• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'avion et le train : je t'aime, moi non plus

Jean-François Dominiak

Publié le 03 mars 2020 à 05:00 - Mis à jour le 03 mars 2020 à 05:20

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Vincent Kessler

L'essentiel de l'actualité

mercredi 3 juin

  • L'UE assouplit un peu les règles budgétaires face au choc énergétique
  • La Corée du Sud obtient l'accès au modèle d'IA Mythos
  • Shein écope de plus de 22 millions d'euros d'amendes en France
  • Guerre au Moyen-Orient : l'OCDE abaisse sa prévision de croissance mondiale en 2026
  • Trump annonce de nouveaux droits de douane
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 2

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 3

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 4

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

  • 5

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Alors que certains veulent remplacer les trajets en avion par des trajets ferroviaires, Jean-François Dominiak, président du Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara) explique qu'il ne sert à rien d'opposer ces modes de transport qui sont complémentaires.

Ces deux moyens de transport rapides, pour lesquels la France a été pionnière et copiée dans le monde entier, ne sont pas opposables, surtout en termes d'écologie.
Après avoir instauré au mois de mai 2019 une éco-contribution sur les vols au départ de la France au profit du développement du transport ferroviaire, le conseil de défense écologique du 12 février demande de mettre fin aux déplacements en avion des agents de l'État lorsqu'un trajet alternatif de moins de quatre heures existe. Les fonctionnaires de Miquelon prendront donc désormais le ferry pour se rendre à Saint-Pierre en une heure trente de mer au lieu des dix minutes d'avion.

Honte au « Flight shaming »

Sans aucun argument étayé, le transport aérien est désigné à la vindicte par un gouvernement en mal de reconnaissance écologique qui n'hésite pas à dresser l'un contre l'autre deux modes de transport, l'avion et le train lesquels n'ont jamais été ennemis, jetant l'anathème sur un mode de transport réputé sale, l'avion, et glorifiant un mode de transport soi-disant propre, le train. Ces affirmations n'étant fondées sur aucune preuve scientifique, puisque l'empreinte écologique du train n'a pas été communiquée, notamment en termes de déchets nucléaires et d'émission de CO2 par les centrales thermique à charbon de nos voisins européens dont eux comme nous avons besoin pour produire l'électricité nécessaire à faire rouler nos trains.

Et que dire de l'impact dévastateur de telles déclarations gouvernementales sur les personnels des compagnies aériennes obligés de subir cette honte qu'on leur fait porter désormais. Est-ce bien le rôle d'un gouvernement de participer à ce qu'on appelle aujourd'hui le « flight shaming » ?

Le train et l'avion ne sont pourtant pas opposables. Ils participent tous les deux au développement économique de la France, au désenclavement des régions, à l'ouverture sur le monde. Ils ont appris l'un de l'autre, et vont même jusqu'à travailler ensemble.

Il y a 39 ans, en 1981, un TGV reliait pour la première fois Paris à Lyon en 2 heures avec une vitesse de pointe de 260 km/h. Une avancée technologique qui allait transformer le paysage du transport intérieur en France. A l'époque, cela faisait plus de 20 ans qu'Air Inter faisait de même, beaucoup plus rapidement et avec un réseau dense de lignes aériennes domestiques, grâce à une flotte de Fokker, Caravelle et Mercure, qui volaient par tous les temps avec une ponctualité exceptionnelle. Cette compagnie aérienne avait notamment pour actionnaire important la SNCF qui avait compris que sa mission était avant tout d'offrir sur tout le territoire français des moyens de transport publics de plus en plus rapides et efficaces.

Alors oui, on peut l'affirmer : le TGV est le fils spirituel de l'avion. Un fils qu'il a fallu toutefois soutenir par de nombreuses subventions d'État. Et qu'il faut encore soutenir, ne serait-ce que pour rembourser les dettes colossales contractées pour la construction de ses infrastructures terrestres.
Dans le même temps, le transport aérien s'est démocratisé, grâce aux avancées technologiques permettant de faire voler des avions plus gros et plus performants, tant financièrement que sur un plan écologique. Le trafic aérien, tout comme le trafic ferroviaire, a explosé, attestant de son utilité pour le pays. Mais à la différence du transport ferroviaire, aucune aide de l'État n'est venue soutenir ce secteur industriel en plein essor qui, en plus d'avoir à affronter une concurrence étrangère rude, finance seul les infrastructures aéroportuaires et de contrôle aérien ainsi que les dépenses de sûreté que la Police Nationale n'arrive plus à endiguer face aux menaces terroristes. Une différence de taille avec le transport ferroviaire et dont nombre de compagnies aériennes françaises ont eu à souffrir. Sans remonter très loin dans le temps, qui se souvient encore de Aéris, AéroLyon, Aéromaritime, Air Horizons, Air Inter, Air Liberté, Air Littoral, Air Méditerranée, Air Provence, AOM, Atlas Atlantique Airlines, Axis Airways, Blue Line, BritAir, Eagle Aviation, Euralair, Europe Aéro Service, Flandre Air, Hex'Air, Minerve, Proteus, TAT, UTA, pour ne citer que les plus connues qui ont été emportées par des faillites ou des restructurations, sans oublier plus récemment Aigle Azur et XL Airways ?

Le transport aérien ce méconnu

Le transport aérien n'a jamais su mettre en valeur ses bienfaits pour l'humanité, ni les efforts qu'il déploie sans cesse pour limiter ses nuisances. Une récente étude de la chaire Pégase de la Montpellier Business School, en collaboration avec l'université de Montpellier, l'atteste : la perception des Français concernant les pratiques environnementales du secteur aérien est totalement éloignée de la réalité. Ainsi, alors que l'impact carbone du transport aérien est bien loin d'atteindre celui d'autres secteurs industriels, plus de la moitié des gens interrogés estiment qu'il compte pour plus de 10% du total des émissions mondiales, soit 4 fois plus que la réalité, laquelle se situe entre 2 et 3 %. De même, alors que les émissions de CO2 par passager transporté ont diminué de 25% au cours des 15 dernières années, 90% des répondants à cette étude pensent qu'elles ont été stables ou qu'elles ont augmenté. Enfin, lorsqu'il s'agit d'estimer la consommation de carburant par passager pour 100 km parcourus, un quart des répondants l'estime à plus de 10 litres alors qu'elle est comprise en réalité entre 2 et 3 litres.
Le transport aérien n'a jamais géré véritablement son image. Tout au plus a-t-il été vecteur de rêves et d'aventures. Et ses détracteurs de le décrire comme le mode de transport des riches, qui peuvent toujours être taxés davantage, contrairement aux pauvres voyageurs ferroviaires qui doivent, sans cesse, être accompagnés par les finances publiques. Et d'insister sur la terrible pollution qu'il génère, il n'y a qu'à voir les fumées blanches qui s'échappent des moteurs des avions dans le bleu du ciel (il s'agit, rappelons-le, de vapeur d'eau visibles dans certaines conditions atmosphériques), alors que les trains électriques seraient propres, eux dont les déchets radioactifs sont enfouis quelque part sous terre ou dans la mer et dont même la Cour des Comptes a reconnu que l'empreinte écologique est loin d'être aussi faible que ce que l'on veut bien nous faire croire. Et de pointer du doigt le bruit assourdissant des avions autour des aéroports, alors que les trains eux ne perturberaient que quelques vaches croisées sur des milliers de kilomètres de prairies verdoyantes ?
Le transport aérien n'a pas su sortir de son image originelle. Il le paie aujourd'hui au prix fort dans l'imaginaire collectif, ce dont jouent les hommes politiques en mal de peinture verte, et qui surfent sur un antagonisme malveillant et infondé entre l'avion et le train.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le train et l'avion ne sont pas ennemis. Ils participent ensemble d'une même nécessité économique de fournir un transport adapté aux voyageurs et aux marchandises. Ils sont même complémentaires comme le démontrent les initiatives TGV-Air entre la SNCF et les compagnies aériennes comme Corsair, Air Caraïbes, Air France ou encore récemment la compagnie canadienne Air Transat. Sans même parler des interconnexions entre le TGV et l'avion à Roissy, Lyon ou Amsterdam par exemple, qui transforment les aéroports en de véritables plateformes multimodales.

Le « flight shaming » relayé par le monde politique qui oppose en permanence l'avion au train est proprement indécent. Nous avons développé en France deux moyens de transport remarquables qui ont surtout besoin du sens de l'intérêt général des décideurs politiques pour continuer de contribuer à l'essor économique et au rayonnement international de la France.

Jean-François DOMINIAK, Président du SCARA

Jean-François Dominiak

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 2

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »

  • 3

    OPINION. « Face à la récession que peut faire le Capitaine ? »

  • 4

    OPINION. « Retraites publiques : "Rétablir l’ordre par la lumière" ? »