Le fiasco paranoïaque de la politique sociale de Macron

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(Crédits : POOL)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, le fiasco paranoïaque de la politique sociale de Macron

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Comment est-on parvenu à un climat social aussi dégradé en France ? Il s'agit d'une colère perlée : les étudiants, le personnel hospitalier, les enseignants, les avocats, les salariés de la RATP ou de la SNCF, les pompiers, la police, les éboueurs, les dockers... Sans compter la longue traine des «gilets jaunes». Tout se passe comme s'il n'y avait plus personne de satisfait en France.

Mais tout se passe aussi comme si chacun poursuivait sa cause catégorielle, sans véritable convergence des luttes, faisant écho au diagnostic d'une atomisation du corps social. Le gouvernement se trouve ainsi confronté à une guérilla sociale, contre laquelle il s'use. Comment en est-on arrivé-là ? Qu'est-ce que Macron a loupé dans sa politique sociale ?

Le pari sur un corps social mou

Partons de l'esprit qui guidait sa politique en 2017. Sur le papier, c'était :

  • Une orthodoxie budgétaire douce. Une réduction mesurée de l'emploi public, de la dépense et de la dette publique en % du PIB. Rien qui puisse s'apparenter à une stratégie violente visant à affamer la bête selon l'expression des néo-conservateurs américains.
  • Un attachement réaffirmé à l'économie sociale de marché, avec deux gages symboliques forts : la conservation du système de répartition et le maintien de l'âge légal à 62 ans pour les retraites. Les principes semblaient clairs...
  • Plus de flexisecurité : étendre la protection des chômeurs, faciliter l'accès à la formation ou à l'apprentissage, revaloriser les minimas en contrepartie d'un assouplissement du droit du travail, négociable au niveau des branches et de l'entreprise.
  • Un objectif d'universalité fortement affirmé aussi, au nom de l'équité, visant à regrouper, simplifier uniformiser les régimes : assurance chômage universelle étendue aux indépendants et démissionnaires, retraite universelle, regroupement des minima, système de formation mieux coordonné et fléché vers les moins qualifiés, etc.
  • En matière d'équité fiscale et de redistribution, enfin, c'était un donnant donnant. Moins d'impôts sur le patrimoine et le revenu du capital, pour les premiers de cordée....

Et le marqueur fort de la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des contribuables, avec la classe moyenne en cœur de cible. Un allègement des prélèvements de ceux qui travaillent (cotisations) et son report sur les baby-boomers retraités, rentiers des trente-glorieuses.

Sur le papier, donc un dosage équilibré. Et une confiance dans le fait que le Gaulois réfractaire, enfant gâté de la protection sociale, avait enfin ouvert les yeux sur le fait que certains ajustements étaient nécessaires en phase avec le reste du monde. La politique Macron pariait sur un corps social mou.

Une machine à individualiser les droits

Venons-en maintenant à la réalisation. Premier constat : la vitrine des grands principes universalistes a dissimulé un tour de vis budgétaire. Du système universel de chômage ne reste que le nom et surtout des économies sur le dos des chômeurs. Après réforme, le système demeure à plusieurs vitesses, limitant drastiquement la création de droits pour les démissionnaires et les indépendants et réduisant ceux des salariés instables. Idem pour les APL, réforme reportée, mais qui derrière l'affichage technique, permet d'économiser 1,2 Md€ en année pleine. Et idem encore pour la réforme des retraites, dont les intentions financières cachées ont mis le feu au poudre.

Second constat : la terrible opacité qu'a engendrée la volonté de simplification, avec des règles minées de dérogations et avec des résultats très difficiles à mesurer au plan individuel. L'ancien système des retraites était balkanisé. Mais il limitait l'incertitude sur l'ampleur du décrochage entre le dernier salaire touché et la première pension versée. C'est ce qui compte le plus. Une retraite à point, indexée sur toute la vie, crée de nouveaux risques de décrochages violents, qui varient au cas par cas. Idem pour les minima, certes revalorisés, mais avec l'idée que certains oisifs doivent en être exclus. En fait, la machine sociale de Macron, qui se revendique universelle, par répartition, est une énorme machine à individualiser les droits. Comme une assurance privée, sans en porter le nom. Son opacité, ses économies mal assumées, créant une véritable paranoïa sur le fait que le seul véritable motif de la réforme est de récupérer « l'argent de dingue ». Ajoutons à cela la politique fiscale. Là encore, derrière l'équilibre affiché, perle une multitude de petits ajustements essaimés qui reprennent d'une main ce qui a été concédé de l'autre aux classes moyennes. Même illisibilité et même soupçon de distorsion cachée en faveur des plus riches.

Tout cela participe à la défiance perlée dont je parlais en entrée. Mais la grosse erreur de Macron, c'est sa perception du corps social assagi, qui passe totalement à côté du rejet des excès de la financiarisation des économies après 2008. Manque de moyens, dégradation des conditions de travail, la crise a laissé une longue traine qui va bien au-delà de la question salariale. Et tout effort est perçu aujourd'hui comme la facture exigée aux citoyens pour sauvegarder coute que coute la rente financière phénoménale au profit d'une minorité. Macron, décalé de la réalité, a misé sur un corps social docile, alors que le rejet du système n'a jamais été aussi violent.

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Commentaires
a écrit le 03/03/2020 à 15:53 :
Bonjour,
Effectivement, il est toujours simple d'analyser après coup. Notre pays est très fort dans l'analyse mais pas dans l'exécution, ou plutôt pour les autres pas pour soi.
Excès de confiance de la part dun nouveau parti qui a sous-estimé le poids des réseaux, des habitudes, des avantages acquis, de la volonté de changement mais pour les autres, les méchants.
Comment la solidarité nationale et le financement du modèle français pourra survivre à cela ? Celui qui a la réponse (réaliste) sera fort.
Mais peu change sans contrainte. Donc préparons-nous aux difficultés.
a écrit le 25/02/2020 à 2:38 :
Le Président fait le "sale boulot" que ses prédécesseurs ont mis sous le tapis depuis des lustres. Il était nécessaire et urgent de le faire.
Comment voulez vous qu'il contente tout le monde ?
Regardez les nantis privilégiées de la RATP et SNCF, pour ne citer qu'eux, fallait-il ne rien faire ?
Au moins lui, il tente quelque chose, c'est facile de critiquer, d'être toujours contre, la CGT du journalisme ; et puis chez moi dans le Centre on dit :
C'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses !
On verra aux élections.
Réponse de le 25/02/2020 à 21:25 :
La France n'a jamais été aussi malade!

Le bilan est catastrophique, on ne va peut être pas le laisser continuer!
a écrit le 25/02/2020 à 1:15 :
Ca fait quarante ans (de mon existence consciente) qu'il y a des grèves d'étudiants, SNCF, RATP, ... chaque année. Ce n'est pas propre à Macron.
Par ailleurs, ces oppositions (Mélenchon, gilets jaunes, ...) sont rétrogrades car elles s'opposent à la suppression des privilèges de quelques uns. Les fonctionnaires ont la sécurité de l'emploie ET la garantie d'une retraite. Ce qui n'est pas le cas des salariés. Les avocats ont étudié à l'université : leurs études ont été payées par la République, càd tout le monde. Leur retraite complémentaire spécifique est significative d'une caste de privilégiés car, avec leur gros salaires, ils peuvent se payer une retraite à eux, au lieu de participer à l'effort collectif et rembourser ainsi leur dette. Etc.
Réponse de le 25/02/2020 à 21:26 :
Non, il y a réellement le feu!

Mes enfants n'ont quasiment pas eu école depuis janvier.
a écrit le 24/02/2020 à 14:10 :
Macron n'a rien d'un leader car le leadership réel consiste à inspirer les autres à être leaders. Plus il y a de leaders qui brillent dans une nation plus la nation rayonne dans le monde. Or la France s'éteint, car Macron n'est que le porte parole lanterne d'une administration toute puissante et obscure, qui décide de l'emploi de 56% du PIB, qui fait des procès pendant les campagnes électorales, qui décide de la répartition du revenu national, qui entretient la disette budgétaire, qui donne de grosses primes de résultat aux hauts fonctionnaires. Aucun Président n'est aujourd'hui en mesure de soumettre l'administration qui divise la France en factions de citoyens repliés sur eux-mêmes comme le montre l'article.
a écrit le 24/02/2020 à 10:52 :
Disons le sans détour. Macron a pris le français moyen pour un con qui se laisserait entourlouper par son "intelligence complexe" et ses grandes opérations de communication.
Toute sa politique est marqué du sceau du mépris envers le gaulois récalcitrant qui n'a pas réussi.
a écrit le 24/02/2020 à 7:29 :
Macron doit continuer les réformes et faire baisser le chômage au dessus de 3 millions depuis 30 ans, le reste on s"en fou !
Réponse de le 24/02/2020 à 9:13 :
Quelle réforme de Macron te concerne exactement ?
a écrit le 24/02/2020 à 4:03 :
" Financiarisation des économies après 2008 ? " Non, aucun des maux actuels n'est lié au financement de l'économie (qui d'ailleurs fonctionne très bien) ni à l'environnement financier (aucun rapport entre grogne et taux bas).
a écrit le 23/02/2020 à 17:19 :
Le concurrent idéal de 2ème tour était Le Pen : victoire assurée ( idem jusque 2017)
Chirac 82.8% 2002
Macron 63 % 2017

( 20 points de moins )

Le Pen m'apparaissait inévitable pour 2027
Vu " l'ambiance "
Je crains que celà intervienne dès 2022 avec 300-500 000 voix d'avance pour Le Pen
Réponse de le 23/02/2020 à 20:14 :
Mme LEPEN ne veut pas le pouvoir elle se complet à vivre tranquillement de ses mandats !
Donc aucune inquiétude et même si elle accédait à la fonction suprême tout l.appareil d.Etat ne fonctionnerai pas
a écrit le 23/02/2020 à 15:22 :
Depuis CHIRAC, en passant par SARKOZY et la crise 2008/2011, un HOLLANDE complètement dépassé par les siens, dont un certain MACRON la France n'en finit pas de pédaler à l'envers des autres pays européens, du reste fonctionnant tous de manière très décentralisée (Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, entre autres) dans tous les domaines : sociaux, fiscaux, endettement, chômage (même à 8% le double de nos principaux voisins et concurrents) Alors où la France sort elle aussi de l'UE, où elle applique les mêmes préceptes vertueux que ses voisins, notamment en matière de déficits budgétaires. Car avoir des prélèvements obligatoires TOP N° 1 des pays industrialisés, ne peut que conduire à un découragement des Français et à leur ruine
a écrit le 23/02/2020 à 11:29 :
Où ça politique sociale ? Une destruction systématique de toutes les structures sociales au profit des plus riches. Ceci est la vraie politique sociale de Macron.
Sous prétexte de rupture, il a "enfumé" le corps social qui désormais réagit. Toutes les semaines, il y a une nouvelle catégorie qui descend dans la rue.
Une chance encore qu'il n'y ait pas contre sa politique de Front Uni qui federerait tous les mécontents...pour l'instant.
Réponse de le 24/02/2020 à 8:02 :
la seule politique sociale consiste à gaver toujours plus les ponctionnaires
a écrit le 23/02/2020 à 11:25 :
Ce pas un fiascos ils est élu pour les riches mais ils n es ni riche ni noble c est la politique de gauches avec l en foirer de Hollande don une histoire de famille lés patate 🥔 pour les riches et Hollande pour les cochons et Macron ? Je crois que ils est perdu moralement un vais continue
a écrit le 23/02/2020 à 10:53 :
Non Anne Sophie, le pb n'est pas là. Ca fait effectivement des décennies, qu'on voit le pays s'enfoncer, que les quelques ultra riches tondre toujours plus les autres... Mais le pb avec Napomacron, c'est qu'il est arrivé (pas le premier, c'est vrai. On peut même dire que c'est "le programme" de tout politique) avec la promesse d'un renouveau propre. Finit les costards, etc..., rassemblement du pays... Et c'est tout le contraire en pratique, encore plus qu'avant. Il suffit de voir le déclencheur des gilets (hausse du gaz oil). Du jour au lendemain, il prend tout le monde en otage, en nous accusant d'être d'affreux pollueurs, et en promettant toujours plus de taxes GO. Pratique immonde et intolérable. On n'a pas les moyens de changer de véhicule au gré des circonvolutions de nos politiques. Et avec les retraites, il en remet une louchée (pareille pour tous... sauf les policiers, les sncf, les....). Et la pénibilité ? Et la santé ? et la justice sociale ? Il est le meilleur outil de nos ultra riches, pour nous tondre encore plus. Avec ces gens là, il n'y a plus d'espoir
a écrit le 23/02/2020 à 10:18 :
Il serait responsable en 2 ans et demi des dégradations folles de mai 1981 à mai 2017

( j'ai voté F.Fillon )
a écrit le 22/02/2020 à 19:16 :
Ronflant ces raisonnements, il y en aura toujours à qui cela plaira.
a écrit le 22/02/2020 à 19:09 :
Même à Moscou ils ont relevé le même problème , le Président voit partout des agents du GRU !
a écrit le 22/02/2020 à 16:53 :
La France, c’est comme un cheval qui a baissé les oreilles, tout le monde est braqués et barricadé dans des certitudes. On n’écoute plus les politiques. Les actes sont toujours les mêmes quelque soient les discours. Leurs mots ne rentrent plus dans les esprits. Tant mieux. Place à autre chose. Comme « On » n’existe plus, ça va chauffer. Certains pouvoirs vont changer de mains. Les progressistes ne lâchant aucunes de leurs prérogatives seront balayés. Et comme les élections ne servent à rien... Il y aura des frictions.
Réponse de le 22/02/2020 à 19:44 :
Les politiques défendent des intérêts extra nationaux depuis trop longtemps, la supercherie est désormais éventée. Tout ce qu' on attend des français à qui on ne demande jamais leur avis sur le sujet, c' est de casquer pour l' UE en perdant 153 milliards annuels -coûts réels globaux d' appartenance à l' UE-, entre l' argent versé, les mises aux normes, les taxes et évasion et fraude fiscales pour voir traiter des marchés par les 28 commissaires non élus dans le dos de nos agriculteurs ..

Et pendant ce temps, la contribution nette française devrait passer à 15 milliards d'euros par an !

Ce qui représente individuellement :
-La construction et le fonctionnement de 10 000 crèches par an,
-La construction de 375 hôpitaux par an,
-La construction de 5 porte-avions Charles de Gaulle par an (alors qu'on ne peut même pas se payer un 2e à l'heure actuelle),
-Le recrutement de 500 000 infirmières,
-Le recrutement de 340 000 professeurs,
-Le recrutement de 455 000 gendarmes,
-Le recrutement de 600 000 soldats,
-90 km de hauteur de billets de 20 euros par an,
-909 euros par an et par foyer fiscal payant l’impôt sur le revenu.

La solution est le découplage de cette UE moribonde et ne se traitera que par le Frexit, heureux anglais, UPR, vite ..
a écrit le 22/02/2020 à 16:52 :
Citation
"Une retraite à point, indexée sur toute la vie, crée de nouveaux risques de décrochages violents, qui varient au cas par cas"
Le système Arrco/Agirc est à point depuis la nuit des temps donc je ne vois pas où est le problème avec le système proposé. De plus, le coût pour obtenir des points a toujours augmenté alors que le point pour calculer la retraite a été bloqué dernièrement pendant 4/5 ans.
Dans les systèmes complémentaires, depuis début 2019 pour les personnes nées après 57 et pour un départ à 62 ans (avec tous les trimestres sécu) l'âge pivot est 64 ans mais la décote ne dure que deux ans.
Pour la retraite sécu, si on a cotisé au moins 25 ans au dessus du plafond on obtient 42% (et non pas 50%) du plafond sécu actuel.
Le problème des retraites est celui des fonctions publique/parapublique, des régimes spéciaux et cela n'a pas été correctement expliqué mais ceux qui en bénéficient ont compris....
Je ne commente pas le reste.
Cordialement
a écrit le 22/02/2020 à 15:07 :
Le progressisme macronien c'est comme la nouvelle cuisine : une grande assiette avec rien dedans.
a écrit le 22/02/2020 à 12:32 :
Le 5° point sur l'équité fiscale protégeant les hauts revenus et les patrimoines importants a été parfaitement réalisé, les riches payent de moins en moins d'impôts, sauf que c'est au dépend de tous les autres, et cela marque une vraie injustice dans ce pays. Quand au reste...
a écrit le 22/02/2020 à 11:12 :
Un peuple est un outil dont on sait se servir ou pas.
Réponse de le 23/02/2020 à 10:20 :
"Il n'y a pas de phénomène moral, seulement une interprétation morale des phénomènes" Nietzsche
a écrit le 22/02/2020 à 10:47 :
La soit disant politique sociale n'en est pas une, elle n'est que le contre coup de la politique de l'individualisation de la société, qui permet d'affaiblir le sentiment d'appartenance et ainsi la disparition des nations! Nous ne sommes plus que des con-sommateurs a tout point de vue aussi bien dans la santé, la vieillesse et la mort!
Réponse de le 23/02/2020 à 10:58 :
Il est beau le progrès. Vivement demain. Je plains nos jeunes qui seront connectés du premier au dernier jour, pour être mieux tondus, dans un monde de plus en plus invivable. La fin est proche, et ce sera très douloureux
a écrit le 22/02/2020 à 10:37 :
La Tribune devrait trier dans les pamphlétistes infiltrés.
Après ROMARIC GODIN, voilà le retour de l'infiltré "magenta" qui dézingue à tout va. Est-ce d'ailleurs le même ?
Sa place n'est comme pour GODIN certainement pas à la Tribune mais à l'Humanité.
Réponse de le 22/02/2020 à 11:20 :
Romaric GODIN a été le meilleur scripteur à LT, aujourd' hui à MédiaPart, passez votre chemin ; le fascisme de la pensée unique macronienne ne seul exercice de com dans des médias acquis ne passe tout simplement plus ...

Pas plus tard qu' hier, Macron à Ouest France commet « Sortir de l’Europe, comme le propose le Rassemblement national, c’est condamner l’agriculture française en livrant à eux-mêmes nos agriculteurs sans aide ni protection. »

Macron à ouest France donc, Triple FakeNews d'Emmanuel Macron :

1/ Le RN ne propose justement pas de sortir de l'UE,

2/ C'est l'UE qui fait et négocie les accords de libre-échange, comme le CETA ou celui avec le Mercosur, qui exposent nos agriculteurs,

3/ Les aides soi-disant européennes sont de l'argent des Français , contributeurs nets pour près de 9 milliards d'euros au budget de l'UE.
Le Royaume-Uni continuera à verser aides aux agriculteurs après le Brexit, sauf que cela sera direct, avec de meilleurs critères de répartition et plus rapide.

Macron est le champion du monde des Fake News ..!
a écrit le 22/02/2020 à 10:32 :
je comprends pas ou est le fiasco.
le taux de pauvreté des salariés baisse et il est le plus bas des grands pays européens (Eurostat). le taux de pauvreté global est stable sur 15 ans alors qu'il a grimpé de près de 7 points en Suède ou près de 4 points en Allemagne, des pays censés être les modèles. les retraités français sont les mieux lotis au monde (très faible taux de pauvreté ; niveau de vie équivalent au reste de la population). l'emploi grimpe et les emplois vacants sont à un niveau record. Macron a lancé un plan d'investissement dans les compétences en 2017, notamment pour les plus fragiles et pour la transition écologique. il y a tout ce qu'il faut pour se former et travailler.
bilan largement positif de la prime à la conversion, notamment pour les plus modestes (Les Echos, 31/10/2019).
les ventes de logements explosent.
la France est un des pays qui dépense le plus pour l'hôpital, sinon celui qui dépense le plus. d'ou la meilleure performance que les autres pays concernant les morts évitables (Eurostat ; Commonwealth Fund). la grogne des hospitaliers est suspecte. idem pour les pompiers. et tous les autres lobbys...
etc...
Réponse de le 23/02/2020 à 11:04 :
Mets les yeux en face des trous, ça aide. D'abord, on est juste en retard sur l'Allemagne (comme d'hab). Ensuite les chiffres...Si on ne compte plus les chômeurs... Bizzarement, les restos du coeur etc... je n'ai pas compris qu'ils soient au zénith (tu me diras, s'il n'y a plus de pauvres... )
Réponse de le 25/02/2020 à 2:49 :
Tout à fait d'accord avec vous et de plus, comme je le soutiens, Le Président a 33% de popularité ceci tout en faisant le très "sale boulot" laissé par ses nombreux prédécesseurs qui, eux, ouvraient à plein les coffres de la République et évitaient de mettre les mains dans la graisse.
a écrit le 22/02/2020 à 9:55 :
La premier erreur de Macron a été la suppression de l'ISF, la mise en place de la Flatax et le soit disant ruissellement. Cela a été la première cause. La seconde ses petites phrases condescendantes de Macron envers le peuple Français. A vouloir être toujours au dessus des ses ministres et surtout du peuple français voila ce qui arrive. Et enfin sa réforme des retraite qui n'a aucune visibilité et réalisé pas des amateurs. Voila ce qui a du faire explosé la société Française. Jamais dans la V république un président n'aura eu autant de Français contre lui et c'est un euphémisme. Vive l'ancien monde et le retour des partis traditionnels de gouvernement.
Réponse de le 22/02/2020 à 10:18 :
C'est tout à fait ça.
De plus, beaucoup d'amateurs dans ce gouvernement....
Réponse de le 22/02/2020 à 10:25 :
Il faudrait faire le deuil du passé car les parties politiques ont subi une «  mutation numérique «  l’ancien n’existe plus mais demain est possible :
Une construction saine de la France , le concept serait le suivant : «  un parti politique qui ne juge ni à la couleur , ni au statut ni à l’argent «  mais un parti citoyen propre qui n’a jamais été condamné , qui n’a jamais détourné de l’argent , un parti proche des gens , sans jugement , que les populations soient riches ou pauvres .
Oui , La suppression de L’impôt sur les fortunes vient un peu des usa car les riches la bas payent pas d’impôt( un tout petit montant ) malgré leur grosse fortune
La France ne peut pas se permettre de prendre en modèle les USA , l’erreur vient de là.
La France est la France , unique avec son histoire , son âme , elle ne ressemble à aY un pays dans le monde.
Nous devons pas copier les «  autres » nous devons exister par notre potentialité, tous ensemble.
La France devrait s’imposer plus en Europe et arrêter d’obéir «  aux n’importe «  quoi mis en place par l’UK qui a quitté le bateau , en Europe partage «  identique , même taux pour tous , pas de rabais !! » pour TOUS les adhérents car nous sommes TOUS égaux en «  droit citoyens »
Réponse de le 22/02/2020 à 16:58 :
Macron a beaucoup de monde contre lui parce qu'il dit les choses tels qu'elles sont et il réforme la France, réformes qui auraient dues été faites depuis longtemps. Il ne se contente pas de brosser les Français dans le sens du poil pour se faire élire. Si les réformes avaient été faites il y a 20 ans on n'en serait pas là, avec notre dette abyssale. Certes tout n'est pas parfait, mais il faut réformer ce pays et chaque recul aggrave la situation. Plus on tarde plus ce sera douloureux.
Réponse de le 23/02/2020 à 9:59 :
@tototiti

Rappel moi la réforme de Macron qui te concerne ?
Réponse de le 23/02/2020 à 10:47 :
"La premier erreur de Macron a été la suppression de l'ISF, la mise en place de la Flatax et le soit disant ruissellement.": je pense que c'est précisément l'inverse. D'une part, écrire que l'ISF a été supprimé est une grossière erreur, bien que très répandue (c'est aussi un élément de langage idéologique courant): il a été recentré sur l'immobilier, et le rendement de l'IFI a augmenté, limitant la perte de recettes fiscales liée à la transformation de l'ISF en IFI à moins de 1.5 Md€ (soit 10 fois moins que les mesures en faveur des GJ, pour situer les choses). D'autre part, la modération des impôts sur les revenus du capital - qui reste toute relative: la France reste le pays qui les taxe le plus de toute l'Union Européenne, et de loin, et les prélèvements sur la rente foncière ont eux augmentés d'ailleurs - a largement contribué à diminuer l'expatriation des entrepreneurs - elle a été grosso-modo divisée par deux -, ce qui a joué un rôle important dans l'embellie du marché du travail et la timide mais réelle réindustrialisation auxquelles on assiste depuis 2 ans.
Donc contrairement à ce que vous affirmez, l'analyse factuelle prouve que c'est précisément le contraire qui est en train de se produire: oui, une modération - très contenue - des prélèvements sur le capital productif, et uniquement sur le capital productif - et pas sur la rente immobilière - provoque bien une embellie économique profitable à tous les actifs.
a écrit le 22/02/2020 à 9:35 :
Malgré que je ne partage pas la position des LREM sur les retraites ; M. Macron a été meilleur que le gvt Hollande ( ils ont tout cassé ) et le gvt Sarkozy ( eux ils ont tout massacré )

