Affaire Benalla : sous la Ve République, qui contrôle l'Élysée ?

 |   |  134  mots
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, qui contrôle l'Élysée ?

Dans les années 1960, le Général de Gaulle se pare du Service d'action civique, une « police parallèle » à la botte du pouvoir. Trente-trois ans plus tard est révélé le « scandale des écoutes ». Pendant quatre ans sous Mitterrand, une « cellule de l'Élysée » a surveillé les lignes téléphoniques de plus de 2.000 personnalités influentes.

Aujourd'hui, c'est l' « affaire Benalla » qui ébranle le pouvoir. Alors que les parlementaires exigent d'Emmanuel Macron une explication, ce dernier dont la responsabilité pénale n'est pas un principe constitutionnel, reste muet. Cette dérive au parfum de « l'ancien monde » est-elle due à un déséquilibre des pouvoirs dans la Ve République ?

Nous en discutons avec Jean-Philippe Derosier, constitutionnaliste, Anne Simonin, historienne au CNRS, spécialiste de l'indignité et Nicolas Prissette, journaliste politique.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/07/2018 à 6:50 :
Moi "j'adore"... Un président qui assume. Il est soit disant "responsable" mais les medias "coupables"... Il assume quoi? Au final que notre pays soit un dictature, une monarchie ou une république, ceux au pouvoir restent les même ils s'imaginent tous avoir les mains libre pour décider de tout... Et surtout ils détournent tous l'argent publique à leur profit. Mr Benalla n'étant pas policier ou militaire, qui le paye? Le président lui même ou comme d'ab nos impôts par un jeu de détournement fiscal?
a écrit le 24/07/2018 à 16:35 :
L’affaire Benalla (Lahcène Benahlia) relatée par des médias étrangers nous parle d'un agent marocain infiltré au coeur du pouvoir par ailleurs pour obtenir de tels avantages indus d'autres médias nous parle de la danseuse du Président et vu sa proximité dans tout ce qu'on nous montre et dit, y-compris le fait qu'il détient mamelles clés de la maison du Touquet.
C'est une explication plausible mais alors que sont les secrets d'Etat ?
a écrit le 24/07/2018 à 16:13 :
La milice Macroniènne est en marche.
Réponse de le 24/07/2018 à 16:55 :
Effectivement et la grande braderie avec cette secte LREM continue de privatiser vitesse grand V notre pays avec la complicité de la commission européenne.Il y a eu peu d'info sur ce sujet à la TV alors que cela date du mois de mars , seul quelques journaux ont écrit sur le sujet .
A vrai dire, c'est lors d'une étape du tour de France que j'ai vu une affiche syndicale avec marqué :Stop à la privatisation de l’hydraulique .J'ai donc chercher sur le net pour trouver l'info :

Le gouvernement a donc annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages hydrauliques de France. Cela fait plus de 10 ans que la Commission européenne fait pression sur Paris pour en finir avec la gestion publique du secteur hydroélectrique, sans succès. Avec Macron, Bruxelles est rapidement satisfaite. Cette décision est pourtant lourde de conséquences, tant pour la bonne gestion du réseau électrique national et la facture du consommateur que pour la sécurité du territoire.Les 150 plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) vont être privatisés d’ici 2022. C’est l’équivalent d’une puissance électrique de 4.3 GW, soit trois réacteurs nucléaires nouvelle-génération. L’ensemble des barrages (20 GW) devraient être privatisés d’ici 2050. Les appels d’offres vont commencer à la fin de l’année 2018 et des firmes de 6 pays se sont déjà montrées intéressées.
a écrit le 24/07/2018 à 15:42 :
Bon et salutaire décryptage ; j'en retiens deux choses :
-Macron a affiché dès le départ une conception rigoureuse de la Veme République marquée par un centralisme " vertical" pour reprendre une expression à la mode mais très parlante ( le contraire du bottom-up , ou de la démocratie participative chère à certains).
Il a fait ce choix au titre du besoin d'efficacité de l'action publique.
- Cette conception était abandonnée dans les faits depuis quelques décennats/ quinquennats, mais se trouve dévoyée sous Macron par une autre conception de l'exercice du pouvoir , qui lui est cette fois personnelle: le "clanisme "politique; certes , dans notre république  les responsabilités ont-elles été souvent l'objet d'une concentration abusive, mais jamais à ce point là pyramide a-t-elle été organisée de façon à ne reposer que sur la pointe.
Cette pointe , qui a tous les pouvoirs , se trouve à l'Élysée , elle est constituée d'un tandem Macron/Kohler, capable de tout régenter avec l'appui d'un petit club forgé au cours de la campagne présidentielle disposant des places stratégiques; il apparaît d'ailleurs de plus en plus que Benalla  faisait partie de ce club.
Ce système typiquement macronien reposait sur l'idée que c'était la garantie d'avancer rapidement dans ce que Macron appelle la transformation de la France, que le présupposé étant d'avoir une majorité absolue au Parlement la route était donc largement ouverte, enfin qu'avec ce système les couacs ( qui ont apparemment tant marqué Macron dans le quinquennat) devaient disparaître.
On voit les résultats.
L'avenir dira si Macron évoluera dans sa conception du pouvoir après cette affaire ; qu'il mette un peu d'eau dans son vin serait souhaitable pour le pays; J'en doute cependant vu le degré de suffisance , de certitude qu'il a raison en tout et pour tout, de son mépris des contre-pouvoirs.
a écrit le 24/07/2018 à 15:39 :
essai 2eme
a écrit le 24/07/2018 à 13:59 :
le nom de ce courageux citoyen ressemble. à '' fils de Dieu ''.Faut il y voir une explication psychanalytique tonton Freud ?
a écrit le 24/07/2018 à 12:45 :
La constitutionnalité de l'affaire, c'est tourner autour du pot. Il s'agit de la responsabilité directe du chef d’État. Macron s'est choisi à titre personnel un garde du corps (comme un garde prétorien des empereurs romains), sans qualification reconnue : donner " un coup de main " aux forces de l'ordre, ou accéder à l'Assemblée Nationale avec badge H (haut niveau) : quelle polyvalence ! Le chef de cabinet, Patrick Strzoda ( monsieur flashball, un prétorien lui aussi ) devra sans doute en répondre. Manu va redescendre sur terre, enfin.
a écrit le 24/07/2018 à 12:42 :
Selon des infos ( le point et bfmtv ) l'ancien garde du corps avait pour mission de piloter un projet de refonte des services de sécurité de l’Élysée...
On peut se poser la question pourquoi ...?
Or rappelez vous sous le quinquennat Hollande, toutes les sidérantes fuites de sa vie privée...qui normalement de devraient ne pas avoir lieu !
On peut se poser aussi la question de ce alexandre Benalla (qui s'appellait Lahcene Benahlia...?)
et toutes ses frasques qui n'ont jamais été prises en compte...
Et dernière question la plus importante : la sécurité nationale dans tout ça...surtout lorsqu'une personne à accès à beaucoup d'infos ultras confidentiels !
a écrit le 24/07/2018 à 12:26 :
essai
a écrit le 24/07/2018 à 11:49 :
L’esprit de tout citoyen a le tournis devant cette avalanche d’informations incroyables, sur la présence de personnages sulfureux, violents et hors la loi, dans l’entourage immédiat du chef de l’État, et dont certains vivent dans les palais de la République en étant payés par les contribuables.

L’UPR demande :

que Macron mette immédiatement un terme à la présence d’Alexandre Benalla à l’Élysée,
qu’une enquête soit menée pour déterminer si la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) – rattachée au ministère de l’Intérieur – a bien mis en garde le président de la République sur le caractère dangereux et compromettant de ses relations avec les personnages troubles de son entourage, dont les noms circulent actuellement dans les salles de rédaction,
qu’une enquête soit menée pour comprendre pourquoi Macron recrute et protège néanmoins de pareils personnages..

https://www.upr.fr/actualite/france/affaires-alexandre-benalla-et-autres-lupr-demande-une-enquete-sur-les-raisons-pour-lesquelles-macron-protege-des-personnages-sulfureux-violents-et-hors-la-loi
a écrit le 24/07/2018 à 11:19 :
Revenons à l'Economie .Le Président est un libéral et considère que le secteur privé est supérieur au public .Il a donc préféré faire assurer sa sécurité par un enfants de la banlieue plus malin que les autres !Alors que les policiers et gendarmes sont les professionnels compétents .C'est donc un problème idéologique .
Réponse de le 24/07/2018 à 12:19 :
Le président incarne l appareil institution et nation. L armée, police, ... ce sont des pièces de l institution et une vigile privée est ce que c est cohérent? Pourquoi faire un état et encore plus une nation. Oui revenons en économie parallèle pourquoi drh pdg ?
Réponse de le 24/07/2018 à 12:52 :
Ce n'est pas seulement idéologique.

Macron a connu le quinquennat Hollande où la protection rapprochée du président était assurée par des fonctionnaires qui devaient tout à Sarkozy et lui rapportaient ses moindres faits et gestes.
Comment croyez vous que Closer s'est retrouvé à planquer devant chez Mlle Gayet?

Il a voulu éviter ça, mais il n'a pas utilisé la bonne méthode. Il a chargé Benalla de monter un service de sécurité personnelle parallèle, couteux et qui pèse sur le budget de l'Elysée (cf les dérapages attendus et attribués selon l'Elysée au risque terroriste... comme si Hollande n'avait pas couru ce risque)

C'est déjà pas malin, mais le pire c'est que c'est en train de dériver vers une police parallèle à visée politique, d'où la présence de Benalla sur les lieux de manifestation.

On peut également s'interroger sur le badge qui lui permettait de circuler partout à l'Assemblée nationale alors que constitutionnellement le président de la république n'a pas le droit d'y mettre les pieds. C'est donc sans intérêt pour la sécurité du chef de l'état. Par contre c'est pratique pour aller farfouiller dans les bureaux tard le soir.

On est bien dans un scandale d'état.
a écrit le 24/07/2018 à 11:11 :
les mauvais bergers sont la ruine du troupeau ! le silence un aveu.. mais la justice n est pas vertu d état..
a écrit le 24/07/2018 à 11:00 :
En pays souverain, nous pourrions dire qu'il existe des fusibles avant le président, mais sous la tutelle de l'administration bruxelloise, le président, lui même, est un fusible! Quand on regarde son expérience politique inexistante, la manière dont il a était élu et financé, le programme adopté qui est prémâché par Bruxelles et qui lui évite d'avoir a y réfléchir! Nous pouvons conclure que c'est un larbin et cet "affaire" est une piqûre de rappel !
a écrit le 24/07/2018 à 10:45 :
les medias l'ont fait, les reseaux sociaux vont le defaire. Ce matin il a laché un petit twitt sur la grece, dans les minutes qui ont suivies il y a eu un dechainement de reponses protestataires voir même injurieuses. La fin du quinquennat va être longue avec cette ambiance.
a écrit le 24/07/2018 à 10:43 :
? Benalla ils n es pas liés au terroristes bizarre l histoire de protection d un garde. Corps nommé Rambo et la classes politique à genoux le president des riches c est fait rouler biens fait voleurs des tetraites est de la futures misère des pauvres mêmes grand on n'est petit macron l homme fort ?
a écrit le 24/07/2018 à 10:08 :
Houlà on se doute bien que bizarrement alors que les documentaires d'arte sont très peu commentés ici-même on risque de se retrouver avec des dizaines de messages et surtout connaitre une énorme censure sur un sujet non moins énorme il faut le dire.

Pour ma part je ne comprends pas cette affaire, je sais que cela ne fait que me donner raison quand je dis que le mac est totalement dépourvu de pouvoir politique et du coup ne pouvant qu'engendrer des situations ubuesques de ce genre dont les détails sont forcément importants pour la justice mais pour nous c'est surtout le bilan qu'il convient d'en tirer qui est important, à savoir qu'un personnage faible à la tête d'un pays c'est exposé ce dernier à tous les dangers.

Et c'est fatiguant et désespérant d'avoir très souvent raison au vu du contexte je peux vous le garantir...
Réponse de le 24/07/2018 à 13:09 :
"Malheur au pays dont le prince est un enfant"...

Macron n'est pas le premier président pas encore sorti de l'adolescence avec une personnalité fragile et des problèmes d'Oedipe non résolus (Sarko était pas mal aussi dans le genre), mais c'est le plus dangereux.
Réponse de le 24/07/2018 à 15:16 :
Voilà c'est bien ça que je vois depuis un bon moment, du coup il est très difficile de s'acharner sur lui n'étant à la base qu'une victime.

Donc plutôt que de se concentrer sur lui alors qu'il est sincère dans sa démarche, il pense exactement comme on lui a dit de penser, on ferait mieux de chercher qui nous l'a mit à l’Élysée hein...

YEn a un peu marre de ces actionnaires milliardaires qui anéantissent le monde et qui même quand ils nous mettent un personnage aussi improbable que le mac à la tête du pays ne sont toujours pas capables d'assumer leurs énormes responsabilités.

Quand est-ce que ça s'arrête ? Quand on aura un berger à la tête du pays comme Trump pour guider la finance et non un mouton guidé par elle.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :