Franc CFA, clé de voûte de la Françafrique

 |   |  755  mots
Michel Santi.
Michel Santi. (Crédits : DR)
OPINION. Le FCFA est une aubaine pour les entreprises françaises implantées en Afrique qui peuvent rapatrier leurs bénéfices en Europe sans aucun risque de change, ce qui profite à des multinationales comme Bolloré, Bouygues, Orange ou encore Total... Outrageusement avantageux pour l'économie française, cette monnaie, entièrement contrôlée par la France, coûte en revanche aux citoyens africains. Par Michel Santi, économiste (*).

Insulte à la souveraineté de quatorze nations africaines, le franc CFA (FCFA) est un système anachronique car la France est le seul pays au monde qui se paie encore le luxe de gérer la monnaie de ses ex-colonies, et ce, plus d'un demi-siècle après leur indépendance. Créé en 1945, le CFA signifiait dans un premier temps « colonies françaises d'Afrique » avant de devenir « communauté française d'Afrique » dès 1958. Ayant changé de nom au gré des aléas de la décolonisation et des évolutions politiques, rebaptisé dans les années 1960 suite à l'indépendance des colonies en « communauté financière africaine » pour l'Afrique de l'Ouest, et en franc de la « coopération financière en Afrique centrale » pour l'Afrique centrale, le FCFA reste néanmoins intégralement sous la tutelle du ministère français des Finances.

Une aubaine pour les entreprises françaises

Et pour cause, puisque la parité FCFA/euro nous permet - à nous Français - de continuer à acquérir des matières premières africaines (cacao, café, bananes, bois, or, pétrole, uranium...) sans avoir à débourser la moindre devise étrangère, tout comme elle autorise nos entreprises à investir dans cette zone franc sans risquer de dépréciation monétaire.

Le FCFA est donc une aubaine car la libre circulation des capitaux qui est son corollaire permet aux entreprises françaises implantées dans ces 14 pays d'Afrique de rapatrier leurs bénéfices en Europe sans aucun risque de change, ce qui profite naturellement à des multinationales comme Bolloré, Bouygues, Orange ou encore Total...

Un arrimage à l'euro coûteux pour les Africains

Outrageusement avantageux à l'économie française car nos entreprises bénéficient gratuitement de cette authentique assurance à l'encontre des fluctuations monétaires susceptibles d'affecter leurs marges, le FCFA coûte en revanche aux citoyens africains qui paient le prix de cette stabilité de leur taux de change à la faveur des ponctions opérées par le Trésor français sur leurs réserves monétaires placées en France. Cet arrimage à l'euro est malsain pour les pays sous la coupe du FCFA et entièrement tributaires d'une zone (euro) qui présente un contexte et un cycle économiques totalement décorrélés des fondamentaux africains.

Comment justifier une obédience, notamment envers la Banque centrale européenne (BCE) dont la mission principale est la lutte contre les pressions inflationnistes, quand les priorités de ces nations africaines se déclinent plutôt en termes d'emplois et d'investissements dans les infrastructures et dans les capacités de production, précisément promoteurs d'inflation ?

Servitude monétaire

Cette servitude monétaire - et, par-delà, économique - n'est-elle pas confirmée même au sein du Fonds monétaire international (FMI) où c'est le représentant de la France (et non de ces pays africains) qui élabore le rapport annuel dédié à la zone franc ?

Cette insulte à la souveraineté de ces nations n'est-elle pas consacrée par leur impossibilité d'imprimer leurs propres billets de banque, lesquels sont fabriqués exclusivement sur territoire français, manière pour l'Hexagone de démontrer qui a la maîtrise et qui peut à tout moment cesser l'approvisionnement en FCFA ?

Ce néocolonialisme subtil, où la France dispose du droit de vie et de mort sur des économies et sur des pays dits « indépendants », perpétue en fait sa domination sous des formes plus insidieuses - soit dit en passant, à son plus grand avantage car notre pays serait probablement relégué au rang de 20e puissance économique sans l'argent des Africains.

Comme le colonialisme à l'évidence ne cesse pas d'exister par la vertu d'une déclaration d'indépendance, les citoyens de ces 14 pays d'Afrique soumis au FCFA devraient méditer cette citation bien connue s'appliquant parfaitement à leur contexte qui dit en substance : « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »

A moins qu'une part notoire de ces Africains ne se complaisent dans ce que l'homme politique et économiste togolais Kako Nubukpo caractérisait de « servitude volontaire », tant il est vrai que nulle voix forte et crédible ne plaide au Sénégal, en Côte-d'Ivoire ni ailleurs pour la souveraineté monétaire.

___

L'AUTEUR

(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d'Art Trading & Finance.
Il vient de publier "Fauteuil 37", préfacé par Edgar Morin. 
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/02/2019 à 11:43 :
Cet article est un peu tapageur, car il cède à la mode. Il est inutilement polémique. Ce n'est pas l'existence de cette monnaie unique pour 14 pays d'Afrique, qu'on appelle encore Franc CFA, qui est malsaine. C'est la gestion qui est en a été faite par la gouvernance parisienne et indirectement depuis deux décennies par la BCE, qui l'est.
Il me semblerait bon de souligner que c'est un magnifique cadeau que la France a fait à ses anciennes colonies en leur permettant d'avoir une monnaie unique.
L'Europe peine a avoir sa monnaie unique. Les pays de l'Afrique de l'Est anglophone aimeraient aussi avoir une monnaie unique. Ils sont très circonspects et ils écrivent eux-même (au Kenya) que c'est un objectif difficile à atteindre et qu'"il ne faut pas faire les mêmes erreurs qu'avec l'Euro" (sic).
Les gouverneurs de banque centrale du Franc CFA devraient s'employer à dégager leur monnaie unique des contraintes de l'Euro pour éviter de voir le développement industriel de leurs pays pénalisé comme on l'explique fort justement dans l'article, mais surtout conserver une monnaie unique. Et "rendons à César, ce qui est à César", l'ancien colonisateur qui n'a pas fait que nuire à l'Afrique comme on l'entend si souvent..
Autre approximation étonnante dans cet article de la part d'un économiste (que je ne suis pas) : oui Total achète le pétrole en $. Donc l'exemple de Total n'est pas pertinent.
a écrit le 15/02/2019 à 11:37 :
Cet article est un peu tapageur, car il cède à la mode. Il est inutilement polémique. Ce n'est pas l'existence de cette monnaie unique pour 14 pays d'Afrique, qu'on appelle encore Franc CFA, qui est malsaine. C'est la gestion qui est en a été faite par la gouvernance parisienne de cette monnaie et indirectement depuis deux décennies par la BCE.
Il me semblerait bon de souligner que c'est un magnifique cadeau que la France a fait à ses anciennes colonies en leur permettant d'avoir une monnaie unique.
L'Europe peine a avoir sa monnaie unique. Les pays de l'Afrique de l'Est anglophone aimeraient aussi avoir une monnaie unique. Ils sont très circonspects et ils écrivent eux-même (au Kenya) que c'est un objectif difficile à atteindre et qu'"il ne faut pas faire les mêmes erreurs qu'avec l'Euro" (sic).
Les gouverneurs de banque centrale du Franc CFA devraient s'employer à dégager leur monnaie unique des contraintes de l'Euro pour éviter de voir le développement industriel de leurs pays pénalisé comme on l'explique fort justement dans l'article, mais surtout conserver une monnaie unique. Et "rendons à César, ce qui est à César", l'ancien colonisateur qui n'a pas fait que nuire à l'Afrique comme on l'entend si souvent..
Autre approximation étonnante dans cet article de la part d'un économiste (que je ne suis pas) : oui Total achète le pétrole en $. Donc l'exemple de Total n'est pas pertinent.
Réponse de le 18/02/2019 à 6:42 :
Je suis d'accord avec votre commentaire, sauf sur deux points: le franc n'est pas un magnifique cadeau que la France a fait à ses anciennes colonies. Elle ne s'inquiétait pas pour elles en le créant, elle cherchait à consolider son commerce, sa main mise sur les ressources, et pour faciliter les choses il était préférable que toutes ses colonies du continent utilisent la meme monnaie calquée sur la sienne à l'époque. En Afrique de l'Est ils ont de la peine à avoir une monnaie unique, parce qu'ils n'ont pas la meme trajectoire coloniale. Par contre le Kenya à lui seul se porte mieux économiquement que tous les 14 pays de la zone fcfa pris individuellement. Il est classé 9e en PIB par habitant en 2018, sa voisine l'Ethiopie est 8e,. Dans ce classement zone Afrique, le 1er est le Nigeria. Aucun pays de la zone franc ne se trouve parmis les 13 premiers. La RDC le 1er de la zone franc est 14e . Les chiffres parlent d'eux memes. La France nous aurait fait un magnifique cadeau en partant definitivement de ce continent. Elle y a installé un système colonial et post colonial qui a si bien marché que le désastre continu. Aujourd'hui je ne la rendrai pas responsable de tous nos malheurs, ce serait de la mauvaise foi et de la malhonneteté, car nos politiques je ne crains sont nos pires ennemis. Mais le Fcfa est comme cette chaine autour du cou que personne ne veut finalement briser. ca ne se ferait pas un beau matin comme ca sec, mais il faut engager un réel processus qui sauverait les 14 nations et mettrait le fcfa hors de la France. Pour le reste votre analyse est partinente. J'insisterai, c'est mon avis personnel et cela n'engage que moi, notre malheur à nous africains de la zone fcfa en 2019 c'est notre politique.
a écrit le 15/02/2019 à 9:12 :
OK d'accord pour cette approche concernant le CFA ! MAIS : ces pays ont : 1/ une stabilité certaine ! pas de tentation de faire fonctionner la "planche à billets
2/ dette publique limitée et inflation maitrisée ! ce qui n'est pas la cas des autres nations africaines ….
3/ facilite les échanges entre pays de cette zone !
4/ crédibilité internationale = gage de sécurité auprès des marchés financiers pour les investissements ….
Quelquefois il faut savoir mettre au fonds de sa poche son esprit "nationalisme" comme nous l'avons fait en Europe !!!
Réponse de le 18/02/2019 à 6:15 :
De quels investissements parlez-vous? Et de quelle stabilité? Celle de la pauvreté depuis un demi siècle? En passant le fcfa n'a pas de crédibilité internationale comme vous le croyez si ce n'est comme étant un symbole colonial de la France. Trop faible, il se fait broyer par les autres monnaies. Et soit dit en passant il a été dévalué ce qui l'a fragilisé davantage. en 1990, 1 fcfa vallait 100 f francais, en 2019, 1 euro vaut 650 fcfa. La dette publique n'est pas maitrisée non plus d'où sortez vous ce ramassis de ragots? Quant aux autres pays africains qui n'ont pas de stabilité vous voulez comparer les anciennes colonies francaises aux anciennes anglaises? Mon pays le Cameroun est voisin du Nigeria, croyez moi le Nigeria va mieux économiquement que mon pays. Pareil pour le Kenya, le Burundi, l'Afrique du Sud etc... la vérité est que aucune des nations utilisant le Fcfa ne fait partie des pays émergents du continent. L'autre vérité est qu'en 2019 le Fcfa est une monnaie dépassée. Il faut soit le repenser soit le tuer tout simplement. Il ne fonctionne plus. On ne va pas imiter le Zimbabwe mais le cas comme le Rwanda, le Kenya devrait nous servir d'exemple. en 2019 on ne va plus en guerre contre les colons ou les voisins ou qui que ce soit. On suit ses intérets. Le Fcfa est contre productif donc il faut le mettre à la poubelle. Il a servi, il ne sert plus. C'est tout. Voilà en Afrique les pays émergents ne sont pas ceux qui appartiennent à la zone franc. Par contre je ne suis pas d'accord avec l'article qui va rendre la France en 2019 responsable de tous les maux financiers de ses anciennes colonies. C'est beaucoup plus une question de volonté politique. Si le système politique reste le meme, la monnaie aura beau changer rien n'y fera. Les choses empireront. En Afrique centrale j'ai d ela peine à me souvenir d'un pays faisant preuve de démocratie réelle. Présidents à vie, souvent enhlués jusqu'aux ongles dans le système post colonial. Il est simplement temps que la voie des peuples de ces 14 nations se fasse entendre et que nos dictateurs nous lachent les basquets. On a dit et on dit non au Fcfa à ses lobby sur le continent etc...Les 14 nations trouveraient une autre monnaie et couperaient definitivement le cordon de la dépendance avec la France en commencant par faire produire leur monnaie ailleurs etc...
a écrit le 15/02/2019 à 9:11 :
Rarement lu autant de bêtises et contre-vérités en si peu de lignes.
Déjà j’apprends que l’euro est une monnaie exclusivement française (puisqu’on nous dit que le pays qui possède l’euro a un avantage décisif dans la zone CFA eh qu’apparemment il n’y a que la France qui en bénéficie).

La France 20eme puissance mondiale sans le cfa? Quel rapport le cfa a avec nos 2,200 Mds € de PIB annuel ?? Et la totalité des réserves de change des 14 pays de la zone franc représentent moins de 5% des réserves de change de la France.
Notre expert en économie oublie que la valeur d’une monnaie dépend de la confiance dans l’Etat (au sens large) qui l’émet. La France garantit la convertibilité de cette monnaie en euro. Il y a pire comme garant non ?

L’Afrique, avec une agriculture peu développée et une industrie quasi inexistante a besoin d’importer énormément de produit manufacturé. Plutôt intéressant d’être accolé à une monnaie forte non?

Très intéressant d’avoir une monnaie commune pour les échanges commerciaux entre voisins. Or ils sont très faibles dû à la corruption douanière et policière de la plupart de ces États. La faute de la France ?

Quant à l’hyper sécurité de la conversion fixe l’auteur ne sait pas que la valeur du cfa a été divisé par 2 en 1994? (1 francs français = 50 fcfa a 1 francs = 100 fcfa et vu les conséquences à l’époque cela contredit complètement la thèse de l’auteur sur l’importance d’avoir une monnaie faible en Afrique ). Et que l’idée de dévaluation était encore sur la table il y’a peu (1€ = 656 f a 1€ = 1000 f ) lors de la grande réunion de 2016 à Yaoundé entre les 6 chefs d’Etat de la zone CEMAC, la DG du FMI (Lagarde) et le ministre des finances de l’époque (Sapin). Et que le sujet est loin d’être clos.

Notre économie ignore aussi que certains pays africains qui ont leur monnaie nationale confient la fabrication de leurs billets en dehors de leurs frontières pour des raison de coûts et de sécurité.

Bref un article de plus a charge qui comporte uniquement des arguments creux rédige par un type qui n’a jamais mis les pieds en Afrique, ou alors juste une semaine dans un palace au bord de la piscine mais qui n’y a certainement jamais investi le moindre euro et encore moins crée une entreprise là-bas.
a écrit le 15/02/2019 à 7:35 :
Vous qui êtes économiste vous semblez ignorer que Total achète son pétrole en dollar US, c’est dommage. Votre exemple n’est pas pertinent.
Vous oubliez aussi de mentionner que le CFA protège ces pays de l’inflation.
Tous les pays de la zone euro bénéficient d’une parité de change fixe avec le CFA pas que « les méchants français néo coloniaux ».
Bref juste une tribune à charge sans équilibre.
a écrit le 14/02/2019 à 22:30 :
C'est une aberration temporelle autant qu' une insulte à la souveraineté des pays concernés, qui font quand même leur beurre avec, puisqu'ils mettent en place des filières d'immigrations illégales, qui une fois transmutées en diasporas chez nous, leurs retournent 20% des revenus en provenance de l' étranger!
Si l' on faisait vraiment les calculs, l' on se rendrait compte, qu' entre le coût des ambassades, l'armée, les services secrets, les subventions, les marchés publics et l' immigration, ce ne sont pas vraiment des richesses pour la France!
Ces 14 pays devraient créer une cryptmonnaie d' investissement commune et des monnaies nationales pour émettre des crédits tout en autorisant la libre circulation des capitaux, ce qui aurait pour effet de créer 15 nouvelles monnaies et leurs dérivés sur le marché des changes, attirant investissements et emplois!
C'est ce que nous avons détruit en Europe, en supprimant 28 monnaies et en déresponsabilisant des dirigeants nous qui endettent à tour bras avec comme garantie l' Euro!
a écrit le 14/02/2019 à 22:22 :
C'est une aberration temporelle autant qu' une insulte à la souveraineté des pays concernés, qui font quand même leur beurre avec, puisqu'ils mettent en place des filières d'immigrations illégales, qui une fois transmutées en diasporas chez nous, leurs retournent 20% des revenus en provenance de l' étranger!
Si l' on faisait vraiment les calculs, l' on se rendrait compte, qu' entre le coût des ambassades, l'armée, les services secrets, les subventions, les marchés publics et l' immigration, ce ne sont pas vraiment des richesses pour la France!
Ces 14 pays devraient créer une cryptmonnaie d' investissement commune et des monnaies nationales pour émettre des crédits tout en autorisant la libre circulation des capitaux, ce qui aurait pour effet de créer 15 nouvelles monnaies et leurs dérivés sur le marché des changes, attirant investissements et emplois!
a écrit le 14/02/2019 à 17:08 :
A la faculté de sciences économiques, on m'a toujour dit "un économiste ne fait pas de politique" ... . Apparemment les "Macro-économistes" en manque de notoriété en font. Article a charge contre le Franc CFA avec un titre racoleur "Francafrique". Fake news?
Réponse de le 14/02/2019 à 18:28 :
Un economiste peut bel et bien faire de la politique d'autant l'economie et politique sont liées. D'ailleur le president francais economiste de formation a fait de la politique
Réponse de le 14/02/2019 à 19:59 :
À priori à la faculté économique on ne t a jamais enseigné non plus que la monnaie était un sujet politique !. Ce sujet étant politique arrêtez d envoyez vos techniciens nous expliquer les bienfaits de cette monnaie politiquement incorrect.
a écrit le 14/02/2019 à 17:04 :
Rapatrier leurs bénéfices en Europe sans aucun risque de change serait un si grand avantage pour les entreprises françaises?
Les autres entreprises de la zone euro on donc ce même avantage et les entreprises americaines aussi(et dans la pratique les chinoises aussi) parce que se couvrir sur le risque d'echange euro dollare n'est pas compliqué, ni trop cher en général (ça depend du differentiel des taux entre les deux zones monetaires qui aujourd'hui est en effet à son maximum).
a écrit le 14/02/2019 à 16:39 :
J'ai une question pour M. Santi. Du point de vue de l'indépendance de ces 14 pays je comprends votre point de vue. Cependant vous ne parlez pas de la stabilité monétaire apporté par le FCFA. Lors des différentes crises qui ont touchées ces pays africains (guerre civile en Cote d'Ivoire, guerre contre le terrorisme au Mali ou au Niger, chute des cours du pétrole ayant affecté fortement le Gabon, le Congo ou bien le Cameroun), le FCFA n'a-t-il pas garanti la stabilité financière de ces pays. Quand je compare avec l'Angola qui est en train de vivre une grave crise économique depuis la baisse du cours du pétrole avec un chômage en explosion et une inflation galopante due à une monnaie qui s'effondre, des entreprises qui ne veulent plus être payé en kwanza,... je me demande si les avantages pour ces pays ne sont pas plus importants que les inconvénients. Qu'en pensez-vous ?
Je souhaiterai juste ajouter que ces 14 pays pourraient créer une monnaie commune et sortir du FCFA, mais pourraient-ils s'entendre vu les différences importantes qui existent entre ces pays (Le pays par habitant du Gabon est 15 fois supérieure à celui du Mali) ?
Réponse de le 14/02/2019 à 22:41 :
Pourquoi vous ne voulez pas nous laisser ???mali 520000fois plus grand l'Angola ce n'est pas votre problèmes la France pour les français,l'Afrique pour les africains,vous n'avez pas de remords ni de conscience vous les français,,,les africains meurent de la famine et vous parlé de la stabilité monétaire en afrique taisez vous et laisser les africains en paix, d'ailleurs c'est fatiguant de réfléchir avant d'ecrire parceceque c'est une langue coloniale que je ne maîtrise pas bien vous voyez ...si tu pouvais comprendre la mienne
Réponse de le 14/02/2019 à 23:15 :
Bonsoir M. Sage.
Je pose juste une question pour lancer le débat. L'article à charge de l'auteur est très compréhensible mais dans ce cas, pourquoi aucun pays de la zone FCFA n'a changé de monnaie ? Cela est-il dû à une pression de la France ou bien à d'autres raisons ?
Enfin vous parlez des africains qui vivent dans la misère. Le FCFA en est il la raison ou bien encore l'influence française ? Je ne suis pas assez spécialiste du sujet pour y répondre mais je pense que ce n'est qu'une petite partie du problème. Je ne souhaite que la réussite de ce continent que j'adore et où j'ai vécu.
Mon travail consistait à former du personnel local pour remplacer les expatriés, je ne pense pas être colonialiste, au contraire, je me pose surtout la question du pourquoi cette situation n'évolue pas.
Réponse de le 15/02/2019 à 8:03 :
Tous les dirigeants Africains qui se sont opposés au CFA, ont été assassinés!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :