Le CAC 40 ne bat pas en retraite, lui !
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Chacun connaît la loi de Godwin qui veut qu'au cours d'une discussion, on finit toujours par atteindre un point où pour clore le débat on prend comme référence Hitler ou le nazisme pour mettre fin aux arguments de son contradicteur. En cette semaine qui marque l'entrée dans le mois anniversaire du début de l'« opération militaire spéciale » de la Russie en Ukraine, le 24 février, c'est le président russe Vladimir Poutine qui a atteint ce point Godwin avec cette formule d'une ironie tragique, prononcée à l'occasion de la célébration de souvenir de la bataille de Stalingrad : "c'est incroyable, la Russie est de nouveau menacée par des chars (Léopards) allemands avec des croix peintes sur leurs blindages ; une fois de plus, ils partent en guerre sur le sol ukrainien avec les forces des partisans d'Hitler ». Nous y voilà : évitera-t-on la Troisième Guerre Mondiale ? Sommes-nous déjà dedans ? Le rapport de forces change en Ukraine, à l'approche d'une possible grande offensive, et la Russie menace désormais la Moldavie. Pendant ce temps-là, la Chine envoie (par erreur... ?) un ballon-sonde au-dessus des Etats-Unis et des officiels américains évoquent un plan secret chinois d'invasion de Taïwan en 2025.
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Un an après le début de la guerre, le monde est entré dans une « drôle de crise », dont on ne voit pas encore la trace dans les statistiques. Le FMI a commencé la semaine en déclarant, à l'occasion de la publication de ses nouvelles prévisions économiques, que le spectre d'une récession mondiale s'éloigne. La réouverture de la Chine après la politique de Zéro Covid y est pour beaucoup, mais aussi le sentiment que les banques centrales vont parvenir à juguler l'inflation, qui dépasse encore les 10% dans beaucoup de pays. Il n'en fallait pas plus pour rassurer les marchés financiers qui, dopés par les résultats spectaculaires des entreprises, flirtent avec leurs sommets. A plus de 7200 points, l'indice CAC 40 de la bourse de Paris rejoint ses plus hauts historiques comme la bourse de Londres. Au point de conduire le même FMI à s'alarmer en fin de semaine de l'étrange déconnexion entre les indices boursiers et la hausse des taux d'intérêt, et ce d'autant que la Fed comme la BCE ne cessent de prévenir qu'elles sont loin d'avoir fini le job, à savoir ramener l'inflation vers l'objectif de moyen terme de 2%.