviendrait un frein important au retour de la croissance. Par ailleurs, les taux d'intérêt réels ne sont pas si faibles du fait du niveau extrêmement faible de l'inflation anticipée pour la zone euro.

Un pacte de responsabilité insuffisant

La situation actuelle reflète le manque de volonté du Gouvernement de réduction de ses dépenses et de diminution de la taille du secteur public au bénéfice du secteur privé. L'espoir de reprise économique du gouvernement repose sur ses mesures de soutien direct aux entreprises comme le CICE et le Pacte de responsabilité et sur les gains présumés de l'ouverture à la concurrence de certains secteurs réglementés. Ces mesures ne suffiront pas pour faire revenir la croissance, tant que le Gouvernement n'osera pas réformer le marché du travail et désentraver l'action des entreprises.

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a écrit le 05/12/2014 à 22:34 :
On nous fatigue un peu avec les 57% qui n'ont absolument aucune signification. Par contre en effet sur la production récurrente des services ainsi que sur les transferts il est anormal d'avoir du déficit. Alignons simplement certaines administrations sur la productivité suédoise et pour le reste assurons nous simplement de ce que les français payent bien tous les services et les transferts dont ils bénéficient...ce qui est loin d'être le cas. Après pour investir au-delà du récurrent la France peut aussi céder des actifs ; sa situation nette est plus que confortable.
a écrit le 27/11/2014 à 20:13 :
Mon Dieu s'ils vous plait stoppez tous ces commentaires. Déjà tous les gauchos bien pensant écrivent dans un français abominable, heureusement que les autres sont meilleurs.
Il n'y a rien de plus égoïste que continuer dans cette voie, la France fonctionne mal alors pourquoi ne pas essayer POUR UNE FOIS les méthodes des pays qui réussissent ?

Les Etats Unis sont à 5,9% de chômage. "Mais c'est dur là bas, ils travaillent beaucoup, le gouvernement est méchant..." oui mes petits, mais pensez-vous vraiment aux 10,5% de chômeurs français ? Ne croyez-vous pas qu'ils seraient heureux que vous arrêtiez de mal les défendre - tout ça pour flatter votre ego de bobo qui regarde d'en haut les basses gens en se disant "les pauvres..." - et qu'ils aimeraient enfin des résultats positifs qui se concrétisent par UN TRAVAIL ?
Parce qu'un travail c'est davantage de revenus qu'un chômage. Et si ce n'est pas le cas c'est ce système d'hypocrites qui a fait que cette erreur soit possible.

Réveillez-vous, marre de devoir vivre dans un pays où les bien pensant veulent se donner une fausse bonne conscience et nous tirent vers le bas. Un peu d'honnêteté s'il vous plait.
Réponse de le 05/12/2014 à 22:36 :
Je préfère m'aligner sur les pays scandinaves qui se portent très bien
a écrit le 26/11/2014 à 22:21 :
je reprends. on ne parle plus de de gains de productivites. avant on pouvait compter sur quelques parents pour repeindre une classe d'ecole. aujourd'hui il faut passer par des contrats non negocies avec des entrepreneurs. nous avons perdu tout bon sens dans cette societe embourgeoisee qui ne sait plus compter.
a écrit le 26/11/2014 à 18:17 :
Bref, Alice au Pays des Merveilles ...
a écrit le 26/11/2014 à 9:54 :
Pourtant diplômé de cette école, je trouve cet article ridicule et rédigé par des "économistes" qui semblent déconnectés de la réalité. (trop de lectures théoriques?)

L'article est digne d'un journaliste de BFM ...

Nos dirigeants et capitaines d'industrie appliquent à la lettre le principe suivant: "privatisation des bénéfices et socialisation des pertes".

Avant de couper dans des dépenses apparemment trop élevées, il faut stopper ce principe dont l'ultime application est l'énorme évasion fiscale (légale ou pas) des entreprises et de certains particuliers.
De plus, dire que la dépense public est trop élevée sans prendre en compte les revenues qu'elle génère est aussi stupide que d'analyser une entreprise par sa dépense sans considérer le chiffre d'affaire et la marge!
Réponse de le 26/11/2014 à 19:04 :
Tu es vraiment diplômé de cette école? tu n'as pas dû suivre beaucoup de cours d'éco ou tu saurais écrire correctement "chiffre d'affaires", "revenus" et "dépense publique."

Peut-être pas assez de lectures théoriques...?
Réponse de le 05/12/2014 à 22:41 :
Non il a raison. Ces ratios sont complètement débiles. Mélanger des transferts et de la valeur ajoutée ça ne veut rien dire. Si vous voulez, alignez donc bêtement les retraites publiques par retraité et la défense nationale ou encore les fonctionnaires des hôpitaux sur les ratios allemands alors que les assiettes ne sont pas comparables vous entendrez hurler l'UMP...déjà qu'elle râle parce qu'on ponctionne 10 malheureux petits milliards aux CL...
a écrit le 25/11/2014 à 13:50 :
le monde est au mains de la finance sans frontieres ni loi ni foi
oui le plein emploi est fini
oui le chomage va augmenter
oui des nouveaux palliers d exploitations de precarisation des plus pauvres sont a venir
la finance n a rien d humain ni rien d egalitaire ni rien de fraternel
les seul qui embauchent c est l armee la police ,,,,au cas ou le peuple serait pas content de s appauvrir ,,,
Réponse de le 25/11/2014 à 15:38 :
bien dit et vrai;;;;;;
Réponse de le 26/11/2014 à 18:16 :
Parfait ! Excellent !
a écrit le 25/11/2014 à 12:52 :
les salaires de 15% dans la fonction publique
a écrit le 25/11/2014 à 12:28 :
> Il faudrait baisser franchement la dépense publique

Et quand on voit le nombre d'entreprises privées qui vivent des commandes publiques, ça va pleurer…

Autres idées:
- taxer à 100% les revenus au-dessus de 50.000€/mois
- taxer très fortement les profits non-réinvestis dans l'entreprise
- organiser avec d'autres grands pays européens le blocus des paradis fiscaux, qui font perdre chaque année des centaines de milliards aux pays qui jouent réglo
- et accessoirement, mettre en place une politique qui réduire sérieusement notre dépendance au pétrole (50 milliards d'importation chaque année) et au gaz (20 milliards)
a écrit le 25/11/2014 à 11:05 :
On voit les gens qui sont fonctionnaires ici ...

Est-ce que c'est si dur a comprendre que lorsqu'une entreprise gagne 10 000 euros et que l'Etat lui en prend 7 000, bah c'est ˝un peu chiant˝ ...?
Réponse de le 05/12/2014 à 22:44 :
C'est surtout chiant pour le consommateur du produit qu'elle fabrique ou pour le malheureux ouvrier qu'elle aura licencié car ses coûts sont trop élevés...Mais ça c'est ce que la gauche ne comprend pas.
a écrit le 25/11/2014 à 10:47 :
Vous êtes tous à côté de la plaque. Croire que le problème est politique, seulement français.
Bien sur il y a des choses qui ne vont pas, des choses à corriger, bien sur, il y a des gens qui abusent et en premier lieu nos dirigeants mais le problème est structurel,technologique.Nous modifions l'ordonnance alors que la "maladie" n'est plus la même. Les avancées technologiques tuent l'emploi industriel donc l'emploi en masse.
Il n'y aura jamais plus de retour au plein-emploi, et la situation va même s'aggraver.Seule "solution", faire payer des charges sociales aux robots et des impôts aux multinationales en fonction de leur chiffre d'affaires/bénéfice par pays. On paient trop d'impôts en France ? Peut-être, mais
mais cela n'empêche pas la France d'être en troisième position mondiale au nombre de millionnaires...
Réponse de le 25/11/2014 à 10:56 :
N'importe quoi, les robots. Et comment font alors les autres pays au faible taux de chomage. Ils n'ont pas de robots ? hahah ...
Réponse de le 25/11/2014 à 13:06 :
Kraftwert et Daft Punk ne vontpas être contant!!
Réponse de le 05/12/2014 à 22:48 :
D'ailleurs avec big data aucune profession n'est épargnée...si peut-être les bons plombiers. C'est vrai que les politiques n'ont vraiment rien compris à ce qui se passe...Quant au faible taux de chômage, il suffit de siffler de temps en temps quelqu'un pour une heure de travail et il n'apparaîtra plus dans les statistiques...
a écrit le 25/11/2014 à 10:21 :
C'est bien beau de prendre l'Irlande, l'Espagne et la Grèce comme exemples, mais faut voir les salaires dans ces pays... On fait quoi en France avec 600 € / mois : on est à la rue, et quand on est à la rue on ne consomme pas, on quitte le circuit économique. Ces économistes se fichent complètement du niveau de vie ou du bien-être des gens.

Et cela ne sert à rien de vanter les formidables chiffres de croissance de pays tels que la Chine, le Brésil et tous les pays émergents. Évidemment qu'ils progressent, ils partent de tellement bas et ils ne financent ni sécurité sociale, ni retraite, ni chômage.
Bref, un monde avec beaucoup de pauvres pour quelques riches et aucune solidarité, aucune vision humaniste, un monde pensé par des économistes n'ayant aucun problème de fin de mois.
Réponse de le 05/12/2014 à 22:58 :
La seule chose qui manque est la redistribution directe entre personnes physiques. Inutile de transiter par les salaires car en effet ceux-ci vont s'effondrer...
a écrit le 25/11/2014 à 10:10 :
Des PME taxées à 85%, oui, il y a un climat fasciste et spoliateur en france.
Révolte des pendus
a écrit le 25/11/2014 à 8:16 :
Contrairement à ce que répêtent nos élus et dirigeants depuis 2012, la crise est devant nous malgré les apparences. Malgré des injestions massives de liquidités par la BCE, malgré des prélèvements et impôts inouîs depuis la guerre, malgré des projets de relance incessants à coup d'endettement , notre système perd de l'altitude et le Crash n'est plus trés loin. 2015 ?
a écrit le 25/11/2014 à 7:05 :
Réduire les dépenses de fonctionnement de l’État, en commençant par réduire le nombre de nos députés et celui de nos Sénateurs, voire en supprimant le Sénat, oui.
Qu'on regarde leur nombre aux USA, et qu'on s'y aligne en proportion du nombre de nos habitants.
Qu'on supprime aussi le mille-feuille administratif, tous ces Conseillers Généraux, Régionaux, toute cette structure de bouches inutiles qui se gavent sur notre dos, oui.
Après, nous verrons ce qu'il reste à raboter.
Réponse de le 29/11/2014 à 11:23 :
pour quand une révolution je suis d'accord avec toi j'en est marre de payées ses gens.
Réponse de le 05/12/2014 à 22:29 :
En quoi cela serait bon pour les gens de suivre les chiffres US ? Une assurance santé privée deux fois plus chère que la CNAM, des écoles privées deux à trois fois plus chères que l'éducation nationale, des fonds de pension aux cotisations délirantes et parfois ne garantissant aucune retraite (voir crise récente)...Tous cela permet en effet d'afficher un taux bas de dépenses publiques mais dans quel but ???
a écrit le 24/11/2014 à 19:04 :
"réformer le marché du travail et désentraver l'action des entreprises"
On sait ce que cela veut dire : toujours plus de précarité, un sous-smic et des conditions de travail plus difficile.
Mais rassurez-vous! Les actionnaires toucheront de plus de plus de dividendes et ils pourront se payer des "domestiques" à 600€/mois déductibles des impôts.
Quel beau monde est-on entrain de nous construire en tirant parti de la "crise" (pas pour tout le monde, celle là) pour revenir sur tous les avantages sociaux acquis depuis 80 ans et démanteler les services publics qui ont le tort principal d'échapper à la marchandisation de la société.
Réponse de le 25/11/2014 à 11:02 :
Pourquoi ne pas chercher un juste milieu.
Il y a une difference entre avoir un smic a 1500 euros et un sous-smic a 400 euros. Il y a une difference entre travailler 35 heures et travailler 80 heures.

Vous etes un imbecile de ne pas comprendre que c'est UN PETIT PEU DIFFICILE pour une entreprise lorsqu'elle gagne 10 000 euros, et que l'Etat lui en prend 7000...
Réponse de le 25/11/2014 à 18:08 :
Inexact. Les charges patronales sur les entreprises sont environ de 48 % à la charge du patron, et les charges salariales sont environ de 22% à la charge du salarié.
Donc quand une entreprise gagne 10 000 euros l'état lui prend 4800 euros de charges sociales.
Réponse de le 05/12/2014 à 22:55 :
@Riencompris : les entreprises ne savent pas donner (donc payer) 80 heures de travail ni 39 non plus d'ailleurs. Leur demande est de distribuer des heures de travail de façon flexible, parfois hors heures ouvrables et à un coût horaire chargé plus bas qu'aujourd'hui. Il faut vraiment être sourd pour ne pas avoir entendu cela.
Réponse de le 05/12/2014 à 23:02 :
@@compris : la segmentation charge salariale/charge patronale n'a aucun intérêt. La seule chose à savoir c'est que l'entreprise charge en France dans ses prix un salaire horaire super brut trop élevé sur la majorité des emplois faiblement qualifiés....
a écrit le 24/11/2014 à 18:54 :
encore un debat sterile qui ne mene nullepart c est le systeme qui est grippe
les privilegent accumules depuis des decennies ont gele toute flexibilite c est la fin du capitalisme
et il faudra aller jusqu au bout et attendre la crucifixion avant la resurrection amen!
a écrit le 24/11/2014 à 18:49 :
Désendettement de l'état :
- nous sommes tous citoyens de ce pays, nous devons tous y contribués : pourquoi reporter systèmatiquement les baisses d'impots sur ce qui en payent (nous devons maintenant approcher les 45% des foyers fiscaux
Réponse de le 25/11/2014 à 10:11 :
Mais mon garçon il n'y a pas que les particuliers qui paient des impôts
Réponse de le 05/12/2014 à 23:13 :
Si : seuls les particuliers payent car l'entreprise n'est qu'un collecteur d'impôts. Les charges pesant sur les entreprises sont des impôts indirects plus injustes que la TVA
a écrit le 24/11/2014 à 16:45 :
Le français ont appris a être des fourmis contrairement a ce que l'on peut entendre, il ont su se faire des économies individuellement comme collectivement contrairement a d'autre peuple plus cigale, vivant a crédit, qui ont ressenti l'austérité dés les premiers instants!
a écrit le 24/11/2014 à 14:11 :
Il faut que l'état s'emprunte lui même sans intérêts comme on le faisait avant que la dette explose justement (drôle de coïncidence quand même). Puis pourquoi pas étendre le système aux entreprises et particuliers. Mettre fin à l'usure qui est la chose la plus perverse que l'humain ai créée. On se retrouverait vite fait dans l'axe du mal mais bon...
a écrit le 24/11/2014 à 13:51 :
l'austérité c'est ce que l'on ressent après paiement de tous les prélèvements obligatoire.
La baisse du budget de l'état c'est plutôt un rayon de soleil...
a écrit le 24/11/2014 à 13:40 :
Le risque ne paie pas en France, et le mot austérité est exploité par certain syndicat.
Dans les faits le pays continue à vivre à crédit.
a écrit le 24/11/2014 à 12:53 :
Déjà, c'est sur que pour les fonctionnaires, tout cela n'est que virtuel: le salaire tombe tous les mois, la retraite sera dorée (rappelons que l'état provisionne chaque mois 70% du traitement brut versé à chaque fonctionnaire pour plus tard lui payer sa retraite - une retraite chapeau en somme !!!). Ensuite, il faut arrêter de dire n'importe quoi sur les sociétés. Dans la notre, société d'ingénieurs, le CICE n'a quasiment aucun impact. En 2013, charges et impôts ont augmenté de 120.000 euros, ce qui n'est pas rien (principalement à cause du forfait social que les socialistes ont fait passer de 8 à 20%)
Réponse de le 24/11/2014 à 13:03 :
du pur délire ton discours caricaturale mon pauvre !, tu as bien assimilé la leçon sans rien avoir vérifié sur le fond...en même temps c’est tellement plu simple te rassurant de penser que ses problèmes viennent des autres ..........
Réponse de le 24/11/2014 à 13:27 :
C'est un discours de patronat ou d'une personne qui à de l'argent, d'un égoïste. Vous n'avez aucune conscience réel du bas salaire des fonctionnaires et de la précarité dans laquelle il travaille des fois. Je suis salarié du privé et ce discours me désole, moi je préfère me battre pour que tous les travailleurs aient plus avantages que de critiquer les autres pour un jour ou l'autre nous faire perdre tous nos acquis.
Réponse de le 24/11/2014 à 13:48 :
C'est ca rendons toute embauche non licenciable .. comme ca il n'y aura plus d'embauche.
Et dire qu'il faut faire avec de tels auto-destructeurs.
Réponse de le 24/11/2014 à 13:56 :
"rappelons que l'état provisionne chaque mois 70% du traitement brut versé à chaque fonctionnaire pour plus tard lui payer sa retraite" ben non, pas du tout, comme EDF avec le démontage des réacteurs. L'Etat ne provisionne rien du tout, il vit au jour le jour. Sinon, ça serait merveilleux [imaginez que ce que vous avez cotisé soit conservé pour payer votre retraite sans rien demander aux jeunes de maintenant ? Sauf qu'à la fin, ça cesserait, faute d'argent, trop vieux]
Réponse de le 24/11/2014 à 14:06 :
Un peu convenu ce discours.
Réduire les dépenses de l'Etat dans certains domaines est un suicide.
Le débat fonctionnaire/privé en opposition est dépassé.
Mais si deux éminents spécialistes de l'ESSEC le disent alors, ...
Réponse de le 24/11/2014 à 15:42 :
A voir les reactions nous constatons qu'il y a de plus en plus DEUX FRANCES
les fonctionnaires et les privés ??
Réponse de le 24/11/2014 à 17:36 :
En réponse à des propos d'une telle "beauferie" de la part de pat34, voici la vérité concernant un privilégié de fonctionnaire: Traitement net au bout de 10 ans (catégorie B) qui inclus heures de nuits, dimanches et éventuels jours fériés: +/- 2350€.
Traitement brut de base: 1660€.
70% de celui-ci: 1162€ soit même pas 50% de mon traitement net.

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