Après le seul défaut social : c’est que M. Macron avait trop de dossiers chauds sous les bras , et il n’a pas «  rectifié » les erreurs des gvts précédents , en fait il a continué sur sa ligne sans prendre point par point ce qui n’allait pas en matière de logement, la loi dufflot , ce n’est pas bien sur le terrain , car ça profite aux mêmes, bon après M. Macron il soutient plus les cadres que les gens ordinaires : ça c’est une réalité , mais c’était pareil pour M. Sarkozy et M. Hollande , ils soutiennent tous les gens qui ont des diplômes et des statuts , les gens ordinaires ( populations) ils s’en fichent un peu , en fait on constate ça sur le terrain au résultat.

M. Macron il a bien travaillé sur le dossier emploi . ( ça c’est une réalité, ça a porté ses fruits )
Après les suppressions de postes c’est la transition numérique, ce n’est sa faute .
Réponse de le 23/02/2020 à 11:12 :
Bon, Citoyen ordinaire et tototiti roulent pour Macron. Il y en a qui aiment çà...Ce n'est pas dh'ier que ça va chaque année plus mal que la précédente. Et ce n'est effectivement pas sa faute. Mais il est arrivé pour "laver plus blanc", alors qu'il est juste pire que tous les autres réunis. Et c'est ça qu'on lui reproche
a écrit le 22/02/2020 à 9:30 :
totalement inadaptée de Macron et de sa cour d'énarques bien loin des réalités quotidiennes de la majorité des Français, qui eux sont confrontés chaque jour aux conditions de travail pénibles, au chômage, au stress, aux augmentations de coût régulières dans tous les domaines. Macron malgré ses discours grandiloquents et méprisants n'a encore pas compris réellement la gravité de la situation. Sans parler de l'islamisme, de l'immigration débridée, des incohérences sur les mobilités, de la situation désastreuse des hôpitaux, de la médecine, de la justice et de l'agriculture. L'ouverture des frontières à tout va est une illusion
a écrit le 22/02/2020 à 9:12 :
Je pense qu'Emmanuel Macron n'a pas grand chose à se reprocher. L'appauvrissement généralisé de la France est dû à des facteurs environnementaux, qui résultent de notre comportement. Du reste, cet appauvrissement a lieu partout dans le monde. Alors arrêtons de taper sur le gouvernement, et remettons nous en question.
Réponse de le 22/02/2020 à 11:31 :
Macron a sa logique..... celle de ce qu il appelle le progressisme, qui contrairement à ce que l on pense, ne traite pas du progrès en tant que tel, mais ressort d une philosophie politique dont les fondements sont queseul une petite élite et les experts (dont les scientifiques) savent ce qui est bon pour le reste du monde..... d ou le décalage perceptible et l incompréhension grandissante.....
sur le plan économique, Macron est dans la droite ligne reagan tatcher...qui gouverne le modèle de développement depuis 50 ans...(finaciarisation totale de l économie).et dont l aboutissement est.... trump, le brexit, l afd en allemagne, les gilets jaunes en france, amérique du sud sous perfusion...impact géant sur le climat.....
et début de crise économique mondiale actuelle ou chacun essaye de tirer ses propres marrons du feu.....
soit on bouscule le modèle..... en revenant pour partie a des économies régionaliséess... soit on est dans le fuite en avant... faute d autres options.... et on va droit dans le mur....
pas simple a résoudre, mais macron est clairement de l ancien monde
Réponse de le 23/02/2020 à 11:13 :
Tu as raison Maxounet. Laisons nous tondre encore plus fort. Ca fait tellement du bien. Et chantons en coeur "j'en veux encore"

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