• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La Chine, ou le paradigme du national capitalisme autoritaire

Pierre-Yves Hénin

Publié le 17 janvier 2022 à 05:52

Xi jinping, macron et merkel debattront vendredi du climat, selon pekin

Le régime dirigé par Xi Jinping puise sa légitimité tant dans des performances économiques que dans un ordre juridique et une idéologie.

Carlos Garcia Rawlins

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Le Club Med poursuit sa montée en gamme et veut atteindre les 100 villages « d'ici à 2035 »

  • 5

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 6

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. L’empire du Milieu construit aujourd’hui son influence en défendant un environnement international favorable aux régimes plus répressifs que les démocraties occidentales. Par Pierre-Yves Hénin, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Au-delà de l'émergence d'une économie prétendant au premier rang mondial, la Chine de Xi Jinping impose le modèle d'un nouveau système international d'organisation politico-économique qui nourrit les reculs de la démocratie. Du fait de ses traits constitutifs, nous avons, dans un ouvrage coécrit avec Ahmet Insel, qualifié de national capitalisme autoritaire - ou NaCA -, ce système qui associe autoritarisme politique, idéologie nationaliste et économie capitaliste.

Certes, les NaCA comportent des modalités multiples, des « démocraties illibérales » d'Europe centrale à la « dictature orwellienne » chinoise, de la nostalgie de l'empire chrétien des tsars cultivée par le président russe Vladimir Poutine à l'hybridation de l'Islam et du nationalisme dans la Turquie d'Erdogan. Cependant, la variété des expériences historiques ne saurait occulter la rationalité commune à ces régimes qui prennent une part croissante dans l'économie et la politique mondiales. Aux États-Unis mêmes, le populisme de Donald Trump illustrait l'attractivité du NaCA pour de larges secteurs de l'opinion dans un pays de vieille démocratie.

Répression et légitimation

Au soir de l'échec du putsch contre Mikhaïl Gorbatchev, à Moscou le 22 août 1991, le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) se félicitait d'avoir pris les devants en réprimant sévèrement les manifestants de la place Tiananmen deux ans plus tôt. Le dirigeant d'alors, Deng Xiaoping, y ajoutait la satisfaction d'avoir évité le naufrage économique de l'URSS. Il attestait ainsi de sa perception des limites de la répression pour la pérennité d'un régime autoritaire ou totalitaire, dont la survie dépend d'abord d'un processus de légitimation assurant une adhésion, plus ou moins large, de la population.

Bien que le régime chinois déploie des dispositifs répressifs de plus en plus sophistiqués, la pérennité du système de parti-État repose essentiellement sur les trois piliers de légitimation que nous retrouvons mobilisés, dans des conditions et à des degrés divers, par tous les régimes de NaCA, comme nous l'avons montré par ailleurs : légitimation par les performances, légitimation procédurale et légitimation idéologique.

Le parti-État tire d'abord sa légitimité des performances économiques exceptionnelles qui ont propulsé la Chine au second rang des puissances mondiales, avec la perspective d'accéder prochainement au premier.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Ce résultat a permis d'atteindre, jusqu'à maintenant du moins, quatre objectifs : procurer une progression du niveau de vie assurant l'adhésion dans la durée de la population, procurer à une élite capitaliste la capacité de construire des empires industriels et financiers, maintenir un taux exceptionnel d'investissement, en particulier en infrastructure, et laisser à l'État les moyens d'une couteuse politique de sécurité.

Second pilier du processus de construction de légitimité, la légitimation procédurale fait l'objet d'affirmations de principe. Ainsi, selon la constitution, « tout le pouvoir appartient au Peuple », mais les élections formelles, jusqu'au niveau de l'assemblée populaire nationale, s'effectuent au scrutin indirect - à l'exception du niveau local où le Parti veille à un contrôle étroit des candidatures. Au niveau des principes mêmes, la primauté du Parti est d'ailleurs posée comme primant sur toute autre considération. L'ordre juridique, selon un principe de « gouvernement par la loi » bien différent du principe occidental d'« état de droit », est aussi mobilisé comme facteur de légitimation procédurale.

Le troisième pilier de légitimation des autocraties est d'ordre idéologique. Alors que les dictatures de la Guerre froide mobilisaient des idéologies transversales, à prétention universelle, les autoritarismes contemporains prennent appui sur un socle de valeurs nationales, dont le périmètre peut être adapté par le pouvoir selon les impératifs politiques du moment.

Confronté à l'effondrement de la référence marxiste-léniniste dans les années 1980, le régime chinois a réactivé un nationalisme condamné dans la période maoïste comme déviation du patriotisme. Ce nationalisme « officiel » a accompagné le sursaut d'un nationalisme populaire, souvent xénophobe, en s'efforçant de le maîtriser pour éviter des dérives politiquement gênantes. Il nourrit le rejet des « valeurs occidentales », favorables aux droits de l'homme et à la démocratie, au profit des modalités « d'une démocratie aux caractéristiques chinoises ». Comme paradigme du NaCA, la Chine tire d'ailleurs une partie de son influence de sa défense d'un environnement international favorable aux autocraties nationales.

Un national-capitalisme

En 2017, le 19e Congrès du PCC inscrivait la pensée de Xi Jinping dans la perspective du « socialisme à caractéristiques chinoises » adoptée en 1992. Le Parti se dit toujours communiste, un beau paradoxe dans un pays qui ne compterait pas moins de 62 milliardaires en dollars. Quelques observateurs contestent encore le caractère capitaliste du système, en arguant du maintien d'une doctrine marxiste d'une part ainsi que du poids de l'État dans l'économie, qui conduit souvent à le qualifier de capitalisme d'État.

Pour notre part, nous pensons que le concept de capitalisme d'État ne rend pas bien compte des spécificités du capitalisme chinois, ni d'ailleurs de nombre des capitalismes autoritaires contemporains. Plus qu'une opposition entre propriété privée et publique, on assiste à un effacement des frontières entre sphère privée et publique, et le contrôle, strict il est vrai, du secteur privé s'exerce plus par l'omniprésence de l'appareil du Parti que par le jeu de hiérarchies administratives. Ces frontières opaques ont longtemps favorisé la corruption que Xi Jinping a entrepris de combattre, dans une lutte largement instrumentalisée pour conforter son pouvoir sur le plan politique.

Comme nombre de NaCA, la Chine mène une politique néomercantiliste, mobilisant les marges d'action que lui procurent ses institutions pour développer ces « obstacles non tarifaires » à l'échange équilibré. Elle a pu ainsi construire un « avantage concurrentiel », au sens de Michael Porter, lui assurant le maintien d'excédents extérieurs importants et l'accumulation d'actifs étrangers. Dénoncée par divers organismes internationaux, l'étroite collusion de l'action des acteurs gouvernementaux et privés contribue à l'importation rapide de nouvelles technologies, rapidement déployées à l'exportation et sur le marché intérieur.

Tensions, résilience ou fuite en avant ?

Malgré l'annonce périodique de sa chute prochaine, le national capitalisme autoritaire chinois a réussi à hisser le pays au second rang parmi les puissances économiques et à maintenir la stabilité politique, garante du pouvoir du PCC.

Ce succès global ne va pourtant pas sans difficulté, sources de tensions qui interrogent sur la résilience du système. Au nombre des difficultés, on note le ralentissement de la croissance, malgré une fuite dans l'endettement qui menace la stabilité financière interne tandis que l'ambitieux programme des « nouvelles routes de la Soie » place la chine au sommet d'une pyramide de dettes internationales. La croissance ralentie rend plus visible et moins supportable l'extrême inégalité des revenus et des richesses, dont la perception peut fragiliser le régime.

La politique menée par Xi Jinping a permis de consolider le régime en luttant contre la corruption et en veillant à la cohérence du Parti et à son contrôle sur l'Armée populaire. Son programme « Chine 2025 » et le 14e Plan quinquennal visent à équilibrer la « double circulation », intérieure et extérieure, en développant le marché domestique et en rendant les chaînes de valeurs chinoises dans les domaines de hautes technologies moins dépendantes de l'étranger, un programme présenté comme « gagnant-gagnant » par les médias chinois.

L'action de Xi peut apparaître comme « une fuite en arrière » dans la restauration d'un régime stalinien, durcissant la répression en particulier aux marges de l'empire - Xinjiang et Hongkong - et en resserrant le contrôle sur les capitalistes, avec le double objectif de réduire les inégalités et de les priver de toute position de pouvoir pouvant déborder sur le terrain politique.

Comme nous l'avons montré plus haut, le recours accru à la répression signale un épuisement relatif des trois piliers de légitimation des pouvoirs autoritaires, mobilisés par les NaCA.

À lire également

  • Chine-Israël : une relation dans l’ombre de la rivalité sino-américaine
  • L’intérêt croissant de la Chine pour Madagascar
  • La Jordanie, acteur clé pour la Chine au Moyen-Orient
  • La Chine, consumée par les inégalités

Deux questions interrogent le succès de cette réorientation politique : dans quelle mesure le renouveau dirigiste de l'économie sera-t-il compatible avec les exigences d'une société de l'innovation ? L'affirmation nationaliste et militaire, dont les États-Unis ne semblent pas disposés à s'accommoder, ne va-t-elle pas contribuer à un renforcement des tensions sur les ressources et de la polarisation de l'opinion publique ?

The Conversation ______

Par Pierre-Yves Hénin, Professeur émérite en économie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Pierre-Yves Hénin

Sur le même sujet

Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats