• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'Ecosse ne votera pas son indépendance

Gérard Vespierre (*)

Publié le 25 mai 2021 à 12:52 - Mis à jour le 25 mai 2021 à 14:40

Vespierre

Gérard Vespierre.

Valérie Semensatis

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Pour l'OCDE les surcapacités chinoises et conflit au Moyen-Orient aggravent la crise de l'acier
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Le Premier ministre australien juge « injustifiés » les nouveaux droits de douane américains
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
  • Incendies : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 5

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

  • 6

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Titre provocateur ? Jugement volontairement à l'opposé des commentaires après l'élection du Parlement écossais le 6 mai ? Absolument pas. Après tout scrutin, il s'agit d'analyser, de comparer, de déterminer une tendance. La synthèse qui en découle n'est pas favorable au SNP, parti leader et nationaliste. Il peut réussir à obtenir de Londres un nouveau scrutin sur l'indépendance de l'Ecosse, mais le gagner est très incertain. Par Gérard Vespierre (*) Président de Strategic Conseils.

La lecture des résultats de l'élection du Parlement Ecossais le 6 mai s'est principalement concentrée sur le nombre de sièges remportés par le SNP « Scottish National Party ». Tous les regards ont été fixés sur la barre des 65 sièges de la majorité absolue. En ayant obtenu à lui seul 64 sièges, les médias se sont focalisés sur ce « presque succès absolu », et la tendance apparente qui s'en dégageait, c'est-à-dire le chemin de l'Ecosse vers l'indépendance.

Mais, tout résultat mérite une analyse plus approfondie, surtout dans le domaine politique, et encore plus particulièrement quand un tel enjeu se dessine.

Il convient aussi de bien différencier les scrutins. Un vote pour l'élection des membres d'un parlement n'est pas un référendum, les enjeux ne sont absolument pas comparables. Pour percevoir la tendance dans laquelle se positionne le SNP, il convint donc de se pencher sur l'analyse du même type de scrutin. Celui désignant les membres du Parlement Écossais est particulièrement intéressant car, il offre aux électeurs un choix ouvert, et la possibilité d'observer sur une longue période, en l'occurrence les 3 dernières élections de 2011, 2016 et 2021, l'évolution des résultats.

Mobilisation de l'électorat, impact sur le vote SNP

La première question à se poser concerne la mobilisation de l'électorat, et en deuxième lieu de discerner l'impact de cette évolution sur le résultat. La réponse est contenue dans le graphique ci-dessous. Il montre que la participation a été très moyenne il y a 10 ans, avec seulement 50% de votants parmi les inscrits. Mais la mobilisation a augmenté de pratiquement 35% en 2021 par rapport à 2011. Cette mobilisation profondément accrue s'explique par la politisation de l'électorat liée au double référendum, indépendance en 2014, et Brexit en 2016.

Ecosse Score
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Il est étonnant de constater que la mobilisation croissante de l'électorat écossais (courbe bleue) ne profite nullement, en termes de voix, au parti indépendantiste SNP. Ce graphique comparatif permet en effet de mettre en évidence que le pourcentage de voix obtenues par le SNP (courbe orange) baisse régulièrement alors que le taux de participation augmente!

L'enseignement politique est clair. Les indépendantistes, fortement motivés par leur choix, se mobilisent et se déplacent les premiers vers les bureaux de vote. Mais au fur et à mesure que les électeurs se mobilisent, on constate que ces nouveaux votants sont moins motivés par l'indépendance, et portent donc moins leurs voix sur les candidats indépendantistes!

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Mais cette tendance a-t-elle également un impact sur l'évolution du nombre de sièges obtenus depuis 10 ans par le parti indépendantiste ?

L'évolution du nombre de sièges du SNP

Ecosse
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Comme précédemment évoqué les regards se sont portés lors de l'élection du 6 Mai, sur les résultats en sièges, obtenus lors de ce scrutin, mais non sur la tendance de la représentativité du SNP.

On constate à nouveau, que le nombre de sièges du SNP (courbe orange) a diminué depuis 10 ans à l'image du pourcentage de voix. De 69 sièges en 2011, le SNP a obtenu respectivement 63 et 64 sièges en 2016 et 2021.

Certes le SNP est à un siège de la majorité absolue, mais il avait obtenu cette dernière en 2011 (69 sièges) avec... 25% de votants en moins.

La conclusion est claire, plus les électeurs écossais se mobilisent, plus le poids électoral du SNP s'effrite, tant en voix qu'en siège.

Quelles conclusions tirer pour le futur ?

Les projections à moyen terme

Le SNP et son allié, les Verts (Scottish Green Party) soutenant activement la sortie de l'Ecosse du Royaume-Uni, mettront tout en œuvre pour obtenir de Londres la tenue d'un nouveau référendum sur l'indépendance.

Mais si cette étape est fondamentale, et qu'un second référendum se déroule dans un délai raisonnable de quelques années, un résultat favorable à l'indépendance, dépassant donc le seuil des 50% est loin d'être obtenu.

En 2014, les indépendantistes ont obtenu 45% des voix, et en 2016 les Écossais ont rejeté le « Brexit » à 62%. Si le rapprochement est tentant, il ne convient pas de substituer un résultat à un autre, car le peuple écossais, dans le calme et de bon sens, répond de façon très adaptée et très précise à la question qui lui est posée. Il continuera de soupeser les avantages, et les inconvénients, économiques, sociaux et politiques, pour une population de seulement 5,5 millions de personnes de proclamer son indépendance. Nulle différence culturelle ou religieuse, à l'opposé de l'Irlande, ne vient amplifier une dynamique de séparation.

Le gouvernement britannique s'il ne parvient pas à s'opposer à la tenue du référendum saura mettre en avant les contre-feux, soit en orientant le processus électoral vers un « vote indicatif » soit en « intensifiant » habilement le débat intérieur.

Il n'est pas sûr que Bruxelles considère, au fond, d'un très bon œil une indépendance de l'Ecosse. En conséquence, il ne faudra certainement pas attendre une aide venant de l'autre côté du Channel. Dans un tel contexte de dynamique indépendantiste décroissante, malgré une participation croissante, et des éléments extérieurs défavorables, le peuple écossais se dirigera vers la prudence. Ne nous attendons donc pas à une indépendance de l'Écosse.

Il reste au SNP à utiliser habillement cette situation pour obtenir de Londres plus de moyens en faveur de l'économie écossaise.

_________

(*) Gérard Vespierre, diplômé de l'ISC Paris, maîtrise de gestion, DEA de finances, Paris Dauphine, fondateur et rédacteur du site : www.le-monde-decrypte.com

Gérard Vespierre (*)

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »