• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Brexit: les vraies conséquences

Photo de Ivan Best

Bruno Moschetto

Publié le 30 juin 2016 à 09:15

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Il faut relativiser les conséquences pour la Grande-Bretagne, qui va retrouver une triple souveraineté. Et adapter la politique européenne de la France en conséquence. Par Bruno Moschetto, Secrétaire National du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) pour les questions économiques

L'Angleterre, je la veux toute nue, aurait dit le Général de Gaulle, c'est-à-dire, sans attaches. Il craignait qu'à un moment ou à un autre elle prenne « le grand large ». Aussi l'empêcha-t-il d'entrer dans la Communauté Economique Européenne (CEE) en 1962, dès sa première tentative d'adhésion. Il opposa à nouveau un refus cinq ans plus tard, en 1967. Et c'est seulement à la troisième requête, que le Président Pompidou leva la barrière en 1973. La France était à l'époque, le véritable chef d'orchestre de l'Europe. Après plus de quarante cinq ans de cohabitation, le Royaume- Uni vient de décider de larguer les amarres après un vote référendaire a priori sans appel compte tenu du résultat

Il nous est apparu intéressant de chercher l'explication à ce vote de retrait. A la réflexion, elle est relativement simple. L'Angleterre a absolument voulu adhérer à le CEE car l'Europe était à l'époque un havre de prospérité. Elle la quitte car celle-ci est devenue depuis plus d'une décennie, une économie dominée par l'austérité. Le bateau européen prenant l'eau, et ce vraisemblablement pour longtemps, les Britanniques le quittent. On ne saurait leur reprocher un tel réalisme.

Recherche de flexibilité salariale

Si l'on affine l'analyse, le cœur de l'explication se trouve par la pratique, en Grande-Bretagne, d'une recherche continue de la flexibilité des salaires. Nous savons qu'il n'y existe pas de salaire mensuel minimum, qu'il n'existe pas une durée minimale de temps de travail hebdomadaire, que 2,5 % de la population active est contrainte à la pratique du contrat de travail à zéro heure « zero hour contract » (ZHC). Evidemment, dans ce contexte, le taux de chômage ainsi obtenu est seulement de 5%, alors qu'en Espagne il est de 25%. Il n'est pas étonnant que cela favorise l'immigration intra-européenne en Grande-Bretagne où les salaires sont malgré tout attrayants pour les travailleurs de certains pays membres de l'Union européenne, notamment ceux de Pologne.

Aussi, cela est vrai, ces travailleurs prennent-ils sans entrave les emplois des Britanniques sur le sol anglais où ils peuvent librement pénétrer. Le résultat de ce referendum devrait mettre un terme à ce manège à la grande satisfaction des travailleurs insulaires. Les dispositions de la loi El Khomri, dont la finalité est justement la recherche de la flexibilité salariale pour parvenir à la compétitivité économique avec des conséquences sociales identiques, devrait nous faire réfléchir à ce parallèlisme et légitime davantage encore notre refus de voter ce projet de loi qui vient de mettre si inopportunément le feu aux poudres.

Un vote de réflexe pour la survie

Par ailleurs, le clivage entre les partisans du « in »  et ceux du « out » révèle l'opposition entre l'Angleterre pauvre et l'Angleterre riche. Rien n'a changé depuis « Sybil et les Deux Nations » de Disraeli publié en 1845 ! A cet égard, il est tout à fait condamnable d'assimiler ce vote d'une population pauvre à un vote populiste. C'est un vote de réflexe qu'une majorité significative de la population a fait pour sa survie. Ce vote doit être absolument respecté. Nous n'avons pas, ni aujourd'hui ni demain, à nous ingérer dans ses affaires intérieures. L'Angleterre est plus que jamais « Prince en son Royaume ».

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Mettre un terme à la déflation importée

L'Angleterre de demain ne sera pas nécessairement la perdante de cette sortie démocratique et volontaire. Détentrice déjà, à la différence des autres membres de l'Union européenne, d'une triple souveraineté cambiaire, monétaire et budgétaire, elle va pouvoir en gérant les flux démographiques extérieurs mettre un terme à une politique de déflation importée. Elle n'aura aucun mal à retrouver la cible inflationniste après laquelle court désespérément Mario Draghi. Il est tout aussi naïf de penser que ce retrait va pénaliser les activités de la City. Ainsi, par exemple, le marché de l'euro, qui concerne les achats et les ventes de cette unité monétaire ainsi que les prêts et les dépôts dans cette même unité monétaire, s'est progressivement installé sur la place de Londres depuis plus de quinze ans, dès l'introduction de l'euro ! Ce marché n'a pas de vocation à se déplacer dans les années à venir. Les marchés ont leurs propres pratiques : ils sont conservateurs et les Anglais sont de grands financiers et de grands commerçants. On ne peut espérer que le Stock Exchange s'installe au Palais de la Bourse de sitôt. !

Europe: constituer une troika avec l'Italie et l'Espagne

En toute hypothèse, la France ne doit pas rester inerte après le départ du Royaume Uni - cinquième puissance économique du monde - et qui bénéficie d'une alliance toute particulière avec les Etats-Unis et l'ensemble des pays du Commonwealth. Aussi, dans ce contexte, afin de faire face à l'éloignement d'un partenaire puissant, faut-il concevoir une autre Europe et un autre euro auxquels nous sommes particulièrement attachés.

Pour ce qui concerne l'Europe, nous avons connu un ménage à trois avec un Royaume Uni à économie libre échangiste et à politique indépendante d'une part, et une Allemagne politiquement fédéraliste et économiquement anti-inflationniste, d'autre part. Maintenant, nous allons nous trouver seuls face à elle et nous savons que  le couple franco-allemand n'est pas équilibré. Aussi, faut-il tendre à constituer, en contrepoids de ce couple, une Troïka avec nos sœurs latines, l'Espagne et l'Italie avec lesquelles nous avons de nombreuses racines communes à commencer par notre langue mère. Ainsi, la France aurait une double appartenance, à la fois membre du couple et de la troïka. La France redeviendrait ainsi le centre de gravité de l'Europe.

Nationaliser l'euro

Quant à l'euro, nous rappelle l'article premier du chapitre premier de notre code monétaire et financier : « C'est la monnaie de la France  - Il est divisé en cent centimes ». Il a vocation à le demeurer. Afin de passer cette zone de turbulences et de pouvoir dominer les vents contraires, il nous faut absolument nationaliser l'euro ainsi que le préconise depuis longtemps le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et désormais son candidat à l'élection présidentielle, Bastien Faudo. Au titre de cette réforme il s'agit tout simplement de débaptiser notre monnaie, l'euro-euro en euro-franc. Rien ne serait changé pour ses détenteurs qu'ils soient résidents ou non. Rien ne serait changé quant à la nature et au volume de notre endettement public vis-à-vis des résidents et des non résidents. Rien n'empêcherait les autres partenaires de la zone euro d'en faire autant en débaptisant l'euro-euro en autant d'euro nationaux. D'après les informations publiées dans la presse, le prix Nobel Joseph Stiglitz envisage de recommander, dans son prochain livre à paraître le 15 septembre, pour que la zone euro soit viable, que ses membres adoptent une telle réforme.

Une triple souveraineté retrouvée

Limitée à deux ans - durée minimale qu'il faudra pour négocier la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne -, nous récupérerions immédiatement notre souveraineté en matière de politique de change, monétaire et budgétaire, ce qui nous permettrait d'adopter une politique de relance par la demande et de donner le « la » à nos partenaires européens. Cette triple souveraineté retrouvée nous permettrait peut-être de faire aussi bien que la Grande-Bretagne dans l'avenir dont les citoyens ont fait preuve aujourd'hui de réalisme. A nous d'être euro réalistes.

Bruno MOSCHETTO

Secrétaire National du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)

pour les questions économiques

Bruno Moschetto

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats