• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Italie : avec Mario Draghi, l'économie réelle reprend le dessus sur la politique

Edoardo Secchi (*)

Publié le 09 février 2021 à 07:10 - Mis à jour le 09 février 2021 à 08:06

Mario Draghi

Mario Draghi.

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. En appelant l'ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, pour former un gouvernement, le Président de la République italienne Sergio Mattarella a été encore une fois déterminant pour mettre fin à la crise politique et guider le changement du pays. Nous sommes face au grand « reset » à l'italienne. Il s'agit en effet d'un deuxième « reset », après la descente en politique de Mario Monti en 2011. (*) Par Edoardo Secchi, entrepreneur, président fondateur d'Italy-France Group, et fondateur du Club Italie-France.

Mario Draghi a été appelé en sauveur pour gérer le Recovery Fund et le plan de relance économique du pays, le tout en apportant les réformes nécessaires en matière d'administration publique, justice, fisc, instruction et recherche. Toujours comme en 2011, la politique a utilisé la même méthode bien rodée : invoquer la descente d'un spécialiste, si possible « hors partis politique », une personnalité connue et appréciée sur la scène internationale, capable en première instance d'apaiser les marchés financiers. Pari réussi. En seulement quelques jours, Mario Draghi a fait descendre les intérêts de la dette de 2,5 milliards d'euros avec le différentiel BTP/BUND allemands de 0,93 points. Il s'agit de la baisse la plus importante depuis 2015.

Les réformes nécessaires pour relancer la croissance

L'intervention de Mario Draghi concerne surtout deux aspects cruciaux de la vie économique du pays : l'utilisation du Recovery Fund et une réforme complète du pays pour préparer enfin l'Italie à des enjeux stratégiques importants pour les prochains 20 ans, et plus en général, pour mener au bout les réformes que la politique n'a pas eu le courage de faire, par crainte de perdre un consensus. Cette méthode montre une forme de populisme et de démagogie qui ne permet pas au pays d'avancer. D'une part, il y a les promesses électorales à base de réduction d'impôts et du Quota 100 (La Ligue du Nord de Matteo Salvini), de l'autre la démagogie pure du M5S qui a poussé à financer  par l'argent public un revenu de citoyenneté.

Il y a un sentiment de désespoir en Italie, premier pays à avoir fait face à la pandémie de la Covid-19. La politique a désormais perdu sa crédibilité face aux citoyens car elle a démontré toute son incapacité dans la gestion non seulement de la crise sanitaire, mais aussi du plan de relance économique du pays, en particulier dans certaines problématiques qui font perdre de la compétitivité au pays, comme la faible présence des femmes sur le marché du travail, les investissements dans les secteurs Hi-Tech ou encore un droit de la fiscalité trop compliqué qui bloque la croissance des entreprises.

La faillite de cette classe politique est donc sous les yeux de tous et le Président Sergio Mattarella a démontré sa grande vision et sa capacité à sortir le pays (pour l'énième fois) de l'impasse.

Le gouvernement de Mario Draghi : une gifle aux populistes

Mario Draghi est fermement convaincu que pour assurer un avenir positif au pays, il est nécessaire d'investir dans les jeunes et d'attribuer à l'éducation un rôle fondamental pour les préparer à ce qui va se passer dans les années à venir. Cela a été clairement affirmé lors du discours qu'il a prononcé à au 41e Meeting de Rimini. Un discours très articulé mais résolument clair et qui, selon beaucoup, préfigurait déjà une certaine volonté d'entrer dans l'arène politique italienne. À l'occasion, il avait souligné que les nations qui ont le mieux géré l'incertitude et le besoin de changement ont toutes assigné à l'éducation le rôle fondamental de préparer les jeunes à gérer le changement et l'incertitude dans leur chemin de vie, avec sagesse et indépendance. A plusieurs reprises, l'ancien président de la BCE a  également évoqué le concept de "bonne dette", pour une vision à long terme. Selon lui, la bonne dette sera soutenable, c'est-à-dire qu'elle continuera à être achetée à l'avenir, si elle est utilisée à des fins productives, telles que des investissements dans le capital humain, dans des infrastructures cruciales pour la production, dans la recherche, etc. La dette est au contraire « une mauvaise dette » si elle est plutôt utilisée à des fins improductives.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le coup de maître de Matteo Renzi

Matteo Renzi a réussi un coup de maître en intronisant Mario Draghi à la tête du gouvernement. En fin stratège, l'ancien leader du Parti Démocrate, aujourd'hui à la tête du parti Italia Viva, a piloté la crise avec une vision précise des objectifs.

Le tout premier objectif a été la recherche (bien qu'implicite) de l'approbation de la part des organes de l'Union européenne : Matteo Renzi a indiqué Mario Draghi, une personnalité qui connaît parfaitement les rouages à Bruxelles et serait donc capable de gérer le vaste plan économique du Recovey Fund : pour cela, il fallait chasser Giuseppe Conte et une partie de son équipe qui n'était visiblement pas à la hauteur - selon Matteo Renzi - pour guider le pays dans cette phase très délicate, compte tenu de la fragilité économique et financière du Bel Paese.

Le deuxième objectif (purement politique) a donc toujours été d'affaiblir (jusqu'à le diviser) le Mouvement 5 étoiles, et cela depuis l'intérieur : avec le choix de Mario Draghi, cet objectif même a été atteint, puisque l'ancien fonctionnaire européen sera toujours vu par le Mouvement 5 étoiles ainsi que par ses électeurs comme le représentant de la BCE et de l'élite financière mondialisé.

Le troisième objectif était celui de montrer à ses anciens collègues du Parti Démocrate que c'est bien lui le leader capable de mener le jeu, mais aussi de prendre sa revanche envers les anciens membres du parti qui ont poussé Matteo Renzi à quitter le Parti Démocrate en 2019. Sur le front de la Ligue du Nord, Renzi a également créé les conditions pour une scission entre Matteo Salvini, opposé à Mario Draghi, et son allié Forza Italia, qui au contraire soutien l'ex-président de la BCE. La Ligue se trouve dans une position politique très compliquée en ce moment : il ne faut pas oublier que ce parti représente une partie des entrepreneurs du Nord qui ont bien compris l'état d'incertitude dans lequel est le pays. Pourtant, Matteo Salvini et Giorgia Meloni, chef du parti de droite Fratelli d'Italia, persistent et demandent des nouvelles élections.

Renzi s'est désormais positionné comme l'homme politique décisif, l'interlocuteur prioritaire avec qui il obligatoirement négocier : il a montré de quoi il a été capable et de quoi il serait.

Edoardo Secchi (*)

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats