La France post-COVID  : pourquoi le télétravail ne marchera pas

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IDEE. Les sondages post-confinement se multiplient et se ressemblent : la grande majorité des salariés français souhaitent poursuivre leur activité en télétravail au moins une journée par semaine. Côté entreprises, la tentation de réduire les coûts liés à l'investissement immobilier est très forte. Pour les uns comme pour les autres, est-ce une aubaine ou une fausse bonne idée ? Par Samir Ayoub, Professeur à l'ESSCA School of Management

Il ne s'agit pas ici de débattre de l'impact qu'une journée de télétravail par semaine pourrait avoir sur l'entreprise et la société en général, mais plutôt d'envisager si la mise en place de ce dispositif de façon plus conséquente et sur le long terme est vraisemblable en France.

Nous souhaitons démontrer que la généralisation durable d'un tel dispositif ne pourra avoir lieu dans notre pays. En effet, au-delà des avantages avancés, tournant autour de l'équilibre de la vie privée/professionnelle, la liberté ou l'épanouissement personnel, le télétravail hors temps de crise se heurtera à des difficultés, trouvant leurs sources dans le droit, l'organisation sociale et l'héritage catholique de la France.

Règles vs Principes

Déjà appliqué massivement par les multinationales de la Silicon Valley, le télétravail permet d'embaucher des ingénieurs ou développeurs aux quatre coins du monde sur la base d'un droit du travail qui prend ses sources dans la « Common Law ». Fondée sur des principes de droit qui découlent de la jurisprudence, celle-ci est sous-tendue par une inspiration aristotélicienne de la loi.  La Common Law se situe à l'opposé de la tradition platonicienne de la France, où les règles de droit sont écrites a priori et définissent un idéal que chacun doit tenter d'atteindre.

Ainsi, ces deux historiques juridiques impliquent des systèmes de pensée différentes du travail, l'un basé sur des principes, l'autre sur les règles.

Le télétravail devient, dès lors, sujet d'interprétation au sein de ces deux systèmes. Or la France, est historiquement adepte de la régulation et n'aime pas les principes qui prêtent à interprétation. Ce qui rend la généralisation du télétravail particulièrement difficile, dans un pays ayant plutôt tendance à se satisfaire de schémas ordonnés et immuables. Pour le télétravail, ceci se traduira inévitablement par une volonté du législateur de le normaliser davantage - bien que présent dans le droit de travail français - afin d'en limiter toute interprétation, rendant ainsi caduque la liberté initialement recherchée dans cette forme d'organisation.

L'héritage catholique de la France

L'implantation millénaire du catholicisme en France vient renforcer notre diagnostic, elle qui a également profondément ancré le respect de la discipline et des dogmes dans les mentalités et les traditions nationales.

Encore aujourd'hui, l'éthique des affaires provient directement de la pratique de la religion, bien plus que des codes élaborés et imposés par la société. Or, le souci de la forme est très prégnant dans la religion catholique. Les rituels de l'Eglise inculquent aux fidèles la manière dont les choses doivent être faites ou rejetées. Les pays du nord de l'Europe ou de culture anglo-saxonne ont à l'inverse mis l'accent sur le contenu et l'impartialité plutôt que sur la forme...et il est a contrario souvent d'usage de relier ces pratiques avec les origines protestantes et/ou anglicanes de ces pays. Cette confession met en effet beaucoup plus l'accent sur l'individu et sa relation personnelle avec Dieu, sans qu'il n'y ait de médiation nécessaire à travers les rites de l'Eglise.  Dans cet ancrage culturel, ce qui comptera dans le télétravail, c'est le résultat, la productivité !  Appliqué au télétravail, ce credo permet d'envisager sans crainte dans l'organisation, le fait qu'un salarié ne soit pas susceptible d'être contrôlé en permanence par sa hiérarchie ou par les ressources humaines. Tout le contraire de la profession de foi à la française...

La prudence comme postulat de départ

En effet, la troisième explication rendant le télétravail inapplicable durablement en France, est à chercher du côté de l'entreprise. Celle-ci, par prudence, restera très réticente à se sentir « dépossédée » d'un salarié en lui permettant de travailler à distance. Face à une situation inédite, et dans le souci de préserver l'intérêt de l'entreprise, un manager ou un DRH ne pourra s'empêcher de penser qu'un salarié en télétravail a autant de probabilité de travailler que de ne pas le faire. Quel manager, aussi bienveillant soit-il, n'est-il pas traversé d'un tel doute, lorsque son employé chargé de famille sollicite une demande de télétravail le mercredi ?

Aussi, dans un pays où le CDI s'apparente au précieux sésame ouvrant à une sécurité de l'emploi, quelle que soit la situation conflictuelle entre le salarié et le patron, c'est à ce dernier qu'incombe la charge de la preuve. Or, il restera beaucoup plus facile pour lui de prouver une faute professionnelle en ayant le salarié sous la main qu'à plusieurs kilomètres du bureau.

Cette situation ne saurait qu'inciter les managers à la prudence voire au découragement vis-à-vis de toute demande allant dans le sens du télétravail.

En somme, au-delà des effets corollaires et largement développés du télétravail comme la baisse de créativité générée par l'isolement ou l'atteinte à l'unité de l'entreprise et à sa culture, nous estimons que la généralisation d'une telle pratique en France - hors temps de crise - restera durablement compliquée.  Même à la faveur de quelques semaines de confinement, le « monde d'après » ne saurait aller à l'encontre de la culture millénaire du « monde d'avant », dont les entreprises sont pétries.

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Commentaires
a écrit le 23/07/2020 à 11:13 :
Dès le début ça part très mal.
Quand on veut avoir une opinion construite avec de bon arguments, ils faut chercher à éviter au maximum les biais avec une vraie démarche. Dans cet article c'est tout le contraire.
L'auteur écrit dès l'introduction : "Nous souhaitons démontrer que la généralisation durable d'un tel dispositif ne pourra avoir lieu dans notre pays". Pour espérer faire un travail correct, il convient de recueillir les fait (ici il n'y a que des avis ni fondés ni sourcés), puis, à partir des faits, en tirer des conclusions logiques.
Je ne perdrais pas mon temps (et le votre) à démonter chaque pseudos arguments qui ne sont en fait que des préjugés archaïques. Mais j'avoue qu'avancer que le soit disant héritage catholique en France serait pénalisant par rapport aux USA alors qu'ils sont énormément plus catho qu'en France (dans leur politique, dans leur système éducatif, dans leur doctrine...) m'a fait bien rire.
Bref, je ne connais pas ce journal mais cet article ne sert pas du tout sa réputation et son intérêt.
Bonne journée à vous.
a écrit le 23/07/2020 à 11:02 :
Assez d’accord avec le constat. En effet loin des yeux, loin du Coeur.

Un observatoire des bilans sociaux démontrera facilement que les futurs promus sont ceux qui ont travaillé en présentiel aux cotés des dirigeants, pas forcément plus et que ceux qui ont travaillé dur en distanciel, voire exploités, ne seront pas reconnus. Cela devrait d'ailleurs se payer par un turn-over accru..
a écrit le 23/07/2020 à 9:47 :
Je n'ai jamais lu une tribune aussi vide sur le télétravail ... On dirait un collégien qui essaye d'évoquer le maximum de concepts appris par coeur mais sans les comprendre ! Arrêtons les généralités à 2 francs du type "la France, est historiquement adepte de la régulation et n'aime pas les principes qui prêtent à interprétation."

Mais qui relit les articles chez La Tribune ?
Réponse de le 23/07/2020 à 12:38 :
En effet, c'est creux, partisan, non sourcé, et j'en passe.
Je connais d'autres enseignants qui sont autrement plus rationnels ou mesurés dans leur propos, surtout quand ils n'ont rien à dire.
Je ne sais pas où cette école de management est allé chercher ce Samir, mais ça ressemble à une erreur de casting.
a écrit le 21/07/2020 à 9:54 :
"la culture millénaire du « monde d'avant », dont les entreprises sont pétries"

la culture millénaire du monde d'avant... De quoi s'agit-il? Le passage sur l'héritage catholique, allusif et peu argumenté, est une insulte à Max Weber. Cet article est d'une grossièreté intellectuelle affligeante. Rendez-nous Romaric Godin.
a écrit le 21/07/2020 à 8:03 :
Il s'agit du plus stupide article sur le télétravail que je n'ai jamais lu. Ce n'est pas consternant mais affligeant.
Patron d'une entreprise depuis 2005, nous avons développé en France, malgré notre "héritage catholique" (sic) et en totale harmonie la législation française le télétravail (chacun a le droit de travailler à 100% en télétravail), au sein d'équipes pluridisciplinaires et pluriculturelles.
Bien sûr cela demande une vraie responsabilisation des collaborateurs dans un esprit constructif du management, basée sur des objectifs clairs et partagés mais pas sur le contrôle. On enseignait cela dans le "monde d'avant" dans les bonnes écoles de management françaises... (CQFD)
a écrit le 20/07/2020 à 17:41 :
Voici bien la premiere fois que je prends le temps de reagir a un article. Celui-ci est absolument consternant. Il faudrait sortir des shemas obsoletes sur le role du chef. Il n'est plus la pour controler, mais pour distribuer le travail, encourager, fixer une vision et donner des moyens. La plupart des pays l'ont bien compris (pas la France?) Apres 20 ans dans 6 pays europeens, je suis effare que l'on puisse encore confier l'education de nos enfants a des personnes qui manifestement n'ont jamais franchi les frontieres (ouvertes hors Covid) pour etudier le management a l'etranger. Oui le teletravail peut marcher, oui on peut faire confiance, non la religion n'a rien a voir dans un pays laic et totalement dechristianise.
Réponse de le 20/07/2020 à 20:39 :
Cet article est une ineptie. Voir tous les commentaires.
a écrit le 20/07/2020 à 8:59 :
Question préalable : le télétravail peut concerner combien de personnes, quels types d'activités ? Après avoir répondu, on pourra alors discuter, pour le peu de travailleurs concernés, sur les avantages et inconvenients du télétravail pour eux et leurs entreprises. Finalement, il ne devrait plus rester grand monde !
a écrit le 20/07/2020 à 8:30 :
Bonjour je rejoins la plupart des commentaires postés mais je mettrais un bémol pour "défendre" l'auteur de cet article. Il ne prend pas selon moi position sur le télétravail en tant que tel mais tente une approche explicative qui a le mérite d'aborder cette problématique sous un autre angle. Tous les posts traduisent malheureusement la réalité d'un pays qui souffre. Pourtant point de changement en vue. La capacité à croire en soi et à prendre des risques pour ne plus accepter ce système dont nous nous plaignons et qui a été fort bien décrit par Ac91 est la seule solution. Le jour où nous dirons NON ce sera la vraie fin du système. Et avec la crise et les angoisses associées, il se porte bien.
a écrit le 19/07/2020 à 20:32 :
Celui qui a rédigé cet article n'a probablement jamais mis les pieds en entreprise... le télé travail se développait déjà avant le Covid, avec des difficultés certes pour les managers traditionnels. Heureusement les temps et les gens changent, n'en déplaise aux pseudo traditions catholiques de la France, à Platon, Aristote et ce qu'on leur prête de vision passéiste de notre pays qui n'est pas uniforme. Arrêtez de lire des livres toute la journée et regardez un peu la réalité.
Réponse de le 20/07/2020 à 8:10 :
Je n'aurais pas mieux dit
a écrit le 19/07/2020 à 18:42 :
Ce raisonnement est l'archetype de l'échec du management français.
Surveillance, suspicion, pression physique, défiance à tous les étages, ...
Je suis français et me suis barré en Suisse : là au moins il y a des gens qui ont compris comment faire pour établir une relation de confiance et permettre à chacun de prendre ses responsabilités. Et en Suisse romande, il y a énormément de français la moitié de mes collègues le sont et l'autre moitié vient de 20 pays différents.
Le télétravail marche super bien.
Ce qui est certain, c'est que la France va encore sombrer un peu plus, victime d'un management incompétent, inutile, qui se sert des subordonnés comme paillasson et ou marche pied.
Je ne reviendrais plus jamais travailler en France.
Au passage, je n'ai jamais autant créér et produit que depuis que je suis en télétravail: pour créer il faut éviter les interruptions toutes les 5 minutes, le bruit de fond des open spaces et autres distractions du bureau.
Bref, cet article raconte vraiment n'importe quoi.
Réponse de le 20/07/2020 à 8:50 :
Et ca ne vous gêne pas d'être, en Suisse, un salarié de seconde zone ? Parce que c'est quand m^me une des raisons qui font que de nombreux expatriés français, italiens reviennent chez eux assez rapidement !
Réponse de le 20/07/2020 à 20:37 :
Parce que vous croyez que cet article reflète ce qui se passe en France ? J'ai passé ma vie en expatriation et je peux vous assurer que la France change (heureusement) ses traditions managériales a la vitesse grand V. A Paris, nous sommes en télétravail depuis le début du confinement et tout roule a tel enseigne que les managers refusent de revenir sur site.
Sortez un peu de Suisse, le monde évolue ...
Réponse de le 23/07/2020 à 13:12 :
Pour labo:

