La meilleure assurance contre les aléas climatiques ? Déménager vers une zone plus sûre !
Collectif (*)
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Rappelons quelques évènements récents qui interpellent par leur sévérité inhabituelle : les pluies diluviennes suivies d'inondations à répétition en France, l'ouragan Hélène qui a provoqué des inondations dévastatrices en Caroline du Nord, les incendies gigantesques au Canada et en Californie, les inondations sans précédent en Europe et en Libye, sans oublier l'ouragan destructeur d'Acapulco au Mexique (en 2023, et aussi en 2024), et malheureusement beaucoup d'autres.
Autant de signes que, demain, de nombreuses communautés devront faire face à des sécheresses, incendies de forêt, inondations et tempêtes d'une intensité croissante et destructrice. De nombreux scientifiques parlent même de points de bascule, dont le franchissement mène à des changements encore plus négatifs et majeurs, et estiment que si nous n'agissons pas des bouleversements pourraient survenir avant la fin de la décennie en cours.
Dans les régions les plus touchées, les biens immobiliers, maisons individuelles ou immeubles en copropriété risquent de perdre une grande partie de leur valeur. Leur destruction partielle ou totale, ainsi que celle de leurs infrastructures, pourrait laisser les propriétaires sans assurance adéquate pour les couvrir, car il n'est pas rare de découvrir que vous n'avez pas d'assurance vent après qu'une tornade ait arraché votre toit. De plus, les compagnies d'assurance, pour limiter leurs pertes, augmentent les primes et sélectionnent les risques plus strictement, ce qui peut rendre les prêts plus difficiles à obtenir et affecter négativement la valeur de marché de ces biens. Les inondations récentes ont déclenché de telles destructions et baisses des prix par exemple dans le nord de la France et en Floride.
Deux attitudes sont possibles face à cette situation. Les climatosceptiques estiment qu'il n'y a pas vraiment de changement de climat, mais des fluctuations normales de la météorologie, et que tout ceci n'est qu'une escroquerie intellectuelle sans preuve. D'autres pensent que le changement climatique est réel, qu'il va entraîner des conséquences dramatiques, et qu'il est temps de prendre des décisions importantes pour protéger leur patrimoine et leur qualité de vie.
Quelles sont donc leurs actions possibles en tant que propriétaires ?
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Si les négationnistes du changement climatique ont raison, ceux qui déménagent maintenant auront payé le prix de quitter leur communauté, un changement toujours difficile, mais gérable si la valeur de leurs biens n'a pas encore trop baissé.
En revanche, si les négationnistes ont tort, ils se retrouveront dans la triste situation de devoir quitter leurs habitations avec un capital déprécié ou parfois même sans capital pour acheter la prochaine, tandis que ceux qui ont agi tôt auront pris les devants avant que tout le monde ne se précipite.
Ces choix sont personnels et difficiles, mais ils vont se présenter - ils se présentent déjà dans nombre de communes ou régions françaises.
Cependant, choisir de partir d'une zone à risque, est-ce renoncer à être un bon citoyen de sa commune, est-ce renoncer à l'action et laisser les autres se débrouiller ?
La réponse peut paraître paradoxale : si assez d'habitants d'une commune déménagent en faisant clairement savoir pourquoi, il y a fort à parier que les élus locaux (commune, département, région) réagiront et renforceront les mesures de prévention des risques. Déménager peut contribuer à améliorer la situation et n'est pas un abandon. En d'autres termes, l'intérêt particulier et l'intérêt collectif sont en harmonie. Et si le fait de déménager ne crée aucune réaction des élus, alors il n'y avait rien à en attendre et c'était la bonne option.
Encore faut-il trouver un autre logement, et l'actuel déficit d'offres en la matière complique tout projet de déménagement. La politique gouvernementale française et les taux d'intérêt influencent fortement le marché de l'immobilier, qui est aujourd'hui en situation de pénurie. Le cadre réglementaire, avec la très controversée loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette des sols), pèse également sur le marché.
Dans l'hypothèse - prudente - où nous sommes rentrés dans un cycle climatique qui entraîne des catastrophes répétées, il convient aux particuliers, assureurs et pouvoirs publics de prendre dès aujourd'hui des mesures difficiles, mais nécessaires pour surmonter les épreuves à venir.
Comme l'a dit Mike Tyson « tout le monde a un plan jusqu'à ce qu'il reçoive un coup de poing dans la figure ». Il est grand temps de revoir nos certitudes.
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(*) Signataires :
Collectif (*)
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