• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

30 ans après sa création, l’OMC en mort cérébrale

Jean-Marc Siroën

Publié le 18 avril 2024 à 07:58 - Mis à jour le 18 avril 2024 à 08:03

Photo d'illustration

Photo d'illustration

PHIL NOBLE

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

  • 6

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. 30 ans après sa création, quel bilan peut-on tirer de l’organisation mondiale du commerce ? Faute de réelle volonté des États, les résultats sont maigres et la survie de l’organisation semble menacée. Par Jean-Marc Siroën, Université Paris Dauphine – PSL

Il y a exactement trente ans, en avril 1994, était signé l'Accord de Marrakech qui concluait un cycle de négociations commerciales, l'Uruguay Round, engagé sous l'égide du GATT (Accord Général sur les Tarifs douaniers et le Commerce). L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) était instituée, et, contrairement au GATT, elle était dotée d'un statut d'organisation internationale. Par ailleurs, elle étendait ses compétences aux services (GATS ou AGCS) et à la propriété intellectuelle (TRIPs ou ADPIC). En outre, l'ancienne procédure de règlement des différends était réformée, afin d'empêcher les membres « défendeurs » de la bloquer.

Un concours de circonstances historiques avait été nécessaire pour en arriver là. La chute du mur de Berlin et la fin de l'URSS ouvraient le chemin d'une « fin de l'histoire » démocratique et libérale où, pensait-on, le libre commerce assurerait la paix et la prospérité. Même la Chine, malgré le massacre de Tian'anmen (1989), semblait décidée à jouer le jeu du multilatéralisme en négociant son adhésion à l'OMC.

L'incarnation d'un libre-échange doctrinaire pour ses opposants

Tout ne fut pourtant pas si simple. Le président Clinton dut batailler pour faire ratifier l'Accord de Marrakech dans son pays. L'opposition républicaine craignait que l'application de cet accord contribue à saper la souveraineté des États-Unis.

L'Accord de Marrakech propose un cadre qu'il convenait ensuite de remplir notamment les questions relatives aux services sans oublier l'agriculture, éternel écueil des négociations commerciales. Beaucoup de sujets, plus ou moins liés aux échanges internationaux, restaient à discuter : dumping social, concurrence déloyale, marchés publics, investissements directs, formalités douanières. Un nouveau cycle de négociation devait donc être ouvert rapidement pour en traiter.

L'OMC sera pourtant très vite considérée par ses opposants comme l'incarnation d'un libre-échange doctrinaire et non d'une sorte d'ONU dédiée à empêcher les guerres commerciales. Les émeutes qui accompagnent la Conférence ministérielle de Seattle (1999) confirment que le parcours de la jeune organisation ne sera pas celui d'un long fleuve tranquille. L'ouverture du cycle sera décidée, deux ans plus tard, à la Conférence de Doha, réunie quelques semaines seulement après les attentats du 11 septembre 2001.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Malgré un climat plus apaisé, le consensus n'est obtenu qu'en repoussant à la Conférence suivante l'inscription à l'agenda du cycle dit de Doha de certains thèmes notamment les « sujets de Singapour »- soutenus par les pays industriels mais refusés par les émergents (concurrence, marchés publics, investissements, facilitation du commerce).

Contestation du leadership américano-européen

La Conférence de Cancun (2003) échoue à son tour. On assiste alors au premier coup d'éclat de ce qu'on n'appelle pas encore le « Sud global ». Les pays émergents, regroupés dans une coalition menée principalement par le Brésil et l'Inde et, plus discrètement, par la Chine (entrée à l'OMC en 2001), affirment leur rejet du leadership américain et européen qui avait dominé les cycles précédents.

Dès lors, les États-Unis se désintéressent de la négociation. La crise de 2007/2008 rappelle bien pourtant la nécessité du multilatéralisme. Le G20 qui associe les grands pays émergents aux anciennes puissances industrielles, ne manque pas d'appeler à une conclusion rapide du cycle de Doha à laquelle personne ne croit.

Passé cet intermède, l'invasion de la Crimée, le durcissement chinois, le ralentissement du commerce international, les ratés de la chaîne mondiale de valeur, le « Made in the World » de l'OMC, la menace climatique, la montée des inégalités, la désindustrialisation des anciennes puissances, accélèrent l'obsolescence du programme de Doha et ravivent les réflexes protectionnistes.

Émergence d'un plurilatéralisme

Alors que, durant ses cinquante premières années d'existence, le GATT avait achevé huit cycles de négociation multilatérale, l'OMC en trente ans n'en aura conclu aucune ! Le cycle de Doha, jamais officiellement achevé, se fera doucement oublier. Finalement, seul aboutira un accord sur la facilitation du commerce (seul « rescapé » des sujets de Singapour) entré en vigueur en 2017 et un autre, très timide, sur les subventions à la pêche qui reste à ratifier par un nombre suffisant de membres.

Faible bilan mais avec un élément positif : de facto, ces deux accords ont su s'affranchir du strict multilatéralisme qui imposait le consensus pour un « plurilatéralisme » plus réaliste qui n'exige que l'adhésion de deux tiers des membres. Quoi qu'il en soit, l'OMC a échoué dans sa première mission : encadrer les négociations multilatérales.

Le multilatéralisme du GATT puis de l'OMC se fonde sur la non-discrimination des échanges entre les membres. D'une part, le même régime douanier d'un membre doit être appliqué à tous les autres (clause dite de la nation la plus favorisée ou NPF). D'autre part, une fois le produit dédouané, il doit être traité comme les produits locaux (traitement national).

L'OMC progressivement marginalisée ?

Aujourd'hui, la clause NPF ne s'applique plus qu'à une partie de plus en plus faible du commerce international. Les raisons ? Les préférences et exceptions accordées aux pays en développement (par ailleurs mal définis) et, surtout, la prolifération des traités de libre-échange au titre de l'article XXIV du GATT (et V du GATS) qui sont des exceptions à la clause NPF. Au nombre de 38 en 1994, on en dénombre 367 fin 2023.

En effet, à partir des années 1990, beaucoup de membres, dont les États-Unis et l'Union européenne, optent pour ce type d'accords d'abord régionaux puis, de plus en plus souvent, intercontinentaux (comme le CETA entre l'UE et le Canada).

Faute d'être négociées à l'OMC, la libéralisation et la réglementation des échanges le sont de plus en plus souvent dans des négociations bilatérales elles-mêmes longues et difficiles. Ces traités introduisent souvent de « nouveaux sujets » négligés ou ignorés par l'OMC relativisant leur fonction première qui est l'abaissement des droits de douane.

Qualifiés d'accords de « nouvelle génération » par l'UE ou d'intégration profonde (deep integration) par les économistes, ils incluent de plus en plus fréquemment les sujets de Singapour, les clauses sociales et environnementales et une multitude d'autres thèmes plus ou moins liés au commerce. Ils contribuent à marginaliser l'OMC qui ne contrôle ces accords que symboliquement.

Une des grandes avancées en matière de politique et de droit international, a été la procédure de règlement des différends. À l'OMC, contrairement au GATT, elle devient de facto automatique dès lors qu'une plainte est déposée par un membre de l'organisation. À la clé, l'organisation peut autoriser des sanctions si le « défendeur » ne suit pas les prescriptions de l'Organe d'appel dans un « délai raisonnable ».

600 dépôts de plaintes

Pour les partisans du multilatéralisme, la procédure fut un succès : 623 ont été déposées depuis 30 ans. Mais pour ses adversaires, qu'ils viennent de la gauche altermondialiste ou de la droite souverainiste, l'Organe d'appel se serait arrogé un pouvoir supranational abusif. De quelle légitimité pourraient se prévaloir ses sept juges pour interpréter les traités et imposer leur jurisprudence ? Le retour de l'isolationnisme aidant, les États-Unis, qui n'hésitent pourtant pas à user de l'extraterritorialité, ne se sont jamais accommodés de ce pouvoir "exorbitant" qui avait parfois l'outrecuidance de les désavouer.

Faute de parvenir à imposer la réforme de la procédure de règlement des différends, les États-Unis ont profité de la règle du consensus pour refuser la nomination de nouveaux juges à l'Organe d'appel. Depuis décembre 2019, les appels se font « dans le vide » rendant impossible tout jugement définitif et donc toute éventuelle sanction.

Les deux grandes fonctions de l'OMC, les négociations commerciales internationales et la procédure de règlement des différends, sont aujourd'hui devenues inopérantes comme l'a confirmé l'échec de la 13e Conférence ministérielle de l'OMC d'Abou Dhabi (26 février - 2 mars 2024). L'instabilité géopolitique actuelle et la forte poussée protectionniste réactivée sous la présidence Trump, ne laissent pas beaucoup d'espoir alors même que la transition énergétique et environnementale, la révolution numérique ou encore l'insécurité alimentaire et sanitaire, exigeraient une coopération multilatérale que l'OMC aurait vocation à orchestrer.

Après avoir maintes fois annoncé sa mort un peu prématurément, la grande innovation institutionnelle qu'a été l'OMC a bien fini par entrer dans une sorte de mort cérébrale.

Par Jean-Marc Siroën, Professeur d'économie internationale, Université Paris Dauphine - PSL

Jean-Marc Siroën

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 2

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 3

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 4

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »