• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Hôpital: l'échec consommé de la tarification à l'activité

Photo de Ivan Best

Alexis Dussol

Publié le 31 mai 2016 à 14:52 - Mis à jour le 31 mai 2016 à 15:00

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

  • 6

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Accueillie dans l'enthousiasme à la fin des années 90, la tarification des hôpitaux à l'activité ou T2a a fait la preuve de son inefficacité et de son caractère injuste. Par Alexis Dussol, Président d'Adexsol, Ancien président de la conférence nationale des directeurs de centres hospitaliers

Le discours de Marisol Touraine à Hôpital Expo 2016 fut largement consacré à la réforme du financement des hôpitaux. Une réforme qui s'opère à petites touches, depuis le début du quinquennat, au fil des lois de financement de la Sécurité Sociale. L'ambition du gouvernement est d'en finir avec le « Tout T2A » qui a « souvent tendu les relations entre professionnels et généré des incompréhensions entre soignants et personnels administratifs ».

Le temps passe vite. Douze ans plus tôt, la tarification à l'activité était célébrée comme le messie dans une rare unanimité, gauche et droite réunie, hospitalisation publique et privée confondue. Curieux paradoxe, s'il en est, c'est la loi créant la CMU, mesure sociale emblématique du gouvernement Jospin qui autorisera l'expérimentation de la tarification à la pathologie, une mesure d'inspiration libérale. Le pays du Plan va désormais miser sur la régulation par le marché.

Au pas de charge

La réforme qui fait partie du plan Hôpital 2007 sera menée au pas de charge par Jean-François Mattei. Décidée dès le projet de loi de financement de la sécurité sociale du 18 décembre 2003, la tarification à l'activité qui ne s'applique qu'aux activités de MCO (médecine/chirurgie/obstétrique) sera déployée de manière progressive entre 2004 et 2008 dans les établissements publics et privés à but non lucratif et en totalité dès 2005 dans les établissements privés à but lucratif. En plus de la T2A, les établissements MCO bénéficieront également de financements forfaitaires (urgences, prélèvements d'organes et transplantations de greffes de moelle osseuse) ainsi qu'une une dotation de financement des Missions d'Intérêt Général et d'Aide à la Contractualisation (MIGAC). De même les médicaments et dispositifs médicaux onéreux seront facturés en sus. Les activités de psychiatrie, de soins de suite et réadaptation, ainsi que les unités de soins longue durée demeurent continueront quant à elles à être financés sous forme forfaitaire via la dotation annuelle de financement.

Convergence public-privé: un dispositif inique

Le dispositif intègre également un double mécanisme de convergence tarifaire intra-sectorielle et intersectorielle entre le public et le privé à l'horizon 2012. Ce dernier objectif est bien entendu accueilli avec enthousiasme par les cliniques privées qui espèrent un alignement de leurs tarifs par le haut. Peu de voix s'élèvent alors pour dénoncer l'iniquité du dispositif. Il est en effet illusoire de penser que le public avec ses contraintes de service public et le poids de sa fonction publique pourra afficher les mêmes couts qu'une clinique privée. On ne court pas un 100 mètres avec des semelles de plomb face à un adversaire en basket !

Peu importe. La réforme suscite l'enthousiasme. Il faut dire que le budget global en vigueur dans les hôpitaux depuis 1983 a fait l'unanimité contre lui, accusé de pénaliser les hôpitaux dont l'activité progresse et de donner une rente de situation à ceux dont l'activité baisse. Pour être objectif, le budget global n'avait pas que des défauts : il a permis de freiner l'évolution des dépenses et il donnait aux gestionnaires et aux médecins de la visibilité. Il est dommage que la comptabilité analytique qui devait l'accompagner n'ait pas été mise en place et que la correction des inégalités se soit faite à un rythme trop long.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Une euphorie de courte durée

L'euphorie va faire long feu. Les contraintes drastiques de l'Ondam à partir de 2005 et le financement mal pensé des investissements décidés dans le cadre du plan Hôpital 2007 vont dégrader rapidement la situation financière des établissements, alourdir l'endettement et mettre en déficit un nombre grandissant d'hôpitaux. La T2A va vite se révéler un miroir aux alouettes. Comme on évolue à guichet fermé, ce qu'on donne du côté MIGAC ou liste en sus est repris de l'autre. Il en résulte des baisses de tarifs difficilement compréhensibles pour les médecins. C'est souvent travailler plus pour gagner moins !

Effet inflationniste

Les autres défauts de la T2A sont connus : caractère inflationniste, survalorisation de l'acte technique, non prise en compte de la qualité, pas de valorisation de la prévention, incite à la concurrence plutôt qu'à la coopération. Il faut sortir du tout T2A. C'est le slogan que martèlent avec force les médecins réunis au sein du Mouvement de défense de l'hôpital public. Ils vont être entendus.

Exit l'irréaliste convergence tarifaire dès la première loi de financement de la sécurité sociale du quinquennat (LFSS). La LFSS 2014 ajoute d'autres mesures : adaptation de la T2A aux établissements isolés, dispositif de régulation pour limiter les effets potentiellement inflationnistes de la T2A et expérimentation d'une prise en compte de critères de pertinence des soins et de qualité des prises en charge.

Trouver un nouveau mode de financement

La T2A qui devait être appliqué aux hôpitaux locaux au 1er janvier 2012 reporté une première fois à mars 2015 par la LFSS 2013 vient d'être remplacé par un modèle de financement mixte avec une dotation forfaitaire annuelle. C'est la même voie qui sera choisie prochainement pour les activités de soins de suite et de réadaptation. L'application de la T2A en psychiatrie a été sans doute reportée aux calendes grecques, une sage décision.

Le rapport qui vient d'être remis par l'ancien député de l'Isère Olivier Véran va alimenter diverses dispositions du prochain PLFSS sur le financement des soins palliatifs, de la médecine ambulatoire ou encore des soins critiques. D'autres propositions devraient intervenir  d'ici la fin de l'année sur le financement des parcours ou de la recherche.

La priorité d'aujourd'hui est de trouver un mode de financement au parcours qui corresponde mieux à la prévalence actuelle des maladies chroniques. La T2A a sans doute vécu.

Alexis Dussol

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 2

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 3

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 4

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »