Covid-19  : le monde d'après sera innovant ou ne sera pas

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L'imprimante 3D permet de fabriquer n'importe quel objet à la demande et s'avère fort utile en cas de pénurie. A Paris, près de l'hôpital Cochin, soixante imprimantes 3D fabriquent des visières pour les soignants et des valves pour les respirateurs. Le DIY (Do It Yourself) va prendre de plus en plus d'importance.
L'imprimante 3D permet de fabriquer n'importe quel objet à la demande et s'avère fort utile en cas de pénurie. A Paris, près de l'hôpital Cochin, soixante imprimantes 3D fabriquent des visières pour les soignants et des valves pour les respirateurs. Le DIY (Do It Yourself) va prendre de plus en plus d'importance. (Crédits : Reuters)
LE MONDE D'APRÈS. Alors que le COVID-19 se propage dans le monde entier, elle oblige l'humanité à innover, c'est-à-dire à faire plus, mieux, à moindre coûts, de meilleure qualité avec les mêmes ressources. Par David Menga, ingénieur chercheur, et Xavier Dalloz, consultant spécialisé dans les nouvelles technologies.

Toute guerre et crise sanitaire majeure engendre une période de grandes innovations et de transformations économiques. Après la Première guerre mondiale et la pandémie de la grippe espagnole, on a vu fleurir des inventions qui ont transformé notre vie quotidienne comme le haut parleur en 1924, le réfrigérateur, la télévision et le cinéma parlant en 1927 et enfin la lessive en 1930. Le confort moderne de nos foyers et les divertissements de masse sont nés pendant cette période. Les grands empires industriels Ford, General Electric et Dupont, ont connu une forte croissance et se sont imposés sur leurs marchés respectifs.

Un siècle plus tard, la crise du Covid 19 nous annonce un monde numérique massivement connecté, où le physique et le virtuel s'interpénètrent, au service d'un individu « augmenté » et éco-responsable, soucieux de respecter les équilibres naturels et d'apporter sa contribution aux biens communs (l'air, l'eau, la santé). Nous n'avons encore rien vu. Tout va s'accélérer !

Voici leurs caractéristiques

Interactions sans contact, vers la généralisation des transactions sans contact

* Les êtres humains vont pouvoir Interagir à distance en temps réel grâce à des technologies réseau très haut débit et à faible latence permettant la téléconférence, le téléenseignement, la télémédecine, la télé opération.

Il en résulte une logique de communication entre pairs, entre égaux, opposée à l'organisation centralisée, pyramidale, qui est celle de la majorité des entreprises et des administrations. L'objectif est d'améliorer le PEC (Productivité des Echanges Collaboratifs).

Ces technologies augmentent en effet les capacités des humains en leur permettant de collaborer et de travailler à distance, dans tous les milieux en toute sécurité (robots et drones commandés en 5G, hologrammes en 6G). Il est possible d'effectuer des ventes de biens à distance via la signature électronique des parties recueillie par un notaire. Le système de procuration authentique par voie électronique est amené à se développer. Dans les magasins, le paiement sans contact se généralise. En un mot, le commerce électronique on line et off line touche tous les biens.

* L'intéraction sur toute surface réelle et virtuelle sans contact avec de la reconnaissance gestuelle et du retour haptique, comme avec la technologie ultrason 3D d'Ultraleap va se développer. Déjà, la technologie d'Isorg rend toute surface interactive, dans la logique ATAWADAS ( Any time, Any Where , Any Device, Any Surface)

L'Identification sans contact, soit par  la reconnaissance faciale, soit la voix, soit par le son de nos battements de cœur avec un laser va se généraliser. Ma porte me reconnaitra, mes lumières s'allumeront au son de ma voix dans un contexte de personnalisation anonyme.

Nous allons entrer  de plein pied dans l'univers de l'intelligence ambiante, où les objets communicants se coordonnent pour nous rendre service, nous faciliter la vie.

L'anonymat en temps de crise

L'anonymat peut aussi exister en temps de crise. L'identification anonyme de proximité de porteurs du Covid 19 est reconnue comme une nécessité en France. Seules les technologies décentralisées, P2P, associées à de la cryptographie permettent d'offrir des garanties à tous les citoyens sur leur santé et leur vie privée. La société de San Francisco, Nodle.io, a créé un tel système de traçage des contacts, appelé Coalition, avec des individus porteurs du virus qui se sont déclarés sur leur smartphone et pas sur une plateforme centralisée. Ainsi, chaque partie peut avoir de l'information sur les contact virus en mode local.

Puis, grâce à une cryptomonnaie, on pourra récompenser les bons comportements des individus face à la maladie comme rester chez soi, se faire tester. Blockchain couplé à l'Internet des objets apporte une réponse quasi en temps réel à la santé des individus dans le respect du collectif.

Il sera bientôt possible de scanner sans danger à distance des humains avec de l'imagerie numérique Terahertz ou un laser couplé à de l'ultrason. C'est une excellente nouvelle pour les grands brûlés qui souffrent à chaque contact. Au CES 2020, la société Hyperfine a présenté pour la première fois au monde un IRM portable. Le lidar intégré de l'Ipad Pro 2020 permet à des kinésithérapeutes d'évaluer à distance le niveau de mobilité de leurs clients. Plus généralement, les smartphones et autres tablettes deviendront des scanners professionnels mobiles, avec des capacités d'analyse et de diagnostic permises par des IA embarquées. Nous verrons  des appareils spécialisés capables de réaliser des examens à distance, sur le modèle du Tricorder de Star Trek.  Le Medwand, présenté au CES 2020, préfigure ce mouvement qui va accélérer la pénétration de la télémédecine dans nos foyers.

Le médecin reviendra enfin chez moi, retrouvant l'esprit des visites à domicile d'antan, mais avec une technologie numérique de pointe pour l'assister.

Il sera aussi possible de scanner rapidement des objets. Le scan photographique de véhicules, un service proposé par la société marseillaise Tchek et présenté au CES 2020, automatise, grâce à son IA à apprentissage profond, l'inspection de véhicules en vue de déterminer les dommages, des informations utiles pour l'assurance.

Fabrication locale, circuits courts, vers plus de décentralisation

* L'usine, le laboratoire vient vers moi. L'imprimante 3D permet de fabriquer n'importe quel objet à la demande et s'avère fort utile en cas de pénurie. A Paris, près de l'hôpital Cochin, soixante imprimantes 3D fabriquent des visières pour les soignants et des valves pour les respirateurs. Le DIY (Do It Yourself) va prendre de plus en plus d'importance.

Les technologies additives vont s'imposer aussi dans d'autres secteurs de la santé, comme la fabrication des vaccins à base d'ARN messager grâce à la biologie synthétique. Voir les travaux de GSK Vaccines dans cette vidéo.

Le lab on chip permet de diagnostiquer des maladies à partir d'une goutte de sang. Au CES 2020, la société Xrapid a proposé le bilan sanguin à domicile avec son appareil intégré xRblood. De même, la société PAOTSCAN a conçu le premier capteur de biomolécules, détecteur non-invasif de maladie dues au stress antioxydant.

Dans ce contexte, les bio imprimantes vont prendre de plus en plus d'importance.

Plus généralement, la bioproduction de médicaments en continu dans des usines biotech miniaturisées et entièrement numériques va se développer, comme le montre l'exemple de Sanofi à Boston. L'industrie 4.0 rencontre la Biotech.

* Le circuit court consiste soit à éliminer une étape coûteuse et souvent inutile, comme les organoïdes pour éviter les tests sur les animaux, soit à combiner plusieurs actions en une, comme la théranostique qui unifie diagnostic et traitement.

Vers le tout numérique, programmable, automatisable grâce des IA

La première étape consiste à virtualiser tout objet ou écosystème d'objets via un jumeau numérique, à virtualiser la valeur d'un actif ou d'un écosystème d'actifs via la tokenisation. Ensuite, il faut rendre l'écosystème programmable et en diminuer les coûts de production pour le rendre accessible à une large audience, à le consumériser.

Le Everything-on-Chip, c'est-à-dire l'utilisation des technologies matures et bon marché de l'électronique grand public, favorise le transfert de la complexité du hardware vers le software et offre la possibilité de créer de nouveaux services. L'OS métier, c'est-à-dire un ensemble de services de base autour d'un système donné (un robot, un bâtiment, une ville) est indispensable pour mutualiser un socle logiciel interopérable. On parle alors de ROS, de BOS et de CityOS. Au-dessus de ces OS liés à un domaine particulier, on trouve des IAs qui assurent une gestion adaptative en continu des systèmes cyberphysiques et qui apportent des services personnalisés aux clients humains. Le cycle de vie du logiciel concerne aussi le vivant, la société US Moderna Therapeutics a créé une plateforme technologique s'appuyant sur l'ARN messager qui fonctionne comme un OS sur un ordinateur. Voir le processus ci-dessous

processus innovant

Cette démarche innovante permet de produire de manière automatisée des médicaments et des vaccins à la demande. Moderna Therapeutics est devenue une Biotech numérique.

Ainsi , cette société a déjà conçu un vaccin contre le Covid 19 et a démarré les premiers essais cliniques.

Avec l'Intelligence prévisionnelle, les équipements connectés vont jouer un rôle secondaire car nous collaborons avec un « majordome » qui nous accompagnera dans nos tâches quotidiennes.

Ces appareils pourront  analyser les données et prendre des décisions et agir sur ces données sans implication humaine.

On rajoutera petit à petit le qualificatif augmenté à tout équipement et plus généralement à tout moment de notre vie quotidienne dans un monde globalement numérique et massivement interconnecté.

Avec une intelligence prévisionnelle, ces systèmes peuvent effectuer un ensemble de tâches ou apprendre des données d'une manière qui semble intelligente, de telle sorte que leurs comportements soient anticipés et créent de nouveaux canaux de distribution de produits et services.

Dans ce contexte, les robots vont jouer un rôle de plus en plus important dans un monde post-COVID-19. Les robots ne sont pas sensibles aux virus.

Parallèlement, les tokens sont exprimés en cryptomonnaies, une monnaie numérique programmable via des smart contracts qui définissent l'évolution de l'écosystème de valeur en réaction à des évènements extérieures, des oracles qui sont fournis par des capteurs en réseau.

La sécurité de l'écosystème (hardware, réseau, logiciels embarqués) doit être définie à la conception.

Chaque objet de l'écosystème doit disposer d'une identité infalsifiable et doit être capable de signer ses transactions. Les technologies PUF (Physical Unclonable Function) apportent une réponse de type biométrique. Les secure elements permettent de protéger des secrets et les enclaves constituent des zones sécurisées d'exécution de code. L'Internet quantique apporte une solution pour des transactions réseaux sûres. Les preuves à divulgation de connaissance nulle permettent de préserver la vie privée des individus.

Vers une économie durable , qui s'inspire de la nature et respecte ses équilibres

* Les technologies biomimétiques, qui s'inspirent de la nature, sont au cœur de cette économie durable car elles fonctionnent à température ambiante, sont frugales en énergie. Au CES 2020, la société Grey Motion Lab a présenté une puce neuromimétique, le Grey One, qui s'inspire du cerveau humain.

L'ingénieur américain Roger Johnston s'est inspiré de la constitution de l'oeil de l'écrevisse pour concevoir un chauffage radiant ultra-performant, avec une efficacité énergétique augmentée de 300 % à 500% par rapport à un dispositif classique.

Une économie durable est résiliente, c'est-à-dire a la capacité de rebondir même après une crise de type Cygne Noir au sens du statisticien Nassim  Nicholas Taleb. Dans ce contexte, l'étude et l'imitation des capacités d'adaptation du vivant avec ses millions d'années de R&D apportent des réponses opérationnelles.

L'idée est toujours de faire mieux avec moins d'énergie

* Les technologies durables utilisent comme matières premières soit des déchets d'une autre industrie comme le CO2 ou des déchets animaux, soit des ressources abondantes et renouvelables et disponibles localement (air, eau pour les ports). La peau de poisson permet de réaliser des chaussures, des sacs. L'eau de mer couplée à du soleil permet de produire de l'hydrogène pour la propulsion des navires, des trains voir l'exemple du bateau Energy Observer. Le CO2 supercritique permet de créer des solvants pour la blanchisserie qui ne mettent pas en danger les humains et la nature.

On crée une économie circulaire. Au CES 2020, le PDG de Daimler a présenté une voiture électrique concept, Vision AVTR, avec une batterie électrique à base de graphène, sans terres rares ni métaux. Tout est compostable. Plus généralement, tout objet communicant doit être autonome en énergie grâce à des dispositifs de captation locale d'énergie à base de solaire PV ou d'ondes RF.

Valorisation du bien commun

Les technologies résilientes qui mettent en avant les biens communs, c'est-à-dire des biens échappant à l'espace marchand, comme l'open source, l'open hardware ou cryptomonnaies, vont se développer. Elles permettent l'accès à des ressources vitales pour tous et valorisent l'engagement des individus au sein d'un projet collaboratif.

Les wallets vont servir de Mediamétrie en temps réel pour mesurer la performance de la collaboration au sein d'un écosystème. Elles diminuent les coûts de transaction et rendent l'économie plus fluide (traçabilité blockchain pour l'agroalimentaire, vente de surplus de production solaire PV dans un quartier via une place de marché locale). Ces technologies favorisent le zéro gaspi.

La crise du Covid 19 a fait apparaître les faiblesses d'un monde industriel mondialisé s'appuyant sur des ressources rares et difficilement recyclables, un monde où la publicité omniprésente essaie d'écouler des produits dont la nécessité est questionnable. C'est le consumérisme du 20e siècle. L'après Covid 19 nous annonce un monde plus à l'écoute des équilibres écologiques, plus exigeant en termes de qualité et d'expérience utilisateur, un monde d'abondance où chacun pourra trouver chaussure à son pied, à proximité.

Un monde où chacun pourra trouver un art de vivre qui lui convient, entouré de compagnons IA à l'écoute de ses besoins. Ce monde se construira sur les technologies issues de la  rencontre des univers quantiques et biologiques. Mais, à l'inverse, si nous ne changeons pas notre pratique de production et de consommation, le tiers monde numérique nous attend et nous deviendrons les nouveaux serfs des multinationales high tech, avec une qualité de vie dégradée. Pire, un scénario à la Mad Max n'est pas exclu.

En conclusion, les mots clés des innovations qui vont s'imposer dans notre vie quotidienne post COVID 19 sont les suivants :  I.AM, ATAWADAS, résilience, chasse aux gaspis, valorisation du bien commun, décentralisation, implication des citoyens/consommateurs, intelligence prévisionnelle, personnalisation anonyme, tokenisation, double informationnelle, wallets, destruction/réinvention des tiers de confiance, amélioration du PEC (Productivité des Echanges Collaboratifs), le citoyen/consommateur décide lui-même ce qu'il veut faire du lieu où il se trouve, mobiquité, etc.

Plus que jamais, il faut voir GRAND et LOIN pour transformer cette crise en opportunités.

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Commentaires
a écrit le 03/05/2020 à 9:32 :
Du moment qu'on pourra encore manger du gras ou du sucré en mastiquant , écouter le silence et pas des robots qui nous parlent toutes les 5 minutes , faire crac crac à bobonne qui restera tjrs bobonne même 5.0 et augmentée d'intelligence artificielle elle aura encore sa liberté sexuelle....du moment qu'on pourra encore engueuler son chef , que la nature ne sera pas envahie de drones , enfin bref du moment que l'humanité ne se déshumanisera pas et que la nature sera préservée voire renforcée....alors vos concepts high tech pourquoi pas ....de toute façon on demande rarement au petit peuple son avis pour changer de société !!
a écrit le 07/04/2020 à 19:03 :
Tous ces morts, toutes ces futures victimes me semblent plus importantes que cette mise en parallèle avec quelques prouesses informatiques et artificielles du monde d'après. Dépêchez vous de vous battre et de subir l'instant présent car le monde d'après me semblent être d'une banalité déconcertante.
a écrit le 07/04/2020 à 16:31 :
Dalloz, Dalloz... ah oui le code civil !

Aussi pénible à lire mais utile lui.
a écrit le 07/04/2020 à 14:53 :
Avez vous remarqué comment le "mieux" est toujours accolé au "moins" dans ce type de propagande pro-numérique?
Pourquoi? Tout simplement car ces technologies ne permettent pas en réalité de faire "aussi bien" avec moins, bref d'économiser réellement. Leur rentabilisation (elles sont en effet controlée par des intérêts privés qui en tirent des profits) passe par une (sur) activité supplémentaire, donc une consommation supplémentaire (énérgie, travail humain). Mettre en avant ce "plus" sans y faire correspondre un "mieux" ne serait évidemment pas vendeur.
EN d'autres termes : ce technologies ne peuvent faire aussi bien avec moins qui serait déjà un objectif louable. Ce qu'elles font c'est simplement plus (de profits pour certains) avec plus (de travail humain, de ressources consommées, de pollution et d'externalité pour tous).
a écrit le 07/04/2020 à 14:49 :
Ha, super article très bien documenté qui nous parle d'innovations qui vont sortir après cette crise...Les progrès scientifiques et techniques ont toujours façonné l'histoire, et les peuples qui s'isolent ont toujours perdu !

J'y ai appris plein d'innovations prometteuses et je sais que La Tribune nous en parlera...
Bravo.
a écrit le 07/04/2020 à 14:36 :
S ‘ il ne l’est pas ? Covid 19 va s’en charger ?
C’est ça ?
Les gens sont malades mais le remède
est «  US » ?
En fait nous sommes otages de cette société en «  devenir » celle que vous défendez ? Futuriste et contrôlées par des machines et ces machines contrôlées par des «  pouvoirs « super puissantes sur terre
Vachement existant comme démocratie humaine ...
Réponse de le 30/04/2020 à 9:23 :
Je vous rejoins : en quoi un virus pour lequel nous avons des remèdes (que ce soit la chloroquine préconisée par Raoult ou les vaccins préparés par les grands labos) rend inévitable tous les changements décrits dans cet article ? Pourquoi vouloir quand même vacciner en masse si nous vivons tous à distance ? Et effectivement, que veut dire "ou ne sera pas", que tous les métiers or numérique et présentiel (restos, commerces de proximité, etc) sont prévus pour disparaître définitivement ?
a écrit le 07/04/2020 à 14:21 :
Des gants connectés , des chaussures avec des GPS intégrés qui vous dirigent , un masque qui analyse les entrées de corps étrangers :
Et bien ? D’après vous ?
Ça existent déjà , ils étaient dans un catalogue GE de 2017( pour les 2 premiers )
Ben le masque connecté serait rassurant en ce moment ...
Des robots qui soignent des malades du Covid 19 ?
Ça existe déjà .
En fait ce virus a permet le basculement ( de manière dramatique)rapide à la transition numérique à distance ,
Le seul obstacle avant c’était «  le contact humain » avec le Covid 19 cet obstacle est levé.
a écrit le 07/04/2020 à 13:30 :
"Ma porte me parlera"! La mienne aura intérêt à fermer sa gueule...surtout si c'est pour dire des conneries, et que pourra t elle dire d'autre que des conneries ?
Réponse de le 08/04/2020 à 5:40 :
Dans notre cuisine nous avons un rice-coocker qui n'arrete pas de jacter lors de sa mise en marche, pendant et apres la cuisson automatique, enfin pas vraiment puisqu'il faut y mettre le riz.
A un moment donne ca m'a enerve, j'ai bouche le trou du HP avec un chewing-gum. Depuis on bouffe tranquille.

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