Après la réforme des retraites, un horizon politique qui profite à l’extrême droite pour 2022 ?

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(Crédits : FRANCOIS LENOIR)
IDEE. La radicalisation autour de la mobilisation pourrait profiter à Marine Le Pen lors des élections présidentielles de 2022. Par Michel Wieviorka, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) – USPC

La mobilisation actuelle est étonnante. En son cœur, en effet, elle a trouvé une dynamique paradoxale qui risquait de s'étioler avec la décision de la CFDT, de l'UNSA et de la CFTC de participer aux manifestations du 17 décembre, appelées initialement par des organisations aux orientations très différentes, à commencer par la CGT, la FSU, et FO.

Ces dernières demandent le retrait pur et simple du projet gouvernemental de réforme des retraites, qui consiste à remplacer le système actuel basé pour chacun sur le nombre de trimestres de cotisation par un système à points, dit universel. Elles exigent le maintien des régimes particuliers - 42 actuellement - en tous cas pour la SNCF et RATP qui sont en première ligne dans la mobilisation.

Or, les organisations « réformistes » sont favorables au système à points, mais s'opposent au pouvoir au sujet des modalités de financement de ce système, et tout particulièrement à l'instauration d'un « âge pivot » placé à 64 ans.

Cette mobilisation contradictoire a lieu dans un climat social particulièrement chaud. Les professions de santé sont depuis plusieurs semaines vent debout, les étudiants demandent, entre autres revendications à pouvoir sortir de la précarité qui atteint nombre d'entre eux. Les chercheurs scientifiques sont en colère après les déclarations du président du CNRS, Antoine Petit, en appelant à des dispositifs inégalitaires et, selon ses mots, « darwiniens », et des établissements universitaires sont fermés pour éviter leur occupation par des contestataires. Les enseignants du secondaire et du primaire sont singulièrement inquiets pour leur retraite.

Diverses professions libérales, avocats par exemple, et d'autres professions, dans les transports routiers par exemple, sont également partie prenante de la contestation. Et les « gilets jaunes », qui durant de longs mois ont fait preuve d'animosité plus que d'intérêt vis-à-vis des syndicats sont, pour certains d'entre eux au moins, décidés à les appuyer.

Une évolution politique à droite pour le pouvoir ?

Le gouvernement a engagé une campagne massive d'explication pour tenter de démontrer le bien-fondé d'une réforme présentée comme juste, équitable et nécessaire, « historique » a dit le président de la République.

S'il se heurte à un front commun des organisations réformistes et de celles qui sont radicales, c'est un choix délibéré : en proposant une réforme qui conjugue deux registres, celui du changement de système et celui du financement, il savait ce qu'il faisait.

À partir de là, on entre, au-delà de ce que sera l'évolution du conflit proprement social, dans la politique.

Considérons tout d'abord le pouvoir. La discussion a été vive au sein de la majorité et du gouvernement, à propos, précisément du choix ou non d'un « âge pivot », c'est-à-dire d'une mesure constituant pour les syndicats réformistes, comme a dit Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, une « ligne rouge » qui ne devait pas être franchie - et qui finalement l'a été.

Si Édouard Philippe doit reculer, alors, ses jours sont comptés, et on voit bien comment le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, en opposition avec le premier ministre à propos de cette mesure, pourrait être chargé de présenter un nouveau gouvernement.

Si Édouard Philippe parvient à maintenir son projet, sans trop reculer, en trouvant un accord avec Laurent Berger, la grève pourrait s'essouffler et se durcir, et perdre le soutien d'une opinion lui devenant alors plus ou moins hostile. Il n'en aura pas fini pour autant avec les difficultés, alors que les députés La République en Marche auront en effet été divisés.

Quel que soit l'avenir, la séquence aura permis à Emmanuel Macron de se positionner sur le terrain de la droite. La posture d'Édouard Philippe fait penser à celle d'Alain Juppé en 1995, « droit dans ses bottes », avant qu'il ne se présente en homme d'ouverture et de négociation ; celle de Bruno Le Maire n'a pas davantage été marquée à gauche.

Bref, la réforme, quelle que soit la conclusion du conflit social actuel, aura contribué à miner la droite classique, à la vider de sa substance, à faire en sorte que parmi ses électeurs, les uns à terme rejoignent ou soutiennent le président, même s'ils ne sont pas stratégiquement d'accord entre eux, tandis que bien d'autres, finalement, n'auront d'autre choix que l'abstention ou le Rassemblement national.

Pas de recomposition de la gauche et la fin de l'exception française

L'affaire aurait fait courir de grands risques au pouvoir si elle avait permis à la gauche de commencer à se recomposer.

Mais même si Martine Aubry a fait entendre sur France Info le 13 décembre une voix claire et forte, authentiquement de gauche, rien n'indique une quelconque renaissance.

La France Insoumise sort plus requinquée que renforcée de cette séquence, et on a pu entendre en effet un Jean‑Luc Mélenchon très à son aise. Mais rien ne démontre qu'elle remonte nettement dans l'opinion, et il semble qu'elle se maintienne à un niveau bien inférieur à celui de 2017.

Ce qui débouche sur une conséquence importante : la fin de l'exception française, qui jusqu'ici se caractérisait par deux populismes, presque équilibrés, l'un à gauche, avec la France Insoumise, l'autre à droite, avec le Rassemblement national.

Le déclin du parti de Jean‑Luc Mélenchon ne peut que se solder par une évolution en faveur de celui de Marine Le Pen, qui peut en escompter quelques pourcentages de voix en plus, et davantage d'abstentionnistes lors d'une élection présidentielle où certains préféreront ne pas voter plutôt que de le faire pour Emmanuel Macron.

Ajoutons ici un point essentiel : dans plusieurs pays où le national-populisme prospère, et parvient aux affaires, il sait conjuguer une politique identitaire, (anti-migrants, anti-islam, etc.), et des mesures sociales qui lui apportent un soutien populaire.

Or les représentants de Marine Le Pen, très présents dans les médias ces derniers temps, ont souvent insisté sur le caractère légitime des revendications sociales qui émanaient des Gilets jaunes ou, aujourd'hui des syndicats, qui ne sont pourtant pas leur tasse de thé.

Affrontement Macron-Le Pen ?

Ce qui conforte l'hypothèse selon laquelle le calcul politique du Président consiste à favoriser tout ce qui conduit, pour dans deux ans, à un affrontement où il serait seul à pouvoir s'opposer à une candidature de Marine Le Pen.

Ici, il faut faire un pas de plus. 2022 ne sera pas un remake de 2017.

Le parti du Président n'a pas jusque-là su convaincre l'opinion, on le voit mal s'imposer d'ici deux ans. Les grèves et manifestations à propos de la réforme des retraites auront laissé des traces, nécessairement négatives pour le pouvoir, qui par ailleurs déçoit ceux qui pour qui l'environnement et le changement climatique sont des enjeux prioritaires, une urgence.

Les municipales, entre temps, auront été l'occasion de débauchages sans contenu d'élus locaux ; la préparation de l'élection à Paris, avec Cédric Villani et Benjamin Griveaux, aura été la meilleure façon de donner toutes ses chances à Anne Hidalgo.

Tout ceci n'aura ajouté aucune voix à Emmanuel Macron, et lui en aura fait perdre, notamment au profit de l'abstention.

Finalement, un certain nombre de ceux qui ont voté pour lui en 2017 auront été tellement déçus, voire écœurés, qu'ils ne tiendront plus le raisonnement qui en fait sinon le meilleur candidat face à Marine Le Pen, du moins le moins pire : ceux-là se diront qu'il existe des institutions, une justice, un droit ; que Marine Le Pen et son parti ne pourront pas faire tout ce qu'ils voudront, et qu'après une période limitée dans le temps, en tout cas à l'échelle de l'histoire, à l'issue de ce qui aura été une crise salutaire, le bon sens et les valeurs humanistes et démocratiques reprendront leurs droits.

Ils déchanteront ensuite - mais trop tard.

Il faut donc, si cette analyse est fondée, regretter que le pouvoir semble vouloir se préparer à rejouer un scénario de type « 2017 », alors que ce qui se prépare pourrait plutôt annoncer « 1984 », un millésime qui nous rappelle que le parti qui était alors celui de Jean‑Marie Le Pen avait réalisé un score impressionnant à une élection nationale, lors du scrutin européen. Un millésime auquel le célèbre roman de George Orwell a aussi donné, si on peut dire, quelques lettres de noblesse.

The Conversation _________

Par Michel WieviorkaSociologue, Président de la FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) - USPC

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a écrit le 02/01/2020 à 12:19 :
Le RN ne peut que jouer l'opposition utile de Macron du fait de sont éternel endettement bancaire et d'un nombre d'adhérent pas si significatif que cela!
a écrit le 26/12/2019 à 9:49 :
Municipales : R.N ANALYSE
Le parti de Marine Le Pen se vide de sa substance. Depuis 2014 le nombre de ses adhérents fond comme neige au soleil
de 50000 à 20000 adhérents aujourd'hui . De fait pour les prochaines municipales Le R.N navigue entre renoncements et parachutages , un vrai paradoxe révélateur puisque le Rassemblement National se porte très bien dans les sondages . La fuite des adhérents illustre bien celle des élus municipaux départementaux, et régionaux.. Très nombreux sont ceux qui ne siègent plus pour le R.N .Il est vrai , que la gestion financière et humaine est une catastrophe au R.N, ce parti au niveau de ses cadres régionaux et nationaux est un ramassis de bras cassés incompétents et humainement douteux .Le parti de Marine Le Pen est un vaisseau fantôme ,ou les militants fuient en courant entre exclusions et mépris de la part du siège de Nanterre devenu un parti exsangue qui tangue au gré du vent sans être gouverné . C.C
Réponse de le 26/12/2019 à 18:31 :
mais ce n'est pas rassurant.

Macron n'était qu'un petit intriguant issu de la banque d'affaire, porté par une coterie de gens très friqués qui se sont offerts la présidence de la république en espérant obtenir des avantages inouis...(et ils n'ont pas été déçus).

Sur la papier, il n'y a avait aucune chance que ca réussisse et ils ont réussi le casse politico-financier du siècle.

Objectivement, macron est en train de faire la campagne de Lepen. Et ca tombe bien pour elle. Le parti est au bord de la faillite et MLP n'a plus les moyens d'organiser des réunions de masse et de nombreux déplacements.

Macron lui permet de faire une campagne à minima, sans meetings, sans programme, sans dériver trop à droite, en commentant seulement de temps à autres une actualité qui la sert depuis que le FN est devenu national-socialiste.

Les démission de personnel , on sait que ça se gère facilement. Quand Macron a commencé à gagner, il y eu pléthore de nouveaux aventuriers de la politique et de retourneurs de veste socialo-LR pour le rejoindre.

Pour l'argent, le FN peut toujours compter sur les soutiens de Poutine, comme de Trump.
a écrit le 25/12/2019 à 18:26 :
Pas étonnant, si le RN réussit à se passer de sa leader et à mettre une personnalité plus neuve et charismatique, toutes les chances sont de son côté, à condition de ne rien dire de la conjoncture actuelle, les oppositions à la réforme des retraites parachevant le travail pour eux.
a écrit le 25/12/2019 à 9:08 :
les gens ne votent pas lepen a cause des retraites, a de rares excetions pres
ils votent lepen a cause de la misere massive que la gauche francaise importe avec cynisme pour avoir de nouveaux electeurs dependants de l'etat providence
effectivement, ca vide les caisses, et ceux qui payent sont les petites gens auxquelles certains avaient promis n'importe quoi
pareil avec la secu
bon, au pays des autruches.............
a écrit le 24/12/2019 à 19:55 :
Depuis 2002, Le Pen est toujours l'adversaire revé :

82.8% 2002, 63% 2017, 53% 2022
Elle sera élue en 2027, ou.....peut-etre 2022
a écrit le 24/12/2019 à 18:58 :
Le futur président ne peut être que le père noël. Il fera pleuvoir les cadeaux. Plus besoin de se lever le matin pour gagner sa croûte, car il fera pleuvoir des allocations de toutes sortes.Problème des retraites réglé immédiatement car plus besoin de travailler car le travail est pénible. Plus d'impôts, car avec le père noël, tout est gratuit. On mérite bien ça, nous les grands enfants qui sont dans le déni permanent de la réalité.
Réponse de le 24/12/2019 à 21:46 :
On ne lui demande pas de nous donner des ronds, on demande seulement à gopeman de ne plus nous les piquer !
a écrit le 24/12/2019 à 18:17 :
Le sujet numéro un, c'est évidemment l'immigration. Les français en ont plus qu'assez de vivre dans un moulin. Dans le monde, des continents entier sont la proie de la surnatalité, et déversent leur trop plein chez nous. Cela doit cesser.
Réponse de le 24/12/2019 à 21:48 :
Alors quittez l' UE puisqu' elle est seule à avoir la main sur le dossier immigration ....
a écrit le 24/12/2019 à 12:57 :
Nous mettons à travers nos activités associatives une stratégie électorale pour mettre le FN aux commandes du pays
Marre des brimades des élus locaux
a écrit le 24/12/2019 à 12:44 :
Je ne voterai jamais pour une personne telle madame lepen car mes convictions européennes sont à des années lumières de celles du parti frontiste. Cependant, m Macron sera battu en 2022 car le ras le bol fiscal initié par les gilets jaunes, le Haro perpétuel sur la voiture taxée à des sommets depuis quelques années, etc, tout est en place pour une gifle monumentale . M Maire, m Philippe etc. Sont devenus sourds au mal être des gens et leurs politiques punitives sont rejetées..
a écrit le 24/12/2019 à 12:19 :
Le vrai problème, c’est que la France, comme l’Italie et la Grèce, n’a fait aucune réforme avant la crise de 2008.

La droite a raté son rendez-vous avec l'Histoire.

Entre la fin 1993 et la fin 2007, la droite n’a rien fait en espérant le retour des 30 glorieuses qui ne sont jamais revenues.

Sur beaucoup de sujets (l’éducation, la sécurité sociale, la SNCF, l’immigration, la politique agricole commune, la FranceAfrique..) la droite a préféré défendre le statu-quo.

La France a continué de vivre à crédit. Entre la fin 1993 et la fin 2007, la dette a augmenté de 18 points de PIB alors qu’elle est restée stable pendant les années Jospin.

Et aujourd’hui, la france paie au prix fort l'immobilisme des années Chirac.
Réponse de le 02/01/2020 à 12:41 :
Le vrai problème contrairement a ce" que vous dites c'est qu'il y a eu réformes avant 2008, ces pays sont entrés dans l'euro , on signé, sans aval des populations, le "Traités de Lisbonne" et ne sont donc plus souveraine dans leurs décisions! Donc..., aucune possibilité d'adaptation mais seulement d'appliquer des réformes dans le but d'uniformiser la Zone!
a écrit le 24/12/2019 à 11:53 :
Enfin une prise de conscience du journal concernant celle qui inéluctablement va succéder à Macron.
Réponse de le 26/12/2019 à 17:58 :
Autant donner le pouvoir à la CGT. Bonnet blanc et blanc bonnet.
a écrit le 24/12/2019 à 11:53 :
madame Le Pen de droite, vous voulez rigoler ou quoi, elle est socialiste : elle ne parle que des ponctionnaires !!!
a écrit le 24/12/2019 à 11:25 :
"Ils déchanteront ensuite, mais trop tard" : c'est exactement ce qui se passe avec Micron et LREM. Les Français ont, en 2017, cru détenir "le must" "nec et ultra" avec Micron et ils sont en train de s'en mordre les doigts jusqu'au sang ! L'UMPS il y a peu et LREM aujourd'hui ont toujours glosé sur les prétendues incompétences de la "droite nationale" (et non "l'extrême droite" comme il est écrit, avec arroganc et mépris, dans le titre même de l'article) pour suggérer très fortement aux Français de ne pas en faire l'expérience, mais voilà que les faits les contredisent en long, en large et en travers. Depuis plus de 4 décennies cette supposée compétente UMPS-LREM démontre année après année, décision après décision, qu'elle est une leurre pétrie d'incompétence et d'arrogance envers leurs adversaires politiques. Les faits sont têtus et font enfin tomber les masques. La "droite nationale" n'a jamais pris la moindre décision d'ordre législatif, réglementaire et administratif qui aurait emmené la France et les Français au fond du trou comme aujourd'hui. Le temps est venu de la virer, de passer à autre chose de plus solide et de plus "français". Et que vive la France libre, nationale et souveraine, ensemble les Français qui l'aiment et la soutiennent !
a écrit le 24/12/2019 à 11:07 :
Scénario idéal pour Macron:le gouvernement par en vacances en éspérant que la grève durcisse.Le chaos engendré, fait monter le front.Macron reste le seul candidat crédible pour résister au fascisme.2022 est déja gagné!
a écrit le 24/12/2019 à 10:58 :
C'est aussi la confirmation qu'un très grand nombre de promesses du programme du RN, étant contraires aux traités et au fonctionnement même de l'UE, seraient enterrées par Mme Le Pen si celle-ci était élue, sous les contraintes politiques et juridiques innombrables de notre maintien dans l'UE et dans l'euro.

Comme Tsipras en Grèce, comme Salvini en Italie, comme Kurz en Autriche, etc. le Fn continue donc d' être le meilleur opposant de ..papier aux néolibéraux cad ici à Macron -aujourd' hui sa politique serait exactement la même néolibérale, alors même qu' elle n' a même pas la main sur sa seule marotte l' immigration pour cause d' UE- comme s' ingénie à nous faire croire la presse subventionnée qui pilote l' agenda. Le Fn continue en résumé et grâce à cette complicité à longueur d' années à déployer son hochet de vrai faux opposant.
Il serait plus correct de dire : "au RN il n'a jamais vraiment été question d'un frexit"

Il n' y aura pas de solution sans une sortie de l' UE qui fixe l' ensemble de la politique à Macron, Frexit UPR, vite ...
a écrit le 24/12/2019 à 10:49 :
Cet article nous éclaire sur une évidence que les gens sensés et éclairés ont déjà constaté depuis le début de ce quinquennat, à savoir que le macronisme et le RN sont les deux faces d'une même pièce...
a écrit le 24/12/2019 à 10:35 :
La grande inquiétude , son angoisse même pour MLP c'est de se voir débordé sur sa droite par un populiste …. et elle vient déjà de sentir le vent du boulet ces dernières semaines avec Eric Zemmour !!!
a écrit le 24/12/2019 à 9:59 :
on ne peut pas revoter macron trop de dégâts on a pratiquement perdu tous les acquis que ma germination avait obtenu et maintenant cerise sur le gâteau le livret vas baisser à 0,5 du jamais vue vivement 2022 qu on se débarrasse de macron c'est la plus grosse bêtise de ma vie
a écrit le 24/12/2019 à 7:46 :
RN-LR-LREM-PS-LFI du pareil au même maintenant car de tous les partis politiques, il n'y en a en fait que 2 possibles : europhiles ou europhobes.
Les retraites ? C'est l'UE. La Santé ? C'est l'UE. L'austérité ? C'est l'UE. Les privatisations ? C'est l'UE. Les délocalisations ? C'est l'UE. L'écologie ? C'est l'UE.
C'est cette organisation qui ne rend de comptes à personne le véritable enjeu puisqu'elle dicte TOUTES les politiques depuis Maastricht.
Son parti étant lourdement endetté et tributaire des banques, MLP a choisi de rester dans l'UE. Qu'elle arrive au pouvoir ou non, la politique ne changera pas. Tout comme Hollande a fait la continuité de Sarko et que Macron a fait (fait tout court) pire que Hollande.
Réponse de le 24/12/2019 à 9:56 :
100% d'accord !
Réponse de le 24/12/2019 à 10:07 :
Voilà une position bien dogmatique et très étriquée, qui ressemble beaucoup à celle de ce cher Asselineau et de son parti l'UPR.
Le seul crédo de ces gens là est que nos problèmes français ont pour seule origine l'Europe.
Réponse de le 24/12/2019 à 10:31 :
Excellent, médaille Biglouton ...!
Réponse de le 24/12/2019 à 10:33 :
@Alan8544

"dogmatique et très étriquée"

On apprend que le lundi 9 décembre la Commission européenne (27 commissaire de droite sur...27 !) est à bloc derrière la réforme des retraites. C'est ce que martèle sur Europe 1 le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton : "Vous savez, ici, tout le monde comprend la nécessité de cette réforme, évidemment", assure-t-il depuis Bruxelles.En mai 2018 déjà, la Commission européenne avait indiqué, dans le cadre du Semestre européen, la nécessité pour la France de réformer son système de retraite afin de le rendre plus transparent, de renforcer l'équité entre les générations et de faciliter la mobilité des travailleurs. Une simplification et une harmonisation des régimes "contribuerait également à une meilleure maîtrise des dépenses publiques", écrivait-elle en soulignant que "selon une étude récente, l’alignement de différents régimes de retraite des secteurs public et privé réduirait de plus de 5 milliards d’euros les dépenses publiques à l’horizon 2022".
Réponse de le 25/12/2019 à 17:16 :
Asselineau ou pas, ça n'est pas le sujet.
En revanche, expliquez en quoi j'ai tort ou non car pour le coup, tous ces sujets sont dictés par Bruxelles...
a écrit le 23/12/2019 à 21:40 :
MLP est assez douée pour montrer au moment où il faut son incompétence et finalement même si le Président n'est pas toujours très bon, il fait au moins ce qu'il avait dit ce qu'il ferait dans son programme et je ne pense pas qu'il aura bcp de problèmes pour se faire réélire. Ne pas oublier que le FN ou RN traine des casseroles qui ressortiront au bon moment et est loin d'être uni.
Et puis si je me trompe, nous émigrerons. J'ai suffisamment habité à l'étranger pour que ça ne me fasse pas peur
Réponse de le 24/12/2019 à 19:00 :
Pas très lourd l’argumentaire: elle est plus nul que ce gars qui n’est pas bon. Donc elle ne sera pas elu. Si elle est élu quand je me barre?
Avec des soutiens pareils Macron doit dormir sur ses deux oreilles...
Bon, on la fait simple: Macron n’est pas très bon. Et non, il ne rallie pas les électeurs de droite. S’il voulait faire ça, il n’aurait pas cassé les alliances avec les anglais. Il n’aurait pas mené une politique LGBT. Non, vraiment, Macron ne peut pas être considéré comme un homme de droite. La confusion des genres a assez duré. Ça ne prend plus, ça ne marche plus, on le rejette. Ce n’est pas le bonhomme, c’est un brave homme. Mais il promeut des idées qui sont aux antipodes de celles de la droite. Ce n’est pas possible de continuer avec ça.
a écrit le 23/12/2019 à 15:49 :
Mais à y réfléchir, les français penseront peut-être aux gains de pouvoir d'achat et aux sérieux du gouvernement pendant ce quinquennat plutôt qu'aux bêtises, incohérences, amateurisme de Le Pen, sans oublier toutes ses casseroles et celles du FN (détournements fonds européens et lors des élections en France).
Réponse de le 24/12/2019 à 19:07 :
Un macroniste qui se plains de détournement de fonds, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Le conflit d’intérêt est l’essence de LREM. Le détournement de fond est sa façon d’être. Non, non, non... C’est documenté, tracé, pas condamné, mais ça, c’est normal. La justice ne condamnera jamais LREM. La justice condamne ceux qu’elle doit condamner: des terroristes, des braqueurs de banques, des gilets jaunes ou des opposants politiques. Macron n’a pas des casseroles aux fesses, c’est une fanfare de corruption à lui seul. Rien de secret là dedans, c’est juste du détournement de fond ordinaire de France, un art de vivre, une manière d’être. Le Pen n’a rien à voir là dedans.
a écrit le 23/12/2019 à 14:56 :
Non vous autres bons soldats médiatiques à la botte des actionnaires milliardaires directs ou indirects vous nous imposez l'extrême droite comme seule alternative à macron parce que 100% compatible avec l'oligarchie française et européenne, l'histoire nous l'a déjà prouvé.

Mélenchon, triste pantin étant là pour que la gauche n'ai aucune chance de parvenir au second tour car en effet si elle y parvenait elle serait facilement élue que ce soit face à le pen ou macron, même avec un personnage aussi improbable que ce type à sa tête, au secours. Alors même si méluche est dans leur camp tous les autres eux ne le sont pas ou la plupart d'entre eux donc la gauche est condamnée à perdre et c'est pas forcément un mal c'est juste qu'il serait bien que l'on ai pas les autres maux également.

Mais les choses sont bien faites alors qu'un véritable parti de gauche devrait avoir une immense popularité du fait du néolibéralisme qui ravage notre pays, dès que le front de gauche dépasse les 10% d'intentions de votes Mélenchon nous sort une aberration sur un dictateur ou une dictature quelconque, une bêtise crasse, ou nous affirme que c'est lui la république et-c... pour casser son parti il ne manque là visiblement pas d'idée.

Le verrou de le pen elle se situant à 20% juste de quoi être certain que celui qui soit au second tour contre elle passe sans problème et ô incroyable coïncidence à chaque fois c'est un serviteur néolibérale de l'oligarchie financière qui se retrouve face à le pen.

Les souris votent pour les chats

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