L'hôpital français est-il en danger ?

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[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, l'hôpital français est-il en danger ?

Un déficit record, une dette abyssale, un personnel surmené : l'hôpital public français semble asphyxié. Le 6 décembre dernier, 105 médecins de l'AP-HP ont publié une tribune dans le Journal du Dimanche dans laquelle ils interpellent le gouvernement sur sa politique en matière de santé. Quinze jours plus tard, c'est la neurologue Sophie Crozier qui tirait la sonnette d'alarme dans Libération, en écrivant : « Je vois mes équipes effondrées, je vois des gens qui pleurent tous les jours. Ils arrivent la boule au ventre. » Ces revendications font écho au décès terrible d'une patiente des urgences de l'hôpital parisien Lariboisière, retrouvée morte sur un siège après douze heures sans avoir vu de médecins. Quels sont les maux de l'hôpital français ? Comment le sauver ?

Nous en débattons avec Sophie Crozier, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France, et Mireille Weinberg, journaliste à L'Opinion et spécialiste de la protection sociale.

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Commentaires
a écrit le 28/12/2018 à 11:24 :
Quelle institution n'est pas en danger sous les lrem ?
Réponse de le 28/12/2018 à 19:17 :
Le CAC 40 et la bourse :)
Réponse de le 03/01/2019 à 16:42 :
Oui mais comme sous le FN, les LR, les sociaux démocrates et les cocos... LREM n'a pas inventé l'oligarchie, mais par contre expose leur compromission avec bien peu de prudence, forcément du à leur manque de capacité cognitive.

Vu que ce sont eux qui profitent des élections et à fond et que tous ces p.. de partis les servent au final, si on les entend bien on comprend bien qu'ils ne remettront jamais notre organisation oligarchique en question, au début c'est parce qu'ils pensaient ne pas pouvoir mais en fait ils étaient déjà infiltrés et maintenant ils ne le veulent plus car au final la gamelle est "bonne".
a écrit le 25/12/2018 à 8:27 :
Quand on voit l'évolution des délais d'attente depuis 50 ans , les faits sont avérés et non pas ...... éventuels !
a écrit le 24/12/2018 à 13:44 :
Le personnel hospitalier ,comme les enseignants ne sont pas là pour protéger le président aux abois !!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 24/12/2018 à 12:15 :
les 35h y sont p'têt' pour kekchoz ?
Réponse de le 24/12/2018 à 15:42 :
Il y a belle lurette que les 35 heures effectives à l’hôpital ne sont plus appliquées, pour peu qu'elles l'aient été un jour, pour le personnel soignant.

Le personnel médical tourne plutôt à 45 heures/semaine, voire plus, ce qui est énorme sachant que les services doivent tourner 24/24 7/7 et qu'il y a des heures de nuit et de WE qui devraient être comptées double.

Au niveau hospitalier, Il y a plus de 23 millions d'heures sup non payées et non récupérées, faute de manque de personnel. Il manque 30 000 emplois à temps pleins.Le compte s'alourdit chaque année de plus de 2 millions d'heures.

Tenir ne serait ce que les 39 heures serait déjà une amélioration majeure.

La réalité est que nos têtes d’œufs de Bercy sont parties du principe que c'est l'offre qui fait la demande.
En conséquence, ils ont réduit drastiquement le nombre de médecins de villes, le nombre d"établissement de soins, le remboursement des soins et des médicaments, le nombre de médecins hospitaliers, de chirurgiens, de lits et d'infirmier(e)s.
Le tout en espérant faire tomber la demande de soins, ce qui est de la folie pure.

La question qui se pose n'est plus de savoir si 'hôpital est en danger mais si les patient sont en danger en allant à l'hôpital. Et la réponse est oui.

Chaque année 10 000 patients sortent d'un hôpital avec une infection contractée, qu'ils n'avaient pas en entrant et la moitié en meurent.
Le nombre de patients qui meurent en dalle d'attente des urgences explose, le nombre de femmes qui accouchent dans des camionnettes aussi.

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