LE MOT DE LA SEMAINE. Pour certains, être chef, c’est avant tout une question de personnalité. Mais pour diriger, mieux vaut se former aux techniques de management individuelles et collectives. Et se faire accompagner.Autoritaire, laxiste, participatif... « On est chef selon sa personnalité », lance Frantz Caron, consultant en RH.
Certains chefs sont naturellement autoritaires. C'est leur façon intime de penser : ils commandent, prennent leurs décisions en fonction d'objectifs sans faire participer les collaborateurs, leur demandent d'obéir et les contrôlent. Ce qui génère chez eux la souffrance de ne pas se sentir reconnus ni valorisés. « D'autres le seraient moins, en termes de personnalité, mais on leur a inculqué à l'école ou dans l'entreprise qu'être un bon chef, c'est être autoritaire », reprend Frantz Caron.
Plus complexe, le chef à tendance laxiste indique un cap à suivre et laisse à chacun le soin de déterminer ce qu'il doit faire. Du coup, les collaborateurs manquent de repères. Ne sachant pas toujours quoi faire ni comment, ils ignorent s'ils ont de l'importance ou non. La qualité du travail risque d'en pâtir.
De son côté, le chef participatif recueille informations et idées de ses collaborateurs avant de trancher. Certes, en écoutant ses équipes, il leur accorde de la considération. Mais il risque aussi de faire passer le bien-être de son équipe avant la bonne santé économique de l'entreprise.
En réalité, être chef, c'est d'abord résoudre nombre de problèmes
En réalité, être chef, c'est avant tout résoudre un grand nombre de problèmes. À commencer par les siens ! À l'instar de l'expert métier qui, de façon autodidacte, gravit tous les échelons, exerce tous les métiers et se voit promu chef par sa hiérarchie.
« Ses points forts : sa bonne connaissance du terrain, du fonctionnement de l'entreprise et des équipes. Ses points faibles : sa connaissance peut se figer dans le passé. Et sa réussite peut susciter des jalousies chez ses collègues », décortique Damien Cromer, psychologue du travail et ergonome, fondateur du cabinet Ousia Conseil.
Savoir s'épanouir entre le marteau et l'enclume
Inévitablement, le chef autodidacte va rencontrer des problèmes de légitimité et de gestion des relations humaines.