• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Nous ne serons pas les pigeons de la Loi PACTE

François-Xavier Thoorens

Publié le 14 juillet 2018 à 08:38 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:44

François-Xavier Thoorens

François-Xavier Thoorens

DR

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros en avril
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Poutine attendu sur l'économie en berne à Saint-Pétersbourg
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • La banque indienne maintient ses taux inchangés
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le gouvernement d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe prend-il les entrepreneurs français de la blockchain pour des pigeons ? Le projet de Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE), présenté en Conseil des ministres le 18 juin dernier, comporte en effet des lacunes majeures, qui pourraient, beaucoup plus sûrement que la concurrence étrangère, « tuer » le développement du secteur de la blockchain en France. Car si, lors des multiples auditions qui se sont tenues au...

Certes, et c'est un progrès notable, le projet de loi PACTE n'assimile plus les entrepreneurs de la blockchain ni à des fraudeurs ni à des complices du crime organisé. Certes, par son article 26, le gouvernement montre que son intention n'est pas d'interdire la "jetonisation" de l'économie. Bien au contraire, puisqu'on reconnaît pour la première fois dans le droit français l'existence juridique d'un jeton issu d'une blockchain. Certes, la volonté d'encadrer les Initial Coin Offerings (ICO) en imposant des "bonnes pratiques" est louable. Il est temps, en effet, de moraliser le secteur. Pourquoi prendre le risque d'une perte de confiance et d'une contamination systémique, alors que nous disposons avec l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) d'un modèle de réglementation efficace et exportable ?

L'échec de la « Blockchain Nation » ?

Mais, dans son obsession du risque, le gouvernement a négligé un point essentiel. Pour pouvoir réglementer une activité, encore faut-il que cette activité puisse... exister. Or, en France, les sociétés qui développent la blockchain, les futurs champions de demain qui pourront lancer des ICO, conquérir les marchés mondiaux et donner à la France sa place de leader, n'ont aucune chance de se développer. Cet échec de la « blockchain nation » en France a trois causes : une cause bancaire, d'abord, des causes monétaire et fiscale, ensuite.

Sur le plan bancaire, il faut rappeler ce principe élémentaire : on ne peut pas créer ni faire fonctionner de société en France sans posséder de compte en banque. La loi impose aux entreprises en création de déposer sur ce dernier une somme correspondant au minimum à la moitié de leur capital social. Un compte bancaire est indispensable pour percevoir le produit d'une ICO, une fois les cryptoactifs récoltés par le biais de l'ICO transformés en euros, via une plateforme de change. Il est tout aussi nécessaire pour payer des salaires, payer un loyer ou s'acquitter de ses impôts.

Or, les banques françaises refusent aujourd'hui les dépôt de fonds provenant de la vente de cryptoactifs, qui est la principale ressource des sociétés de la blockchain. Quand l'ouverture du compte n'est pas, purement et simplement, impossible, le compte qui a été ouvert est clôturé après quelques jours ou quelques semaines d'exercice. Contrairement à ce qu'impose la loi, aucune justification n'est fournie. Tout recours auprès de la Banque de France est donc impossible. De l'opacité des règles naît l'arbitraire.

SOS, entrepreneurs en danger

Tout aussi important, le problème monétaire vient du fait que, pour « transformer » ses bitcoins en euros, il est nécessaire de passer par une plateforme de change. Or, il n'en existe aucune sur le territoire français, du fait des contraintes réglementaires. L'essentiel du marché est donc capté par des plateformes internationales comme Coinbase, Bitfinex ou Kraken, qui brassent des milliards quotidiennement. La grande majorité des flux Euros-Bitcoin se retrouvent ainsi localisés aux Etats- Unis ou à Hong Kong. Comment espère-t-on maîtriser ces flux financiers, s'ils sont complètement déterritorialisés ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

A minima, il conviendrait d'établir si les plateformes d'échange françaises doivent, ou non, être assujetties aux mêmes règles que les plateformes de change de devises. Il n'est pas normal de laisser les entrepreneurs dans l'incertitude sur ce point, et de les contraindre à des solutions dangereuses sur le plan économique, autant que juridique.

Le volet fiscal est le troisième obstacle à surmonter. Si je réalise une ICO, ou que je manipule de la cryptomonnaie au sein de mon entreprise, dois-je déclarer ces jetons, et faire l'objet d'une imposition ? Certains spécialistes, comme l'avocat et ancien Secrétaire général du Conseil national du numérique (CNN), Jean-Baptiste Soufron, plaident pour que les jetons soient considérés comme des « actifs immatériels », dont la valeur n'est constatée qu'à l'occasion de leur vente, qui est le seul élément déclenchant leur fiscalisation. Lever cette inconnue fiscale est essentiel pour garantir la sécurité juridique des entreprises qui s'installent sur ce marché. Qu'attendons-nous pour clarifier la situation ?

Créer une Agence de la blockchain

A ce stade, la Banque de France, la Fédération des Banques Françaises, l'Ordre des experts- comptables, pour ne citer qu'eux, doivent avoir leur mot à dire. Et tout le monde doit prendre sa place autour de la table. Une possibilité serait de créer une « Agence de la blockchain », placée sous l'autorité du Premier ministre, pour gérer ce qui relève d'une situation d'urgence. Car faute de réponse, les entrepreneurs de la Blockchain iront travailler ailleurs.

La concertation qui a eu lieu, à laquelle nous avons participé, et où tous ces problèmes ont été posés, ne doit pas apparaître comme une diversion ou, pire, un aveu d'impuissance, face au défi que représente notre industrie naissante. Le gouvernement nous a demandé d'être clairs, alors soyons-le : nous ne serons pas les « Pigeons » de Macron. Comme le disait le président américain Barack Obama : « Nous sommes la génération que nous attendions ». Les décisions importantes se prennent maintenant. Et elles engagent tout notre avenir. La France se doit d'être à la hauteur de son époque.

François-Xavier Thoorens

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 2

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 3

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 4

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »