• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Crise en Grèce : une tragédie qui finit bien ?

Nathalie Janson

Publié le 02 août 2018 à 07:46 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:40

La grece se prepare a voler en solo sur le marche obligataire

La grece se prepare a voler en solo sur le marche obligataire

Tony Gentile

L'essentiel de l'actualité

lundi 6 juillet

  • EasyJet annonce un « accord de principe » sur les termes d’une offre de rachat par le fonds Castlelake
  • Dette : le groupe Casino annonce avoir reçu « des propositions fermes » de ses créanciers
  • Netflix, Disney+ et Prime Video contestent en justice de nouvelles règles de financement de la création en France
  • Guerre au Moyen-Orient : les aides « aux entreprises et aux ménages » se sont élevées à 1,4 milliard d’euros
  • Drones marins : Thales annonce un accord avec Exail en vue d’un rachat
Voir plus

Le Quotidien Numérique

07 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Failles du contrôle aérien français : « Nous n'avons pas attendu les rapports pour agir » réplique le patron de la DGAC

  • 2

    Europlasma : « C’est l’État qui nous a demandé de reprendre des sociétés en mauvaise santé »

  • 3

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 4

    Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

  • 5

    Pêche : pourquoi le Gabon ferme l’accès des navires européens à ses eaux

  • 6

    Réchauffement climatique : Annecy joyaux des Alpes, un trésor bien fragile

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La crise grecque aurait pu être l’occasion pour les pays de la zone euro de clarifier leurs intentions sur le dessein de la monnaie unique. Malheureusement, c’est loin d’être le cas. Par Nathalie Janson, Neoma Business School

Lors du sommet européen, le 21 juin dernier, un cri de soulagement s'est fait entendre du haut de l'Acropole : la Grèce va bien sortir, comme prévu, du dernier plan d'aide financière, le troisième du nom, signé en août 2015 pour un montant de 86 milliards d'euros suite à la crise de la dette souveraine initiée en 2010.

Pour autant, faut-il se réjouir pour la Grèce ? Pour l'Europe ? Rien n'est moins sûr... Pour se réjouir d'une telle nouvelle encore faudrait-il que cet épisode dramatique ait pu régler les problèmes qui l'ont engendré. La Grèce a-t-elle vraiment appris de la crise de la dette souveraine qui l'a terrassée économiquement ?

Une Europe moins solidaire que prévu

Rappelons que cette crise est née de la cumulation d'une politique budgétaire indisciplinée permise par des investisseurs étrangers persuadés que la dette grecque n'était certes pas équivalente en termes de qualité à la dette allemande, mais qu'elle ne poserait pas de défaut de paiement, étant donné que la Grèce est partie intégrante de la zone euro.

Pour preuve, l'écart de taux entre la dette grecque à 10 ans et celle de l'Allemagne était quasi nul avant la crise et, au plus fort, a atteint plus de 3.000 points de base. Comme jusqu'en 2010, le problème de la dette souveraine ne s'est jamais posé, les investisseurs ont supposé - à tort - que les pays membres de la zone euro seraient solidaires des dettes souveraines de ses membres et que le « bail out » était acquis.

La crise a montré que la question était plus complexe. Elle a même fait ressurgir les nationalismes les plus primaires. Les pays membres n'étaient pas tous prêts à assumer des erreurs de gestion des finances publiques - voire des malversations - commises par des dirigeants peu regardants.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Sur la route du pacte de stabilité

Si la zone euro encourageait ce comportement de passager clandestin, il fallait alors y remédier. C'est la position tenue par les pays du Nord, au premier chef par l'Allemagne qui a toujours été soucieuse de mettre des garde-fous pour éviter un tel comportement.

C'est elle qui avait insisté pour adopter le pacte de stabilité dont la vocation était d'assurer que les pays membres de la zone euro adoptent des politiques fiscales convergentes, le pacte limitant à 3 % du PIB le déficit public et à 60 % du PIB la dette publique. Consciente des conditions de réussite d'une zone monétaire optimale - similarité des cycles économiques des pays membres ou flexibilité des économies des pays membres pour pallier la diversité des cycles -, et du fait que les pays de la future zone euro ne les respectaient pas, il semblait indispensable de poursuivre sur cette route.

Le pacte de stabilité a bien été adopté, mais il a rarement été scrupuleusement respecté, les mécanismes de sanction n'ayant jamais été appliqués. De ce point de vue, la crise de la dette grecque a concrétisé pour l'Allemagne le scénario du pire qu'elle s'était tant employée à éviter. C'est sous cet angle qu'il faut décrypter la position « dure » de l'Allemagne depuis le premier plan d'aide alloué à la Grèce.

Pas de passager clandestin de la zone euro

Il est crucial à ses yeux d'envoyer un message aux pays membres : il ne peut y avoir de passager clandestin dans la zone euro. C'est ce qui explique son refus catégorique aujourd'hui d'effacer une partie de la dette grecque afin d'alléger le fardeau. Maintenir l'obligation d'honorer sa dette est un signal envoyé aux pays membres de la zone euro qui seraient tentés par l'indiscipline fiscale, mais c'est aussi une manière d'acculer la Grèce à procéder aux réformes de son économie - réformes nécessaires pour qu'elle converge avec le reste des pays membres.

Au paroxysme de la crise grecque en 2015, il est apparu clairement que cette position « dure » de l'Allemagne n'était pas partagée par l'ensemble des pays membres avec une claire scission Nord-Sud. Cette scission est symptomatique du malentendu sur lequel s'est bâtie la monnaie commune, certains pays le voyant comme un projet économique et d'autres comme un projet politique.

C'est ce qui engendre, aujourd'hui, la résurgence des nationalismes. En effet, certains pays membres s'offusquent de la perte de souveraineté en matière de politique budgétaire, mais dans une zone monétaire optimale, la perte de souveraineté monétaire conduit nécessairement au renoncement de la pleine souveraineté fiscale afin d'assurer la synchronisation du cycle économique.

Les maux structurels de la Grèce ?

La Grèce est « tombée » en 2010 en raison de dépenses publiques irraisonnées au regard de ses capacités à collecter l'impôt. Au début des années 2000, la croissance économique exceptionnelle de la Grèce - une hausse annuelle moyenne de 4,2% - a masqué l'insoutenabilité de la politique fiscale grecque - la dette grecque a systématiquement dépassé le seuil de 100 % du PIB depuis 1993. D'autant plus que les investisseurs, on l'a dit, achetaient volontiers sa dette supposant que son risque de défaut était faible étant donné son appartenance à la zone euro.

Les maux de la Grèce sont pourtant connus avant la crise : un secteur public surdimensionné représentant 40% du PIB et 800.000 fonctionnaires - soit 16 % de la population active, et une économie souterraine évaluée entre 20 et 30% du PIB qui affaiblit la capacité de l'État à se financer par l'impôt.

L'économie grecque, très dépendante du secteur du tourisme et du transport maritime, est tout sauf ouverte à la concurrence. Elle est structurellement très éloignée de la moyenne des pays de la zone euro et, plus inquiétant encore, elle n'a pas profité de l'embellie économique des années 2000 pour procéder à des réformes structurelles lui permettant de converger vers la moyenne des états membres.

C'est donc sous la contrainte des plans d'aide européens qu'elle a dû le faire. La crise lui a coûté une perte de PIB de 25% et a conduit à un chômage massif qui a atteint jusqu'à 27% de la population active. Est-ce pour autant que la Grèce s'est transformée ?

Une Grèce transformée ?

Du côté du secteur public, la fonction publique a diminué de près d'un quart ses effectifs - ce qui n'a pas forcément conduit à une amélioration de son efficacité puisqu'elle doit parallèlement opérer une complète réorganisation. D'ailleurs, certains incriminent aujourd'hui les coupes budgétaires à marche forcée couplées à l'inefficacité de l'État à gérer de façon anticipée les incendies meurtriers et l'absence de la mise en place de plans d'évacuation clairs dans le drame que vit actuellement la Grèce.

Pour ce qui est de la collecte de l'impôt, son efficacité ne s'est pas améliorée depuis la crise, voire dans le cas de la TVA, elle s'est même détériorée à la suite de l'augmentation de son taux. Des réformes de simplification de l'impôt sur le revenu ainsi que la taxe sur la propriété ont été également effectuées. Compte tenu d'une culture où la fraude fiscale est un sport national, il faudrait presque recommander l'instauration d'une flat-tax à un taux faible pour inciter le paiement de l'impôt !

Pour le reste, la Grèce a procédé à de nombreuses réformes imposées par les créanciers lors du troisième plan d'aide en 2015, qui ont permis une plus grande ouverture à la concurrence de nombreux secteurs, avec parallèlement une réforme du marché du travail favorisant sa flexibilité et du système des retraites trop coûteux.

Sur le papier, la Grèce « a fait le job » exigé par la tutelle des créanciers, conditions nécessaires pour l'obtention des différentes tranches. Est-ce pour autant que la Grèce a changé ? Rien n'est moins évident.

La Grèce a un fonctionnement institutionnel différent de la moyenne des pays de la zone euro et les institutions ne se changent pas rapidement. Sans doute les réformes effectuées mettent le pays sur la voie de la convergence, mais s'il n'y a pas de relais interne pour continuer ce travail, il n'est pas certain que les changements structurels de fond se réalisent dans le long terme. Pour ce faire, il faudrait une véritable adhésion de la population et la crise de 2015 a montré qu'elle n'y est pas forcément favorable.

Une zone euro sortie grandie et plus mature ?

La crise grecque aurait pu être l'occasion pour les pays de la zone euro de clarifier leurs intentions sur le dessein de la monnaie unique. Malheureusement, c'est loin d'être le cas.

Depuis cet été tragique de 2015, les désaccords sont plus vifs que jamais au sein de la zone euro, et l'adhésion des peuples n'est pas là. Pour preuve, la récente arrivée au pouvoir en Italie de l'improbable coalition de l'extrême droite nationaliste et de la gauche antisystème... Le pire est-il vraiment derrière nous ?

The Conversation _____

Par Nathalie Janson, Économiste & enseignante-chercheure, Neoma Business School

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Nathalie Janson

Sur le même sujet

Des grues sur un chantier de construction de maisons individuelles dans un lotissement à Valence.

OPINION. Logement : « Après dix ans de défiance, faisons enfin confiance aux maires »

La crise du logement impose de changer de méthode. Il ne suffit plus d’appeler les élus locaux à leurs responsabilités ; il faut leur faire confiance. Il ne suffit plus de proclamer la décentralisation ; il faut enfin transférer de vrais leviers. Par Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de Villes de France, et cent maires

Idées & Débats
Louis Raynaud de Lage

OPINION. « L’IA, bon serviteur, mais mauvais maître, doit faire l’objet de choix conscients »

L'IA est devenue un enjeu de puissance et de dépendance stratégique. Après l'affaire Anthropic, nations, entreprises et individus risquent de perdre leur souveraineté face à des algorithmes. Comment préserver notre libre arbitre et rester maîtres de nos choix ?

Idées & Débats
Warhol / Khomeiny

OPINION. « Le Warhol que Khomeiny n'a pas brûlé » (Michel Santi)

La République islamique voulait chasser l'influence occidentale. Elle conserve pourtant, dans les réserves d'un musée de Téhéran, l'une des collections d'art moderne les plus précieuses hors d'Europe et des États-Unis — dont personne, pas même le régime qui la détient, ne connaît la valeur exacte.

Idées & Débats
Anne Duisabeau

OPINION. « Le changement climatique s'accélère : les politiques publiques, elles, changent de cap »

La France vient de connaître un épisode de canicule d'une intensité inédite. Chaque été rappelle un peu plus brutalement que, pour survivre, nos forêts doivent s'adapter au changement climatique.

Idées & Débats
Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats
Jean-Roch Varon

OPINION. « La France a gagné la bataille de l'attractivité, celle de la confiance commence maintenant »

La France est paradoxale, elle qui doute souvent de son potentiel tout en restant, pour la septième année consécutive, le premier destinataire des investissements directs étrangers en Europe. Ce paradoxe mérite d’être surmonté : apprenons à reconnaître nos atouts tout en offrant aux investisseurs le climat des affaires qu'ils attendent.

Idées & Débats
Kristin Thorsteinsdottir

OPINION. « L’hôtellerie n’est plus un secteur de curiosité pour les investisseurs : elle est devenue un vrai moteur économique ! »

Les investisseurs institutionnels redécouvrent l’hôtellerie. La résilience post-pandémie, la vigueur du tourisme et des volumes de transactions en hausse transforment la perception du secteur. Cette mutation impose un changement de posture : l’hôtel est d’abord une entreprise opérationnelle, et non la simple addition de murs et d’actifs financiers.

Idées & Débats