j'ai quintuplé mon salaire (j'étais dans les 10% les mieux payés en France), j'ai une autonomie de malade, je ne passe plus 50% de mon temps en réunion, donc comment vous dire ? Non je ne me sens pas un travailleur de seconde zone, et je suis classé dans le haut des salaires suisse de ma profession. Et non je ne travaille pas dans la finance.
La plupart des gens qui critiquent la suisse n'y ont jamais mis les pieds et ne connaissent pas son modèle.

Pour Patriot9:
ha bon ? Vous en avez parlé à Julia de Funés, et Nicolas Bouzou qui passent leur vie à conseiller des dizaines d'entreprises un peu partout et beaucoup à Paris ? Ils ont écrit un livre "La comédie inhumaine" qui décrit par le menu ces pratiques idiotes et d'ailleurs cela se voit dans les statistiques sur le bien être au travail. Ne confondez votre entreprise avec la France.
Relire à ce titre un excellent article du monde qui relate le désarroi du principal syndicat des cadres qui ne comprend pas pourquoi les jeunes ne veulent plus devenir cadre.
Quand les indicateurs sociaux et économiques s'amélioreront on en reparlera de la France qui change, en attendant, le Trésor public a fait une étude sur la Suisse, ils parlent de miracle. Le seul pays en Europe qui classe une école dans le top 10 mondial, un chomage à 3%, une espérance de vie très haute, peu de dette publique, ...
a écrit le 19/07/2020 à 18:11 :
On se demande vraiment pourquoi ce que la religion vient faire dans la sphère de l’entreprise dans un pays républicain laïc attaqué il est vrai de toutes parts par les communautarismes religieux et la religion chrétienne n’est justement pas un sujet à ce propos. Par ailleurs l’article ne parle pas du sujet : l’illectronisme du management et des élites qu’elles soient économiques (30% a minima des PME n’ont aucune présence digitale) ou politique : où est le ministre en charge du numérique dans le nouveau gouvernement ? On parle de remettre le Plan mais le numérique est urgence vitale pour tant d’activités économiques. Sans faire confiance ni écouter les gens qui souhaitent plus de télétravail on ira dans le mur il existe de nouveaux modes d’enseignement du commerce comme du reste aussi cette vision du management est totalement obsolète pour peu qu’elle ait jamais existé au XXI e siècle.
a écrit le 19/07/2020 à 17:08 :
Pour avoir beaucoup travaillé avec les pays d’Europe du nord, c'est tout un pan du pseudo management à la Française qu'il faudra vacciner contre l’arrogance, l'arrivisme et la médiocrité ou la bêtise mais là j'hésite encore...
a écrit le 19/07/2020 à 16:04 :
C'est marrant , j'ai lu un article anglophone qui disait exactement l'inverse ! Le sujet était d'ailleurs portée par pas mal de figures de la TECH US .
Créativité augmentée , productivité améliorée , mais c'est vrai structure managériale réduite et plus souple (moins de petits chefs) et responsabilisation des salariés accrues avec une évaluation basée sur les objectifs et non plus sur du copinage ou du présentéisme... Il faut aussi savoir que le télétravail convient mieux à certaines professions , notamment les ingénieurs ou consultants ..
a écrit le 19/07/2020 à 16:02 :
Bonjour, pourquoi dévaloriser le télétravail ? Le télétravail améliore le bien-être des salariés, limite les embouteillages dans les grandes villes et reduis les charges pour les entreprises. Comme pour le numérique dans les années 2000, il y aura aussi le virage du télétravail pour les entreprises françaises, chacune reste libre de choisir sa politique salariale.
Réponse de le 19/07/2020 à 17:55 :
"Le télétravail améliore le bien-être des salariés"

Salariés... cadres, qui représentent 99% du télétravail soit environ 5 millions.
a écrit le 19/07/2020 à 10:45 :
Ok boomer
a écrit le 19/07/2020 à 9:57 :
J'hésite entre hilarité et consternation à la lecture de cet article. Pendant des semaines, voire maintenant des mois, l'activité d'un certain d'entreprise a pu être poursuivie, avec la satisfaction des clients en plus ! Nier cette évidence est, je n'ai pas de mots polis.

Alors oui il y a un présentéïsme en France qui est à la limite de la stupidité. Juger le travail d'un salarié à l'eaune de son temps de présence ... et le résultat de son travail ? On s'en fout ?
Les salariés qui ont vécus ce télétravail imposé, ne comprendraient pas que leur entreprise n'évolue pas, au moins à la marge, sur le sujet. Depuis 2018 le refus du télétravail doit être motivé. Faut il en faire plus sur la législation ? Elle permet déjà le télétravail. A voir éventuellement.

Mais relier la religion au présentéïsme me parait absurde (et pourtant je ne suis pas catholique). C'est tout simplement l'organisation du travail qui doit évoluer. Alors quid du danger de recruter très loin et moins cher ? Ca existe déjà ! Beaucoup d'entreprises, y compris de services, ont des centres délocalisés à l'étranger pour des questions de coûts. Le télétravail ne changera rien à cette situation existante.

Enfin, penser qu'une pandémie ne permettra aucune évolution serait totalement ignorer les grandes entreprises actuelles (par exemple) qui proposent le télétravail partout où c'est possible.

Bref,il y aura sans doute des résistances à cette évolution. Un certain nombre de managers aiment bien compter leur troupe. Ca les rassure. Il est sans doute temps qu'ils changent de fonction.
a écrit le 19/07/2020 à 9:47 :
" le fait qu'un salarié ne soit pas susceptible d'être contrôlé en permanence par sa hiérarchie "

On peut toujours contrôler sa présence avec les sametimes ,slack etc ..ou l'on voit la connexion ou pas du salarié durant la journée. De toute façon , la CFTC va surement défendre ces adhérents chrétiens ,non ?
a écrit le 19/07/2020 à 9:24 :
Rarement lu un article aussi mal et superficiellement argumenté. Monsieur Ayoub manie les concepts sociologiques de Max Weber avec une telle légèreté qu'il en confond les effets et la cause.
Au final cet article est contraire à toute démarche scientifique. Il part du postulat que le télétravail ne pourra pas marcher en France, alors même que le nombre d'entreprises qui l'implantent se multiplient, et va ensuite glaner des arguments pour démontrer ses croyances.
Où sont les chiffres à l'appui de l'argumentaire de Monsieur Ayoub!
Réponse de le 19/07/2020 à 15:33 :
Tout à fait d'accord
a écrit le 19/07/2020 à 8:53 :
"Côté entreprises, la tentation de réduire les coûts liés à l'investissement immobilier est très forte".

IBM France par exemple supprime en ce moment tout ces sites de proximités qui avaient été crées pour éviter aux salariés de se taper 100 bornes par jour pour rejoindre leur site de rattachement officiel.La restauration d'entreprise a été aussi supprimée faute de clientèle habituelle depuis 5 mois.
a écrit le 19/07/2020 à 8:30 :
Les managers sont aujourd'hui des prédateurs plus préoccupés par la préservation de leur statut que par la réussite de leur entreprise. Beaucoup n'ont pas les compétences pour juger de la qualité du travail de leurs collaborateurs, alors ils ne peuvent que les harceler pour justifier leur statut. Chose effectivement impossible si leur collaborateurs sont en télétravail. J'ai vu des méthodes de management américaines appliquées avec bonheur dans des entreprises française, la culture religieuse n'est donc pas un obstacle. Notre code du travail se calque de plus en plus sur le modèle américain. Prouver une faute professionnelle, c'est facile. Provoquer une faute professionnelle, c'est effectivement plus difficile à distance. Les entreprises française n'acceptent pas qu'un salarier temporise pour récupérer dans les situations de réduction d'activité. J'ai vu des managers donner du travail inutile pour conserver un rythme élevé en permanence. Cela abouti à l'épuisement professionnel dont notre économie est victime aujourd’hui par la perte progressive mais inexorable de notre productivité.
a écrit le 19/07/2020 à 1:48 :
C'est un poisson d'avril, cet argument fallacieux, pour ne pas dire idéologique, sur le catholicisme et la profession de foi? J'ai rarement lu tant d'absurdités en si peu de lignes. Peut-on se livrer à de telles approximations et enseigner dans une école de commerce comme il le revendique? En cliquant sur cet article, je m'attendais à un article de fond, sur un sujet qui mérite d'être traité et fera l'objet de nombreuses études dans les prochaines années. Ce papier traite finalement le sujet très superficiellement et ne fait qu'énoncer des poncifs et des contre-vérités. Le contenu est pauvre.
L'auteur ferait mieux d'aller faire un stage en entreprise ! Ou de prendre sa retraite?
a écrit le 18/07/2020 à 22:46 :
Votre article est has been !
Dans les grandes villes nous avons profité du COVID pour changer la culture du PRESENTIEL par le télétravail téléconférence Skype Pro très vite !!
Terminé les bouchons dans la pollution ou confinés collés serrés dans les bus tram et métros
On a la choix de pouvoir télé travailler ou pas
No problem ! Au point que notre équipe d’encadrement manage différemment et tout le monde est content
a écrit le 18/07/2020 à 20:08 :
disons qu'il y a des metiers ou c'est plus possible que d'autres
apres se posera le pb ' qu'est ce qui se passe si le reseau telecom tombe?
ou le reseau informatique
tout le monde veut aller sur le marche telecoms des pme, autrement plus juteux que celui des particuliers a 2 euros tout compris
sauf que le jour ou ca derouille, tous ceux qui ne veulent pas payer les tarifs d'orange veulent que ce soit orange qui traite leur pb ( et certains vont avoir des atterrissages douloureux)
tout a ca place, c'est une question de mix
et quand on voit comment la france gere son mix energetique en interdisant le petrole et en mettant tout sur l'electrique sans se demander ou ca va coincer, y a de quoi etre inquiet
a écrit le 18/07/2020 à 17:49 :
Si Samir

Quelle curieuse et unique analyse travail religion chrétienne ? Plein d’autres traditions religieuses viennent traverser le monde du travail, ainsi que la pratique de la laïcité (la belle qui accueille l’autre dans sa différence).
Venez dans nos entreprise SVP.
a écrit le 18/07/2020 à 16:50 :
Mr Le Professeur, vous est-il arrivé de franchir la porte d'une entreprise ? Je travaille dans une boite qui a des filiales partout dans le monde et je peux vous assurer que les problématiques du télétravail sont assez similaires. Meme tentation des managers de "contrôler" le télétravail, même aspiration des salariés. Il existe une littérature et des études universitaires abondantes sur le sujet. Certes, notre organisation du travail hiérarchique est un frein mais les mentalités évoluent. PSA vient de fermer son siège a Reuil et met tous ses salariés au télétravail. Le confinement a déclenché une mini révolution et, avec plus ou moins de délai, le télétravail va se généraliser au fur et a mesure des négociations locales.
a écrit le 18/07/2020 à 16:43 :
L’auteur écrit : « Pour le télétravail, ceci se traduira inévitablement par une volonté du législateur de le normaliser davantage - bien que présent dans le droit de travail français - afin d'en limiter toute interprétation, rendant ainsi caduque la liberté initialement recherchée dans cette forme d'organisation. »
Je reste un peu sur ma faim, en quoi normaliser le télétravail rend caduque la liberté ? Pourquoi l’utilisation du télétravail Si les règles pour y avoir recours sont clairement énoncées par le régulateur ?
a écrit le 18/07/2020 à 16:20 :
En un mot comme en cent : foutaises.
a écrit le 18/07/2020 à 16:10 :
Je partage cette analyse. Le télétravail sera une catastrophe pour la France qui a un marché de l'emploi tourné vers les services. Les règles européennes du travail ne vont qu'accentuer les délocalisations du télétravail, et il ne faut pas croire au patriotisme des dirigeants qui n'auront pas d'état pour faire exécuter les tâches hors hexagone. La France est vraiment dirigée par des naifs , ceux qui crient bravo à la transition énergétique , et à l'isolation thermique , oublient qu'elle se fera avec des travailleurs détachés, comme s'est fait le déploiement de la fibre dans le Cher par des polonais, et dans le Var par des italiens. Et encore je ne parle que de ce que j'ai pu réellement constater.
a écrit le 18/07/2020 à 15:24 :
Non capisco assolutamente cosa c'entra la religione nel telelavoro ????
a écrit le 18/07/2020 à 14:51 :
Comment peut-on écrire un tel article avec si peu de culture et autant de préjugés.
Ah oui, c'est écrit par un professeur, dans un monde éducatif ou tout à 30 ans de retard sur le reste de la population.
Oui, il y a 30 ans, tel était le cas, mais il faut évoluer, et vivre avec son temps.

Encore un article écrit sous un faux prétexte pour cracher sur la religion catholique. D'autres religions demandent beaucoup plus d'adaptation aux entreprise qui perdent ainsi une grosse partie de leur créativité et de leur productivité.

L'éducation nationale, et sa méthode archaïque d'enseignement en France a bien démontré à la population combien elle n'a pas su faire face et s'adapter, demandant aux télétravailleurs d'éduquer à leur place pendant qu'ils se tournaient les pouces à la maison. Alors oui, pour ceux là, effectivement le télétravail n'a pas marché, mais par pitié avant d'écrire un texte qui se fonde sur du vide, par pitié, essayez de trouver un sujet intéressant et d'y mettre du sens et des faits. Le texte sent la thèse scolaire à plein nez... Nous avons encore tant de retard en France à cause des méthodes inefficaces de l'enseignement français qui pense être au dessus de tout et qui se retrouve un des plus mauvais élève d'Europe.

Déçu de voir que ce genre de texte soit encore publié sur un média. Il aurait bien plu à Coluche!
Réponse de le 18/07/2020 à 16:52 :
L'essca est une école de commerce tout ce qu'il y a de plus privé! C'est un manque de culture!

Votre passage sur l'éducation nationale est plein de préjugés et à la limite de la diffamation. La vérité, la justice, la réflexion argumentée sont totalement absents de votre commentaire.

La vingtaine d'enseignants de mes enfants a répondu présent pendant le confinement, aucune entreprise n'a apporté une telle qualité de service pendant ce confinement Je n'en fait pas une généralité, mais assurément votre commentaire est infondé!

Soignez-vous!
Réponse de le 18/07/2020 à 22:51 :
En effet encore un énième prof très décalé, méconnaissant le virage révolutionnaire qu’a engendré le COVID et la vie des entreprises qui s’adaptent à la vitesse TGV
Et du changement de culture depuis les années 2000.
a écrit le 18/07/2020 à 14:42 :
Cet article est un ama de mensonges. Les arguments et analyses de l'auteur font pitiés. Monsieur le professeur vos méthodes de formations de managers sont révolues. Un bon manager en 2020 est de très loin de ce que vous rapportez ici. Je ne souhaite à personne d'aller dans votre école. Et s'il vous plaît vivez avec votre temps, nous sommes en 2020 avec des ordinateurs (portables), internet et d'innombrables outils technologique. (Dieu soit loué)
a écrit le 18/07/2020 à 14:04 :
Ridicule.
Article totalement ridicule.
Amener la religion dans ce débat, j'en rigole encore.

Le management du siècle dernier "a la papa" a encore des adeptes...évitez de confondre présentiel et efficacité...

Le jours ou les managers et autres chefaillons se pencheront sur les résultats et l'efficacité au lieu de passer leurs temps a surveiller le "sérail" et leur présence sur site...on aura fait un grand pas.

En attendant...on a ce genre d'article...
a écrit le 18/07/2020 à 14:03 :
Ridicule.
Article totalement ridicule.
Amener la religion dans ce débat, j'en rigole encore.

Le management du siècle dernier "a la papa" a encore des adeptes...évitez de confondre présentiel et efficacité...

Le jours ou les managers et autres chefaillons se pencheront sur les résultats et l'efficacité au lieu de passer leurs temps a surveiller le "sérail" et leur présence sur site...on aura fait un grand pas.

En attendant...on a ce genre d'article...
a écrit le 18/07/2020 à 12:47 :
Article fait pour faire un article qui compare des choux (télétravail international silicon valley) et des carottes (besoin simple de télétravail local), sauf à considerer que télétravailler à moins de 5000km n'est pas télétravailler.
Avant confinement le télétravail était globalement vu comme une perte de contrôle du salarié. L'état y a pris sa part en considérant qu'il était normal que tous ceux ayant télétravaillé rendent des jours de congés. Aspect télétravail = travail devant la télé.
Côté entreprises et salariés, catholiques ou non (quelle connerie cette sortie sur les limites liées à la la religion sur le sujet, ... d'autres eussent être plus pertinentes) ayant pu mettre en place cette option, constats faits : c'est possible, on peut se faire confiance, la productivité peut s'en trouver meilleure... Et on a besson de moins de bureaux.
Les salariés en redemandent les entreprises aussi.
C'est un deal gagnant gagnant. Le confinement a cassé codes et préjugés, les ressortir est désormais d'un autre temps.
a écrit le 18/07/2020 à 12:36 :
C'est aussi plus difficile de télétravailler avec une bétonnière ou une clé à molette.🤣
a écrit le 18/07/2020 à 12:19 :
la reference religieuse est absurde...
a écrit le 18/07/2020 à 12:02 :
pas du tout d'accord avec cet article. Les patrons ont bien compris le bénéfice qu'ils peuvent tirer du télétravail
a écrit le 18/07/2020 à 11:06 :
Dieu du ciel !
Mais quel enchaînements de poncifs et de préjugés !
Convoquer Notre Sainte Mère L'église et la peur du prolétariat jamais assez fliqué dans un même texte, c'est un tour de force assez admirable.
Pour revenir sur le fond du sujet, en tout cas dans le secteur informatique, une entreprise qui ne propose pas ou peu de télétravail est une entreprise qui aura du mal à recruter.
Les comportements managériaux datant du siècle dernier ont tendance à être un repoussoir gênant.
Dans les autres secteurs où le rapport de force n'est pas en faveur des salariés,
L'auteur de l'article se fourvoyant allégrement sur la supposée immuabilité éternelle du de la relation employeur / employé oublie ou ignore volontairement qu'il existe des organisations d'employés qui se regroupent et forment des exigences à l'encontre de leur employeur (quelle bande terroristes, remettre ainsi en cause le Saint Ordre Du Travail Catholique A La Française !!! )
On appelle ça un syndicat en général.
L'histoire dira si salariés et syndicats arriveront à briser le conservatisme fortement daté dont cet article est l’exégèse jusqu'à la caricature.

Bien cordialement.
a écrit le 18/07/2020 à 10:43 :
Un peu scolaire mais une belle prise de recul générant ainsi de bonnes analyses, merci beaucoup.

Parce que nos petits patrons ont trop besoin d'expulser leurs complexes et autres frustrations sur leurs salariés aussi non ? Ça colle bien avec votre sémantique.
a écrit le 18/07/2020 à 9:12 :
Absolument n'importe quoi.

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