La transition énergétique, les gilets jaunes et le citoyen
L'Odissée
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Par une volonté de limiter la consommation énergétique et la pollution, la crise des gilets jaunes a pour déclencheur la transition énergétique. Il est devenu impossible d'imposer d'en haut de nouveaux modes de production et de consommation, de nouvelles relations interpersonnelles, professionnelles et citoyennes, de nouvelles organisations économiques, politiques et sociales. Le contrôle de cette révolution réside dans l'implication du citoyen dans la cité : c'est la quantité d'énergie au service de l'intérêt général qui est la racine du vivre ensemble et du réussir ensemble.
James Watt a inventé la machine à vapeur en 1784. Depuis deux siècles, la maîtrise de l'énergie a fait entrer l'humanité dans l'ère industrielle et a multiplié sa croissance économique et sociale par un saut qualitatif dans tous les domaines. Les hommes puisent sans retenue dans les ressources naturelles pour développer le mieux vivre et réussir ensemble. Néanmoins, si le quotidien est rendu plus sûr et plus agréable, des phénomènes se conjuguent pour bouleverser la société :
De ces troubles des repères découle un risque de désincarnation, de déracinement et de déshumanisation qui distend et déstabilise la relation entre les acteurs économiques, sociaux et politiques :
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Face à cette perte de sens collectif et en l'absence de méthode d'implication des acteurs dans la recherche de l'intérêt général, les systèmes traditionnels de gouvernance sont débordés : faute d'une coordination des idées et des initiatives, la société globale parait incapable de se doter de repères éclairants pour comprendre et développer à la fois la Personne, l'Entreprise et la Société.
De plus, l'épuisement des matières premières et en particulier des énergies fossiles impose de focaliser les compétences et les potentiels vers l'invention de savoirs et savoir-faire, la mise au point de nouveaux services et métiers, la mise en œuvre de nouveaux modes organisationnels et relationnels, l'émergence de nouveaux comportements du citoyen-consommateur. Aussi, la transition énergétique se comprend en trois étages :
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Faire converger l'énergie de tous les acteurs nécessite d'ancrer les intérêts particuliers dans l'intérêt général, les vécus dans le souhaitable, les réalités dans l'idéal. Aussi, les complémentarités doivent être identifiées entre les différentes pratiques, expériences, expertises, savoir-faire, métier, fonctions et statut. Chaque citoyen est concerné et donc chaque producteur, chaque distributeur, chaque salarié, chaque consommateur doit être impliqué dans la préservation et l'augmentation de la santé et de la qualité de vie des personnes, des entreprises, de l'État, de la nature et de la société dans son ensemble. Il faut donc travailler dans chaque territoire à l'émergence de nouveaux liens entre les organismes privés et publics de tous les secteurs d'activité, avec toutes leurs parties prenantes, afin de repenser et réorganiser notre rapport à l'énergie de la matière et de l'Homme, inventer des concepts et mettre au point des solutions opérationnelles durables pour dépasser l'ère du jetable et de l'immédiateté.
Le remplacement du face à face par le côte à côte suppose que chaque citoyen soit responsable de tous les citoyens. Reste à concevoir, piloter et déployer le processus qui abonde à la construction d'une société où il fait bon vivre ensemble. La méthode consiste à réfléchir avec tous à l'articulation des intérêts particuliers et territoriaux actuels et en devenir : dresser des cartes exhaustives des faits et des idées, puis identifier ensemble des cheminements sociaux, économiques, politiques, institutionnels et culturels pertinents.
Fort d'une vision collective accouchée ensemble en responsabilité de tous et en solidarité avec tous, chacun pourra alors décider de transformer ses propres modes de production et de consommation : cette évolution des mentalités et des rapports sociaux rendra possible le déploiement de politiques publiques qui viendront alimenter la spirale positive du tous pour un, un pour tous ! Alors, nous pourrons mettre un terme à l'affaissement de la société française et retrouver notre capacité d'innovation de dépassement des obstacles et reconstruire le plein emploi.
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NOTES
(*) Afin d'éviter les écueils des faux dialogues générateurs de suspicion, de rupture et de conflits, La Tribune ouvre ses colonnes à l'Odissée. Pilotée par son directeur et expert de la dialectique, Jean-François Chantaraud, la chronique hebdomadaire « Ne nous fâchons pas ! » livrera les concepts, les clés opérationnelles de la méthode en s'appuyant sur des cas pratiques et sur l'actualité.
L'Odissée, l'Organisation du Dialogue et de l'Intelligence Sociale dans la Société Et l'Entreprise, est un organisme bicéphale composé d'un centre de conseil et recherche (l'Odis) et d'une ONG reconnue d'Intérêt général (les Amis de l'Odissée) dont l'objet consiste à "Faire progresser la démocratie dans tous les domaines et partout dans le monde".
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Depuis 1990, l'Odissée conduit l'étude interactive permanente Comprendre et développer la Personne, l'Entreprise, la Société. Dès 1992, elle a diffusé un million de Cahiers de doléances, ce qui l'a conduit à organiser des groupes de travail regroupant des acteurs des sphères associative, sociale, politique, économique qui ont animé des centaines d'auditions, tables rondes, forums, tours de France citoyens, démarches de dialogue territorial et à l'intérieur des entreprises.
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