Retraites : l'économiste Patrick Artus dézingue la réforme du gouvernement
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Patrick Artus, économiste et conseiller de la banque Natixis.
Reuters
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Le texte de la réforme des retraites arrive ce lundi 6 février à l'Hémicycle dans un climat explosif. Entre le nouvel appel de l'intersyndicale à manifester le 7 février et les nombreux doutes sur la majorité à l'Assemblée pour voter la réforme, le gouvernement est dans une position extrêmement délicate.
La Première ministre Elisabeth Borne a réaffirmé sa détermination ces dernières semaines à tenir le cap de cette réforme décriée. Sous la pression de mobilisations grandissantes contre sa réforme des retraites, Élisabeth Borne a défendu jeudi soir sur France 2 un projet « indispensable » sans revenir sur le report très contesté de l'âge de départ, mais en se montrant ouverte à des aménagements sur l'emploi des seniors ou les carrières longues.
Dans le camp des économistes, le projet macroniste est très loin de faire l'unanimité. Plusieurs économistes proches d'Emmanuel Macron ont déjà exprimé des doutes sur les bien-fondés du projet de l'exécutif.
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Plus récemment, l'économiste et conseiller de la banque Natixis, Patrick Artus, a taillé en pièces les mesures proposées par l'exécutif. « C'est une réforme insignifiante sur son apport à l'économie [...] Il ne faut pas faire de réforme rejetée par la majorité des personnes concernées. La majorité des Français ne veulent pas travailler jusqu'à 64 ans [...] Cette réforme soulève des enjeux démocratiques », a déclaré Patrick Artus lors d'une réunion avec des journalistes jeudi 3 février.