• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Gestion du risque, enjeu majeur de notre siècle

Jean-Michel Arnaud (*)

Publié le 16 février 2022 à 10:51 - Mis à jour le 16 février 2022 à 15:28

Jean-Michel Arnaud

Jean-Michel Arnaud.

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 6

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Les deux ans que nous venons de vivre nous ont placés au cœur d'un des risques majeurs. Nous avons également pris conscience de nouveaux risques que nous peinons à anticiper. Or la notion de risque est un objet éminemment politique dont la régulation ne peut être déléguée aux seuls experts. (*) Par Jean-Michel Arnaud, Président du Palais des Festivals et des Congrès & élu délégué à la Culture à Cannes.

Dans son ouvrage fondateur La société du risque, le sociologue allemand Ulrich Beck fait du risque l'élément central de notre modernité. Au gré des avancées technologiques, nos sociétés se caractérisent par la prolifération de risques majeurs, incommensurables, dont la gestion occupe une part grandissante de l'activité gouvernementale. Ces risques contemporains ne proviennent plus seulement de l'extérieur, de la nature, comme par le passé, mais sont engendrés par la société elle-même. Ils sont difficiles à appréhender car ils renvoient aux peurs et aux angoisses de chacun.

Les deux ans que nous venons de vivre nous ont placés au cœur d'un de ces risques majeurs. Nous savons aujourd'hui que d'autres crises suivront. Certes, les avancées réglementaires, techniques et scientifiques gagnées au fil des années ont réduit, du moins sous nos latitudes, la mortalité imputable aux catastrophes, mais ce sont ces mêmes avancées qui nous exposent aujourd'hui à de nouveaux risques que l'on peine à anticiper et à maîtriser.

Le risque climatique

Le plus évident est le risque climatique, auquel l'humanité reste encore mal préparée. L'urgence n'est pas seulement de changer de trajectoire pour éviter une hausse des températures incontrôlée mais de nous adapter aux épisodes météorologiques extrêmes qui s'annoncent et qu'il est déjà trop tard pour empêcher. Le climat nous force à dépasser la dichotomie entre le naturel et l'artificiel : c'est par notre action qui modifie en profondeur les processus naturels que de nouvelles catastrophes voient le jour. Le grand désordre mondial multiplie aussi les risques politiques tels que le terrorisme ou la cybercriminalité, contre lesquels il est tentant de vouloir mettre l'Etat de droit et les libertés fondamentales sous cloche.

Pour l'Etat et les collectivités, le plus souvent en première ligne lors de sinistres, c'est une véritable culture du risque qu'il faut développer. Plutôt qu'un état d'urgence et d'inquiétude permanent, une véritable faculté d'anticipation qui permette d'agir fort lorsque c'est nécessaire, et une organisation qui fasse travailler en bonne intelligence tous les acteurs concernés. Très vite va s'imposer aussi la question de l'assurabilité de certains risques et du financement de leur gestion, pour lesquels il sera sans doute nécessaire de développer des solutions publiques/privées.

Complexité croissante

Au cœur du risque se situe la précaution, un principe devenu central alors que la complexité croissante des risques auxquels nous sommes confrontés et le progrès technologique toujours plus rapide renforcent l'incertitude scientifique et rendent plus difficile l'élaboration des politiques publiques. Toujours aussi contesté, le principe de précaution peut faire courir le risque d'une innovation bridée et d'une croyance en une société du « risque zéro », chimère pas plus atteignable que souhaitable. Faire preuve de précaution est néanmoins bienvenu lorsque le risque encouru est potentiellement grand et que l'activité qui le provoque n'apporte que des bénéfices limités. Nous devons cette prudence aux générations futures qui auront à faire face aux conséquences de nos agissements actuels.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Objet scientifique devant faire l'objet d'une évaluation la plus objective et rigoureuse possible, le risque est aussi soumis au regard de nos passions subjectives. La perception d'un risque, individuelle ou collective, est parfois bien éloignée de sa réalité, comme l'ont montré de nombreux travaux en psychologie cognitive et en sciences comportementales. Le risque climatique, tant du point de vue de son coût en vies humaines que de son coût financier, apparaît bien plus menaçant pour nos sociétés que les risques liés au terrorisme et à la sécurité publique. Ce sont néanmoins ces derniers qui saturent le débat public tant leurs manifestations intolérables marquent les esprits. La même chose pourrait être dite d'une comparaison entre le risque aérien et celui du transport routier. Hiérarchiser les risques, ordonner correctement nos priorités, suppose donc d'effectuer un travail de déconstruction préalable.

Quelle communication adopter?

Pour les pouvoirs publics se pose aussi finalement la question de la communication à adopter, eux qui sont régulièrement suspectés d'en faire « trop » ou « pas assez ». La complexité du sujet et l'incertitude scientifique souvent présente créent une brèche dans laquelle les complotistes de tous bords s'engouffrent, compliquant un peu plus la tâche des autorités. Faire preuve de transparence et de pédagogie est primordial pour associer au mieux la population aux mesures prises, elle qui, on l'a vu pendant la crise Covid, peut faire preuve de réticence lorsqu'elle a l'impression que le gouvernement navigue à vue.

Le risque est un objet éminemment politique dont la régulation ne peut être déléguée entièrement aux experts. La gestion des risques s'impose, pour tous les Etats à travers la planète, comme un des grands enjeux de ce siècle. De son résultat dépendra en grande partie la qualité du futur de l'humanité.

(*)

À lire également

  • Le nouveau règlement européen ne résoudra pas le problème du climat ni la crise énergétique
  • Industrie : le protectionnisme est une impasse pour l’Europe, la clé, c’est la neutralité climatique
  • Comment éviter que les politiques climatiques européennes ne favorisent les délocalisations ?
  • Lignes directrices et taxonomie verte: quand le politique prend le pas sur l'urgence climatique

Jean-Michel Arnaud est Président du Palais des Festivals et des Congrès & élu délégué à la Culture à Cannes. Il est également Conseiller du Commerce Extérieur de la France et Professeur invité à l'Université de Paris. Précédemment il était vice-président de Publicis Consultants et directeur des publications de l'Abécédaire des Institutions. Il a été président du groupe Domaines Publics, vice-président de Metro International newspapers, président de publications Metro France, directeur général du groupe SHRM puis Compass et directeur adjoint de l'Institut de l'entreprise.

Jean-Michel Arnaud (*)

Sur le même sujet

Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats
"Certains territoires démontrent que le redressement industriel n'est pas une chimère"

OPINION. La réindustrialisation ne viendra pas seulement d’en haut : elle doit partir des territoires

Signée notamment par les maires de Dunkerque, de Morlaix et de Decize, une tribune collective assure que la reconstruction industrielle n’est pas seulement l’affaire de l’État, des grands groupes ou encore des start-ups. Elle se joue également « dans la capacité des territoires à s’organiser, à soutenir leurs pépites et à porter leurs stratégies propres pour devenir des lieux de production ».

Idées & Débats
Le drapeau national japonais hissé au sommet du bâtiment du siège de la Banque du Japon à Tokyo, Japon. /Photo prise le 23 janvier 2025/REUTERS/Issei Kato - Le drapeau national japonais hissé au sommet du siège de la Banque du Japon est vu entre les...

OPINION. « Le put Uchida » (Michel Santi)

En promettant en août 2024 de ne pas relever ses taux par marchés agités, la Banque du Japon a offert aux spéculateurs une assurance gratuite qu'ils exercent depuis sans relâche. Le yen faible a ses raisons, différentiel de taux, choc pétrolier, doute budgétaire, mais aucune n'explique la démesure des positions. À dix jours d'une réunion décisive, Tokyo découvre que le plus coûteux des passifs est une promesse.

Idées & Débats
Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats