Le mot de la semaine : "Chef" 1/2

 |   |  714  mots
Être chef, c'est s'intéresser aux qualités humaines : « Ce sont mes collaborateurs qui m'ont appris le métier. J'ai trouvé en eux une grande générosité », raconte un manager. Mais être chef, c'est aussi savoir dire non : « J'ai quitté mes fonctions chaque fois que la hiérarchie n'accordait pas les moyens d'atteindre les objectifs avec des conditions de travail décentes», explique le même.
Être chef, c'est s'intéresser aux qualités humaines : « Ce sont mes collaborateurs qui m'ont appris le métier. J'ai trouvé en eux une grande générosité », raconte un manager. Mais être chef, c'est aussi savoir dire non : « J'ai quitté mes fonctions chaque fois que la hiérarchie n'accordait pas les moyens d'atteindre les objectifs avec des conditions de travail décentes», explique le même. (Crédits : Photo by Austin Distel on Unsplash)
LE MOT DE LA SEMAINE. Pour certains, être chef, c’est avant tout une question de personnalité. Mais pour diriger, mieux vaut se former aux techniques de management individuelles et collectives. Et se faire accompagner.

Autoritaire, laxiste, participatif... « On est chef selon sa personnalité », lance Frantz Caron, consultant en RH.

Certains chefs sont naturellement autoritaires. C'est leur façon intime de penser : ils commandent, prennent leurs décisions en fonction d'objectifs sans faire participer les collaborateurs, leur demandent d'obéir et les contrôlent. Ce qui génère chez eux la souffrance de ne pas se sentir reconnus ni valorisés. « D'autres le seraient moins, en termes de personnalité, mais on leur a inculqué à l'école ou dans l'entreprise qu'être un bon chef, c'est être autoritaire », reprend Frantz Caron.

Plus complexe, le chef à tendance laxiste indique un cap à suivre et laisse à chacun le soin de déterminer ce qu'il doit faire. Du coup, les collaborateurs manquent de repères. Ne sachant pas toujours quoi faire ni comment, ils ignorent s'ils ont de l'importance ou non. La qualité du travail risque d'en pâtir.

De son côté, le chef participatif recueille informations et idées de ses collaborateurs avant de trancher. Certes, en écoutant ses équipes, il leur accorde de la considération. Mais il risque aussi de faire passer le bien-être de son équipe avant la bonne santé ­économique de...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/10/2019 à 4:38 :
En France il y a les grands chefs, les sous chefs, les sous fifres et pour finir la plebe.
La lutte des classes est tjrs d'actualite.
a écrit le 09/10/2019 à 15:05 :
"Mais être chef, c'est aussi savoir dire non : « J'ai quitté mes fonctions chaque fois que la hiérarchie n'accordait pas les moyens d'atteindre les objectifs avec des conditions de travail décentes», explique le même" : et alors, il en est à combien de boulot du coup le gars (et ça va pas en s'arrangeant visiblement !) ?
a écrit le 09/10/2019 à 12:14 :
chef !! dans un monde ou il faut des guides, cela dit aussi de la différence d'approche entre les scandinaves et les latins, en particulier en France.

Comme "droits de l'homme" et droit humains, il y a comme un anachronisme, qui je pense sonne dans la mondialisation et permet de comprendre pourquoi il n'y a jamais de responsable, car le chef est celui qui a le statut, mais qui n’emmène personne et fait donc des managers, des statutaires scolaires qui n'ont que le statut et le titre !!!

D'un point de vue économique, il suffit de voir les 20 dernières années pour comprendre la caducité du système !
a écrit le 09/10/2019 à 9:14 :
Un gourou n'est il pas le chef idéal ? Mais il n'en fait pas grand chose...

C'est un sujet complexe étant donné que dans l'adn de la plupart des gens se trouve l'instinct d'obéir, de suivre, puisque l'humanité a suivi cette évolution là, sur des dangers immédiats il est bien plus rapide et efficace d'avoir un commandant et des exécutants afin de se défendre le plus rapidement et efficacement possible que de se consulter entre nous surtout si nous n'y sommes pas habitués, cela pourrait être redoutablement efficace mais demandant un gros travail de base.

Adapter ce mode de fonctionnement à l'entreprise est plus délicat puisque du danger il n'y en a pas vraiment, il reste important comme le risque que l'entreprise coule et perdre son emploi mais il n'est plus vital, il est donc moins indispensable d'avoir un chef qui de ce fait va se retrouver critiqué et remis en question bien plus facilement ne faisant que diluer la confiance et donc l’efficacité générale.

Pourtant vu que c'est notre fonctionnement depuis la nuit des temps on voit mal comment s'en passer, l'autogestion étant pleine de belles promesses mais encore trop marginale, il vaut mieux l'adapter afin de le faire évoluer selon l'air du temps, par exemple, déjà, que le chef gagne autant que ceux à qui il donne des ordres pourrait être une source de crédibilité majeure qui empêcherait nombre de contestations uniquement guidées par des ressentiments.

En tout cas oui il vaut mieux être formé à cela mais ça ne suffit pas, il est indispensable d'avoir l’instinct de commander accompagné d'une capacité à se remettre en question hors normes. Le problème de la hiérarchie n'étant pas ce système en soi mais que l'oligarchie s'en est emparée générant des armées de crétins car n'étant plus capables de se remettre en question pensant seulement que s'ils commandent c'est parce que c'est logique, c'est normal, c'est naturel, leur statut faisant que forcément ils sont là pour commander aussi incompétents soient ils, alors que l'instinct de commander n'est pas inscrit dans le sang mais le résultat des expériences de la vie.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :