• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Google versus Godin : le progrès social en entreprise est-il véritablement linéaire ?

Delphine Minchella

Publié le 04 janvier 2017 à 07:52 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 03:00

85.000 dollars (66.000 euros) : c'est le salaire annuel pour un programmeur travaillant au sein du GooglePlex de Mountain View

Google, qui a annoncé mardi soir le report à une date indéterminée de la sortie du Nexus Q, un appareil pouvant se connecter au téléviseur pour diffuser des contenus multimédias, à suivre mercredi sur les marchés américains. /Photo prise le 28 juin...

Reuters

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le siège social californien de Google, le « Googleplex », est-il l’apogée de l’architecture et des services dédiés au bien-être des employés ? Au vu de l’Histoire des Entreprises, ce n’est pas sûr. Par Delphine Minchella, École de Management de Normandie.

Le Googleplex, c'est quoi ?

Il s'agit du siège social de Google à Mountain View en Californie, mondialement tenu pour être une sorte de paradis sur terre pour tous les employés présents. Piscines intérieures et extérieures, spa, salles de massage, cours de yoga, salles de jeux (billards, jeux d'arcade), restaurants d'entreprise gratuits proposant des plats cuisinés par de véritables chefs et disponibles 24 heures sur 24, espaces verts arborés et pistes cyclables sont autant d'éléments qui construisent son mythe à l'échelle du monde.

D'autres installations plus pratiques s'avèrent tout aussi alléchantes : garde d'enfants (ou d'animaux de compagnie !) sur place, un service juridique pour accompagner les salariés dans leurs démarches privées, sans oublier des médecins et dentistes consultant à la demande. Par ailleurs, pour maintenir les connaissances des salariés à jour, de nombreuses conférences sont organisées, alimentant leurs réflexions sur un vaste éventail de sujets tels que l'art, la littérature, les sciences, les technologies.

Googleplex. Robbie Shade/Flickr, CC BY

En ce qui concerne l'architecture intérieure du Googleplex, place aux parois vitrées qui paraissent mettre tout le monde au même niveau, aux formes arrondies rappelant les espaces de jeux des enfants, et aux couleurs vives. Toutes les semaines, des fêtes sont organisées par et pour les collaborateurs, quant à Google, l'entreprise leur offre les moyens de ces réalisations et n'oublie pas au passage de publier sur YouTube - sa propriété depuis quelques années - des extraits vidéo de ces moments festifs qui font rêver. Enfin, une grande souplesse d'utilisation de ces espaces - où l'on peut se rendre à n'importe quel moment du jour ou de la nuit, pour travailler ou juste pour s'amuser - rend le lieu plus attractif encore, l'idée phare étant de pouvoir s'y comporter comme on évoluerait chez soi. Pas étonnant alors que Google soit régulièrement citée parmi les meilleures entreprises où il fait bon travailler.

Google Bikes... Travis Wise/Flickr, CC BY

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Qu'en conclure alors ? Sommes-nous face à la pointe de ce que peut être le progrès social au sein d'une entreprise ? Nous serions tentés de répondre par l'affirmatif, avec en tête l'idée tenace que plus le temps passe et plus les salariés jouissent de conditions de travail de plus en plus favorables. Toutefois, l'Histoire des Entreprises, notamment françaises, nous enseigne une tout autre leçon.

Dès 1858, le Familistère et ses équivalents de la richesse

En fait, il y a plus de 150 ans, des centaines de familles d'ouvriers purent bénéficier d'un luxe bien plus remarquable encore, grâce à la bienveillance de leur patron, Jean Baptiste Godin (1817-1888). Ce dernier, d'origine très modeste, avait connu le succès grâce à ses poêles en fonte qu'il avait fait breveter dès leur création. Passant d'une fabrication artisanale à un mode industriel, il dut embaucher jusqu'à 1 500 employés dont le bien-être lui importait au point où il semblait ne pas fixer de limite à la recherche de leur confort, tant de corps que d'esprit.

Place du Familistère de Guise. Familistère de Guise/Flickr, CC BY-SA

En premier lieu, il leur offrit un accès à ce qu'ils n'auraient jamais pu espérer obtenir autrement : des habitations neuves, saines, ingénieusement construites, à prix plus que modiques, avec l'eau courante et le chauffage collectif. La taille des appartements proposés variait en fonction du nombre d'individus composant la famille, permettant alors à chacun de disposer d'un espace à soi, confortablement meublé.

Pavillon Central. Familistère de Guise/Flickr, CC BY-SA

L'architecture de leur vaste résidence commune, appelée Le Familistère, s'inspirait de celle du Château de Versailles, ce qui ne laissait aucun doute quant au type d'existence que Godin espérait offrir à ses travailleurs.

À l'intérieur du Familistère, les ouvriers trouvaient de nombreux services : une « nourricière » où ils déposaient leurs bébés en toute sérénité avant d'aller travailler. Leurs enfants plus âgés allaient à l'école bénéficier des meilleurs enseignements. Pour les distractions dominicales, un théâtre avait été construit proposant plusieurs types de spectacles gratuits. Il y avait également un jardin d'ornement avec jets d'eau, un potager, un verger, des douches et une buanderie. Comble de la technologie, les ouvriers disposaient aussi d'une piscine chauffée grâce à un système astucieux.

Buanderie-Piscine. Familistère de Guise/Flickr, CC BY-SA

Toutes ces installations, connues à l'époque sous le nom « d'équivalents de la richesse » permettaient donc aux ouvriers de Godin d'accéder à un confort qui était jusque-là réservé aux grands bourgeois, à une époque où - il faut le rappeler - il était de bon ton pour ces derniers de fuir la classe laborieuse, estimée infréquentable, crasseuse, et de mœurs douteuses. En poussant à ce point le paternalisme et le partage des richesses, Godin cassait ces préjugés, sans pour autant faire montre d'angélisme puisque tout mauvais comportement à l'usine ou au Familistère était sanctionné d'une amende, voire d'un renvoi pur et simple de la communauté.


Le Familistère de Guise, une utopie réalisée par CNRS

Progrès social ou stratégie managériale ?

Un esprit critique pourrait aisément décrypter les intérêts de Google à proposer ainsi de nombreux services gratuits au sein de son siège social : cela renforce son image de marque d'entreprise jeune et cool ; cela permet d'attirer les meilleurs programmateurs, pour preuve Google est l'entreprise qui génère le plus de candidatures spontanées au monde ; enfin, cela floute la limite entre vie professionnelle et vie privée, car à quoi bon sortir du Googleplex, puisque tout y est en libre accès, y compris les amis, grâce aux fêtes hebdomadaires ? Cette stratégie managériale rend les salariés en quelque sorte captifs de leur entreprise, car s'ils partent, c'est beaucoup plus qu'un salaire qu'ils perdent.

Devant le Googleplex. Bryan Hughes, CC BY-NC-SA

Enfin, n'oublions pas qu'il s'agit du siège, soit un lieu quasi-exclusivement peuplé des meilleurs ingénieurs sur le marché. Il est en revanche nettement plus complexe d'analyser les motivations de Godin - car même s'il avait naturellement intérêt à fidéliser ses bons ouvriers, une simple augmentation de salaire aurait suffi - tout porte à croire en fait qu'il était profondément animé d'une volonté de partage, et dans son cas, nous pouvons véritablement parler d'apogée du progrès social en entreprise.

Par Delphine Minchella, Docteur en Management, Docteur en Civilisation (XVIIIe siècle), Responsable de Programmes à l'EM Normandie, École de Management de Normandie

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Delphine Minchella

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 2

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 3

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 4

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »