Et si le prochain Einstein était africain ?

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Neil Turok, cosmologue et fondateur de l'African Institute for Mathematical Sciences installé au Cap.
Neil Turok, cosmologue et fondateur de l'African Institute for Mathematical Sciences installé au Cap. (Crédits : DR)
Et si le prochain Einstein était africain ? C'est le pari de Neil Turok, l'un des plus grands cosmologues vivants.

Pour le Sud-africain Neil Turok, considéré comme l'un des plus grands cosmologues vivants, il est évident que l'Afrique recèle de cerveaux brillants au potentiel encore inexploité. Le rêve du scientifique a pris forme à travers la création d'un campus dans lequel sont formés des étudiants venus des quatre coins du continent africain. Un projet ambitieux et humaniste.

Un humaniste en action

Sud-Africain élevé au rythme du combat contre l'apartheid, il est persuadé que le continent recèle des cerveaux brillants au potentiel inexploité qui pourraient prendre en main l'Afrique et son développement. Sa méthode ? Après avoir trouvé un hôtel à l'abandon près d'une plage sublime du Cap, il l'a acheté, l'a transformé en campus, et a parlé de son projet fou à ses collègues de Princeton, de Cambridge et de Paris. Certains viennent trois semaines par an, à ses frais, enseigner aux meilleurs élèves du continent.

>>> REPLAY

>>> VOIR AUSSI INTERVENTION A TED

Recevant son TED Prize 2008, le physicien Neil Turok parle au nom des jeunes Africains talentueux souffrant d'un manque d'opportunité. En dévoilant et en entretenant le potentiel créatif du continent, nous pouvons engendrer un changement pour l'avenir de l'Afrique.

(Source : ARTE / TED)

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Commentaires
a écrit le 17/01/2016 à 11:13 :
Est-ce vraiment une question d'origine? C'est simplement une question de moyens, ça peut être une personne d'origine africaine, indienne (c'est juste une intuition pour le prochain -prochaine?-) ou chinoise, la véritable question est de savoir où la personne étudie, quels sont les moyens auxquels elle a accès. Et pourquoi pas une femme? Depuis Marie Curie, il n'y a pas eu beaucoup de représentantes de la gente féminine.

Ce qui me gêne, c'est cette impression que la démarche relève plus d'une revanche à prendre que de l'envie de trouver le prochain Einstein. Car les indiens, par exemple, sont très bien représentés sur les campus américains, il y en a même plusieurs qui sont des sommités.

Le problème de l'Afrique, c'est surtout qu'elle manque d'établissements de haut vol, faute de moyens; tout est à construire. Si sa démarche relève de ce simple constat, s'il ne trouve pas le prochain Einstein, je lui souhaite quand même que son établissement soit pérenne, ça ne peut pas faire de mal, il y a plus d'espoir pour l'humanité à former des ingénieurs et des chercheurs, que des financiers, enfin à mon sens XD.
a écrit le 16/01/2016 à 13:08 :
Un petit coup de racisme à l'envers.
a écrit le 15/01/2016 à 22:02 :
une drôle de façon de voir les choses: évidemment qu'il y a des gens brillants en Afrique. On se demande parfois si les personnes persuadées de mener un "combat" contre le racisme ne sont pas acteurs dans ce "clivage"..
a écrit le 15/01/2016 à 20:49 :
On donne bien de Nobel de la Paix a des Va t'en guerre..., de nos jours, il n'y a plus de règle, il y a des dogmes oligarchiques.
a écrit le 15/01/2016 à 18:46 :
Bon, on sait que le prochain Einstein ne sera pas adhérent au Parti socialiste, mais pourquoi ne serait-il pas noir ??

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